Le siège social de la société coopérative Raniculture COOP-CA est fixé à Duékoué, plus précisément au Quartier Carrefour, à 50 M de la CRS 7. Une information rendue publique par le PCA Gonsan Adama, à l’occasion de la traditionnelle réunion organisée dans la capitale du Guémon, dans la matinée du samedi 29 août 2026.
Focus sur les 7 points à l’ordre du jour
Six (6) points étaient à l’ordre du jour. Ce sont entre autres : I- La lecture et adoption du procès verbal de la réunion précédente, II- Les informations, III- La présentation du siège de la Raniculture COOP-CA, IV- Le programme d’activités 2026-2027: A- Sensibilisation, B- Dénombrement, C- Création de comité de suivi et évaluation, D- Commercialisation V- La redynamisation du conseil d’administration VI- Divers
Les grandes décisions de la rencontre des raniculteurs
Dans une atmosphère empreinte de démocratie, les différents points de la rencontre retenus par acclamation par les participants venus de divers horizons de la Côte d’Ivoire, ont été débattus.
Ainsi, outre la fixation du siège social de la Raniculture COOP-CA au Quartier Carrefour ou Quartier Diahi Bernard de Duékoué, l’assemblée a validé le programme d’activités 2026-2027 du conseil d’administration.
Lequel s’articulera autour du dénombrement des éleveurs de grenouilles de Côte d’Ivoire, au terme d’une vaste opération de sensibilisation de masse et de proximité sur le bien-fondé de l’élevage et la commercialisation des grenouilles, dans un contexte mondial de crise alimentaire. Lesquelles initiatives faciliteront la création de comités de suivi et évaluation des activités-terrains, en vue de mieux planifier la commercialisation des grenouilles sur les marchés.
Par ailleurs, la redynamisation du conseil d’administration a été une aubaine pour le PCA Gonsan Adama et ses collaborateurs, de coopter de nouveaux membres, soucieux de dynamiser davantage la société coopérative simplifiée Raniculture COOP-CA.
Enfin dans les divers, le conseil d’administration a été félicité par l’assemblée pour le travail savamment abattu depuis 2022.
Auparavant, une structure spécialisée dans la production des aliments bio des grenouilles a fait un exposé de synthèse qui a épaté les raniculteurs de Côte d’Ivoire.
Vers un partenariat durable Raniculture COOP-CA/chercheurs ivoiriens, pour une autonomie en aliments bio des grenouilles
Un exposé de synthèse a été fait par la collaboratrice de la Dr N’Gbesso Nadège, Maître de recherches en microbiologie et sécurité sanitaire des aliments au centre de recherches océanologiques dont les études portent sur les vertus de la mouche soldat noir qui produisent des larves à partir de déchets organiques.
Ainsi, capables de produire de milliers de larves prisées par les grenouilles, Dr N’Gbesso Nadège et plusieurs chercheurs entendent nouer un partenariat avec les raniculteurs de Côte d’Ivoire, pour produire les aliments bio des grenouilles de façon durable.
Le partenariat en vue pourrait porter sur les achats de larves des mouches soldats noirs par les raniculteurs et/ou les renforcements des capacités intrinsèques opérationnelles de ces éleveurs, en vue de leur autonomie dans la production des aliments des grenouilles en quantité et en qualité, dans un contexte de flambée des prix des aliments importés au plan national.
La Raniculture COOP-CA, une structure bien implantée en Côte d’Ivoire
Revendiquant plus de 4000 membres depuis sa création en 2022, la raniculture ou le projet d’élevage et de commercialisation des grenouilles en vue de favoriser l’auto-suffisance alimentaire et résorber le chômage, compte 26 coordinations sur le plan national en Côte d’Ivoire, reparties du nord au sud, en passant par l’ouest, l’est et le centre.
LE SERVICE COMMUNICATION DE LA RANICULTURE COOP-CA
Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.
Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.
Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.
Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.
En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »
Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.
Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias. Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel. L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités. Le financement, un levier de transformation Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ? Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition. Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité. Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités. Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences. « Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso. Produire de l’or sans sacrifier l’environnement Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine. Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures. Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources. À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.
La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.
Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.
À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.
La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.
Le SYNAP-CI prépare la mobilisation
Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.
Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.
Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.
Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.
Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.
À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.