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Édito

Affaire Jésus baoulé en Côte d’Ivoire, « l’essentiel est ailleurs »

L’ESSENTIEL EST AILLEURS…, affaire interpellation du Jésus Baoulé, le journaliste Emmanuel de Kouassi y fait des réflexions.,

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N’guessan Kouamé Joachim alias « Jésus de Patmos » ou encore « le Jésus baoulé » et certainement « Jésus paquinou » (eh!!!! mes parents là hein) qui prétend être la réincarnation de Jésus-Christ sur terre a été interpellé le jeudi 31 mars 2022 à Abidjan, sous dénonciation d’un collectif de pasteurs ivoiriens(eux-mêmes on doit voir clair dans leur collectif là aussi).


Il a été auditionné au commissariat du 16e arrondissement, à la sureté puis à la police judiciaire avant d’être écroué à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).
Voici l’événement qui alimente depuis quelques jours tous les débats et qui fait le tour du plus gros village de notre planète: les réseaux sociaux. Commentaires, interrogations, interprétations, indignations, suppositions, analyses, observations…on assiste depuis quelques jours à tout. On entend tout aussi. Chacun abordant le sujet avec son style et son tempérament.


M.N’guessan Kouamé Joachim dit que c’est lui l’incarnation de Jésus. Il n’a pas encore dit que c’est lui Dieu. Et même s’il disait que c’était lui Dieu? Notre problème est où? Chacun pouvait croire ou ne pas croire. Dans tous les cas, la relation avec Dieu est personnelle. Croire ou ne pas croire. Tout dépend de chacun et de ce qu’il pense de Dieu.
Me concernant, j’allais lui répondre que « tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute ». En plus, je prends souvent plaisir à dire que le jour Dieu reviendra dans sa forme humaine, beaucoup de lieux de culte allaient mettre la clé sous le paillasson. Car, et c’est même peu de dire que nous avons une peur ou la crainte d’un Dieu justement parcequ’on ne le voit pas et on ne peut pas le toucher.


Ce qui me gêne dans l’histoire de mon frère « Jésus baoulé » et qui nécessite selon moi qu’il soit entendu pour clarifications, c’est quand il prétend avoir un droit de vie et mort sur ses fidèles.
Voici justement ce qu’il dit à une de ses fidèles dans une vidéo encore visible sur la toile : « toi là, c’est par ma volonté que tu vis. À tout moment je peux t’arracher la vie… » et patati patatras.


Je trouve ces propos très graves. C’est quel Jésus méchant ça?
Mbon, « Le Jésus baoulé  » est entre les mains de la justice. Il s’en sortira sans véritables problèmes puisque c’est quand-même lui, le fils de l’Homme. Cette histoire finira comme elle a commencé, aussi dans l’humour parce que nous, ivoiriens, avons ce talent de noyer dans l’humour toute situation quelle que soit sa nature.
Pour mettre fin à cette fine et modeste contribution, je me permets de rappeler à toute fin utile que nous attendons toujours des réponses claires et concrètes à des sujets aussi importants et essentiels et qui touchent la vie de milliers d’ivoiriens. Il s’agit entre autres:
-La suite(judiciaire) des audits diligentés dans nos sociétés publiques. Audits oui. Et après?
-Les conclusions des états généraux de l’éducation nationale et de l’alphabétisation. Les chiffres des grossesses en milieux scolaires sont alarmants et le niveau de nos enfants reste à désirer.


-Nous sommes sans vice-président de la République depuis le lundi 13 juillet 2020, date de l’annonce officielle de la démission du 1er et 1er vice-président de notre pays SEM Daniel Kablan Duncan.
Juste un rappel et pour dire que l’essentiel se trouve vraiment ailleurs et sans prétention aucune de me moquer de notre « Jésus baoulé » qui reste après tout mon frère baoulé. Kiakiakia

Excellent week-end à toutes et à tous. Dieu n’est pas « gaou » hein.

Emmanuel de Kouassi

Édito

Côte d’Ivoire / Politique : Le rapprochement entre le PDCI-RDA et le RHDP affaiblira-t-il l’opposition ?

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La présence distinguée d’une très forte délégation du RHDP conduite par le ministre-gouverneur Cissé Bacongo à la Maison du parti le jeudi dernier, pour participer aux 80 ans de cette formation de droite, semble marquer tout nettement le début d’un rapprochement stratégique entre ces deux formations ivoiriennes de droite pourtant diamétralement opposées lors de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, au sujet du 3e mandat du Président ADO. Un rapprochement qui pourrait affaiblir l’opposition politique.

La présence du RHDP, marque d’une main tendue vers le PDCI-RDA

Nous y sommes enfin. Après la pluie politique avec ses corollaires de conteststions, d’arrestations, d’intimidations, de morts, de procès, de kiyes, de dénonciations et de tapages médiatiques entre ces deux formations opposées hier, le beau temps semble prendre ses droits.

Car le jeudi dernier, sous les dehors d’une simple présence pour représenter le Président ADO semble se cacher la ferme volonté du RHDP d’ouvrir le bal des manoeuvres souterraines devant aboutir à des dialogues de type B to B avec le PDCI-RDA, pour décrisper l’atmosphère dans l’arène politique.

Vers le retour de THIAM et la libération de tous les prisonniers politiques

À la Rue le Pic tout comme à la Maison du Parti, les plus optimistes s’exultent déjà, avec la ferme conviction que toutes les lignes bougeront très vite bientôt. Les jours à venir pourraient être mis à profit par les cadres des deux formations engagés dans les négociations futures, pour souffrir de réminiscence et se conter mutuellement les réalités du Golf Hôtel dans la commune de Cocody, de fin octobre 2010 au 11 avril 2011.

Quoi de plus normal pour chaque acteur politique de regarder son prochain en face, droit dans les yeux, avec une âme très pacifique, pour poser et traiter par la suite toutes les questions qui fâchent entre TiThi et son aîné ADO, notamment la situation des prisonniers politiques et la levée de l’épée stratégique et invisible de Damoclès juridique qui contraint THIAM en exil comme Soro.

Vers le retour du PDCI-RDA au Gouvernement ?

Ce rapprochement qui est vu par les politologues comme « un espoir pour le régime RHDP de corroborer le climat de paix et de cohésion sociale, gage de stabilité puis de confiance des partenaires au développement », pourrait à terme, se matérialiser par un remaniement ministériel.

Car à dire juste, difficile a été pour ADO et le RDR d’accéder au pouvoir sans les appuis du PDCI-RDA, l’une des formations politiques les mieux implantées sous l’ère Gbagbo, après le FPI.

Vers une fragilisation de l’opposition politique ?

Cette future alliance pourrait porter un coup très dur à l’opposition politique ivoirienne dont plusieurs leaders se sont aggripés au PDCI-RDA depuis le retour de THIAM, pour exister ou tenter de redynamiser leurs bases. Mais, le PPA-CI de Laurent Gbagbo, tout comme le FPI d’AFFI N’guessan resteront-il de marbre devant de telles manoeuvres susceptibles de dérouler le Tapis Rouge à l’horizon, au frangin de l’Autre ?

Il y a un temps pour toute chose :

  • Un temps pour la guerre,
  • Un temps pour la paix.

Mais le PDCI-RDA étant fondamentalement bâti sur l’idéologie de la droite tout comme le RHDP, THIAM et le PDCI-RDA pourraient saisir cette main tendue d’ADO et le RHDP, pour développer ensemble la Côte d’Ivoire dans un climat de stabilité et de paix. Car après près d’une décennie de crises diverses, les Ivoiriens auront-ils aussi enfin le mérite de vivre des moments de tranquilité pour mieux panser leurs plaies que chaque crise politique rend béante davantage.

Ouncado PIERROT

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Côte d’Ivoire / Billet retour sur les 80 ans du PDCI-RDA : Le sermon lucide de l’honorable Yasmina Ouégnin

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Ce douzième (12e) numéro de votre rubrique satirique « billet retour » est entièrement consacré à la quintescence du message délivré par l’honorable Yasmina Ouégnin lors des 80 ans du PDCI-RDA, en Côte d’Ivoire.

En effet, dans son allocution, l’honorable Yasmina Ouégnin est excédée par la quête du matériel, des postes et du moi très vains au sein de son parti. D’où sa prise de parole pour prêcher un message qui a sonné chez chaque cadre et militant du PDCI-RDA comme un appel à un engagement militant très sincère, dans la perspective de repositionner le parti fondé par feu Félix Houphouët-Boigny en pôle position, dans la reconquête du pouvoir d’État en Côte d’Ivoire, en arrachant le pouvoir palier par palier.

Car bien que tout ce qui arrive au PDCI-RDA provienne d’une part du coup d’État de 1999, d’autre part, les agissements des uns et des autres n’ont de cessent que de creuser aussi l’abcès, davantage.

Ainsi, pour éviter qu’un autre coup dur ne puisse emporter définitivement le parti de THIAM dans le gouffre, l’heure est donc à un éveil de conscience collectif. Ce, à travers :

  • Une gouvernance limpide dénuée de toutes clanisations civile, consanguine, opportuniste et ethnique,
  • La resurrection de l’arbre à palabres,
  • La prise de distance raisonnable vis-à-vis des Tôghôgninis,
  • La création des conditionnalités idoines pour une synergie d’actions inclusives et participatives,
  • Le meurtre en chaque militant et cadre, de l’égo et de la belliquescence,
  • Le militantisme empreint de grande foi militante.

Car passées les euphories des festivités avec en prime des prises de vue devant l’éléphant pour paraître très élégant, la bataille qui convient désormais est de ressembler à ce symbole du parti dont les forces humainement reconnues sont entre autres :

  • Une mémoire très fertile,
  • La défense de la meute,
  • L’amour pour l’autre,
  • La patience,
  • La puissance,
  • La résilience,
  • La gratitude,
  • La fidélité,
  • L’humilité, en fédérant toutes les compétences autour de lui.

Car c’est nul doute à ce prix que le rêve du renouveau PDCI-RDA très conquérant pourrait être vivant, réel, réaliste et réalisable.

Ouncado PIERROT

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[Tonkpi : Billet retour sur Le développement de Danané] Le choix intriguant de l’honorable Guillaume Gbato

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Ce septième numéro de votre rubrique satirique » Billet retour » est consacré au développement de la circonscription de Danané, dans la région du Tonkpi. Une volonté inspirante très affichée par l’honorable Guillaume Gbato et qui suscite d’ailleurs des interrogations, vu que Toulepleu, la ville natale de sa marraine peine à s’inscrire dans le concert des villes désenclavées dans le Cavally, localité du District autonome des Montagnes… Quel paradoxe?

Le paradoxe est là, très palpable : abandonner sa ville natale pour développer et/ou envisager développer une autre ville qui, déjà, présente pourtant un visage très reluisant, avec des associations de jeunes et de femmes régulièrement puis des infrastructures diverses financées par le jeune maire Khalifa, qui a pu effacer toutes les traces de Cissé et du Dr Ouat.

Les maux qui plombent la ville natale de la troisième haute figure politique de la Côte d’Ivoire sous ADO « goudron », dans son élan de développement sont entre autres :

  • Son exemption des financements du Conseil régional du Cavally dirigé par sa PROPRE FILLE ANNE LAMIZANA OULOTO,
  • Le manque de bâtiment administratif pour le Préfet du Département de Toulepleu, contraint de travailler dans un conteneur,
  • La maigre moisson pour Toulepleu lors du développement des infrastructures routières, contrairement à Guiglo, Man et Bangolo : seulement un kilomètre de bitume. Une déclaration qui a provoqué une onde de choc généralisée tant chez les élus que chez les populations…

Si la charité a été inhumée dans le Cavally, pourra-t-elle être ressuscitée à Danané?

Ouncado PIERROT

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