Daloa, 5 juillet 2026 – Le Dr Ban Yié Kessé Pierre, docteur en philosophie, a été officiellement intronisé chef central de la communauté Dan à Daloa, dimanche 5 juillet 2026, au cours d’une cérémonie organisée au Centre culturel de Daloa. Il entame ainsi un mandat de cinq ans (2025-2030), placé sous le signe de l’unité, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.
La cérémonie a enregistré la présence de plusieurs autorités administratives, politiques et coutumières, ainsi que de nombreux ressortissants de la communauté Dan. Elle était placée sous le haut patronage du Vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, représenté par Albert Mabri Toikeusse, ministre-conseiller du Président de la République et président du Conseil régional du Tonkpi, qui a procédé à l’installation officielle du nouveau chef central.
Dans son allocution, le Dr Ban Yié Kessé Pierre a exprimé sa gratitude aux membres de la communauté Dan pour la confiance placée en lui. Il a placé son mandat sous le signe du rassemblement, de l’écoute et du dialogue avec toutes les composantes de la société.
« Le vivre-ensemble, l’unité et la cohésion sont les valeurs qui doivent guider notre action. Nous devons faire de notre diversité une force pour construire ensemble une région plus solidaire », a-t-il déclaré.
Le nouveau chef central a également salué l’hospitalité des populations de Daloa et du Haut-Sassandra, soulignant que toutes les communautés doivent œuvrer ensemble au développement de la région et de la Côte d’Ivoire.
Au titre des priorités de son mandat, le Dr Ban Yié Kessé Pierre a annoncé une démarche de proximité visant à renforcer l’unité de la communauté Dan. Il prévoit notamment de parcourir plusieurs localités, dont Bédiala, Gonaté et Gadouan, ainsi que d’autres zones du Haut-Sassandra, afin de favoriser une plus grande mobilisation autour de la chefferie centrale.
Intervenant au nom du haut patron de la cérémonie, Albert Mabri Toikeusse a félicité le nouveau chef central et invité les populations à demeurer des acteurs de paix et de cohésion.
« Nous leur avons demandé d’être des porteurs de paix, des instruments de cohésion nationale, d’entretenir la fraternité entre eux et avec les autres communautés », a-t-il indiqué.
Selon lui, l’installation du chef central Dan constitue une opportunité pour renforcer les liens entre les communautés et contribuer à la stabilité du Haut-Sassandra et de l’Ouest ivoirien. Il a salué la mobilisation des chefs traditionnels autochtones, allochtones et allogènes, estimant que cette rencontre constitue un symbole fort de fraternité.
Albert Mabri Toikeusse a par ailleurs rappelé les actions de développement engagées par le Président de la République, Alassane Ouattara, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Il a appelé les populations à préserver la paix, condition essentielle à la poursuite des efforts de développement.
Pour sa part, Mamadou Touré, président du Conseil régional du Haut-Sassandra, a salué l’engagement de la communauté Dan en faveur de la paix et de la cohésion sociale. Il a exprimé sa reconnaissance pour les valeurs de solidarité portées par cette communauté et encouragé le nouveau chef central dans l’accomplissement de sa mission.
La cérémonie, marquée par la présence des chefs traditionnels et des représentants des différentes communautés, s’est achevée dans une ambiance fraternelle. Les participants ont réaffirmé leur engagement à accompagner le Dr Ban Yié Kessé Pierre dans sa mission de rassemblement, de promotion de la paix et de développement à Daloa et dans le Haut-Sassandra.
Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.
Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.
Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.
Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.
En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »
Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.
Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias. Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel. L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités. Le financement, un levier de transformation Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ? Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition. Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité. Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités. Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences. « Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso. Produire de l’or sans sacrifier l’environnement Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine. Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures. Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources. À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.
La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.
Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.
À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.
La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.
Le SYNAP-CI prépare la mobilisation
Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.
Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.
Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.
Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.
Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.
À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.