Du 18 juillet au 29 août 2026, Aka N’Guessankro, dans la sous-préfecture de Pakouabo, a vibré au rythme de la deuxième édition d’Aka Issanklô Fêh. Plusieurs semaines d’activités sportives et socioculturelles qui se sont achevées le samedi 29 août sur une note de satisfaction, avec notamment la clôture du tournoi de football.
Football, handball, concours culinaire, concours de beauté, théâtre, sketchs et concours de génie ont animé ces vacances scolaires. Au total, six équipes ont pris part au tournoi de football, dont la finale a opposé deux formations. L’équipe en vert s’est finalement imposée 3 buts à 0 face à l’équipe en rouge.
Au-delà du caractère festif, cette deuxième édition avait un objectif précis : occuper sainement la jeunesse pendant les vacances, favoriser les retrouvailles et renforcer la cohésion entre les filles et fils d’Aka N’Guessankro.
Pour Zéré Konan Asukodo, président de la jeunesse, cette mobilisation marque une nouvelle étape dans l’organisation de la jeunesse du village. Élu le 22 mars 2025, il rappelle que la localité avait connu cinq années sans activités de jeunesse de cette ampleur.
« Cela fait cinq ans que notre village n’a pas connu de telles activités », souligne-t-il.
La relance d’Aka Issanklô Fêh répond donc à une volonté de créer une dynamique durable.
« Nous avons voulu égayer nos vacances, mais surtout réunir les filles et les fils de notre village autour d’un idéal. Le combat est unique : c’est le développement de notre village », explique le président de la jeunesse.
L’éducation et l’insertion parmi les priorités
Après le succès de cette deuxième édition, Zéré Konan Asukodo entend désormais mettre l’accent sur plusieurs priorités, notamment l’éducation, la formation et l’insertion professionnelle des jeunes.
La sensibilisation au retour à l’école et l’accompagnement des élèves et étudiants figurent parmi les actions envisagées.
« Une jeunesse sans éducation est une jeunesse qui va à la perdition », affirme-t-il.
Le président de la jeunesse souhaite également encourager les jeunes à saisir les opportunités de formation et d’insertion professionnelle et à participer davantage aux actions de développement du village.
La chefferie encourage la dynamique
Cette vision bénéficie du soutien de la notabilité et de la chefferie traditionnelle.
Koffi Kouakou Joseph, secrétaire de la chefferie, estime que les activités ont permis de révéler une jeunesse plus dynamique et organisée.
« Nous ressentons une jeunesse dynamique, capable de contribuer au développement du village », affirme-t-il.
Il appelle toutefois les jeunes à se détourner des comportements susceptibles de compromettre leur avenir, notamment la consommation de drogue.
Un parrain satisfait
Parrain de cette deuxième édition, Kouadio Koffi Guy, Directeur général de GKS Immobilier, s’est dit satisfait du déroulement des festivités.
Pour lui, les vacances doivent être à la fois un moment de repos et une occasion de réflexion.
« Les vacances sont certes un temps de repos, mais en même temps un temps de réflexion », souligne-t-il.
Il salue également le climat de paix et de respect qui a entouré les activités et se dit disposé à accompagner la jeunesse dans cette nouvelle dynamique.
Maintenir l’élan
Avec cette deuxième édition réussie, le président de la jeunesse veut désormais inscrire Aka Issanklô Fêh dans la durée. L’enjeu sera de consolider les acquis et de multiplier les initiatives en faveur de la jeunesse.
Sport, culture, éducation et insertion devraient ainsi continuer à occuper une place importante dans cette nouvelle orientation.
À Aka N’Guessankro, la réussite de cette deuxième édition apparaît donc comme un point de départ. Pour Zéré Konan Asukodo, le prochain défi est désormais de transformer cette mobilisation de vacances en une dynamique permanente au service d’une jeunesse unie, responsable et engagée dans le développement du village.
À l’espace Épi d’or sis à la place publique de Duékoué, lONG veuve heureuse a offert, dans la matinée du vendredi 16 octobre 2026, 33 kits scolaires aux élèves de la capitale de la région du Guémon.
En cet endroit chic, 33 élèves du primaire, du secondaire public et privé de Duékoué ont reçu des kits scolaires composés de cahiers, stylos, crayons et d’instruments géométriques de haute qualité des mains de Mme Kouamé Carine, responsable de l’ONG veuve heureuse et ses collaboratrices.
« Notre objectif dans les prochaines éditions, est de toucher toutes les couches socio-professionnelles de la région du Guémon. Notre objectif étant de partager, nous invitons les partenaires à nous accompagner davantage afin de nous permettre de donner le sourire aux uns et aux autres », a plaidé la présidente Kouamé Carine.
Créée en 2019, lONG veuve heureuse fait son bonhomme de chemin, pour soutenir les populations vulnérables en Côte d’Ivoire et dans le monde.
Encadré : Des remerciements à l’égard de la direction de l’Épi d’or Duékoué
Au terme de la conférence de presse marquant la fin de cette activité humanitaire, Mme Kouamé Carine, présidente de l’ONG veuve heureuse a remercié ses partenaires sur ce projet, notamment la direction générale de l’entreprise Épi d’or de Duékoué.
Afin de contribuer à l’amélioration des politiques de défense et de sécurité en Afrique de l’Ouest, le département d’histoire de l’Université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké en collaboration avec le laboratoire d’analyses et de recherches sur les sociétés et civilisations (LARSOC)organise, du 28 au 30 octobre 2026, un colloque international consacré aux enjeux sécuritaires dans la sous-région.
L’annonce de ce cet évènement a eu lieu, le jeudi 15 octobre 2026 lors d’une conférence de presse organisée par les membres du comité d’organisation. Cette rencontre scientifique, qui est à sa première édition se tiendra au campus 2 de l’institution universitaire, et entend réunir des enseignants-chercheurs, des doctorants, des experts et des professionnels des forces de défense et de sécurité autour de réflexions susceptibles de contribuer au développement et à la stabilité des États. Face aux défis sécuritaires auxquels sont confrontés plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, l’Université Alassane Ouattara entend apporter sa contribution à la recherche de solutions durables. Placé sous le thème « La défense et la sécurité en Afrique de l’Ouest », ce colloque vise notamment à analyser les politiques sécuritaires mises en œuvre dans la sous-région, à identifier leurs limites et à proposer des pistes d’amélioration adaptées aux réalités du terrain. L’objectif est de faire de la sécurité non pas un frein, mais un véritable levier du développement économique et social.
Selon le docteur Traoré Siaka, enseignant-chercheur au département d’histoire et président du comité d’organisation, cette initiative répond à la nécessité de rapprocher les réflexions universitaires des réalités vécues par les acteurs de la sécurité. « La sécurité est l’un des piliers du développement », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de mettre les résultats de la recherche scientifique au service des pouvoirs publics afin de contribuer à une meilleure orientation des politiques sécuritaires.
L’une des principales particularités de cette rencontre réside dans la participation des professionnels des forces de défense et de sécurité aux côtés des universitaires. Pour cette première édition, des experts de la gendarmerie nationale, de la police nationale et des forces armées de Côte d’Ivoire sont attendus pour animer des panels et échanger avec les chercheurs. Cette démarche vise à favoriser un dialogue entre les connaissances scientifiques et les expériences opérationnelles, dans l’optique d’une meilleure compréhension des problématiques sécuritaires. Il s’agira également de confronter les doctrines et les pratiques professionnelles aux analyses des chercheurs, afin de dégager des recommandations susceptibles d’améliorer les réponses apportées aux différentes menaces. Au total, 90 communications ont été retenues à l’issue d’un processus de sélection ayant porté sur plus de 150 propositions. Elles seront présentées par des enseignants-chercheurs, des doctorants et des experts de la défense et de la sécurité, issus de Côte d’Ivoire, de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, ainsi que d’Europe et du Canada. Les travaux s’articuleront autour de cinq axes principaux : la gouvernance, la défense et la sécurité en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest face aux crises du XXIe siècle ; les crises sécuritaires et la recomposition des espaces socio-économiques ; les réponses non militaires et le développement sécuritaire ; les expériences antiques et médiévales en dialogue avec les défis sécuritaires ouest-africains contemporains ; ainsi que les conséquences socio-économiques et humanitaires des crises sécuritaires en Afrique de l’Ouest.
De son côté, Dr Elisabeth Yao, maître assistant au dépassement d’histoire, a lancé un appel aux autorités locales afin de les soutenir dans l’organisation de ce grand rendez-vous scientifique. Elle a remercié les coordonnateurs du colloque dont l’honorable Paul Dakuyo, Député de Bouaké commune et le Sénateur Traoré Bamoudien pour leur soutien.
Le Cabinet de recherche en philosophie et en haute spiritualité (CRPHS) a officiellement ouvert ses portes le samedi 10 octobre 2026, au quartier Nicla de Guiglo. Cette nouvelle structure ambitionne de rapprocher la philosophie et la spiritualité afin de contribuer à l’épanouissement intellectuel et spirituel des populations.
La commune de Guiglo enrichit son paysage intellectuel et spirituel avec l’ouverture du Cabinet de recherche en philosophie et en haute spiritualité (CRPHS). Initiée par Gogbé Simon, qui en assure également la direction, cette structure entend offrir aux populations un cadre de réflexion, d’apprentissage et de ressourcement philosophique et spirituel. La cérémonie inaugurale s’est déroulée au quartier Nicla, en présence de plusieurs personnalités, notamment le sixième adjoint au maire de Guiglo, Ouattara Do Mamadou, et le pasteur Droh Alain. À travers cette initiative, le fondateur du cabinet entend sortir la philosophie du cadre strictement scolaire pour la rendre accessible à un public plus large. Pour lui, la réflexion philosophique et la quête spirituelle constituent deux dimensions complémentaires du développement humain. « Il y a longtemps que la philosophie est restée cloîtrée dans les classes. Je veux la faire sortir des salles de classe. Au-delà, l’âme a besoin d’être nourrie spirituellement », a expliqué Gogbé Simon, soulignant ainsi la vision qui sous-tend la création de cette structure. Le CRPHS se veut donc un espace ouvert aux personnes désireuses d’approfondir leurs connaissances philosophiques et spirituelles, tout en développant leur capacité de réflexion sur les questions existentielles et sociales. Un outil au service du développement de Guiglo Présent à cette cérémonie, le sixième adjoint au maire de Guiglo, Ouattara Do Mamadou, a exprimé sa satisfaction quant à l’implantation de cette nouvelle structure dans la commune. Il a notamment insisté sur l’importance de la formation intellectuelle et spirituelle dans la construction d’une société harmonieuse. « L’ouverture de ce cabinet vient opportunément nous rappeler une vérité fondamentale : il n’y a pas de développement matériel durable sans un développement spirituel et intellectuel solide. Nos populations ont besoin de philosophie et de spiritualité pour vivre en harmonie avec elles-mêmes et dans la société », a-t-il soutenu. L’élu municipal a également invité les populations, toutes générations confondues, à fréquenter ce cabinet afin de tirer profit des enseignements et des réflexions qui y seront proposés. La cérémonie a été marquée par une prière de bénédiction prononcée par le pasteur Droh Alain, avant l’ouverture officielle des locaux. Avec la mise en place du CRPHS, son initiateur nourrit l’ambition de faire de Guiglo un espace où la réflexion philosophique et la quête spirituelle contribuent davantage à la formation de citoyens éclairés et à la promotion du vivre-ensemble. Tino De Béthanie