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Société

Faciga 2025 : Ce qu’il faut retenir de la 1ère édition

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La première édition du Forum d’Affaires ivoiro-gabonais (FACIGA), tenue à Libreville les 18 et 19 novembre 2025, s’est achevée sur une note positive. Cette rencontre, portée par le Ministère ivoirien des Affaires étrangères et co-parrainée par les ministres d’État ivoirien et gabonais, a permis de renforcer le dialogue économique entre les deux pays tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération.

Les lampions se sont éteints sur la première édition du Forum d’Affaires ivoiro-gabonais tenue à Libreville au Gabon les 18 et 19 novembre 2025. L’initiative du Ministère des Affaires étrangères, co-parrainée par les deux ministres d’État ivoirien et gabonais, Kouassi Adjoumani Kobenan et Henri-Claude Oyima, a été un franc succès au regard de la qualité et du nombre des participants. Aussi faut-il le noter, si Libreville a accueilli ce tout premier rendez-vous d’échanges d’affaires, il fait suite aux précédentes rencontres organisées par le ministère ivoirien des Affaires étrangères à Pékin, aux Émirats arabes unis, au Qatar en début d’année, plus récemment en Thaïlande, ainsi qu’à celle tenue en collaboration avec le CEPICI en août à Singapour.
Un accueil chaleureux, un dîner de gala riche en références culturelles, des discours, des rencontres BtoB et BtoG, des intentions d’investissements concrétisées par plusieurs protocoles et MoU, des visites de zones économiques et touristiques, un cocktail de clôture et une rencontre avec la diaspora ivoirienne dans une ambiance festive et engagée ont rythmé cette première édition.

Bâtir un cadre durable de dialogue et de collaboration économique

Lors des allocutions d’ouverture, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon, Kouadio Konan Bertin, a planté le décor. Pour lui, si ce forum a été pensé et organisé dans un contexte de réorientation stratégique vers des partenariats Sud-Sud, la Côte d’Ivoire et le Gabon ambitionnent de bâtir un cadre durable de dialogue et de collaboration économique. Pour ce faire, et avant d’explorer d’autres secteurs, cette première édition s’est focalisée, au regard des besoins et potentiels des deux pays, sur l’agriculture, l’agro-industrie, les infrastructures, les énergies renouvelables, les mines, l’énergie et la digitalisation.

Rencontre avec la diaspora ivoirienne de Libreville

En marge du FACIGA, la délégation ivoirienne conduite par le ministre d’État Kouassi Adjoumani Kobenan a rencontré, le mardi 18 novembre 2025 en soirée, la diaspora ivoirienne du Gabon dans les locaux de l’ambassade. Occasion pour le ministre des Affaires étrangères, porte-parole de la délégation, de saluer l’exemplarité de nos compatriotes au Gabon. Il en a profité pour féliciter deux Ivoiriens : l’un évoluant dans le secteur des transports et devenu propriétaire d’une grande compagnie en Côte d’Ivoire, et l’autre occupant le poste de représentant pays du PNUD au Gabon.
Il a également salué le score remarquable réalisé par les Ivoiriens du Gabon en faveur du candidat du RHDP, Alassane Ouattara, avec 98 % des suffrages lors du scrutin présidentiel du 25 octobre 2025. Enfin, il a encouragé ceux qui souhaitent revenir au pays afin de contribuer à la reconstruction nationale.

Un dîner de gala émouvant

Offert par le ministère ivoirien des Affaires étrangères, le dîner de gala a permis aux participants de profiter d’un menu généreusement servi. Outre les mets locaux, le public s’est régalé au rythme de prestations humoristiques et musicales venues de Côte d’Ivoire et du Gabon.

La deuxième journée
Le mercredi 19 novembre, deuxième et dernier jour du forum, a été consacré aux rencontres BtoB et BtoG, avant une immersion dans deux zones économiques innovantes.

Zone d’investissement spéciale de Nkok
À travers un voyage touristique, la délégation ivoirienne a visité la zone d’investissement spéciale de Nkok, gérée par le consortium GSEZ, un partenariat public-privé gabonais. Située à 27 km de Libreville, la zone d’investissement spéciale de Nkok, conçue pour les affaires, est un pôle industriel de référence en Afrique centrale. Implantée en pleine zone forestière, elle se distingue par sa spécialisation dans la transformation locale du bois, tout en accueillant des industries métallurgiques, pharmaceutiques, logistiques et de services. Grâce à ses infrastructures modernes, son guichet unique intégré et ses avantages incitatifs, la ZES de Nkok offre aux investisseurs un environnement performant, sécurisé et idéalement positionné au cœur du Golfe de Guinée.

Site 2 : La Baie des Rois
La deuxième étape de la visite a conduit la délégation à la Baie des Rois. Située en plein cœur de Libreville, en bordure de l’océan Atlantique, la Baie des Rois incarne le nouveau visage urbain et touristique de la capitale gabonaise. Ce projet phare redessine la façade maritime en alliant modernité, nature et activités culturelles. Avec ses promenades côtières, ses zones de loisirs et ses futurs espaces commerciaux, la Baie des Rois constitue un cadre attractif pour le développement d’activités premium et un positionnement stratégique sur l’un des littoraux les plus accessibles d’Afrique centrale.

Cocktail de clôture
Après deux jours d’activités intenses autour du relationnel et des échanges d’expertise, les lampions se sont éteints ce mercredi 19 novembre avec un message de gratitude de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Côte d’Ivoire au Gabon et à Sao Tomé-et-Principe, Kouadio Konan Bertin dit KKB, autour d’un cocktail. Il a remercié tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réussite de cette première édition. Pour lui, cet événement n’est pas seulement un rendez-vous d’affaires, mais un nouveau modèle de coopération Sud-Sud, dont le FACIGA constitue désormais l’école et le socle.

Sercom FACIGA

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Tiapoum : la Chaire UNESCO remet le Plan stratégique de développement, cap sur 2030

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Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.

La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.

Un diagnostic pour définir les priorités

Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.

Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.

Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.

Quatre grandes orientations pour 2030

Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.

Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.

Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.

Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.

Une feuille de route pour la commune

À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.

Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.

La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».

Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.

Natacha kouakou

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Société

Zagregbeu : la SOCEADAHS répond à une demande des populations

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À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.

Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.

À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.

« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.

Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.

Une demande qui trouve une réponse

Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.

La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.

« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.

Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.

Un accompagnement lié à la filière cacao

Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.

Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.

À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.

Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.

Natacha kouakou

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Société

Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles

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Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).

Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.

Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.

Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.

C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.

L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.

 » Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.

Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Par Kevin Bakou

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