Le message des journalistes correspondants de Côte d’Ivoire est sans ambiguïté. En renouvelant massivement leur confiance au président de l’Union nationale des journalistes correspondants de Côte d’Ivoire (UNAJCOP-CI), les membres ont choisi la continuité. Mais derrière ce plébiscite se dessine surtout une exigence : faire mieux et donner un nouvel élan à l’organisation.
Réélu à la tête de l’UNAJCOP-CI, le président refuse de réduire cette confiance à une simple victoire électorale. Il y voit plutôt une lourde responsabilité et une invitation à poursuivre le travail engagé.
« Ce plébiscite m’encourage à continuer ce chemin, qui n’est pas du tout facile », a-t-il reconnu, avant de remercier ses consœurs et confrères pour la confiance placée en lui.
Cette reconduction intervient dans un contexte où le métier de journaliste correspondant connaît de profondes mutations. Transformation numérique, montée en puissance des réseaux sociaux, développement de l’intelligence artificielle et nouvelles exigences professionnelles imposent désormais aux acteurs de la presse de se réinventer.
Conscient de ces enjeux, le président reconduit entend placer la formation au cœur de son nouveau mandat. Il annonce notamment le renforcement des capacités des correspondants à travers des sessions consacrées aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, avec une attention particulière portée à l’intelligence artificielle.
Pour l’UNAJCOP-CI, l’enjeu est donc de ne pas subir les mutations du secteur, mais de permettre à ses membres de mieux les maîtriser.
Présent comme invité spécial à cette assemblée générale, Amadou Bamba a interprété le plébiscite comme une reconnaissance du travail accompli. « Pour quelqu’un qui a été plébiscité, cela veut dire que le travail effectué est excellent », a-t-il estimé.
Mais le soutien de l’invité spécial s’accompagne d’un appel à l’action. Il invite le président reconduit à redoubler d’efforts, à renforcer la cohésion entre les membres et surtout à accroître le rayonnement de l’UNAJCOP-CI sur la scène nationale.
Pour Amadou Bamba, la prochaine étape est claire : faire de l’organisation une référence parmi les structures professionnelles du secteur des médias et de la communication en Côte d’Ivoire.
Il a également renouvelé son engagement à accompagner l’organisation. « Je me considère moi-même comme un membre de l’UNAJCOP-CI », a-t-il affirmé, promettant de continuer à apporter son soutien aux initiatives de l’organisation.
L’assemblée générale a par ailleurs marqué un tournant dans la gouvernance de l’UNAJCOP-CI. Les membres ont adopté à l’unanimité la suppression de la limitation à deux mandats. Désormais, le président sortant pourra se représenter à chaque échéance, s’il le souhaite.
Cette réforme, qui ouvre la possibilité d’une reconduction sans limitation du nombre de mandats, confère également une responsabilité accrue à l’équipe dirigeante. La confiance accordée devra désormais se traduire par des résultats tangibles.
Et le calendrier de l’UNAJCOP-CI ne manque pas de rendez-vous. Dès demain, l’organisation sera à Bouaké pour la 5e édition de « Plume d’Or Ivoire », une initiative destinée à récompenser les meilleurs journalistes correspondants du pays.
Placée sous le thème « Journalisme et stabilité nationale : les correspondants de presse, sentinelles de la paix et de la cohésion sociale », cette édition entend rappeler le rôle stratégique des correspondants dans la construction d’une information de proximité responsable et dans la préservation de la cohésion sociale.
Au-delà du plébiscite, le nouveau mandat s’annonce donc comme celui des défis. Formation, modernisation, cohésion interne, professionnalisation et rayonnement national : le président reconduit dispose désormais d’une nouvelle carte en main. À lui de transformer la confiance des journalistes correspondants en résultats et de faire de l’UNAJCOP-CI une organisation encore plus forte et incontournable dans le paysage médiatique ivoirien.