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Côte d’Ivoire : L’Ambassadeur Aly Touré reçu par le patron du Comité Consultatif International du Coton

Coopération dans le domaine du coton

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En mission à Washington DC (USA) en vue d’échanger avec le secteur Privé Américain dans le cadre des activités de l’organisation Internationale du Cacao (Icco), SEM Aly Touré, Président du Conseil de l’ICCO, a été reçu en audience le Mercredi 08 Septembre 2021 par le Directeur Exécutif de l’Icac, Kai Hughes.

Cette rencontre été l’occasion pour son SEM Aly Touré de remercier le Directeur Exécutif de l’organisation pour l’audience accordée et indiqué être venu remercier les états membres pour avoir bien voulu organiser la 77ème session plénière de l’ICAC qui s’est tenue du 02 au 08 Décembre 2018 à Abidjan et leur transmettre par la même occasion la gratitude du Gouvernement et du peuple de Côte D’Ivoire. Les deux parties ont longuement échangé sur la durabilité de l’économie cotonnière d’une part, et d’autre part de l’amélioration des conditions de vie de ses producteurs.

Par ailleurs, Il a été question du rôle de leader que joue la Cote d’Ivoire en ce qui concerne ce produit de base. Le numéro un du Comité Consultatif International du Coton a informé la délégation Ivoirienne des initiatives prises depuis quatre ans pour l’amélioration de la gouvernance de l’organisation. Il en a profité pour demander à la Cote d’Ivoire de bien vouloir approcher au nom de l’Organisation les pays tels le Bénin, le Mali, le Tchad, le Ghana, le Sénégal, et le Burkina Faso en vue d’une unité d’actions pour le bonheur des producteurs africains de coton. Dans la même dynamique, le Directeur Exécutif de l’ICAC a informé la Côte d’Ivoire d’un projet relatif au rendement de la culture de coton en Afrique.

La délégation Ivoirienne a manifesté le souhait d’abriter une antenne régionale du réseau global de la Recherche cotonnière ainsi qu’un institut de Recherche du coton pour l’Afrique de l’Ouest. Aussi, la question de la redynamisation de la chaine de valeur du Textile en Afrique et en Côte d’Ivoire en particulier a été abordée. Des contacts de haut niveau ont été pris par la délégation Ivoirienne avec des investisseurs Bangladesh (Bangladesh Garment Manufacturers and Exporters Association) qui ont manifesté le désir d’investir dans ce secteur en Côte d’Ivoire. L’ordre du jour de la prochaine session plénière de l’ICAC du 6 au 9 Décembre 2021 ainsi que le plan d’action stratégique de l’Organisation ont été passés en revue et la délégation Ivoirienne s’est dite satisfaite du travail accompli et des progrès réalisés. Kai Hughes a informé la délégation de Cote d’Ivoire de sa volonté de recruter un expert en Coton en vue de coordonner les activités de l’ICAC en Afrique de l’Ouest. Enfin, eu égard à la convergence des points de vue entre le Directeur Exécutif et la délégation Ivoirienne, il a été convenu d’explorer la possibilité d’une visite de haut niveau du Directeur Exécutif à Abidjan en vue d’échanger avec les autorités Ivoiriennes. Rappelons que Le Comité Consultatif International du Coton (ICAC) a été créé, à Washington, en septembre 1939, en vue d’encourager la coopération dans le domaine du coton, en servant de centre d’échange pour les informations techniques relatives à la production, la consommation, le commerce et les stocks de coton.

L’Ambassadeur Aly Touré était accompagné pour la circonstance par SEM Mamadou Haidara, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Côte d’D’Ivoire aux Etats-Unis d’Amérique.

F.H

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Yamoussoukro : la Fédération café-cacao propose son « remède » aux difficultés des producteurs

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Face aux difficultés persistantes qui affectent les producteurs de café et de cacao en Côte d’Ivoire, une nouvelle organisation entend apporter sa contribution au débat et proposer des solutions techniques à la filière. La Fédération café-cacao, dénommée FEDECAFECACAO, a officiellement présenté ses ambitions, mercredi 30 septembre 2026, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro.

La cérémonie de présentation officielle a réuni des acteurs de la filière, des organisations professionnelles et des producteurs autour des enjeux liés à l’amélioration des conditions de vie et de travail dans le monde agricole.

À l’ouverture de la rencontre, le président du SYNAVICI a situé le cadre des échanges, avant de céder la parole à Amani Gervais, président de la FEDECAFECACAO, pour présenter le contexte de création, les objectifs et les missions de cette nouvelle faîtière.

Selon ses initiateurs, la FEDECAFECACAO se veut un cadre fédérateur regroupant des producteurs, des organisations agricoles, des syndicats et d’autres acteurs intéressés par le développement de la filière café-cacao. Elle ne se présente pas comme un syndicat et affirme ne pas avoir vocation à se substituer au Conseil du Café-Cacao, aux exportateurs ou aux autres organes existants.

« La FEDECAFECACAO ne vient pas se substituer au Conseil du Café-Cacao. Elle ne vient pas se substituer aux exportateurs ni aux organes actuels. Nous apportons un support aux producteurs pour canaliser leurs propositions et faire des propositions objectives aux autorités », a expliqué Amani Gervais.

Pour le président de la nouvelle fédération, l’enjeu est notamment de renforcer la représentation des producteurs et de mettre davantage d’expertise technique au service de la filière. Il estime que la multiplicité des organisations et des prises de parole contribue parfois à brouiller la voix des producteurs.

La FEDECAFECACAO entend ainsi défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres, favoriser le dialogue avec les pouvoirs publics et les institutions compétentes, contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des producteurs, mais également renforcer les capacités des organisations professionnelles.

Amani Gervais a particulièrement insisté sur la nécessité de professionnaliser davantage la filière. Il déplore que certains acteurs puissent entrer et sortir du secteur au gré des campagnes, sans véritable spécialisation.

« Il faut professionnaliser notre filière de telle sorte qu’un producteur soit un producteur, qu’une coopérative soit une coopérative », a-t-il soutenu.

La nouvelle organisation veut également s’attaquer à la question de la qualité. Pour Amani Gervais, la Côte d’Ivoire ne doit plus uniquement mettre en avant son statut de premier producteur mondial de cacao en termes de volume, mais travailler à faire reconnaître la qualité de son produit sur les marchés internationaux.

La fédération ambitionne ainsi de contribuer à la mise en place d’une labellisation d’origine et de qualité du café et du cacao ivoiriens, afin de permettre aux producteurs de bénéficier davantage de la valeur créée sur les marchés.

« Il faut qu’on arrive à créer une labellisation d’origine Côte d’Ivoire de qualité qui nous permette, sur les marchés du café et du cacao, d’avoir des primes », a expliqué le président de la FEDECAFECACAO.

L’organisation entend également miser sur la formation, l’information et les nouvelles technologies pour rapprocher les producteurs des informations sur les marchés et des opportunités économiques. Pour ses responsables, le producteur installé dans sa plantation doit pouvoir accéder aux informations susceptibles de l’aider à mieux comprendre l’évolution des marchés et à prendre de meilleures décisions.

Autre ambition affichée : contribuer aux réflexions sur les politiques publiques relatives aux filières café et cacao et mettre à la disposition des autorités une expertise technique fondée sur l’expérience du terrain.

Amani Gervais, qui affirme être producteur de café-cacao depuis 1990, estime que la connaissance pratique de la filière constitue un atout pour porter les préoccupations du monde paysan.

La FEDECAFECACAO entend également promouvoir l’unité et la solidarité entre les organisations membres, la transparence dans la gestion, la démocratie interne, l’équité entre les organisations ainsi que le respect des règles statutaires.

Selon son président, la nouvelle fédération revendique déjà une base de 10 000 producteurs et souhaite élargir progressivement son adhésion à l’ensemble des acteurs du monde café-cacao.

Au cours de la cérémonie, plusieurs préoccupations liées à la gestion des ressources de la filière ont également été évoquées. Des participants ont notamment plaidé pour davantage de transparence et demandé que des vérifications soient effectuées sur certaines pratiques dénoncées dans le secteur.

La FEDECAFECACAO se présente donc comme une nouvelle force de proposition qui veut contribuer à « retourner la situation » du monde paysan, selon l’expression de son président, en mettant davantage l’accent sur la rentabilité, la qualité, la professionnalisation et l’accès à l’information.

Pour ses promoteurs, le véritable défi consiste désormais à faire en sorte que la richesse générée par les plantations profite davantage à ceux qui la produisent et contribue à améliorer durablement leurs conditions de vie.

Christ Kemondé

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Grève du cacao : « On se connaît entre nous », Koné Moussa répond à ceux qui parlent au nom des producteurs

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La tournée nationale du Syndicat national agricole pour le progrès de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) s’est poursuivie à Biankouman. Vendredi 25 septembre 2026, le président du syndicat, Koné Moussa, a rencontré les producteurs de cacao pour échanger sur leurs conditions de production et de commercialisation, dans un contexte marqué par la grève annoncée dans la filière.

Au cours de cette rencontre, plusieurs planteurs ont fait part de leurs difficultés, notamment liées au niveau du prix du cacao fixé à 1 200 francs CFA le kilogramme.

Guy Jérôme, planteur à Biankouman-Village, a évoqué son expérience de commercialisation. Il affirme avoir vendu l’année précédente jusqu’à 500 kilos de cacao à 2 800 francs CFA le kilogramme, avant que le prix ne soit, selon lui, revu à la baisse.

« Quand le prix est fixé, il est fixé. On ne peut pas aller de l’avant et ensuite le diminuer », a-t-il déploré, expliquant avoir déjà engagé des dépenses pour payer les travailleurs de sa plantation.

De son côté, Soumahoro Goné Jean-Pierre a insisté sur les charges liées à la production. « Tu vas aller au champ, tu vas faire appel aux contractuels pour nettoyer. Tu vas les payer. Tu vas acheter les produits pour traiter le cacao, tu vas les payer », a-t-il expliqué, estimant que les 1 200 francs CFA ne permettent pas de couvrir suffisamment les dépenses engagées.

« On se connaît entre nous »

Prenant la parole, Koné Moussa a dénoncé ce qu’il présente comme des prises de parole au nom des producteurs par des personnes qui, selon lui, ne vivent pas directement les réalités des plantations.

« Tous ceux qui se mettent dans la peau des planteurs pour parler en leur nom n’ont pas un seul pied de cacaoyer. Certains n’ont même pas un demi-hectare et ils parlent au nom des producteurs. On se connaît entre nous », a-t-il lancé.

Le président du SYNAP-CI a appelé les producteurs à rester mobilisés autour de leurs revendications et à ne pas se laisser détourner de leurs objectifs.

« Ne vous laissez pas distraire par les brebis égarées, n’ayez pas peur », a-t-il martelé.

Le prix de 1 200 FCFA toujours contesté

Au-delà de cette mise au point, Koné Moussa a réaffirmé la contestation du prix de 1 200 francs CFA. Selon lui, les coûts supportés par les producteurs dans les plantations doivent être davantage pris en compte.

« Les 1 200 francs CFA, c’est trop peu. Le travail que nous faisons dans les plantations est extrêmement difficile pour que quelqu’un assis à Abidjan puisse évaluer notre travail », a-t-il déclaré.

Le responsable syndical a également réaffirmé la revendication du SYNAP-CI concernant le départ de Yves Koné Brahima, directeur général du Conseil du Café-Cacao.

« Nous sommes clairs dans le préavis de grève : nous voulons le départ de Yves Koné Brahima », a-t-il soutenu.

Dans le cadre du mouvement, il a appelé les producteurs à conserver leur cacao et à faire circuler les informations dans les villages, hameaux et campements.

Koné Moussa a enfin annoncé la poursuite de la mobilisation, avec notamment une marche annoncée vers la Caistab à Abidjan. Pour le président du SYNAP-CI, l’objectif demeure l’amélioration des conditions de vie et de travail des producteurs.

La rencontre de Biankouman constitue une nouvelle étape de la tournée nationale du syndicat, qui entend maintenir le contact avec les producteurs et porter leurs revendications sur le prix et la commercialisation du cacao.

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Cacao en crise : la mobilisation des producteurs s’intensifie dans le Guémon
« Même si c’est demain, on ira à Abidjan »

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« Même si c’est demain, on ira à Abidjan. » À Kéminsson, dans la sous-préfecture de Bangolo, les producteurs de cacao affichent leur détermination à poursuivre la mobilisation. Le message a été lancé par Sawadogo Amade, producteur, lors de la tournée du président du Syndicat national agricole pour le progrès de la Côte d’Ivoire (SYNAP-CI), Koné Moussa, dans le Guémon.

Mardi 22 septembre 2026, le responsable syndical s’est rendu à Guézon, Duékoué et Kéminsson, où s’est tenue la clôture de l’étape du Guémon. Dans les différentes localités, les producteurs ont fait état de difficultés liées au prix du cacao, aux charges de production, à la commercialisation et à des impayés qu’ils dénoncent.

« Nous travaillons cadeaux »

À Kéminsson, Dieu Bambio, planteur, résume en quelques mots le sentiment exprimé par les producteurs.

« La souffrance que nous vivons dans ce pays, c’est que nous sommes devenus pauvres. Pauvres de pauvres, nous sommes devenus en arrière. Aujourd’hui, nous souffrons cadeaux. On souffre cadeaux dans ce village. Nous travaillons cadeaux », témoigne-t-il.

Pour les producteurs rencontrés, la faiblesse des revenus rend de plus en plus difficile la prise en charge des besoins des familles et l’entretien des plantations.

Plus de 180 millions de FCFA d’impayés évoqués

À Kéminsson, Sawadogo Amade affirme que les difficultés de paiement constituent l’une des principales raisons de la colère des producteurs.

Selon lui, plus de 180 millions de FCFA seraient concernés par des impayés dans son village depuis 2025.

« Tout le cacao qu’on a vendu de 2025 jusqu’à aujourd’hui, ça n’a pas été payé », affirme-t-il.

Le producteur assure avoir multiplié les démarches pour obtenir des explications.

« Moi-même, je suis allé plus de 20 fois au Conseil pour dialoguer, pour chercher notre argent », témoigne-t-il.

Il affirme également que les producteurs disposent de nombreux reçus correspondant, selon lui, aux opérations réalisées.

« Nous ne voulons plus du DG »

Le mécontentement exprimé à Kéminsson porte également sur la direction du Conseil du Café-Cacao.

« Nous, on n’est pas prêts pour le DG. Nous ne voulons plus du DG », déclare Sawadogo Amade.

Pour lui, les producteurs sont désormais prêts à franchir une nouvelle étape dans la mobilisation.

« Nous, on est prêts. Même si c’est demain, on ira à Abidjan », insiste-t-il.

Cette déclaration intervient alors que le SYNAP-CI appelle les producteurs à rester mobilisés et à se tenir prêts pour la suite du mouvement.

À Guézon et Duékoué, même inquiétude

À Guézon, Koffi Lazare, planteur, s’interroge sur les moyens nécessaires au renouvellement des plantations.

« On nous dit de replanter. Replanter, qui va payer ? Qui paie ? », demande-t-il.

À Duékoué, Kouamé Koffi Jonas dénonce pour sa part les difficultés liées aux charges de production et au prix du cacao.

« Avec le prix du cacao à 1 200 francs CFA, on ne pourra jamais s’en sortir », affirme-t-il.

Il estime que l’écart entre les niveaux de prix évoqués par les producteurs aggrave leurs difficultés.

« Avec le prix de 2 800 à 1 200 francs CFA, c’est comme s’ils étaient en train de nous enfoncer dans un trou », déplore-t-il.

Koné Moussa : « C’est la réalité du terrain »

À Kéminsson, où s’est achevée l’étape du Guémon, Koné Moussa affirme avoir constaté une forte mobilisation.

« Je suis tellement content de tout ce que je viens d’entendre, de tout ce que je viens de voir : l’accueil, la mobilisation », déclare le président du SYNAP-CI.

Pour lui, la tournée permet de recueillir directement la parole des producteurs.

« C’est la réalité du terrain que nous voulons montrer au monde entier », affirme-t-il.

Le président du SYNAP-CI ajoute : « Ceux qui sont assis au 23e étage, à Abidjan, ne font que des mensonges. »

Des propos par lesquels le responsable syndical entend, selon lui, opposer les réalités exprimées dans les zones de production aux discours tenus depuis Abidjan.

Cap sur Abidjan

Après Bouaflé et le Guémon, la tournée nationale du SYNAP-CI doit se poursuivre avant un grand rassemblement annoncé à Abidjan.

Koné Moussa appelle les producteurs à rester mobilisés.

« Tenez-vous prêts pour le prochain mot d’ordre », lance-t-il.

Le syndicat entend notamment porter à Abidjan les revendications relatives au prix du cacao, aux difficultés de commercialisation et aux impayés dénoncés par les producteurs.

Il réclame également le départ sans délai du directeur général du Conseil du Café-Cacao.

Natacha Kouakou

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