Au-delà de la traditionnelle cérémonie des échanges de vœux entre le chef de l’État et la population, qui se tient chaque début d’année au Palais Présidentiel d’Abidjan Plateau, le président de la République a souhaité bonne année à toutes et tous à travers des panneaux d’affichage dans toutes les régions du pays. Les populations de Bouaké à savoir, les chefs traditionnels baoulé, les élus et cadres, les communautés vivant à Bouaké et les confessions religieuses ont organisé une cérémonie de présentation des vœux au président Alassane Ouattara. C’était le dimanche 22 janvier 2023 à la résidence du ministre Amadou Koné à Bouaké quartier Kennedy.
Bouaké est reconnaissant au président Alassane Ouattara pour selon les représentants de la chefferie baoulé, les communautés diverses, les cadres et confessions religieuses, les nombreux efforts consentis en leur faveur et au développement de leur cité. Il s’agit de l’élargissement de la route nationale A3 qui traverse Bouaké ; le Bitumage de plusieurs voies intérieures ; la reconstruction du stade omnisport ; la construction du grand marché ; la réhabilitation de la piscine municipale ect. « Monsieur le ministre, les cadres de Bouaké vous demandent avec insistance de dire toutes leur admiration au président Alassane Ouattara, pour la maestria avec laquelle il a géré le dossier des 49 vaillants soldats détenus abusivement à Bamako » ont-ils dit.
Les chefs baoulé à Ouattara
Venus de tous les cantons de la région du Gbêkê, ils étaient environ 500 têtes couronnées, chefs de cantons et de tribus baoulé présents ce dimanche au domicile du ministre Amadou Koné pour souhaiter les vœux de santé au chef de l’Etat Alassane Ouattara. « Monsieur le ministre, dites au président Alassane Ouattara de continuer à travailler pour le développement du pays. Toute la chefferie baoulé de Bouaké compte sur lui et voudrait lui exprimer leur gratitude » a dit le porte-parole de la chefferie baoulé.
Bientôt une caravane de la paix et la cohésion organisée par le forum des confessions religieuses
Au nom des confessions religieuses de Bouaké, Monseigneur Paul Siméon Ahouanan Djro et le grand Imam de Bouaké, Badjawari Touré ont annoncé une tournée dans la région du Gbêkê pour prôner la paix et la cohésion sociale. Cette tournée sera selon eux précédée d’une grande cérémonie œcuménique pour appeler tous les cadres de Bouaké à l’union.
Amadou Koné : « je vous promets de transmettre fidèlement tous vos vœux au président de la République dès son retour au pays »
Le ministre ivoirien des Transports Amadou Koné, membre du Directoire du RHDP et député de Bouaké commune a promis transmettre les vœux de ses compatriotes de Bouaké au président Alassane Ouattara actuellement en visite de travail en France. S’associant aux populations de Bouaké, Amadou Koné s’est réjoui de la paix et la sécurité retrouvées à Bouaké et qui ont permis la réalisation de toutes les infrastructures énumérées plus haut. A elles, il a ajouté l’inauguration de la section de l’autoroute Yamoussoukro-Tiebissou pour un coût de plus de 60 milliards de fcfa ; la construction cette année d’une quinzaine de collèges de proximité dans la région du Gbêkê ; le raccordement de la Loca à Bouaké pour l’approvisionnement des populations encore mal desservies en eau potable ; la mise en service du centre de radiologie au CHU de Bouaké ; la fin des travaux de construction du CHR ; la construction du stade de Bouaké pour la CAN 2023 ; le démarrage de l’industrialisation à Bouaké ect. « Tout ceci a été possible en seulement 5 ans grâce à la paix et la sécurité sous le leadership du Président de la République. Il le sera pour les projets encours grâce à votre adhésion à sa vision mais et surtout votre contribution à maintenir cette situation de paix et de cohésion sociale » a exhorté Amadou Koné.
Il a rassuré tous de travailler à l’image du chef de l’Etat, pour Bouaké et rien que pour Bouaké. « Je voudrais vous rassurer qu’à l’image du président de la République, je bavarderai moins et je travaillerai pour qu’il y ait la cohésion et la stabilité dans l’intérêt de Bouaké » a-t-il ajouté.
Amadou Koné annonce sa candidature pour les municipales de 2023 à Bouaké
S’il n’a pas voulu trahir un secret, Amadou Koné a officiellement enfoncé une porte déjà ouverte. « Pour ceux qui souhaitent me voir apporter davantage pour Bouaké, je vous annonce que je suis candidat à l’élection municipale de Bouaké. Avec mes frères, le maire Nicolas DJIBO et mon aîné Fanny IBRAHIMA nous reviendrons vers vous pour l’acter et préparer les futures échanges électorales. Pour les régionales, c’est notre frère Jacques Assahore qui a été choisi par le parti » a annoncé Amadou Koné non sans recevoir un tonnerre d’applaudissements. C’était ce dimanche 22 janvier 2023 au cours de la 2e phase des échanges de vœux avec les chefs baoulé.
Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.
Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.
Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.
Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.
En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »
Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.
Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias. Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel. L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités. Le financement, un levier de transformation Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ? Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition. Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité. Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités. Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences. « Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso. Produire de l’or sans sacrifier l’environnement Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine. Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures. Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources. À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.
La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.
Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.
À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.
La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.
Le SYNAP-CI prépare la mobilisation
Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.
Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.
Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.
Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.
Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.
À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.