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Société

Côte d’Ivoire : Bouaké lance l’étude de faisabilité de sa future zone logistique et industrielle

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Bouaké franchit une étape importante dans son ambition de devenir un pôle économique stratégique en Afrique de l’Ouest. Le lancement officiel de l’étude de faisabilité du projet de Zone Logistique et Industrielle de Bouaké (ZLIB) s’est tenu ce vendredi 8 mai 2026 dans la salle polyvalente de l’Hôtel de Ville, en présence de plusieurs autorités administratives, politiques et acteurs du secteur logistique.

Cette cérémonie marque le démarrage concret d’un projet structurant porté par le gouvernement ivoirien dans le cadre de sa politique de décentralisation économique et de développement territorial.

Parmi les personnalités présentes figuraient le Secrétaire général de Préfecture représentant le Préfet de région, Vanié Bi Jean François, le 3e adjoint au maire de Bouaké, Silué Pégabila, des élus locaux, des représentants du Bureau National d’Études Techniques et de Développement (BNETD) ainsi que plusieurs opérateurs de la chaîne logistique ivoirienne. Le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, était représenté par son Directeur adjoint de cabinet, Abdoulaye Alliagui, chargé de lire son allocution officielle.

Dans son message, le ministre a souligné que ce projet s’inscrit dans la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, visant à faire de chaque région du pays un véritable moteur de croissance économique.

« Bouaké, deuxième ville de Côte d’Ivoire, carrefour historique entre le nord et le sud, l’ouest et l’est, a une vocation naturelle à devenir un hub logistique majeur de l’Afrique de l’Ouest », a-t-il indiqué.

Le gouvernement ivoirien a officiellement adopté le projet à travers le décret N°2025-130 du 26 février 2025, déclarant d’utilité publique un site d’environ 550 hectares situé à proximité de l’échangeur de Sakassou, sur l’autoroute du Nord.

Selon les autorités, la future Zone Logistique et Industrielle de Bouaké poursuivra trois objectifs stratégiques : désengorger le Port autonome d’Abidjan et fluidifier les chaînes d’approvisionnement nationales, rapprocher les unités de production des grands bassins agricoles du centre, du nord et de l’ouest du pays, puis favoriser la création massive d’emplois durables pour les jeunes.

Bouaké dispose en effet de nombreux atouts pour accueillir une telle infrastructure. Située au croisement des corridors Abidjan-Ouagadougou et Abidjan-Bamako, la ville bénéficie d’une position géographique stratégique, renforcée par la présence du chemin de fer, de l’autoroute du Nord et de son aéroport international. À cela s’ajoute un important potentiel humain grâce à l’université, aux grandes écoles et aux centres de formation professionnelle implantés dans la région.

L’étude de faisabilité confiée au BNETD s’étendra sur une période de dix mois. Elle portera notamment sur les aspects techniques, économiques, environnementaux et sociaux du projet. Les experts devront définir la structuration de la zone, identifier les activités prioritaires, proposer un mode de gestion adapté, évaluer les coûts d’investissement et élaborer un plan d’indemnisation des populations impactées.

Quatre villages sont concernés par le projet : Pinikro, Bendèkouassikro, Akanzakro et N’Dakro. Les autorités ont assuré que les propriétaires terriens affectés bénéficieront d’un plan d’actions de réinstallation et d’indemnisation conforme aux procédures en vigueur.

Le projet de ZLIB s’inscrit par ailleurs dans une stratégie nationale plus large de modernisation logistique. Il figure dans le Plan National de Développement 2026-2030 ainsi que dans le Plan National de la Logistique 2026-2040, dont le coût global est estimé à 9 800 milliards de francs CFA.

Après Yamoussoukro, qui prévoit une plateforme logistique multifonctionnelle à Kokrenou-Ouest, et avant Adzopé, Bouaké devient ainsi l’un des principaux maillons de la nouvelle politique logistique ivoirienne destinée à renforcer la compétitivité économique du pays et son positionnement sous-régional.

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Société

Bouaké/ Akawa: le chef de village contre-attaque et brandit des preuves d’un complot.

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Après la sortie médiatique de N’Guessan Kouamé Francis, président de la Mutuelle de développement d’Akawa-Mahounou (MUDAM), dans laquelle il nie toute implication dans une supposée procédure de destitution du chef du village d’Akawa, localité située dans le Canton N’Dranouan de Bouaké,Nanan Moungoh II, chef dudit village est monté au créneau pour situer, selon lui, les responsabilités.

Lors d’un point de presse tenu à son domicile le mardi 12 mai 2026, en présence de sa notabilité, le chef du village a dénoncé ce qu’il qualifie de manœuvres orchestrées contre sa personne. Il accuse directement le président de la mutuelle d’être à l’origine des pressions et menaces qu’il dit subir quotidiennement.

À cette occasion, Nanan Moungoh II a affirmé que les déclarations de N’Guessan Kouamé Francis sont mensongères, soutenant disposer de preuves de son implication dans cette affaire:« J’ai en ma possession une assignation en justice introduite par N’Guessan Kouamé Francis, qui a saisi un huissier afin d’engager une procédure visant à me démettre de mes fonctions. Une lettre a également été déposée au nom de la mutuelle, avec le soutien d’une centaine de personnes. Aujourd’hui, prétendre ne rien savoir de cette affaire est totalement faux. Il est celui qui contribue à me discréditer auprès de la jeunesse du village. On m’accuse notamment de lotissements irréguliers, d’orpaillage illégal et de plusieurs autres faits », a-t-il déclaré.

Poursuivant son intervention, le chef du village estime que les difficultés qu’il traverse seraient motivées par des intérêts liés aux attributs royaux hérités de la reine Abla Pokou, dont son village serait dépositaire:« Toutes les manigances dont je suis victime aujourd’hui s’expliquent par la volonté de certaines personnes de s’emparer de mon trône afin de détourner les attributs de royauté de la reine Abla Pokou que conserve notre village. Plusieurs tentatives ont déjà été menées, sans succès. Aujourd’hui, ils utilisent la mutuelle comme instrument pour tenter de me destituer », a-t-il dénoncé.

Face à cette situation, Nanan Moungoh II a lancé un appel aux autorités administratives afin qu’elles interviennent rapidement pour éviter une escalade des tensions:« J’invite les autorités compétentes à se saisir de ce dossier avant qu’il n’y ait des débordements. Je ne saurais être tenu pour responsable de ce qui pourrait advenir si cette situation perdure », a-t-il averti.

Le chef du village s’est également indigné de la diffusion, sur les antennes de Bouaké FM, d’un communiqué annonçant sa destitution :« Nous étions assis ici lorsque nous avons entendu, lors d’une émission en langue vernaculaire sur Bouaké FM, que je ne suis plus le chef du village d’Akawa. Cette annonce a renforcé les rumeurs et semé la panique au sein de la population. Je tiens donc à rassurer mes administrés : cette information est fausse et je demeure bel et bien le chef du village », a-t-il conclu.

Prince Koffi

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Société

Bouaké / Plus de 1 500 commerçants formés par la Commission de la concurrence aux bonnes pratiques commerciales

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La salle polyvalente de l’hôtel de ville de Bouaké a accueilli, le mardi 12 mai 2026, un atelier de formation sur le droit de la concurrence à l’intention des membres de la Fédération nationale des acteurs du commerce de Côte d’Ivoire (FENAC-CI).Initiée par la Commission de la concurrence, cette session vise à renforcer les capacités des acteurs du commerce sur les règles qui encadrent l’activité commerciale, les risques liés à la concurrence déloyale ainsi que les mécanismes de recours mis à leur disposition pour dénoncer les pratiques abusives.

Prévue sur deux jours, cette formation comprend une phase théorique suivie d’une journée pratique. Elle a enregistré la participation de plus de 1 500 commerçants, en présence de plusieurs autorités politiques, administratives et coutumières. Le thème retenu pour cette rencontre est : « Le droit de la concurrence et la régulation du marché ». Au-delà du renforcement des connaissances des commerçants, cette initiative vise également à mieux faire connaître les missions et objectifs de la Commission de la concurrence.

À cette occasion, le vice-président de la Commission de la concurrence, N’Guessan Kouadio Gaspard Jean-Michel, a rappelé l’importance stratégique de cette institution:« Le Président de la République, Alassane Ouattara, dans sa volonté de soutenir efficacement le développement économique de la Côte d’Ivoire, a mis en place plusieurs instruments, notamment la Commission de la concurrence, qui joue le rôle de régulateur du marché économique. Elle veille au bon fonctionnement de l’activité commerciale et s’assure de la promotion de pratiques saines en Côte d’Ivoire », a-t-il expliqué.

Il a ensuite insisté sur l’importance particulière de cette formation pour les commerçants de Bouaké:« Bouaké est la deuxième ville économique de la Côte d’Ivoire, avec une forte tradition commerciale. Nous sommes ici pour faire en sorte que cette pratique se fasse dans un cadre sain. La Côte d’Ivoire a besoin d’acteurs économiques qui maîtrisent les lois, les règlements et savent utiliser les instruments juridiques à leur disposition. Nous avons donc formé les commerçants sur plusieurs thématiques, notamment l’identification des pratiques anticoncurrentielles nuisibles à la rentabilité des entreprises, la distinction des actes de concurrence déloyale ainsi que les modalités de saisine de la Commission de la concurrence en cas de violation des droits des opérateurs économiques. Il est essentiel que les commerçants maîtrisent les règles qui régissent l’activité commerciale dans l’espace UEMOA. Le droit de la concurrence demeure le garant d’un marché où règnent mérite et innovation », a-t-il souligné.

Pour sa part, le président régional de la FENAC-CI, Doumbia Soumaïla, initiateur de cette formation, s’est réjoui de l’engouement suscité par cet atelier:« Les acteurs du commerce évoluent souvent sans véritable maîtrise des mécanismes de protection qui existent, ni des instruments mis en place pour réguler le secteur. C’est pourquoi nous avons sollicité cette formation afin que les commerçants puissent mieux s’approprier les règles de la concurrence. Au terme de cet atelier, ils disposeront désormais des connaissances nécessaires sur les voies de recours et comprendront mieux les dispositions qui encadrent le secteur commercial pour lutter efficacement contre la concurrence déloyale », a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs invité les participants à signaler toutes les pratiques irrégulières observées sur le terrain« J’invite les commerçants à dénoncer tous les cas de concurrence déloyale constatés, notamment dans les marchés », a-t-il exhorté.

Représentant le ministre des Transports et maire de Bouaké, Silué Pégabila, 3e adjoint au maire, a salué la tenue de cette formation dans la capitale du Gbêkê:« Bouaké est une ville à forte vocation commerciale. Il est donc indispensable que nos commerçants maîtrisent les règles qui encadrent leurs activités. Cette formation permettra d’assainir les pratiques commerciales et de garantir une concurrence saine. La mairie de Bouaké reste disposée à accompagner de telles initiatives », a-t-il assuré.

Prince Koffi

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Société

Coin du bonheur: Joël N’Goran et Rose Kouadio unis pour la vie à la mairie de Zoukougbeu

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Le samedi 25 avril 2026 restera à jamais gravé dans la mémoire de Joël N’Goran, Assistant des Productions Végétales et Animales, option Agriculture (MPVA), en service à la Direction départementale de l’Agriculture de Zoukougbeu, et de Rose Kouadio Adjoua, couturière de profession. Ce jour mémorable a marqué leur union officielle à la salle des fêtes de la mairie de Zoukougbeu, en présence des autorités administratives, des chefs traditionnels, des parents, des collègues, des amis et de nombreuses connaissances venues de plusieurs localités du pays pour partager ce moment de bonheur.

Dans une ambiance conviviale, fraternelle et chaleureuse, cette cérémonie de mariage a connu une mobilisation exceptionnelle. Prévue pour 10 heures, la cérémonie avait déjà attiré une foule impressionnante dès 7 heures du matin. La salle des fêtes de la mairie était bondée d’invités qui, dans la joie et l’allégresse, chantaient et dansaient en attendant l’arrivée des mariés.

C’est sous des applaudissements nourris que Joël N’Goran et sa ravissante épouse Rose Kouadio Adjoua ont fait leur entrée, accompagnés de leurs familles respectives et de plusieurs personnalités. Le cérémonial, conduit par l’officier d’état civil, a duré environ une trentaine de minutes. Entre l’échange des consentements et la signature du registre de mariage, l’émotion était perceptible sur tous les visages.

Après le traditionnel “Oui”, le cortège nuptial a pris la direction de l’Église CMA de Zoukougbeu, où le marié est membre d’une prestigieuse chorale. Les prestations musicales de cette dernière ont émerveillé les nombreux invités. Assis ou debout, chacun se laissait entraîner par les chants et les sonorités dans une ambiance festive et spirituelle.

Le pasteur surintendant du district CMA de Zoukougbeu, Kouamé N’Goran Eugène, a procédé à l’échange des alliances avant de prononcer la bénédiction nuptiale du couple.

La célébration s’est poursuivie dans une atmosphère de réjouissance à l’espace de l’antenne RTI, où parents, amis et connaissances ont partagé un moment de communion autour des nouveaux mariés.

Originaires de Tiébissou et issus du même village, Joël N’Goran et Rose Kouadio Adjoua, après huit années de vie commune, ont décidé d’officialiser leur amour en quittant définitivement le cercle des célibataires.

Par Grâce Cavally

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