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Créer un environnement politique favorable à l’industrie du cajou en Afrique, une nécessité

L’industrie africaine du cajou est devenue très importante pour le développement économique des pays producteurs de cajou, par la création d’emplois et la réduction de la pauvreté, ainsi que pour la pérennité de l’industrie mondiale.

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Avec une production annuelle estimée à 2,1 millions de tonnes, l’Afrique produit environ 57 % des noix de cajou brutes (NBC) mondiales. Actuellement, le Vietnam, qui est le premier transformateur de cajou au niveau mondial, importe une grande majorité de ses NBC d’Afrique.

Comme nous l’avons expliqué dans l’article intitulé, Fixing the global cashew supply chain: processing in Africa the solution? (Remédier aux problèmes de la chaîne mondiale d’approvisionnement en cajou : la solution se trouve-t-elle dans la transformation en Afrique ?) de nombreux analystes et experts de la chaîne d’approvisionnement en cajou estiment que l’industrie africaine du cajou est l’épine dorsale et l’avenir de l’industrie mondiale.

Pour que l’industrie mondiale du cajou soit durable, trois problèmes majeurs doivent être résolus à savoir : la dépendance excessive à l’égard d’une seule origine, la longueur de la chaîne d’approvisionnement (au plan géographique) et le manque de fiabilité des Systèmes d’information sur les marchés.

Il a été établi dans l’article que la solution pour améliorer la chaîne mondiale d’approvisionnement en cajou et la rendre durable réside dans la croissance de l’industrie en Afrique.

Actuellement, bien que l’Afrique produise environ 57 % des NBC mondiales, pour diverses raisons, notamment le manque de motivation appropriée des producteurs agricoles, les mauvaises pratiques agricoles et l’utilisation de semences et de produits chimiques inappropriés, le continent est en sous-production et il est nécessaire de hausser sa productivité.

La transformation en Afrique demeure peu significative, ne correspondant qu’à 10 % de la transformation mondiale, en raison de plusieurs facteurs, notamment le manque d’accès à un financement fiable pour les transformateurs locaux et la faiblesse des liens vers la chaîne d’approvisionnement.

Le continent est également confronté à plusieurs problèmes de fret et de transport interne, notamment les retards qu’accusent les expéditions et le mauvais état du réseau routier, qui rendent le commerce et l’exportation de cajou difficiles, en particulier entre les pays producteurs d’Afrique.

Tous ces défis se résument à la réglementation de l’industrie du cajou en Afrique. Dans quelle mesure l’industrie du cajou est-elle bien organisée et réglementée, au niveau national et au niveau continental ? Existe-t-il des environnements politiques favorables à la croissance de l’industrie, tant au niveau national qu’au niveau continental ?

Au fil des ans, la réglementation a constitué un défi majeur pour la croissance de l’industrie du cajou en Afrique.

Présenter une vue d’ensemble des règlements dans l’industrie du cajou lors d’une table ronde, parrainé par le projet ProCashew de l’USDA, lors de la 15conférence annuelle de l’Alliance pour le Cajou Africain (ACA) en septembre 2021, Jim Fitzpatrick, expert des Systèmes d’information sur les marchés (SIM) et de la chaîne d’approvisionnement en cajou, a expliqué que la réglementation des politiques a été un défi majeur pour l’industrie, indiquant qu’il ne s’agit pas seulement d’un défi africain mais d’un problème mondial pour l’industrie.

« Dans la filière du cajou, il s’est avéré très difficile de relever le défi consistant à assurer un équilibre entre les attentes du secteur privé et les priorités du secteur public, et ce, où que l’on regarde, non seulement en Afrique mais aussi dans le monde entier », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que la volatilité du marché constitue le principal problème concernant la réglementation dans l’industrie du cajou en Afrique et au-delà. Il a expliqué que « la nature volatile du marché de cajou entraîne une distorsion du flux d’informations sur le marché, principalement un mélange de rumeurs, de spéculations et de désinformation ».

Selon lui, la réponse réglementaire des pays s’en trouve également affectée, ce qui conduit parfois à des « impacts inattendus » sur l’industrie.

Structures réglementaires en place en Afrique

En Afrique, plusieurs pays producteurs de cajou ont mis en place diverses structures et institutions pour réglementer l’industrie. Le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, et la Tanzanie ont tous établi des structures réglementaires différentes pour leur filière du cajou.

Le Directeur des programmes du projet ProCashew de CNFA, Olivier Kabré, a expliqué que si dans certains pays les structures réglementaires sont des initiatives du secteur privé, dans d’autres pays il s’agit d’initiatives gouvernementales avec un soutien juridique.

Le Conseil du Coton et de l’Anacarde (CCA) de Côte d’Ivoire, selon son Directeur général, DrAdama Coulibaly, est le fruit d’un accord entre les principaux acteurs et parties prenantes de la filière du cajou, y compris le gouvernement.

À l’en croire, une réglementation et une organisation adéquates de la filière du cajou, en particulier la stabilisation des prix bord champ, encouragent les producteurs agricoles, augmentent la productivité et la qualité, tout en garantissant la disponibilité des NBC pour les transformateurs locaux, ce qui conduit à la croissance globale de la filière.

Le Conseil est donc chargé d’organiser et de réglementer la chaîne d’approvisionnement du cajou en Côte d’Ivoire. En conséquence, le Conseil élabore et met en œuvre des politiques et des initiatives visant à assurer la croissance de la filière du cajou en Côte d’Ivoire.

Le Conseil de la noix de Cajou de Tanzanie, selon les dires de son Directeur général par intérim, M. Alfred Francis, assume trois fonctions principales à savoir : la réglementation ; l’enregistrement ; et la promotion. Il a indiqué que le Conseil travaille en collaboration avec le secteur privé pour développer la filière du cajou, améliorer le bien-être des producteurs agricoles et des autres acteurs de la filière.

« En matière de promotion, nous aidons également les producteurs agricoles et les autres acteurs de la filière du cajou à se constituer en groupes. Le Conseil de la noix de cajou de Tanzanie sert de lien entre le secteur privé et le gouvernement. Nous intégrons le secteur privé dans la plupart de nos travaux car, pour l’essentiel, les activités de la filière sont réalisées par le secteur privé », a-t-il déclaré lors de la table ronde de la 15conférence de l’ACA.

Au Ghana, l’Autorité de Développement des Cultures Arboricoles (TCDA) a été investie en septembre 2020 ; elle est désormais l’organisme de réglementation pour le cajou et cinq autres cultures arboricoles.

Selon les sections 2 et 3 de la Loi de 2019 sur l’Autorité de Développement des Cultures Arboricoles (Loi 1010), la loi du Parlement qui a créé l’Autorité, la TCDA doit réglementer et développer la production, la transformation, le négoce et la commercialisation du cajou, de la mangue, du karité, de la noix de coco, de l’hévéa et du palmier à huile.

Il a également été chargé, entre autres, de mener des recherches sur le développement des filières, de fournir un soutien technique ainsi que de coordonner et de faciliter le renforcement des capacités des producteurs agricoles, des transformateurs, des commerçants et des exportateurs.

La réglementation de la filière du cajou au Ghana relève donc directement de la TCDA. De plus, en 2020, le Conseil du Cajou du Ghana (CCG) a été créé pour servir d’association mère à toutes les associations du secteur privé intervenant dans la filière du cajou et pour travailler en étroite collaboration avec la TCDA afin de réglementer la filière du cajou au Ghana. 

Au Burkina Faso, le Conseil Burkinabè de l’Anacarde (CBA), la structure de régulation gouvernementale, et le Comité Interprofessionnel de l’Anacarde du Burkina Faso (CIA-B), l’association mère de tous les acteurs de l’anacarde, ont travaillé ensemble à la régulation et à l’organisation du secteur de l’anacarde.

Au fil des ans, ils ont élaboré et mis en œuvre plusieurs politiques dans la filière du cajou. L’Institut de promotion du cajou au Mozambique et l’Agence nationale du cajou en Guinée-Bissau assument des fonctions similaires dans leurs pays respectifs.

Politiques mises en œuvre et leur efficacité

Une étude menée par l’Alliance pour le Cajou Africain (ACA) sur les politiques de régulation en Afrique montre que si certaines politiques et initiatives mises en œuvre par ces structures de réglementation en Afrique ont été couronnées de succès, d’autres le sont partiellement tandis que certaines sont moins réussies.

Il indique que les politiques et les initiatives de réglementation de la production de cajou ont été généralement couronnées de succès. Les politiques les plus réussies à ce niveau sont la recherche et le développement de variétés, le soutien technique aux producteurs agricoles, la mise en relation des producteurs agricoles et des transformateurs, les infrastructures post-récolte, la réglementation en matière de qualité des exportations, l’information sur les marchés et les prix minimaux à la production.

Tandis que la recherche et le développement variétal, l’assistance technique aux producteurs agricoles et les liens entre les transformateurs et les producteurs agricoles ont été très efficaces, d’autres mesures, notamment la réglementation de la qualité des exportations, l’information des producteurs agricoles sur les marchés et la fixation de prix bord champ minimums, ont été inefficaces dans certains pays.

Le degré de réussite et l’efficacité de ces politiques varient d’un pays à l’autre. Au nombre des autres politiques qui ont été moins efficaces au stade de la production, on compte le développement des groupes de producteurs agricoles, l’amélioration des baux/titres fonciers et des centres agricoles, et les établissements d’enseignement.

En ce qui concerne le commerce et les exportations des NBC, quoique les politiques telles que l’enregistrement des exportations, l’amélioration des infrastructures post-récolte et les liens entre les producteurs agricoles et les exportateurs se soient avérées efficaces dans la plupart des pays, les guichets d’exportation, les droits d’exportation et le système de récépissés d’entrepôt présentent certains défis et sont par conséquent moins réussis et moins efficaces dans certains pays.

Dans le sous-secteur de la transformation, les subventions directes sous forme d’allégements fiscaux sur les bénéfices et d’importations en franchise de droits accordées aux transformateurs par la plupart des pays pour encourager la transformation locale sont couronnées de succès et efficaces.

Selon Jim, les subventions directes sont tout aussi efficaces mais coûteuses. La fenêtre d’exportation pose toutefois des problèmes, car Jim estime qu’elle peut avoir des « conséquences inattendues ».

La recherche a également montré que l’interdiction d’exportation des NBC, l’interdiction non résolue du commerce aux frontières terrestres, les prix fixés par le gouvernement, les mécanismes d’entreposage complexes, la transformation sans lien avec les producteurs et les objectifs irréalistes font partie des politiques, initiatives et interventions qui ont largement échoué dans l’industrie du cajou en Afrique et au-delà.

Principaux domaines d’action à améliorer en Afrique

Le commerce transfrontalier est un domaine qui nécessite davantage d’interventions politiques. Le commerce transfrontalier des NBC entre les pays africains est nécessaire au développement de l’industrie africaine du cajou.

Malheureusement, des cas d’interdiction d’exportation des NBC à travers les frontières ont été observés en Côte d’Ivoire en 2016 et en Tanzanie également. Il est toutefois encourageant de constater que ces pays se sont engagés, par l’intermédiaire de leurs dirigeants, à lever ces interdictions.

En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, selon le Dr Coulibaly, le pays est ouvert au commerce transfrontalier des NBC avec les pays voisins. Il a déclaré que le pays désapprouve cependant le commerce et le transport illégaux des NBC à travers les frontières.

Pour lui, afin d’encourager le commerce régional, les organismes de réglementation de la filière du cajou en Afrique doivent se coordonner pour s’assurer que seuls les exportateurs enregistrés et agréés sont autorisés à acheter et à transporter des NBC à travers les frontières.

En Tanzanie, selon le Directeur général par intérim, l’interdiction d’exporter les NBC a été levée et il n’existe à ce jour aucune restriction au commerce transfrontalier au-delà des exigences frontalières.

Encourager le commerce régional permettra d’ouvrir le marché des NBC au sein du continent, de créer davantage d’emplois et de revenus locaux. Le commerce régional des NBC encouragera également la transformation en Afrique.

(re)lire : Conditions climatiques hostiles et production de cajou en Afrique Occidentale : Gérer l’impact

La non-disponibilité des NBC représente un problème majeur pour bien des transformateurs locaux. La plupart des transformateurs ne sont pas en mesure d’acheter et d’entreposer suffisamment de NBC pour assurer la transformation tout au long de l’année.

Par conséquent, la plupart des usines ne sont opérationnelles que pendant les saisons locales de cajou. Le Directeur Général de l’ACA, Ernest Mintah, estime que si cette situation est due en grande partie au manque de moyens financiers, à la non-disponibilité d’un nombre suffisant de NBC à certaines périodes de l’année est également un problème.


« En encourageant le commerce régional des NBC et l’entreposage, les usines de transformation pourront plus facilement accéder aux NBC des pays voisins pour les transformer. Avec un entreposage et une disponibilité des NBC tout au long de l’année, ils pourront augmenter le traitement et, avec le temps, un pourcentage appréciable des NBC sera traité en Afrique », a-t-il déclaré.

Il est également nécessaire d’élaborer davantage de politiques dans le domaine des subventions aux transformateurs locaux en Afrique.

Pour que l’industrie africaine du cajou puisse atteindre son plein potentiel et contribuer encore davantage au développement économique et à la réduction de la pauvreté en Afrique, la transformation locale des NBC et des fruits du cajou devraient être encouragée.

Cette dynamique nécessite l’engagement et le soutien du gouvernement. Au fil des ans, les pays, notamment la Côte d’Ivoire, ont mis en place plusieurs politiques et initiatives visant à inciter les transformateurs locaux de cajou.

Les diverses structures de réglementation du cajou doivent assurer de bons liens dans la chaîne d’approvisionnement, en particulier entre les producteurs agricoles et les transformateurs.

Pour y parvenir, diverses associations d’acteurs du cajou, en particulier les associations de producteurs agricoles et les coopératives, devraient être créées, renforcées et maintenues aux niveaux local et national.

Enfin, le Conseil International Consultatif du Cajou (CICC) a été créé en 2016 pour assurer une bonne coopération entre les pays producteurs de cajou, notamment dans le cadre du commerce transfrontalier en Afrique.

Cette organisation internationale dirigée par l’Afrique dispose des pouvoirs juridiques et de l’autonomie financière nécessaires pour promouvoir et réglementer la production, la transformation et le commerce de cajou en Afrique.

Cependant, pour plusieurs raisons, parmi lesquelles figurent le manque de fonds et le manque d’engagement de certains pays membres, le Conseil n’a pas été aussi efficace que prévu.

Il importe que les pays s’engagent, surtout sur le plan financier, en faveur du Conseil et que ceux qui n’y ont pas encore adhéré le fassent.

Un CICC fonctionnel sera en meilleure position, comme l’a dit à juste titre le PDG de la TCDA, M. William Quaittoo, pour introduire des politiques qui synchroniseront les différentes politiques de la filière du cajou au niveau national et assureront la normalisation pour encourager le commerce transfrontalier en Afrique.

L’industrie du cajou en Afrique a le grand potentiel de devenir un contributeur majeur à la croissance économique, en particulier dans la création d’emplois et la réduction de la pauvreté sur le continent.

Il importe donc que les gouvernements des différents pays producteurs de cajou, en collaboration avec le secteur privé et les partenaires de développement tels que l’ACA, la GIZ et l’USDA, créent un environnement politique approprié pour permettre à l’industrie de se développer.

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Isaac Piyuori

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Centrafrique : Ange David Yembassa alerte sur la pénurie et fixe ses conditions pour l’avenir

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Dans un entretien accordé à la rédaction de Sahel d’Afrique, Ange David Yembassa, président du parti MEGA Centrafrique, ancien cadre du ministère des Eaux, des Forêts, de la Pêche et de la Chasse, et expert en développement et en management de projet en Afrique, a livré son analyse sur la crise profonde que traverse la Centrafrique.

Selon lui, le pays « survit sous perfusion », dépendant de l’aide internationale pour répondre aux besoins essentiels de sa population.

Les propos de Yembassa

Au cours de l’interview, Ange David Yembassa a insisté sur plusieurs points :

• La pénurie généralisée : « Les marchés sont vides, les familles n’arrivent plus à se nourrir correctement. »

• La dépendance extérieure : « L’État ne fonctionne que grâce aux aides, ce qui fragilise notre souveraineté. »

• Les conditions pour l’avenir : « Nous exigeons des réformes structurelles, une transparence accrue et une ouverture politique réelle. »

Ces déclarations traduisent une volonté de repositionner la Centrafrique sur une trajectoire de stabilité, tout en mettant en lumière la profondeur de la crise.

Une société résiliente mais épuisée

Au-delà des débats politiques, la population vit au quotidien les conséquences de cette fragilité. Les témoignages recueillis par Sahel d’Afrique révèlent une société résiliente, mais lassée par les promesses non tenues. Les citoyens réclament une gouvernance capable de répondre aux urgences immédiates tout en préparant un avenir durable.

La Centrafrique illustre aujourd’hui les défis d’un État en crise : survivre dans la pénurie, dépendre de l’aide extérieure et tenter de reconstruire un avenir crédible. Les propos d’Ange David Yembassa posent des conditions claires, mais la véritable question reste celle de la capacité collective à transformer ces revendications en solutions concrètes

Après le point de dépendance extérieure, je vous prie d’ajouter un autre point :. Le système politique en oeuvre dans le pays manque d’intelligence économique pour pondre des mesures économiques capables de nourrir, soigner et éduquer le peuple et d’entrer dans la mondialisation

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Côte d’Ivoire : depuis Paris Meambly Evariste salue l’appel du Président Alassane OUATTARA aux entrepreneurs

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FRANCE/ PARIS / MÉAMBLY SALUE L’APPEL DU PRÉSIDENT ADO AUX ENTREPRENEURS

“À nos entrepreneurs, notre pays a besoin de votre audace, de votre capacité d’innovation et de votre volonté d’investir pour créer davantage de richesses et d’emplois”.
Alassane Ouattara(Message à la nation du 6 août 2026).

L’homme politique et homme d’affaires, Méambly Tié Évariste salue le message du Président Alassane Ouattara adressé aux entrepreneurs ivoiriens et appelle à une politique nationale ambitieuse de soutien à l’entrepreneuriat.

À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de notre pays, le Président de la République, S.E.M. Alassane Ouattara, a adressé un message fort aux entrepreneurs ivoiriens. J’y vois un appel à l’action et une véritable mission confiée à notre génération.

À mes yeux, il s’agit du premier message d’une telle portée spécifiquement adressé à la jeunesse entrepreneuriale à l’occasion de la célébration de notre indépendance depuis son accession à la magistrature suprême. C’est un signal politique important qui mérite d’être salué. Toutefois, au-delà des mots, ce message doit désormais se traduire par des actions concrètes, des institutions performantes et des mécanismes de financement efficaces, capables de transformer cette vision en résultats tangibles.

Nous, jeunes cadres dotés de compétences, d’expérience et d’acquis managériaux, devons désormais nous engager pleinement dans la création de richesses, d’entreprises et d’emplois. C’est ainsi que se construit une économie forte, souveraine et durable.

“La création d’un Fonds souverain dédié à l’entrepeneuriat”.

Je propose ainsi la création d’un Fonds souverain pour l’entrepreneuriat ivoirien, doté d’un financement annuel équivalant à 0,5% du budget national, soit environ 65 milliards de FCFA par an. Sur les cinq prochaines années, ce fonds mobiliserait près de 325 milliards de FCFA au service de la création, du financement et de l’accompagnement des entrepreneurs ivoiriens. Un tel investissement constituerait un levier stratégique pour faire émerger des champions nationaux, accélérer l’industrialisation, renforcer la compétitivité de nos entreprises et créer durablement des emplois.

“Accélérer l’industrialisation de nos régions”.

Je formule également le vœu que cette dynamique débouche sur une véritable politique nationale d’industrialisation territoriale. Notre pays compte 31 régions, chacune disposant de ressources, de savoir-faire et de potentialités spécifiques. Nous pourrions ainsi envisager la création de deux unités industrielles ou pôles économiques par région, adaptés aux réalités locales, afin de transformer nos matières premières, créer des emplois de proximité et développer des chaînes de valeur régionales.

Cette vision pourrait également s’appuyer sur :

  • le développement du commerce de proximité et de l’entrepreneuriat local ;
  • le renforcement du transport régional afin de faciliter les échanges économiques ;
  • la promotion des industries culturelles et créatives ;
  • l’autonomisation économique des femmes et des jeunes ;
  • une meilleure adéquation entre la formation et les besoins du marché de l’emploi ;
  • un vaste programme de réhabilitation des pistes rurales afin de désenclaver les zones de production, de réduire les coûts de transport et de favoriser l’investissement dans les territoires.

Une telle stratégie permettrait de faire émerger de véritables écosystèmes économiques régionaux, de valoriser les potentialités propres à chaque territoire, de réduire les disparités de développement entre les régions et de faire de l’entrepreneuriat un puissant levier de cohésion sociale et de croissance inclusive.

L’heure est venue d’ouvrir davantage les marchés publics et privés aux entrepreneurs nationaux, de soutenir les PME, d’encourager l’innovation et de faire de la transformation locale de nos richesses une priorité nationale.

J’invite également tous ceux qui exercent des responsabilités politiques à ne jamais perdre de vue leur vocation première : entreprendre, produire et créer de la richesse. Les fonctions politiques constituent un engagement au service de la Nation, mais elles ne doivent pas éloigner durablement de l’économie réelle, qui demeure le principal moteur du développement.

Je remercie le Président Alassane Ouattara pour cet appel porteur d’espérance.

Je formule le vœu que cette vision marque le début d’une nouvelle étape de notre développement économique, fondée sur l’entrepreneuriat, l’industrialisation, l’innovation et la création massive d’emplois pour la jeunesse ivoirienne.

Je reste convaincu qu’une initiative ambitieuse en faveur de la jeunesse et de l’entrepreneuriat ivoirien peut largement dépasser les clivages politiques( rhdp pdci .ppaci .fpi mgc.. ) et rassembler autour d’une priorité essentielle : offrir à chaque jeune les moyens de construire son avenir et de participer pleinement à la création de richesse nationale

Depuis Paris, où je prépare sereinement ma soutenance de doctorat en sciences de gestion, je souhaite apporter, à travers mes travaux de recherche, mes publications et mon expérience de terrain, une contribution concrète à la réflexion sur les politiques publiques de développement, l’entrepreneuriat, l’industrialisation et la performance des organisations au service de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.

La prospérité d’une Nation se construit par le travail, l’investissement, l’innovation et l’audace de ses entrepreneurs. Faisons de la Côte d’Ivoire une grande puissance économique africaine où chaque région devient un pôle de création de richesses, d’emplois et d’opportunités.

MÉAMBLY Tié Evariste,

Doctorant en sciences de gestion (soutenance en préparation à Paris)
Ancien Député de la Nation
Ancien Président du Conseil régional du Guémon.

Auteur de trois (03) ouvrages:

Vaincre ou l’art de transformer l’adversité en engagement ;
Partenariat public-privé et financement des infrastructures routières en milieu rural : le modèle DBFOM à l’épreuve de la décentralisation inachevée en Côte d’Ivoire ;
Plan d’affaires pour la commercialisation d’un programme immobilier : cas des Résidences Méambly en Côte d’Ivoire (à paraître).

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Évariste Méambly signe un 3ème ouvrage de référence : L’intellectuel ivoirien poursuit son ascension entre excellence académique et réflexion sur le développement africain

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Le paysage éditorial francophone s’apprête à accueillir une nouvelle publication de l’ancien député ivoirien et homme d’affaires Évariste Méambly Tié. Le 20 octobre 2026, les Éditions Panthéon Paris publieront son 3ème ouvrage intitulé : « Plan d’affaire pour la commercialisation d’un programme immobilier : cas des Résidences Méambly en République de Côte d’Ivoire – Une démarche centrée sur la digitalisation ».

Une œuvre qui confirme la volonté de son auteur d’apporter des réponses concrètes aux défis économiques et immobiliers du continent africain, à travers une approche moderne fondée sur l’innovation et la transformation numérique.

Un 3ème livre qui prolonge une réflexion stratégique

Après avoir exploré les questions de résilience personnelle puis celles du financement des infrastructures par les partenariats public-privé, Évariste Méambly élargit désormais son champ d’analyse au secteur immobilier.

Dans ce nouvel ouvrage, il développe un véritable modèle de commercialisation des projets immobiliers, mettant l’accent sur la digitalisation des processus, les nouvelles stratégies marketing et les mécanismes susceptibles d’améliorer l’accès à l’immobilier en Afrique.

Fidèle à son approche, l’auteur conjugue expérience de terrain, vision entrepreneuriale et rigueur scientifique afin de proposer des solutions adaptées aux réalités africaines.

Une œuvre qui s’inscrit dans une trilogie intellectuelle

Cette nouvelle publication vient enrichir une bibliographie déjà remarquée.
Son premier ouvrage, « Vaincre ! », publié en 2025, est une autobiographie dans laquelle il retrace son parcours personnel, entrepreneurial et politique, marqué par la résilience, la persévérance et l’engagement au service de sa région et de son pays.

Son 2ème livre, « Partenariats Public-Privé et Développement Local », présenté en mai 2026 à Sciences Po Paris, analyse les mécanismes innovants de financement des infrastructures rurales à travers le modèle économique DBFOM. Cet ouvrage a été salué comme une contribution importante aux débats sur le développement territorial et la gouvernance locale en Afrique.

Avec ce 3ème opus consacré à l’immobilier, Évariste Méambly confirme sa capacité à produire des analyses multidisciplinaires portant sur les grands enjeux du développement économique africain.

Une capacité d’analyse nourrie par un parcours académique exceptionnel

Au-delà de son expérience politique et entrepreneuriale, Évariste Méambly poursuit un impressionnant parcours universitaire.

En 2026, il a obtenu avec succès un Executive Master en Politique et Management du Développement – Potentiel Afrique à Sciences Po Paris, venant enrichir un cursus déjà remarquable. Cette nouvelle distinction témoigne de son attachement à la formation continue, à la recherche et à l’excellence intellectuelle. Plusieurs sources indiquent également qu’il prépare la soutenance de son doctorat en sciences de gestion, illustrant une ambition académique constante.

Cette réussite académique renforce la crédibilité de ses travaux, qui se distinguent par leur rigueur méthodologique, leur ancrage dans les réalités africaines et leur vocation à éclairer les décideurs publics comme les investisseurs privés.

Un parcours au service du développement

Originaire de l’ouest de la Côte d’Ivoire, Évariste Méambly s’est imposé au fil des années comme une personnalité aux multiples facettes : entrepreneur, ancien député, premier président du Conseil régional du Guémon, acteur du développement territorial et auteur engagé.

Tout au long de son parcours, il a défendu une vision fondée sur la modernisation des collectivités, l’investissement productif, l’innovation économique, la bonne gouvernance et la valorisation des compétences africaines.

Son expérience politique, conjuguée à son expertise en management et en développement, nourrit aujourd’hui une production intellectuelle tournée vers les solutions concrètes.

Un rendez-vous attendu le 20 octobre 2026

La sortie officielle de « Plan d’affaire pour la commercialisation d’un programme immobilier : cas des Résidences Méambly », prévue le 20 octobre 2026 aux Éditions Panthéon Paris, constitue un nouveau jalon dans la carrière de son auteur.

À travers cette publication, Évariste Méambly confirme sa place parmi les intellectuels africains qui choisissent de mettre leur expérience, leur savoir et leur recherche au service des grands défis du continent.

Ce 3ème ouvrage ambitionne d’alimenter la réflexion sur la transformation du secteur immobilier africain, tout en proposant des outils pratiques destinés aux entrepreneurs, investisseurs, chercheurs et décideurs engagés dans la construction d’un développement durable et innovant.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET Related

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