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Politique

Côte d’Ivoire : Le discours inspirant de Gbagbo lors de la signature du front commun PPA-CI-PDCI-RDA doublée de la présentation du mouvement « Trop c’est trop »

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Le jeudi 19 juin 2025 dernier, à l’occasion du paraphage des documents relatifs au front commun entre le PPA-CI et le PDCI-RDA, par Dano Djédjé et Akossi Bendjo doublé de la présentation du mouvement ‘’Trop c’est trop’’, M. Laurent Gbagbo a prononcé un discours. Outre le rappel des principes fondamentaux de la démocratie, les critiques acerbes de la gestion du régime RHDP, Gbagbo a félicité les présidents Bédié et Thiam pour leur engagement politique, pour la restauration de la démocratie en Côte d’Ivoire. Ci-dessous, un large extrait de son allocution empreinte d’humour et de vérités, sources d’enseignement pour les vieilles et nouvelles générations de ‘ici et d’ailleurs.

Présentation des civilités de Gbagbo à ses désormais alliés du PDCI-RDA

Chers amis, chers camarades,
Je voudrais d’abord remercier, saluer la délégation du PDCI. Parce que vous l’aurez remarqué, ce sont deux cérémonies. Puis, il y a Caucothré que je n’avais pas reconnu. Mais lui, il a été mon ministre de l’Industrie. Voilà. Je les connais. Je les connais tous. Lui, c’est mon beau, il est de Bassam. Doho Simon, c’est un Wê. C’est-à-dire, c’est les latins des Bhété. Et puis Soumaïla. Il est là ? C’est la première fois que je le vois. Mais il parle. Et on aime quand il parle. Quand il nous critique, ça nous fait mal mais comme la plupart du temps, c’est les autres qu’il critique, on aime ça.
Je salue tous les camarades. Benson et moi, on a passé le Certificat en 1958. La dictée, c’était « Le marché de Kong ». Et je voudrais saluer le Président Thiam, qui est là. Salut, Président. Salut pour ton message, qui était comme ça. Qui était bon. Merci. Je vous salue et je vous remercie.

« Quand le multipartisme est venu, on était à une réunion au Novotel, lui avec Zadi, moi avec Sangaré et Laciné Gon, on a décidé d’aller faire le premier meeting du multipartisme à Korhogo chez Laciné. D’abord, on ne savait même pas… Moi, je ne savais pas comment un meeting se faisait. (Rires) ».

Historique du front patriotique en Côte d’Ivoire

Mais Jérôme Climanlo Coulibaly a parlé tout à l’heure. J’ai eu quelques petits frémissements, quelques petites larmes. Parce que ce sont des petits souvenirs mais c’est important dans nos vies. C’est important dans nos vies. Quand le multipartisme est venu, on était à une réunion au Novotel, lui avec Zadi, moi avec Sangaré et Laciné Gon, on a décidé d’aller faire le premier meeting du multipartisme à Korhogo chez Laciné. D’abord, on ne savait même pas… Moi, je ne savais pas comment un meeting se faisait. (Rires). Quand les gens nous voient, on a l’impression qu’on est habitués à tout ça. Mais on n’est pas habitués. On a parlé. Des rues étaient barrées pour ne pas que les gens viennent. Et puis bon, après on est revenu. J’ai eu la bénédiction de son père à Katiola. (Rires). Et puis, plusieurs années plus tard, quand j’étais Président, j’ai eu la corroboration de son frère Coulibaly Gervais. Et on a travaillé ensemble. On a travaillé ensemble et on s’est revu.

« Je voulais même qu’on fasse des arbres partout dans le village. Mais j’ai dit, voilà, ici, les villageois, là, si on met des arbres partout, ils vont croire qu’il faut faire la forêt ».

Laurent Gbagbo, un militant très engagé pour la protection de l’environnement

La Côte d’Ivoire, c’est un petit pays. On est nombreux, mais les mêmes se revoient toujours. Lui, il a été Président du PIT, il a été mon ministre de l’Environnement. Je lui ai parlé l’autre jour des arbres qu’il a plantés à Mama. C’était le jour de l’Arbre. Et on a fait une manifestation. Il a décidé que ce soit à Mama. Il a fait planter des arbres. C’est comme ça. Moi, j’aime ça. Je voulais même qu’on fasse des arbres partout dans le village. Mais j’ai dit, voilà, ici, les villageois, là, si on met des arbres partout, ils vont croire qu’il faut faire la forêt.

« Mais vous êtes au pouvoir (le RHDP). Et vous décidez que tous vos adversaires ne sont pas candidats. C’est quoi ça ? On va où, là ? Mais si on ne laisse pas aux autres la capacité de se battre pour être au pouvoir aussi, ce n’est plus la démocratie. Et c’est ça qu’il faut que les gens comprennent. Quand sur l’Agora à Athènes, au siècle de Périclès, on a créé le principe de la démocratie, ça veut dire qu’on a constaté qu’on n’est pas d’accord. On n’est pas d’accord. Climanlo l’a dit tout à l’heure. On n’était pas d’accord mais on travaillait ensemble. Si vous n’êtes pas d’accord, mais il faut que chacun s’exprime quand même. C’est pourquoi on a créé le principe de la démocratie. Chacun s’exprime en disant ce qu’il pense. Après, on trouve un point d’accord où on ne trouve pas de point d’accord. Si on ne trouve pas de point d’accord, on n’a pas trouvé. Mais on peut trouver un point d’accord. Mais seule la discussion peut permettre qu’on trouve un point d’accord. Vous comprenez ? « 

Le rappel des principes de la démocratie, à l’agora à Athènes, au siècle de Périclès : le désaccord et la discussion

Et puis, que dire d’Anaky ? Est-ce que je peux parler d’Anaky? Il ne peut pas parler de lui. Anaky, c’est toute une histoire. Donc, vous tous, je vous salue.
Je vois Pulchérie Gbalet. Je suis content qu’on soit réunis aujourd’hui pour une double cérémonie. On a fait l’accord entre le PDCI et le PPA-CI. Ce qui est une bonne chose. Parce que sur les points communs, il y a des points communs sur lesquels il faut qu’on se batte. Et ces points-là, c’est pour eux qu’on a créé le mouvement ‘’Trop c’est trop’’.
Mais vous êtes au pouvoir (le RHDP). Et vous décidez que tous vos adversaires ne sont pas candidats. C’est quoi ça ? On va où, là ? Mais si on ne laisse pas aux autres la capacité de se battre pour être au pouvoir aussi, ce n’est plus la démocratie. Et c’est ça qu’il faut que les gens comprennent. Quand sur l’Agora à Athènes, au siècle de Périclès, on a créé le principe de la démocratie, ça veut dire qu’on a constaté qu’on n’est pas d’accord. On n’est pas d’accord. Climanlo l’a dit tout à l’heure. On n’était pas d’accord mais on travaillait ensemble. Si vous n’êtes pas d’accord, mais il faut que chacun s’exprime quand même. C’est pourquoi on a créé le principe de la démocratie. Chacun s’exprime en disant ce qu’il pense. Après, on trouve un point d’accord où on ne trouve pas de point d’accord. Si on ne trouve pas de point d’accord, on n’a pas trouvé. Mais on peut trouver un point d’accord. Mais seule la discussion peut permettre qu’on trouve un point d’accord. Vous comprenez ? Mais moi qui me suis battu pour que le multipartisme naisse, je ne peux pas rester silencieux devant les dérives que je vois en ce moment. Parce qu’ils veulent nous faire repartir au parti unique. Parce que ce qu’on voit là, c’est un retour déguisé au parti unique. Mais je ne peux pas accepter ça ! Regardez, là on dit seulement « Trop c’est trop ».

« Maintenant, on va choisir 2 000 familles et leur donner je ne sais pas combien, jusqu’à Décembre 2025. Et ils sont 2 000 familles seulement qui sont pauvres en Côte d’Ivoire ? Mais celui qui prend cette décision, il ne connaît pas la Côte d’Ivoire. Il n’a qu’à aller parcourir les villages. Il va voir le visage hideux de la misère ».

Critique de la politique sociale sectaire et éducative sous le RHDP

Maintenant, on va choisir 2 000 familles et leur donner je ne sais pas combien, jusqu’à Décembre 2025. Et ils sont 2 000 familles seulement qui sont pauvres en Côte d’Ivoire ? Mais celui qui prend cette décision, il ne connaît pas la Côte d’Ivoire. Il n’a qu’à aller parcourir les villages. Il va voir le visage hideux de la misère. Moi, maintenant, je suis devenu Président, l’un des problèmes que j’ai eus dans mon propre parti, c’est de dire on va supprimer l’uniforme. Ouh ! “Non ! L’uniforme, ça montre l’égalité entre tous les enfants“. Est-ce que vous avez été voir à Bouna ? Est-ce que vous avez été voir à Doropo ? Est-ce que vous avez été à Téhini ? Est-ce que vous avez été à Ouragahio ? Est-ce que vous avez été, etc. Parce que les gens, nous les petits bourgeois, nous sommes ici assis à Abidjan, chacun d’entre nous touche un peu. Il gagne un peu. Donc, il a de quoi payer un kaki et un bleu blanc pour ses garçons, une jupe bleue et un costard blanc pour ses filles. Mais il croit que toute la Côte d’Ivoire est comme ça. Toute la Côte d’Ivoire n’est pas comme ça. Il y a des gens, quand leur enfant est reçu à l’entrée en 6ème, ils pleurent parce qu’ils n’ont pas d’argent. D’abord pour payer son transport, pour qu’il aille au lieu du collège. Et puis, ils n’ont pas d’argent pour payer ses uniformes. Et ils n’ont pas d’argent pour payer les livres. Mais, si nous, nous ne faisons pas une politique différente, à quoi ça sert que vous arrivez au pouvoir ? Michel Amani N’Guessan, que j’avais nommé à l’Education nationale, heureusement, il m’a suivi. Nous avons fabriqué des livres pour tout l’Enseignement primaire, pour toute la Côte d’Ivoire. Et ces livres-là ont été mis dans des hangars. Et au début de l’année scolaire, on les distribue à ceux qui rentrent au CP1. Et à la fin de l’année, ils rendent les livres. Celui qui a perdu un livre paye. C’est comme ça que nous, on a pu aller à l’école. Moi, quand j’étais à l’école primaire Agboville, puis à Gagnoa, au temps colonial, on nous donnait les livres et à la fin de l’année, on les rendait.

Donc, on était même obligés de prendre soin des livres pour ne pas rendre un livre déchiré. On a fait ça.
Quand une personne qui était au PDCI, puis au RDR, je l’ai nommée après ministre de l’Éducation nationale, qu’elle a vue, elle a dit «Hé, mais ton histoire-là, j’ai cru que c’était la plaisanterie. Mais il y a vraiment des livres». J’ai dit « Mais on ne présente pas en politique. Parce que quand tu mens, ça te rattrape toujours ». Et c’est elle qui a été le meilleur témoin du travail que nous avons fait.

« Et il faut qu’on fasse en sorte que trop ne soit pas toujours trop. Que les gens n’exagèrent pas ».

Rappel des sacrifices faits par le régime de Gbagbo pour fournir gratuitement des fournitures scolaires aux élèves

Donc, l’État a les moyens d’aider à soulager la misère des plus pauvres. De nous tous ici, c’est moi qui ai été Président de la République. Aujourd’hui, je ne sais pas quel est le niveau du salaire des fonctionnaires. Mais à l’époque, c’était 100 milliards par mois. Mais on n’a jamais eu de problème pour ça. On paye tranquillement. Et il y en a encore. Donc, aider avec des livres, avec des uniformes, mais de toutes les façons, quand les gens sont en uniforme, tu vas, comme je l’ai dit tout à l’heure, à Bouna, à Zaranou, tout ça, tu vas là-bas, les petits ne sont pas en uniforme. Ils s’en vont à l’école. Et puis, le maître ne va pas les renvoyer parce que s’il les renvoie, il y a un problème avec les parents du village. Donc, il faut tenir. Et il faut qu’on fasse en sorte que trop ne soit pas toujours trop. Que les gens n’exagèrent pas.

« Regarde, quelqu’un qui veut faire le quatrième mandat, pourquoi ? Mais où tu vas avec le quatrième mandat? »

Interrogations profondes sur le 4e mandat en vue d’ADO

Regarde, quelqu’un qui veut faire le quatrième mandat, pourquoi ? Mais où tu vas avec le quatrième mandat? Mais quand les gens ne regardent pas l’histoire, en 1960, on a programmé pour les Indépendances. Il y avait les Houphouët, les Sékou Touré, les Modibo Keïta, les Senghor, tout ça. C’était les premiers chefs d’État. Ils ont pris le pouvoir sous des formes différentes. Ici, Houphouët a dit, c’est le parti unique. Sékou Touré a dit la même chose, mais autrement. Modibo a dit la même chose, mais autrement. Kwamé Nkrumah a dit la même chose, mais autrement.
Finalement, Nkrumah est tombé, Modibo est tombé, Sékou Touré est mort, Houphouët est resté, c’est lui qui est resté jusqu’à et il est mort le plus tard. Mais si cette génération s’en va, que nous on arrive, on ne va pas faire la même chose. Il faut qu’on réfléchisse un peu. Ça ferait un quatrième mandat, mais pour aller où ? Et puis quand même tu dis “élection”. Et tu es candidat pour la quatrième fois, élection ? Mais je ne peux pas accepter ça ! Si c’est pour ça qu’on nous enlève tous des listes électorales, bon on va voir. Tu enlèves le nom du Président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, tu enlèves le nom de Gbagbo. Tu enlèves le nom de Soro Guillaume. Et à côté Bendjo, mais lui il n’a pas la chance. Et puis tu penses que les gens te regardent comment ? À l’intérieur et à l’extérieur, on te regarde comment ? Tu enlèves tous ces nom-là. On te regarde comment ? C’est la démocratie ça ?

Dénonciation de l’arrestation du Ministre Joël N’Guessan par le régime RHDP

Regardez Joël N’Guessan, qui est leur gars, qui a passé son temps à m’insulter et qui est allé à la CPI témoigner contre moi. Joël Nguessan, il passe aujourd’hui (Ndlr: Jeudi 19 juin 2025) au tribunal devant les juges. Vous voyez ?

« J’ai téléphoné au Président Bédié, mais il était seul. Et c’est quand j’étais là-bas que j’ai pu apprécier Bédié. Vous voyez ? Le vieux, il est courageux. Quelques fois, je disais : «Président, tu ne prends pas trop de risques ?». Il me répond : «Si nous ne prenons pas trop de risques, tout est foutu ! » J’ai dit : « Ahooo » Si lui-même dit ça, il y a encore de la marge. Il faut saluer la mémoire de Bédié parce qu’il y a eu des moments où il a adopté des positions qu’il fallait adopter. Et comme il n’était pas là, je ne pouvais pas lui dire plus. Parce que ça pouvait être semblé : «Tu me pousses dedans, tu n’es pas là».

Le message laudif de Gbagbo envers feu le Président Bédié

Mais en tout cas, dites à celui qui veut écouter que je n’abandonnerai pas le combat contre le 4ème mandat. Pour le 3ème mandat, je n’étais pas ici. Je n’étais pas ici. J’ai téléphoné au Président Bédié, mais il était seul. Et c’est quand j’étais là-bas que j’ai pu apprécier Bédié. Vous voyez ? Le vieux, il est courageux. Quelques fois, je disais : «Président, tu ne prends pas trop de risques ?». Il me répond : «Si nous ne prenons pas trop de risques, tout est foutu ! » J’ai dit : « Ahooo » Si lui-même dit ça, il y a encore de la marge. Il faut saluer la mémoire de Bédié parce qu’il y a eu des moments où il a adopté des positions qu’il fallait adopter. Et comme il n’était pas là, je ne pouvais pas lui dire plus. Parce que ça pouvait être semblé : «Tu me pousses dedans, tu n’es pas là». (Rires). Voilà ! Donc je n’allais pas trop loin. Son décès brutal a été coup dur pour la Côte d’Ivoire.

« Aujourd’hui, il y a Thiam qui est là, bon, je le remercie pour le discours que j’ai entendu tout à l’heure. Il faut continuer à se battre ».

Rejouissance de Gbagbo de l’engagement de Thiam en politique

Aujourd’hui, il y a Thiam qui est là, bon, je le remercie pour le discours que j’ai entendu tout à l’heure. Il faut continuer à se battre. Ce n’est pas tenable la position sur laquelle ils se mettent. Tu ne peux pas supprimer toutes les candidatures. Tu ne peux pas refuser que les gens aillent prendre des parrainages. Tu ne peux décider de donner de l’argent à 2000 familles. Et puis combien ? (Rires). Mais enfin, c’est 2000 familles qui sont pauvres en Côte d’Ivoire. Quel calcul ont-ils fait pour arriver à ce nombre ? Peut-être 2000 de leurs militants. Oui, mais même leur militant, j’espère pour eux qu’ils ont plus de 2000 militants. (Rires).

« Attention, on n’est jamais assez fort pour être toujours le plus fort. Ça, c’est un adage français. Nul n’est jamais assez fort pour être toujours le plus fort. Celui qui ne comprend pas clair, il ne comprend rien. Regardez Muhammad Ali, il a gagné tous les combats de boxe mais il n’était pas fort tout le temps. Tu peux être plus forts que tous les hommes mais tu ne peux être plus forts que tout ».

La mise en garde de Gbagbo au régime RHDP

On ne joue pas avec un pays. Nous on veut aller au Conseil Constitutionnel. On sait qu’ils ont mis leur gars, enfin, leur Dame, au Conseil Constitutionnel. Mais on veut aller pour voir. Ils ne veulent même pas qu’on arrive là-bas. Mais pourquoi ? Ils ne veulent pas qu’on fasse nos parrainages, c’est qu’ils ne veulent pas qu’on arrive au Conseil Constitutionnel. Attention, on n’est jamais assez fort pour être toujours le plus fort. Ça, c’est un adage français. Nul n’est jamais assez fort pour être toujours le plus fort. Celui qui ne comprend pas clair, il ne comprend rien. Regardez Muhammad Ali, il a gagné tous les combats de boxe mais il n’était pas fort tout le temps. Tu peux être plus forts que tous les hommes mais tu ne peux être plus forts que tout.

« Nous allons continuer la lutte. Aucune lutte n’est désespérée ».

La maxime politique de Gbagbo qui a marqué toutes les consciences, après avoir parlé de Thiam

Monsieur le Président Thiam, je vous remercie. Bof, je te remercie parce que je te tutoie d’habitude. C’était des petits hein. (Rires). Mais lui, on a un autre point commun, son père et mon père étaient en prison ensemble en 1963. (Rires). Il sait cela. Dans nos souvenirs, quelque fois quand on se rencontre, on en parle. Mais lui, il est plus jeune, beaucoup plus jeune que moi.

Chers amis, je vous remercie d’être venus. On a fait nos deux cérémonies. Le PPA-CI et le PDCI-RDA ont aujourd’hui un accord qui a été paraphé et par Akossi Bendjo et par Dano Djédjé Sébastien et le mouvement ‘’Trop c’est trop’’ a été présenté. Nous allons continuer la lutte. Aucune lutte n’est désespérée. Président Thiam, merci d’avoir accepté notre alliance. Camarades du PPA-CI, du PDCI-RDA, de ‘’Trop c’est trop ‘’, je vous souhaite un bon appétit. Je vous remercie d’être venus. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

M. Laurent Gbagbo, ex-Président de la République de Côte d’Ivoire de 2000 à 2010 et président du PPA-CI

Politique

RHDP : le dossier Bako–Bougousso entre les mains de la haute direction

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La crise qui secoue depuis plusieurs mois le département politique RHDP de Bako–Bougousso connaît une nouvelle évolution. Le dossier porté par plusieurs responsables de base est désormais entre les mains de la haute direction du parti, après la réception des contestataires, le mardi 28 juillet 2026, au siège du RHDP à la Rue Lepic, à Abidjan.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par des tensions autour de la gestion du secrétariat départemental RHDP de Bako–Bougousso. Depuis plusieurs mois, des secrétaires de section et cadres contestataires expriment leurs préoccupations sur le fonctionnement des structures du parti dans le département politique.

Les contestataires dénoncent notamment un manque de concertation avec les responsables de base, un fonctionnement jugé insuffisant des instances locales et des difficultés dans l’animation de la vie politique du parti au niveau départemental.

Saisie de ces préoccupations, la haute direction du RHDP a décidé d’accorder une attention particulière à ce dossier et d’entendre les responsables concernés afin de favoriser une meilleure compréhension de la situation.

Les représentants des contestataires ont ainsi été reçus par l’honorable Ouattara Siaka, secrétaire national chargé du District du Denguélé. Les échanges se sont déroulés dans une atmosphère cordiale et constructive, permettant aux responsables de base d’exposer leurs préoccupations et leurs attentes.

Au cours de cette rencontre, des orientations ont été données pour favoriser un meilleur fonctionnement des structures du parti et renforcer la cohésion entre les militants du département politique RHDP de Bako–Bougousso.

Les contestataires ont salué l’écoute dont ils ont bénéficié et ont exprimé leur reconnaissance à la haute direction du RHDP pour l’attention accordée à leur dossier. Ils ont également réaffirmé leur engagement à œuvrer pour le rayonnement du parti dans le département.

Cette audience marque une nouvelle étape dans le traitement de cette crise interne. Les militants attendent désormais les suites qui seront réservées aux échanges engagés avec la haute direction, dans l’espoir d’une solution durable permettant de préserver l’unité et la cohésion du RHDP à Bako–Bougousso.

Natacha kouakou

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Politique

Côte d’Ivoire : Le pluralisme politique défendu par les cadres du PDCI-RDA des Montagnes

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 » Défendre le PDCI-RDA, c’est défendre le pluralisme
politique [en Côte d’Ivoire] », a annoncé le personnel politique du parti octogénaire du District des Montagnes.

Une ferme prise de position qui à en croire certains observateurs, « promeut la démocratie en Côte d’Ivoire », à deux jours du verdict de l’audience décisive des procédures actuellement pendantes, introduites par Mrs Tchétché Abié Charles et Siaba Antoine Constant contre le PDCI-RDA et son président, le ministre Cheick Tidjane THIAM. Une prise de position identique à celle du ministre Yapo Calice, secrétaire exécutif du PDCI-RDA pour qui l’enjeu dépasse désormais le cadre d’un simple contentieux judiciaire : « Le sujet est la préservation même de nos institutions et la survie du PDCI-RDA ».

Déclaration du personnel politique du PDCI-RDA précédée d’une profonde émotion due au rappel à Dieu de son « aîné et guide », le ministre d’état Emile Constant BOMBET, Vice-Président du PDCI-RDA, Coordonnateur des activités des Vice-présidents, le mercredi 22 juillet 2026.

Rappelons-nous que ces deux hommes suscités demandent l’annulation du 9e congrès extraordinaire de mai 2025, qui avait confirmé Tidjane Thiam à la tête du parti. Ainsi, après plusieurs renvois, le tribunal rendra sa décision, le 30 juillet 2026.

L’EXPRESSION COLLECTIVE DE L’ÉMOTION DU PERSONNEL POLITIQUE DU PDCI-RDA, DU DISTRICT DES MONTAGNES

Avant de procéder à la lecture de cette motion, il est des devoirs de mémoire auxquels, nous ne saurions déroger. C’est avec une profonde émotion et une déférence particulière que nous nous inclinons devant la mémoire de notre ainé, notre guide, le ministre d’état Emile Constant BOMBET, Vice-Président du PDCI-RDA, Coordonnateur des activités des Vice-présidents, rappelé à DIEU le mercredi 22 juillet 2026. Son parcours, son dévouement, et son engagement ont marqué notre histoire commune. Puisse son souvenir continuer d’inspirer nos actions et guider nos pas.

LA MOTION DE SOUTIEN DU PERSONNEL POLITIQUE DU DISTRICT DES MONTAGNES AU PDCI-RDA ET À THIAM

Nous, militantes et militants du PDCI-RDA du district des Montagnes (CAVALLY,
GUEMON, TONKPI), réunis à Abidjan,
• Considérant que le PDCI-RDA demeure l’héritier des valeurs de paix, de dialogue
et de développement léguées par le Président Félix Houphouët-Boigny.
• Considérant que le Président Cheick Tidjane THIAM a été librement et démocratiquement élu par les militants.
• Considérant que le Parti connaît aujourd’hui une dynamique nouvelle de mobilisation.
• Considérant que cette dynamique fait l’objet de tentatives de déstabilisation et de campagnes de désinformation.
• Considérant que le district des Montagnes est une terre profondément attachée à
la démocratie, à la paix et à l’unité.

DÉCLARONS SOLENNELLEMENT
• Notre attachement aux valeurs du PDCI-RDA.
• Notre fidélité aux Statuts et aux institutions du Parti.
• Notre engagement en faveur du libre choix des militants.
• Notre volonté de préserver la paix et la stabilité de notre pays.

ÉNONÇONS AVEC LA PLUS GRANDE FERMETÉ
• Toute tentative de judiciarisation de la vie interne du Parti.
• Toute remise en cause de la volonté souveraine des militants.
• Toute manœuvre visant à affaiblir le PDCI-RDA.
• Toute tentative de division des militants.

RÉAFFIRMONS
• Que seul le militant est propriétaire du PDCI RDA
• Que seule la volonté démocratiquement exprimée des militants du parti
fonde la légitimité de ses dirigeants
• Que nul ne peut confisquer par des artifices ce que les militants ont
librement décidé
• Que le PDCI RDA poursuivra sereinement sa mission historique au service de la Côte d’Ivoire.

APPELONS
• Les militants du district des montagnes à demeurer unis, disciplinés, vigilants
et mobilisés autour des idéaux du parti.
• Les responsables des structures du parti à multiplier les actions de
proximité, les réunions d’informations, les motions de soutien, et les initiatives de rassemblement.
• Toutes les forces démocratiques, la société civile, ainsi que les partenaires
internationaux attachés aux principes démocratiques à demeurer attentifs à
l’évolution de la situation politique ivoirienne.

ASSURONS
• Le Président Cheick Tidjane THIAM de notre soutien total, constant et sans réserve.
• Notre engagement à défendre les institutions du parti et son président, dans
le strict respect des lois de la République
• Notre détermination à poursuivre dans le calme, la discipline, et la
responsabilité, le combat démocratique pour une alternance pacifique et une Côte d’Ivoire reconciliée.

PROCLAMONS
• Que le district des Montagnes reste debout derrière le PDCI-RDA
• Que le district des Montagnes reste fidèle aux valeurs de paix, de démocratie et
de justice.
• Que le district des Montagnes poursuivra son engagement pour une alternance
démocratique, apaisée et responsable.
• Le PDCI RDA ne se laissera ni intimider, ni diviser, ni détourner de sa mission
• Que les militants resteront debout pour défendre leur parti, leur institution, leur choix démocratiquement exprimé.
o Parce que défendre le PDCI RDA, c’est défendre le pluralisme
politique.
o Parce que défendre le libre choix des militants, c’est défendre la
démocratie.
o Parce que défendre nos Institutions, c’est défendre la République.

Vive le district des Montagnes !
Vive le PDCI-RDA !
Vive le Président Cheick Tidjane THIAM !
Vive la Côte d’Ivoire !

Fait à Abidjan, le 28 juillet 2026, le personnel politique du PDCI-RDA du District des Montagnes

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Politique

Gbêkê/ Implantation du RHDP : Assahoré Jacques investit de nouveaux militants issus d’un parti politique.

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Après avoir rejoint les rangs du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) en mai 2025, les coordinateurs du parti politique La Nouvelle Côte d’Ivoire ont été investis en tant que militants du RHDP, le vendredi 24 juillet 2026, au cours d’une cérémonie qui a eu lieu au Centre culturel Jacques Aka de Bouaké. Au nombre de 14 coordonnateurs issus des différents départements de la région, ces derniers, investis, auront pour mission de sillonner les différentes localités afin de convaincre les indécis à rejoindre leur nouvelle formation politique. La cérémonie d’investiture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités politiques et coutumières.

À cette occasion, le président de la cérémonie, le ministre des Eaux et Forêts, par ailleurs coordonnateur principal du RHDP dans la région de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, s’est réjoui de cette démarche qui s’inscrit dans la vision du directoire de son parti, le RHDP : « Je suis très heureux qu’aujourd’hui, le parti politique La Nouvelle Côte d’Ivoire ait décidé d’adhérer au RHDP à travers la coordination régionale de Gbêkê. C’est une nouvelle qui nous réjouit énormément. En effet, le président de la République, Alassane Ouattara, nous a mis en mission pour étendre le parti et élargir les bases de notre parti. Et aujourd’hui, c’est près de 500 personnes dans la salle qui ont décidé de s’engager à être membres du RHDP. Chaque militant que nous gagnons est une victoire pour notre parti », s’est-il réjoui avant de laisser des conseils à ces nouveaux adhérents : « Lorsqu’on soutient un parti politique, c’est pour contribuer à rendre ce parti plus fort afin que vous puissiez bénéficier de diverses opportunités ou d’infrastructures. On n’intègre pas un parti politique pour s’enrichir ni pour recevoir de l’argent. C’est pour cela que je vous encourage à faire vos cartes d’e-militants afin de confirmer véritablement votre adhésion à notre grand parti. Je prends donc l’engagement de payer vos cartes, mais vous devrez rester déterminés et courageux, car nous allons vous utiliser, comme vous l’avez demandé, pour aller investir le terrain et convaincre ceux qui sont encore réticents », a-t-il conseillé.

Pour terminer, il a lancé un message d’unité entre les différents militants pour mieux implanter leur parti : « Vous savez que notre coordination est de temps en temps secouée par des incompréhensions, mais je dis bien que ce sont des incompréhensions. Alors, je souhaite que, sur la base de ce que j’ai dit, on s’accorde pour aller à l’essentiel. L’essentiel, c’est l’implantation du parti dans une région qui est difficile. Si on n’est pas unis, si on n’agit pas de façon coordonnée, il va nous être difficile d’implanter notre parti », a-t-il conclu.

Représentant le parrain de la cérémonie, N’Dri Koffi Germain, ancien maire de Tiébissou, a exhorté les nouveaux adhérents : « On doit sentir votre engagement à travers votre volonté à braver les difficultés pour aller dans les villages et hameaux afin de convaincre les parents indécis à rejoindre le RHDP, en leur parlant du bilan du président de la République, Alassane Ouattara, en termes de développement. »

De son côté, le président de La Nouvelle Côte d’Ivoire, N’Zué Nicolas, a rappelé à ses coordonnateurs ses attentes vis-à-vis d’eux : « Nous attendons d’eux qu’ils soient motivés et engagés à aller partout où on va les solliciter afin d’agrandir notre parti, le RHDP. Nous voulons prendre notre place dans l’implantation du parti. Donc, nous demandons à être utilisés afin de contribuer à l’implantation de notre parti », a-t-il insisté.

Les coordonnateurs investis ont, par la voix de leur porte-parole, Kouadio Alphonse (coordonnateur d’Air-France et Nimbo), rassuré de leur volonté et de leur engagement à étendre le parti dans la région.

Prince Koffi

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