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Société

Entretien : Les enjeux des CQM avec M. Koné Guékourgo (Chambre des métiers du Guémon)

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M. Koné Guékourgo est le président régional de la chambre des métiers du Guémon. En ce début du nouvel an 2026, votre organe numérique préféré infocentrale.net l’a rencontré dans son bureau sis à quelques deux (2) minutes de marche du bureau de la compagnie ivoirienne de distribution d’eau à Duékoué, vers la délégation régionale du Conseil du Café-Cacao. Au cours d’un entretien, le premier artisan du Guémon a vanté les enjeux du projet étatique qui permet de délivrer des Certificats de Qualification aux Métiers (CQM) aux artisans de Côte d’Ivoire. Non sans remercier le Président de la République pour ses actes en leur faveur, le président Koné Guékourgo a profité de cette aubaine pour inviter ses pairs à se faire identifier à la chambre des métiers de Duékoué, pour légaliser et garantir l’exercice de leur travail. Interview…

« En 2025, nous avons fait plusieurs activités de sensibilisation auprès de nos membres en vue de leur déclaration à la chambre nationale des métiers de Côte d’Ivoire ».

Bilan de vos activités de l’an 2025

Durant l’année 2025 écoulée, nous avons fait plusieurs activités de sensibilisation auprès de nos membres en vue de leur déclaration à la chambre nationale des métiers de Côte d’Ivoire.

Par ailleurs, nous avons été honorés par l’État de Côte d’Ivoire, sous le leadership éclairé du Président de la République, pour avoir permis aux artisans du Département de Duékoué de présenter un diplôme national, le Certificat de Qualification aux Métiers (CQM). Ainsi du lundi 15 au vendredi 19 septembre 2025, trente-huit (38) candidats-artisans de la région du Guémon ont été soumis à des épreuves orales et pratiques à l’Institut de formation professionnelle Don Bosco de Duékoué (CPAR). Épreuves lancées par le secrétaire général de préfecture, représentant Monsieur le Préfet de Région, Préfet du Département de Duékoué.

Une activité rehaussée en image par les représentants du Président du Conseil Régional du Guémon, de madame le Maire de la commune de Duékoué, du ministère de la culture et de la francophonie, des ministères techniques impliqués dans ce projet du Gouvernement ivoirien notamment le Ministère de l’Enseignement Technique de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage, le Ministère du Commerce et de l’industrie et le Ministère de la Jeunesse et de l’instruction civique.

C’est un projet qui est une chance ultime pour tous les acteurs du secteur informel, non titulaires de diplômes.

Par ailleurs, il permettra aux artisans qualifiés et reconnus par la suite comme tel, de postuler à des appels d’offre et de satisfaire au mieux, leurs clients en Côte d’Ivoire et dans le monde.

Pour mener à bien ce projet en Côte d’Ivoire et plus particulièrement dans la région du Guémon, le ministère de tutelle et ses partenaires techniques ont procédé à la sensibilisation des artisans des départements de Duékoué, Bangolo, Kouibly et Facobly.

« Le Gouvernement ivoirien mettra en place des brigades de lutte contre les installations anarchiques des artisans. Seront exigés la carte de chambre de métier, le CQM et la VAE ».

Président, tendons-nous donc allègement vers l’intensificatoon de la lutte contre les installations anarchiques des artisans en Côte d’Ivoire?

Bien évidemment, à terme, le Gouvernement ivoirien procédera à la mise en place des brigades de lutte contre les installations anarchiques des artisans en Côte d’Ivoire. Seront donc exigés désormais aux artisans, avant d’exercer leur profession, la carte de chambre de métier, le Certificat de Qualification des Métiers (CQM) et la Valorisation des Acquis de l’Expérience (VAE)) à court, moyen ou long terme.

 » Le CQM est un diplôme national identique à ceux que nos enfants obtiennent dans les écoles de formation professionnelle ».

Quels autres avantages de ce projet pouvez-vous énumérer?

Le CQM est un diplôme national identique à ceux que nos enfants obtiennent dans les centres de formation professionnelle. Il permettra à tous artisans de Côte d’Ivoire de postuler pour les appels d’offre dans l’espace UEMOA, CEDEAO, en Afrique et même sur le plan international.

C’est pourquoi je profite de votre micro pour inviter une fois de plus tous les artisans du Guémon à s’inscrire à la chambre régionale des métiers sise non loin de la Rue Princesse de Duékoué, à 2 minutes de marche de la compagnie ivoirienne de distribution d’eau à Duékoué, en allant vers la délégation régionale du Conseil du Café-Cacao.

Nous sommes en 2025, vos voeux pour tous les artisans de votre zone de compétence.

Bien avant mes collègues, Je souhaite les voeux de santé et de prospérité au préfet de région du Guémon et partant, à tous les chefs de services sous son autorité.

À mes collègues artisans, je formule ici et maintenant pour eux, les voeux de santé, prospérité, paix et de réussite dans leurs différents corps de métiers, non sans les valoriser, pour qu’ils prospèrent en toute quiétude.

Ouncado PIERROT

Société

Tiapoum : la Chaire UNESCO remet le Plan stratégique de développement, cap sur 2030

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Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.

La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.

Un diagnostic pour définir les priorités

Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.

Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.

Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.

Quatre grandes orientations pour 2030

Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.

Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.

Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.

Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.

Une feuille de route pour la commune

À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.

Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.

La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».

Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.

Natacha kouakou

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Zagregbeu : la SOCEADAHS répond à une demande des populations

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À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.

Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.

À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.

« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.

Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.

Une demande qui trouve une réponse

Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.

La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.

« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.

Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.

Un accompagnement lié à la filière cacao

Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.

Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.

À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.

Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.

Natacha kouakou

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Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles

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Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).

Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.

Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.

Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.

C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.

L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.

 » Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.

Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Par Kevin Bakou

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