Société
Cavally : Le maire Kah Zion dénonce les manoeuvres de la ministre d’Etat Anne Ouloto pour « imposer une dynastie » à Toulépleu et Blolequin
Published
7 mois agoon
By
journaliste
Dans la seconde partie de l’interview qu’il a accordée au quotidien Le Nouveau Réveil, M. Denis Kah Zion, maire de Toulépleu a révélé les différentes manoeuvres politiques mises en oeuvre par la ministre d’Etat Anne Ouloto Lamizana, pour imposer une « dynastie » de sa famille dans la région du Cavally, notamment à Blolequin et à Toulépleu :
« Ouloto ; la députée, Ouloto ; le secrétaire départemental RHDP, Ouloto ; la présidente du Conseil régional, Ouloto pourquoi pas le maire de Toulépleu, Ouloto ; sans compter qu’à Bloléquin, la députée est aussi une Ouloto, l’épouse d’Eric Ouloto. Cela, personne ne peut l’admettre et personne ne l’admettra. Et le signal a été donné en 2023…Et je dis encore qu’à Toulépleu, on ne va pas laisser une dynastie régner. Avec ou sans Kah Zion, Toulépleu n’acceptera pas une dynastie régner. Si on a compris, on a compris… « . Interview!
De 2011 à maintenant, vous avez toujours eu des mots fraternels à l’endroit de la ministre Anne Ouloto. Qu’est-ce qui a donc provoqué la sorte de colère qu’on peut lire entre les lignes dans la première partie de votre interview ?
Non, je ne suis nullement en colère avec la ministre d’Etat Anne Ouloto, ma sœur. Je dis simplement qu’au niveau où elle se trouve, aujourd’hui, au Gouvernement, elle devrait bien rendre aux populations de Toulépleu, l’honneur qu’elles lui font chaque jour. Je le dis et je le répète. En sa qualité de troisième personnalité du Gouvernement, nous lui devons et vouons un profond respect, mais ce respect et cette considération ne sauraient être vus comme une soumission. Oui, quand elle veut écraser tout le monde pour imposer son frère Eric Ouloto comme dominateur absolu des cadres et des populations de tout un département, nous disons, c’est un peu exagéré et inacceptable. Tenez, au niveau du RHDP, leur parti, la ministre Anne Ouloto est le coordonnateur régional, et au niveau de Toulépleu, après une élection, c’était Kahiba Lambert (éternel suppléant de Anne Ouloto à l’Assemblée Nationale depuis 2011) qui a été élu secrétaire départemental. Mais depuis quelques mois, une décision a été prise pour dégommer Kahiba et installer Eric Ouloto. Mais ça, c’est dans leur parti et ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Mais au niveau du département de Toulépleu, ils ne peuvent vouloir écraser tout le monde pour imposer Eric Ouloto ! Un autre exemple, l’année dernière, quand une grande tornade a décoiffé des centaines de maisons, inondé des villages à Toulépleu, il a été mis en place une chaîne d’aide aux parents dénommée « Elan de solidarité ». Des cadres de Toulépleu (tous nous avons cotisé) ont réuni des vivres et des non-vivres, des moyens d’assistance aux parents. Et la ministre de la Cohésion sociale et de la Solidarité, Miss Belmonde Dogo a fait le déplacement de Toulépleu aux côtés de la ministre Anne Ouloto pour la remise des dons du Gouvernement, sur la place publique. A cette cérémonie, Kah Gueye, 2ème adjoint au maire, n’a pas eu droit à la parole. Mais, à la surprise générale, en lieu et place du préfet, c’est encore Eric Ouloto qui a été désigné par sa sœur pour coordonner la redistribution des dons aux sinistrés. A ce jour, Eric Ouloto n’a fait aucun point : Combien a-t-il été généré, combien reste-t-il, qui a été servi, qui ne l’a pas été ? Mystère et boule de gomme. C’est donc cette propension à imposer son frère qui pousse notre sœur à mettre tout le monde sous ses bottes. Et les cadres qui se font ses répondeurs automatiques aujourd’hui, le font juste pour défendre leur beefsteak, sinon tous n’apprécient pas cet état de fait. D’où notre réaction désormais à leurs attaques injurieuses et autres calomnies à notre endroit et à l’endroit de tous ceux qui ne partagent pas cet accaparement du département de Toulépleu au profit d’une seule famille.
Elle veut donc imposer aussi son frère Eric Ouloto comme maire, voulez-vous dire ?
Vous avez tout compris. Elle a réussi à l’imposer comme le seul homme valable au RHDP à Toulépleu. Après eux, c’est eux et personne d’autre. Maintenant, elle veut l’imposer comme maire de Toulépleu. Et comme cela, on aura pour Toulépleu : la ministre d’Etat, Ouloto ; la députée, Ouloto ; le secrétaire départemental RHDP, Ouloto ; la présidente du Conseil régional, Ouloto pourquoi pas le maire de Toulépleu, Ouloto ; sans compter qu’à Bloléquin, la députée est aussi une Ouloto, l’épouse d’Eric Ouloto. Cela, personne ne peut l’admettre et personne ne l’admettra. Et le signal a été donné en 2023. A l’approche de l’élection municipale de 2023, la ministre Anne Ouloto et son staff nous avaient approchés pour nous demander de nous mettre sur la même liste avec Eric Ouloto et son groupe, une liste dont je serais la tête. Mais, nous avons vu la ruse venir et nous avons anticipé en disant NON. En effet, il n’était pas impossible qu’une fois la liste élue, ils se mettent à acheter quelques conseillers pour que le jour de l’élection du maire ces conseillers votent pour Eric Ouloto, au détriment de la tête de liste que je suis. Toulépleu a déjà connu un tel scénario en 1990 entre la tête de liste Djiké Pouho Richard et Guidy Raymond Claude qui a été élu maire in extremis. Même, sa liste ayant perdu, Eric Ouloto n’avait pas hésité à se présenter contre moi le jour de l’élection du maire par les conseillers avec en main, une mallette d’argent. En aller et retour, je l’ai battu. Et je dis encore qu’à Toulépleu, on ne va pas laisser une dynastie régner. Avec ou sans Kah Zion, Toulépleu n’acceptera pas une dynastie régner. Si on a compris, on a compris.
Ceux qui vous attaquent sur les réseaux sociaux soutiennent que vous avez peur de perdre devant Eric Ouloto.
Moi, avoir peur de perdre devant Eric Ouloto ? C’est une insulte aux populations de Toulépleu ! Je suis à mon troisième mandat à la tête de la Commune de Toulépleu et je m’attelle à travailler pour répondre au mieux aux aspirations des populations de Toulépleu. Mon bilan de 2013 à 2026 parle. Mes réalisations dans les 18 villages et 11 quartiers sont palpables. Il n’est même pas exclu que demain, si mon parti le veut, si la santé le permet, si Dieu le veut, que j’aie un autre mandat. Pour le reste, Eric Ouloto que les populations ont surnommé par un sobriquet bien connu pour sa propension à fuir tout contact avec la misère des populations, ne saurait inquiéter le moindre candidat sérieux.
S’il est candidat encore du RHDP, vous allez être candidat ?
Je suis mis en mission par les populations et avec le Conseil municipal je définis, au fil des réunions avec les conseillers municipaux, des projets à impact direct pour le bien-être de tous. Je fais tout pour réussir cette mission et faire un point satisfaisant à mes mandants, après, on avisera par rapport aux réactions de la population, mais surtout par rapport au parti qui m’a mandaté. Comme j’ai été mandaté en 2023 par deux partis, le PDCI-RDA et le PPA-CI, je dirai à ces deux partis qui m’ont mis en mission avec mon équipe : « Voilà ce que nous avons pu réaliser ». A partir de ce moment-là, ensemble, nous verrons si je dois continuer ou si je dois encadrer une nouvelle équipe Mais, j’insiste et je persiste qu’avec ou sans Kah Zion, Eric Ouloto ne sera jamais maire de Toulépleu. Son image ne passe pas à Toulépleu, son seul programme, les attaques gratuites contre le maire Kah Zion qui le fera perdre.
Votre adversaire, c’est Anne Ouloto ou c’est Eric Ouloto ? Et que répondez-vous aux attaques contre vous sur les réseaux sociaux ?
Au niveau où se retrouve notre sœur Anne Ouloto aujourd’hui, elle ne devrait plus être l’adversaire de qui que ce soit. Elle devrait être celle-là même qui fédère les intelligences et les forces vives du département et de la région pour booster le développement harmonieux. Elle devrait le faire sans calcul partisan, encore moins de volonté de réduire les autres en simples suiveurs. En 2011 et en 2016, bien que délégué départemental du PDCI-RDA, j’ai battu sa campagne aux Législatives. En 2013, quand je voulais être maire, elle a placé face à moi un candidat RDR (commandant Calo Pierre) que j’ai battu. En 2018, elle a encore mis un autre candidat pro-RDR (Blahoué Boniface) face à moi que j’ai largement battu. En 2023, c’est son frère aîné, Eric Ouloto, qu’elle place face à moi avec tous les gros moyens. Je l’ai battu. Une défaite qu’il n’a jamais d’ailleurs digérée. Et tout indique qu’elle va encore le présenter en 2028. Donc dehors, c’est Eric qui est mon adversaire, mais en sous-main, c’est Anne Ouloto qui veut me dégommer. C’est pourquoi je dis que moi, je la vois en sœur, mais elle ne me voit pas en frère, mais plutôt en ennemi politique. Pour ce qui est des réseaux sociaux, où les supporteurs d’Eric Ouloto m’attaquent avec virulence et malhonnêteté depuis les mois de janvier et de février, alors que les Législatives sont terminées, et que jusque-là, aucune voix dans leur camp ou hors de leur camp ne les interpelle, je dirais que c’est de bonne guerre, et que dorénavant, je me verrai dans l’obligation de donner, chaque fois, la réplique nécessaire. Leurs attaques ont triplé de virulence dès les résultats des élections législatives de décembre 2025 et jusqu’à maintenant, il ne se passe aucun jour sans qu’ils ne m’agressent sur les réseaux sociaux, et graduellement, j’ai donc décidé de répondre désormais du tac au tac.
Eric Ouloto, pour qui ces jeunes cyberactivistes s’acharnent contre moi, est un piètre politicien. S’il ne l’était pas, il n’allait pas penser que la politique c’est attaquer, injurier, mentir et travestir la réalité du terrain pour pouvoir se faire de la place. S’il avait du recul politique, il n’allait pas penser que le seul fait d’avoir sa sœur ministre d’Etat est un mérite qui doit lui ouvrir les portes de la Mairie de Toulépleu. Il va déchanter. S’il n’était pas politiquement naïf, il n’allait pas espérer passer par le nom de sa sœur pour gagner une élection à Toulépleu. Vous savez, un adage de chez nous dit : « Le chien du roi n’est pas le roi des chiens ». Et comme, par lui-même, il ne pèse rien du tout, cette absence d’expérience politique, en comptant sur la cooptation dynastique, il est en train de préparer lui-même, son propre échec politique. Et la première à en faire les frais, c’est sa sœur la ministre d’Etat Anne Ouloto. Parce que chaque fois que nous allons répondre aux attaques des cyberactivistes mandatés par son frère, elle se verra éclaboussée.
De 2011 à 2013, nous avons préparé notre candidature aux Municipales en investissant à Toulépleu : un hôtel, une radio locale et par des soutiens directs aux jeunes, aux femmes et surtout aux personnes âgées. Et après, avec notre équipe, nous avons bâti et présenté un projet de société qui a été applaudi par nos parents. Une pré-campagne et une campagne c’est la présentation d’un projet de société et non des attaques, des mensonges des jeunes recrutés sur les réseaux sociaux. Je ne l’accepterai plus.
Comment cela ?
Peut-être qu’enivrés qu’ils sont actuellement en s’acharnant contre le maire Kah Zion sur les réseaux sociaux, ils ne s’en rendent pas compte, mais ce qui se joue et qui est négatif, c’est l’image de sa sœur ministre d’État qu’ils écorchent au quotidien. Les gens retiennent que les Ouloto veulent qu’une dynastie se mette en place, pour continuer de régner sur Toulépleu, au grand dam de tous… En disant par exemple, que je construis un » entrer-coucher » comme corridor à Toulépleu, alors, j’en ris parce que c’est mieux que ce qui est fait ailleurs. Celle qui a fait le développement de Boundiali dont parlent les cyberactivistes d’Eric Ouloto s’appelle Mariatou Koné, elle est ministre et Anne Ouloto est au-dessus d’elle, et est entrée au gouvernement avant elle. Si Mariatou Koné a pu bâtir sa ville, avec 20 km de bitume dans les rues, avec un centre culturel en R+2, et même, avec un héliport aujourd’hui à Boundiali et que Toulépleu d’Anne Ouloto est critiqué par ses propres partisans, ils ne font qu’exposer le peu d’enthousiasme que notre sœur ministre d’Etat a pour notre département. L’exemple du ministre Amédé Kouakou qui a fait de Divo une belle et lumineuse ville, comme ils nous le brandissent, devrait fouetter l’orgueil de notre sœur, ministre d’Etat, de regarder au niveau de Toulépleu. Si elle a fait, ne serait-ce que le dixième de ce que ses collègues ministres ont fait chez eux, elle nous aurait tous rendus fiers. Hélas, c’est loin d’être le cas. Moi, je ne suis pas au Gouvernement, mais je travaille au bonheur des populations avec le peu de moyens à ma disposition, avec le budget que j’ai et avec mon carnet d’adresses qui nous a permis la construction de l’Hôtel de ville et d’autres infrastructures. Dieu merci, d’un budget de 300 millions en 2013, je suis aujourd’hui à 1,2 milliard. Mais 1,2 milliard, ça ne peut pas bitumer les rues de Toulépleu, ça ne peut pas faire ce que Mariatou a fait à Boundali ; ça ne peut pas faire ce qu’Amédé a fait à Divo ; ça ne peut pas faire ce que Dimba a fait à Agboville ; ou bien ça ne peut pas faire ce que « Photocopie » a fait à Kong ; ça ne peut pas faire ce que feu Gon Coulibaly a fait à Korhogo. Quand ils disent que Toulépleu ne décolle pas économiquement comme des villes qui ont des personnalités au gouvernement, ce n’est pas à moi que ces critiques s’adressent.
Vous dénonciez le fait que la ville de Toulépleu ne bénéficiera que d’un seul kilomètre de bitume là où semble-t-il étaient annoncés 6kms au moins. Que s’est-il passé et que vous a dit réellement le représentant de l’AGEROUTE ?
Le 6 février 2026, il y a eu une réunion d’information et de sensibilisation à la Préfecture de Toulépleu, en présence du préfet, du maire que je suis, des chefs de villages, de quartiers, des chefs de communautés, des femmes, des jeunes et des chefs de services sans oublier le représentant local du Conseil régional et du représentant de l’Agéroute. A cette réunion, le représentant de l’Ageroute, Fabrice N’guessan, a donné cette information : quand la route arrivera à Toulépleu, elle s’arrêtera au niveau de la Sous-préfecture de Toulépleu, et que c’est un kilomètre de bitume qui sera accordé à la ville de Toulépleu. Et donc ce kilomètre de bitume partira de la Sous-préfecture pour arriver au « carrefour 116 » (au centre ville), sans plus. En ajoutant qu’ils pourront exceptionnellement rallier le « carrefour 116 » au rond-point qui est au « carrefour Bonheur ». Cette information donnée par le représentant de l’AGEROUTE a été comme une douche froide, une information accueillie avec beaucoup de surprises désagréables dans la salle, parce qu’à Toulépleu, on pensait bénéficier au moins de six (6) kilomètres de bitume, comme cela se fait, par principe, dans tous les Départements, et trois (3) kilomètres quand le bitume traverse une Sous-préfecture. Mais, pourquoi pour Toulépleu ce n’est qu’un seul kilomètre ? Quand le représentant de l’AGEROUTE a dit du Carrefour 116, ils vont faire un effort pour arriver au Carrefour Bonheur, sur la nouvelle-voie, j’ai dit : « Si vous pouvez faire cet effort, faites aussi un autre effort pour que ça parte de 116 pour atteindre le rond-point de l’hôpital en passant par la Mairie et l’escadron de la Gendarmerie ». Et c’est en ce moment-là, que M. Fabrice N’guessan a dit, « bon, monsieur le maire, j’ai noté ». A-t-il bien noté ou pas ? Pour un Département qui a sa fille troisième personnalité du Gouvernement, négocier des morceaux de bitume, devrait être au passé pour nous. A moins qu’on attende de faire l’annonce de bitumage de 10 kilomètres dans la ville de Toulépleu, plus tard en son nom ou pour lancer la campagne de son grand frère à la Mairie. Et c’est le scénario qu’on nous prépare en 2027 ou 2028 pour en faire un argument de campagne.
Quand nous parlons du désarroi de tout un peuple à qui on ne donnera pas ce qui est donné partout ailleurs, où est donc l’ingratitude pour qu’un chef de Canton (le chef de Canton de Toulépleu Alain Guidy sur koaci.com) se fasse le répondeur automatique et parle d’ingratitude vis-à-vis du président Ouattara ? Personne n’a jamais dit que le président Ouattara n’a rien fait à Toulépleu. Au contraire, nous saluons à chaque occasion les efforts et les réalisations faits en matière d’éducation, de santé, d’équipements routiers, de l’eau potable par le chef de l’Etat et son Gouvernement… Mais, nous sommes en droit aussi de demander pourquoi on ne donne pas à Toulépleu, maintenant les 6 km de voiries qui sont donnés ailleurs quand il y a des travaux de bitumage. Ce sont eux qui estiment que comme Kah Zion, maire n’est pas RHDP et qu’il ne faut pas bitumer les rues de Toulépleu sous son mandat, qui, en réalité, n’aiment pas Toulépleu et ses habitants. Ce sont ceux qui croient qu’il faut attendre qu’Eric Ouloto soit maire pour qu’après les rues de Toulépleu soient bitumées qui, à notre avis, n’aiment pas Toulépleu. Parce qu’à ce rythme, on risque de ne pas avoir de bitume dans les rues de Toulépleu, parce que le grand frère de Anne Ouloto ne sera jamais maire de Toulépleu.
Il nous revient aussi que vous avez pris récemment un arrêté interdisant le remblayage des bas-fonds dans la ville de Toulepleu et aussi pour suspendre les lotissements ? Qu’en est-il ?
L’Etat, qui est propriétaire de toutes les terres et surtout le grand concepteur de l’urbanisation, a proposé un plan pour l’urbanisation de Toulépleu et a porté à la connaissance du public, comme prélude à la validation du Plan d’urbanisme Directeur (PUD), qui nous a été remis. Et donc, le public doit apporter les corrections et toutes les propositions. Ce Plan directeur doit donner le nouveau plan de Toulépleu un véritable plan d’extension de la ville. Un plan de Toulépleu, qui va au-delà de l’an 3000.
La ville doit évoluer et c’est l’État qui dit comment bâtir Toulépleu selon les orientations du PUD. Donc beaucoup de choses vont bouger et plusieurs infrastructures sont susceptibles de bouger encore… Donc c’est un mouvement général qui va s’opérer au niveau de Toulépleu. Et c’est l’État, à travers le ministère du Plan et le ministère de la Construction, qui décide cela.
Ce plan-là a été ramené brut et on a demandé à la population de Toulépleu, les femmes, les jeunes, toute l’administration, tous ceux qui ont des propositions, de les faire. Faire un tel travail nécessite de tout stopper. On ne peut pas être en train de faire des propositions pendant que des gens font des lotissements et des remblayages sur les bas-fonds alors que cela pourrait ne pas être cohérent avec le projet final.
Nous avons tenu une réunion à ma demande et convoquée à la Préfecture, à l’issue de laquelle, une enquête a été lancée depuis le 18 février et qui devrait prendre fin le 17 mars. A l’issue de cette enquête, nous aurons deux à trois mois pour intégrer toutes les propositions qui ont été faites, afin de porter toutes nos observations à l’organe chargé de la rédaction du PUD. Pendant que ce travail se fait, on arrête tout (remblais et lotissements). Mais, ironie du sort, c’est en arrêtant tout qu’on découvre que des gens avaient même déjà fait dans des bas-fonds, des lotissements, ce qui n’est pas normal. Donc, à quelque chose, malheur est bien.
Cette situation et l’arrêté d’interdiction des travaux de lotissements et de remblayage permettent donc d’identifier toutes les pratiques hors-la-loi. Parce que, quand on arrive aujourd’hui à Toulépleu, il nous faut trouver un espace commercial, il nous faut trouver même une zone industrielle. Parce qu’avec le bitume qui arrive, beaucoup de choses arriveront. Il nous faut penser à un cimetière municipal un peu plus développé et digne même de ce nom. Il nous faut penser même à un lycée professionnel, à un lycée de jeunes filles, etc. Nous aussi, nous avons nos propositions à faire. On aura les propositions de la population, les villages ont été déjà sensibilisés en son temps. Tous les villages qui sont concernés savent qu’il y a un nouveau Plan d’urbanisme direct qui arrive. Les espaces du territoire rural qui seront pris par le nouveau Plan d’urbanisation feront l’objet d’enquête de commodo et incommodo et les propriétaires identifiés seront dédommagés. Donc, voilà un peu cette situation qui entraîne vraiment des grincements de dents à Toulépleu. On n’a pas dit qu’il n’y aura plus de lotissements, qu’il n’y aura plus de remblayages. C’est une suspension et c’est juste pour trois à quatre mois.
Source, Le Nouveau Réveil – Mardi 03 Mars 2026 – N°7055
Tu peux aimer
-
Tiapoum : la Chaire UNESCO remet le Plan stratégique de développement, cap sur 2030
-
Zagregbeu : la SOCEADAHS répond à une demande des populations
-
Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles
-
3ᵉ RÉUNION STATUTAIRE À TAÏ : DE NOUVELLES PERSPECTIVES POUR LE DÉVELOPPEMENT DU CAVALLY
-
Man : Synergie d’actions entre le ministre Vagondo, le député de Man commune et le Maire de Man
-
Bouaké / Vente de boissons énergisantes aux mineurs : la répression annoncée
Société
Tiapoum : la Chaire UNESCO remet le Plan stratégique de développement, cap sur 2030
Published
8 heures agoon
5 octobre 2026By
journaliste
Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.
Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.
La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.
Un diagnostic pour définir les priorités
Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.
Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.
Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.
Quatre grandes orientations pour 2030
Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.
Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.
Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.
Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.
Une feuille de route pour la commune
À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.
Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.
La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».
Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.
Natacha kouakou
Société
Zagregbeu : la SOCEADAHS répond à une demande des populations
Published
8 heures agoon
5 octobre 2026By
journaliste
À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.
Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.
À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.
« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.
Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.
Une demande qui trouve une réponse
Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.
La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.
« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.
Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.
Un accompagnement lié à la filière cacao
Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.
Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.
À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.
Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.
Natacha kouakou
Société
Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles
Published
19 heures agoon
4 octobre 2026
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).
Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.
Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.
Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.
C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.
L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.
» Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.
Par Kevin Bakou
Tiapoum : la Chaire UNESCO remet le Plan stratégique de développement, cap sur 2030
Zagregbeu : la SOCEADAHS répond à une demande des populations
Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles
Dr Augustin Thiam dévoile enfin sa biographie
Man / Le chef de gare d’UTB-AH , annonce que le tarif des transports reste inchangé.
Côte-d’Ivoire : LES GRANDS DÉTOURNEMENTS DE FONDS OUBLIÉS…
A la découverte d’une horlogerie made in Côte d’Ivoire, Monsieur Adiko le concepteur
Retour des exilés politique (cadres foi) en Côte d’Ivoire L’ambiance à l’aéroport Félix Houphouet Boigny
Enseignement technique et professionnel le ministre expose les debouches
Actualité
-
Société2 semaines agoSassandra : les autorités renforcent la lutte contre l’orpaillage illégal
-
Economie4 jours agoYamoussoukro : la Fédération café-cacao propose son « remède » aux difficultés des producteurs
-
Culture4 semaines agoDuékoué : le chef central Dan contesté par les ressortissants de Danané et de Zouan-hounien
-
Education4 semaines agoAbidjan : Vibrant hommage au directeur régional de l’enseignement technique de Duékoué
-
Société1 semaine agoSassandra : les artisans célèbrent la 2e édition de la Journée du couturier
-
Economie3 semaines agoCôte d’ivoire : Crise du café-cacao / le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre
-
Société3 semaines agoDuékoué : Un espace en or au coeur du quartier Kokoma pour les loisirs, tourismes et autres cérémonies festives
-
Economie3 semaines agoCACAO : PRÈS D’UN MILLION DE PRODUCTEURS MENACENT DE TOUT BLOQUER APRÈS LE 16 SEPTEMBRE

