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Société

Intronisation du 9ème chef de Kahankro/Le mémorialiste Frédéric Tanoh-Niangoin fait une communication inédite sur l’histoire de ce village.

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Le week-end dernier, l’attention de tout le département de Toumodi etait focalisée sur l’intronisation du 9ème chef du village de Kahankro. C’est pourquoi, le samedi 25 février, la grande place publique dudit village a enregistré la mobilisation spontanée des fils et filles du village, de la diaspora, des habitants des contrées voisines avec à leur tête les officiels conduits par N’Dri Kouadio Pierre Narcisse fils et cadre de Toumodi représentant pour la circonstance le haut patron de l’événement en l’occurrence le président du Sénat ivoirien Ahoussou Kouadio Jeannot. Parmi ces officiels venus relever le niveau de cette manifestation se trouvait Frédéric Tanoh-Niangoin Expert Consultant en Gestion des Conflits et Paix. Il faut dire que les grands centres d’intérêt qui ont meublé cette importante cérémonie ont été les suivants: de prime abord l’intervention du préfet hors grade N’Guessan Kouakou Germain, préfet du département de Toumodi et préfet de région qui en tant qu’autorite de tutelle a rappelé les dispositions de la loi N° 2014-422 du 14 juillet 2014 portant statuts des rois et chefs traditionnels et a développé le contenu de la feuille de route d’un chef de village tel que présenté dans l’article 9 de ladite loi. Ensuite l’on a eu droit à la présentation des atouts et potentialités du village de Kahankro par le président du comité scientifique par ailleurs président de la mutuelle de Kahankro qui a mentionné entre autres que  » village au passé glorieux, Kahankro anciennement poumon économique de Toumodi grâce à l’implantation en 1960 des Ateliers De Kahankro (ADK), entité industrielle multidimensionnelle de transformation de bois en tout genre fondée par monsieur Oka Niangoin digne fils à la fois de Toumodikro et de Kahankro. Ses forêts, ses savanes, ses montagnes, son sous-sol, sa position géographique, son accès facile et surtout sa proximité aussi bien avec le centre urbain du chef lieu de département et de la région qu’avec Yamoussoukro lui offrent d’énormes potentialités de développement, notamment économiques, culturelles et touristiques etc….. » Tertio, la biographie du nouveau chef a retenu l’attention de l’assemblée:  » N’Goran Yao était capitaine des forces armées de Côte d’Ivoire aujourd’hui Nanan Gaza II a fait valoir ses droits à la retraite depuis 2008. Il a fait toute sa carrière dans l’armée de l’air à la base aérienne de Bouake. Marié et père de 9 enfants et ayant à son actif 14 petits enfants, Nanan Gaza II est le premier intellectuel chef de village à Kahankro. » Après quoi, l’auditoire a suivi religieusement la communication sur l’historique de Kahankro fait par Frédéric Tanoh-Niangoin habituellement connu comme Expert Consultant en Gestion des Conflits et Paix et qui s’est révélé comme un mémorialiste avéré. Voici en substance l’essentiel de son adresse:  » La narration de ces faits tels qu’ils résultent des traditions orales transmises de génération en génération et rapportées dans les travaux scientifiques et rapports de missions d’anthropologues, d’ethnologues, d’administrateurs coloniaux et chercheurs à partir de 1893 date de la colonisation de la Côte d’Ivoire nous fait savoir que Kahankro figure au nombre des 10 villages Sahafoue (SAA) du Grand Toumodi qui comprend bien entendu le département de Djekanou. Selon les anthropologues, historiens et chercheurs dont Salverte-Marmier et Vernau déjà cités, la tribu Sahafoue (SAA) à laquelle appartient le village de Kahankro est la plus ancienne dans la chronologie des installations du peuple baoulé dans la contrée.

Il faut souligner que le recueil des traditions orales indique que le territoire occupé par les Sahafoue à cette époque s’étendait jusqu’à l’emplacement de Kroukroukro (aux portes de Yamoussoukro) et Lomo au nord et celui de Singrobo au sud et que même si la découverte de l’or de Kokumboka a vu la création de nombreux villages Sahafoue, la prospection de l’or chez les Sahafoue était antérieure à la découverte des gîtes de Kokumboka. Retenons que Kahankro est le seul village de la tribu Sahafoue (SAA) situé dans la commune de Toumodi et qu’il est le plus gros et le plus peuplé des villages des départements de Toumodi et Djekanou. Pour finir, sachez que la population de Kahankro est réellement estimée à un peu plus de 5000 habitants. » Si l’honorable Kramoh représentant le parrain le ministre Amédée Koffi Kouakou s’est félicité de l’organisation réussie de cette intronisation, N’Dri Kouadio Narcisse parlant pour le compte du haut patron le président du Sénat Ahoussou Jeannot a encouragé les uns et les autres à cultiver la concorde et le vivre ensemble tels que prônés par le président de la République Alassane Ouattara.

Allassane Digbeu

Société

Tiapoum : la Chaire UNESCO remet le Plan stratégique de développement, cap sur 2030

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Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.

La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.

Un diagnostic pour définir les priorités

Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.

Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.

Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.

Quatre grandes orientations pour 2030

Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.

Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.

Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.

Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.

Une feuille de route pour la commune

À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.

Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.

La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».

Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.

Natacha kouakou

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Société

Zagregbeu : la SOCEADAHS répond à une demande des populations

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À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.

Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.

À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.

« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.

Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.

Une demande qui trouve une réponse

Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.

La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.

« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.

Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.

Un accompagnement lié à la filière cacao

Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.

Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.

À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.

Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.

Natacha kouakou

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Société

Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles

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Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).

Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.

Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.

Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.

C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.

L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.

 » Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.

Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Par Kevin Bakou

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