Deux camps rivaux à la présidence de la communauté musulmane du Burkina Faso se sont opposés ce samedi matin à la Grande mosquée de Ouagadougou où un nouveau président devait être installé.
Les échauffourées entre les deux camps ont entrainé des arrestations par les forces de l’ordre qui ont du faire usage de gaz lacrymogènes pour disperser les différents protagonistes.
Depuis plusieurs mois, deux camps s’opposent la tête de la communauté, notamment celui du président sortant Rasmane Sana, et du nouveau Omar Kouanda.
Ce samedi, le nouveau président devait être installé lors d’une cérémonie qui a été empêchée par les partisans de Rasmane Sana, entraînant des affrontements, malgré le carême en cours.
Les autorités à travers le Ministre de l’administration territoriale, a donné sa caution à Omar Koanda pour diriger la communauté
Des concertations sont actuellement en cours pour une issue pacifique de cette crise qui ne fait pas honneur aux fidèles musulmans, surtout en période hautement symbolique du mois de Ramadan.
La participation de la Côte d’Ivoire au FITA 2026 aura été marquée par la présence remarquée de Widad Daouda, Directrice générale de 2A Immobilier Services. L’entrepreneure ivoirienne a porté haut les ambitions du secteur immobilier national lors de cette importante rencontre économique africaine tenue les 28 et 29 avril 2026 à Tunis.
Réunissant chefs d’État, investisseurs, institutions financières et opérateurs économiques autour du thème « Chaînes de valeur africaines : Développer des leviers stratégiques pour la transformation du continent », le FITA s’est imposé comme une plateforme stratégique pour les acteurs africains en quête de partenariats et d’opportunités d’affaires.
Dans ce contexte, 2A Immobilier Services a su tirer son épingle du jeu. Le stand de l’entreprise ivoirienne a enregistré une forte affluence, attirant aussi bien des diplomates que des investisseurs et visiteurs intéressés par les projets immobiliers développés en Côte d’Ivoire.
Pour Widad Daouda, cette participation allait bien au-delà d’une simple exposition commerciale. Il s’agissait surtout de présenter le potentiel du marché ivoirien et de renforcer les liens avec des partenaires africains et internationaux susceptibles d’accompagner la croissance de l’entreprise.
Les différents panels, rencontres B2B et ateliers stratégiques ont également permis à la dirigeante de défendre une vision moderne de l’immobilier africain, considéré désormais comme un moteur essentiel de développement économique et d’intégration régionale.
Grâce à cette présence active au FITA 2026, 2A Immobilier Services consolide son positionnement parmi les entreprises ivoiriennes qui comptent dans la dynamique économique continentale. Une visibilité qui renforce également l’image d’une Côte d’Ivoire entreprenante, portée par des leaders capables de rivaliser sur les grandes scènes africaines.
Portée par cette dynamique, Widad Daouda poursuivra son agenda continental avec sa participation annoncée à la 12e édition du Forum Afrique d’Investissement et du Commerce (AFIC 12), prévue les 9 et 10 mai à Alger.
Des représentants des centrales syndicales et des points focaux locaux de M’Batto prennent part , du 4 au 6 mai 2026 à Yamoussoukro, à un atelier de renforcement des capacités consacré à la syndicalisation des travailleurs agricoles et aux outils de communication. Cette session de formation réunit des responsables syndicaux issus de différentes centrales, des membres des comités intersyndicaux, ainsi que des points focaux locaux engagés dans la lutte contre le travail des enfants dans les zones de production de cacao.
L’objectif général de cet atelier est de renforcer les capacités des représentants des centrales syndicales et des points focaux locaux en matière de syndicalisation des travailleurs agricoles et de communication. De façon spécifique, il vise à favoriser la compréhension de la syndicalisation comme outil d’émancipation collective, à améliorer les stratégies d’organisation dans le secteur du cacao, à renforcer la maîtrise des principes et droits fondamentaux au travail, notamment ceux liés à la lutte contre le travail des enfants et à la sécurité et santé au travail, ainsi qu’à doter les participants d’outils pratiques de sensibilisation et de mobilisation. Les travaux permettront également d’élaborer des feuilles de route syndicales et des agendas opérationnels pour des actions concrètes sur le terrain.
À l’ouverture des travaux, Kamadié Adama, chargé d’études au secrétariat technique de la plateforme de partenariat public privé ( pppp) du Conseil du Café-cacao a salué une initiative « essentielle pour structurer davantage les travailleurs agricoles », mettant en avant le rôle stratégique de la formation dans l’amélioration des conditions de vie des producteurs et la protection des enfants.
Prenant la parole au nom des organisations syndicales, Kombo Marie Jeanne, représentante de l’UGTCI, a exhorté les participants à tirer pleinement profit de cette session. Elle a insisté sur la nécessité de s’approprier les outils de syndicalisation afin de mieux défendre les droits des travailleurs agricoles et d’assurer un relais efficace des connaissances sur le terrain.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet ACCEL Africa mis en œuvre avec l’appui de l’Organisation internationale du Travail, en partenariat avec les acteurs nationaux. Elle intervient dans un contexte où la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, poursuit ses efforts pour éliminer le travail des enfants.
La filière cacao représente environ 15 % du produit intérieur brut et fait vivre plus de cinq millions de personnes. Toutefois, elle reste confrontée à des défis structurels, notamment la pauvreté des producteurs, l’accès limité aux services sociaux de base et certaines pratiques socio-culturelles persistantes.
C’est à juste titre que Kattia Paredes Moreno, spécialiste principale des activités des travailleurs à l’OIT, de son côté, a souligné que la syndicalisation constitue un levier majeur pour lutter contre le travail des enfants. Elle a rappelé que l’organisation des travailleurs permet non seulement d’améliorer leurs revenus et leurs conditions de travail, mais aussi de réduire le recours à la main-d’œuvre infantile dans les exploitations agricoles.
Malgré une baisse du taux de travail des enfants, passé de 31 % en 2016 à 22 % en 2021, les enjeux demeurent importants. Les autorités et leurs partenaires misent ainsi sur des approches innovantes, dont le renforcement de la syndicalisation, pour s’attaquer aux causes profondes du phénomène.
À travers cette formation, les organisations syndicales entendent jouer pleinement leur rôle dans la promotion du travail décent, la défense des droits des travailleurs agricoles et la lutte durable contre le travail des enfants en Côte d’Ivoire.
Depuis le 1ᵉʳ décembre 2025, une dizaine de dirigeants de médias venus de Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Congo participent à Brazzaville à une formation organisée par Canal France International (CFI) sur les « Modèles éditoriaux et économiques des médias ».
Dans un contexte marqué par l’essor des médias numériques et les difficultés économiques persistantes du secteur, l’objectif est clair : aider les responsables de presse à bâtir des entreprises plus solides et rentables. À l’ouverture, Hortense Tollu, représentante de CFI, a rappelé l’engagement de l’agence à accompagner les médias africains vers plus de professionnalisation et d’efficacité.
Pendant cinq jours, les participants suivent un programme alliant stratégie d’entreprise, diagnostic éditorial et commercial, et construction de modèles économiques adaptés. La formation est animée par le Dr David Youant, journaliste, enseignant-chercheur et expert reconnu du management des médias.
Au terme de cette formation, les participants ont unanimement exprimé leur satisfaction quant à la qualité des différents modules abordés au cours de la formation.
Pour Jean Areguema, chef de chaîne de la radio Sahel Gotel au Cameroun, cette formation tombe à point nommé.
« Je ne savais pas ce qu’était une stratégie média. Aujourd’hui, je sais planifier, diagnostiquer et identifier des sources de revenus alternatives. C’est une opportunité capitale pour la gestion des médias qui me sont confiés. »
De son côté, Marina Kouakou, promotrice d’influencemag.ci en Côte d’Ivoire, repart avec une vision renforcée du management des rédactions
« On apprend l’importance de la stratégie éditoriale et commerciale. Le manager doit maîtriser les ressources humaines, financières et relationnelles. Il faut aussi un modèle économique diversifié pour assurer la survie de nos entreprises. » Elle ajoute un souhait : « Un accompagnement financier futur, même minimal, nous aiderait à mieux appliquer cette formation. »
Avec cet atelier, CFI confirme son rôle clé dans l’appui au développement des médias africains, à l’heure où la transition numérique impose de nouveaux défis aux entreprises de presse.