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Santé

Soubré accueille la 2e étape de la caravane de sensibilisation de la semaine de sécurité routière ( Ministère des transports)

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Après San-Pedro, la caravane de sensibilisation de la semaine nationale de sécurité routière est arrivée à Soubré après 135 km de route, le jeudi 6 avril 2023. Là aussi, le conseiller Technique du ministre Amadou Koné chargé de la coordination des actions de la sécurité routière, Étienne Kouakou et ses hommes ont déroulé le chapelet des mesures prises par le gouvernement ivoirien en matière de sécurité routière et dont l’impact devrait faire baisser considérablement le nombre d’accidents et de tués sur les routes.

A Soubré, localité située à 135 km de San-Pedro et 380 km d’Abidjan, la caravane a fait ses civilités au préfet hors grade de la région de Nawa, M. Koné Messamba.
Étienne Kouakou, Conseiller Technique du Ministre Amadou Koné chargé de la coordination des actions de sécurité routière qui conduit la forte délégation de la caravane, a ensuite échangé avec les transporteurs au siège du Haut Conseil du patronat des entreprises du transport.
Aux transporteurs de Soubré avec à leur tête, M. Doumbia Adama du Haut conseil, représenté pour la circonstance par son SG, Koné Aboubacar, les émissaires du ministre Amadou Koné ont expliqué les raisons de leur présence, pourquoi le gouvernement ivoirien a adopté en Juillet 2021 la stratégie nationale 2021-2025 de la sécurité routière et a pris des mesures additionnelles le 18 janvier 2023 ( semaine de la sécurité routière avec son volet caravane et le permis à points).
Sensibiliser les usagers de la route et intensifier le contrôle routier surtout en cette période de fêtes reste l’un des objectifs de la caravane.

Soubré a enregistré 135 accidents de la route qui ont fait 251 blessés et 45 tués en 2021

« Soubré a enregistré 135 accidents de la route qui ont fait 251 blessés et 45 tués pour la seule année 2021. Voici ce que vos chauffeurs ont fait. Voilà ce que vos véhicules sont devenus. Voilà enfin pourquoi vous devez changer de comportement pour éviter tous ces drames. Je vous exhorte donc à la prudence. Car en cette période de fêtes, c’est vous qui allez transporter tous ces gens qui quittent ces zones cacaoyères pour leurs villages d’origine et vice-versa. Je souhaite qu’on ne parle pas d’accidents pour qu’on ait une très bonne fête de Pâques » a ajouté le commissaire divisionnaire Touré Abdul Kader de la police spéciale de sécurité routière ( PSSR).

Au cours des échanges, les transporteurs ont relevé le cas des motos taxis qui envahissent les gares routières et causent de nombreux accidents. En face, les autorités administratives dénoncent un comportement non républicain de la part de ces transporteurs qui refusent de payer les taxes de stationnement ect.
Reprenant la parole, M. Étienne Kouakou a indiqué que les taxis motos sont interdits de faire du transport de personnes.
Il a annoncé l’organisation très prochaine des États Généraux du transport qui viendront réponses aux mille et une préoccupations des transporteurs en dehors de la stratégie nationale 2021-2025 de sécurité routière et ses nouvelles mesures ( semaine de sécurité routière et permis à points) pour lesquelles la caravane sillonne le pays en vue de la sensibilisation (80%) et la répression (20%).

Après les transporteurs, la caravane est descendue à la grande gare routière et spécifiquement à la gare UTB. Avec les voyageurs, la caravane a procédé à la distribution de flyers ( Stop à l’incivisme) et a exhorté tous les usagers à adopter le bon comportement surtout à être vigilant dans ce contexte de grands départs des fêtes de pâques et de ramadan.

La Nawa, une région potentiellement agricole connaît un important flux migratoire

La localité de Soubré, chef-lieu de département et de région connaît un flux migratoire du fait de la fertilité de son sol. Elle est l’actuelle première zone cacaoyère de la Côte d’Ivoire. Peuple hospitalier, les autochtones Bété, Kouzié et Bakoué vivent en parfaite cohésion et harmonie avec leurs frères allogènes baoulé et Malinke en plus des communautés de la CEDEAO.
La présence de la caravane de sensibilisation à la sécurité routière devrait impacter positivement les comportements de tout ce monde qui part de ces zones cacaoyères pour d’autres destinations ou l’inverse durant ce mois de Pâques et de ramadan.

Rencontre avec le comité local de sécurité routière, le message du préfet Koné Messamba

C’est le préfet Koné Messamba qui est le premier à prendre la parole. Il a souhaité la bienvenue à la caravane et promis toute la disponibilité du comité local pour accompagner cette mission qu’il souhaite profitable et utile pour le civisme et changement de comportement des usagers de la circulation.
« Soubré est vaste avec une population cosmopolite. Que votre passage attire l’attention des usagers de la route sur le civisme. Le comité local se tient à votre disposition et merci d’avoir choisi notre département pour cette 3e édition de la Semaine nationale de sécurité routière et la 2e édition de sa caravane de sensibilisation » a introduit le préfet hors grade Koné Messamba.
La réunion technique avec le Comité local de sécurité routière de la Nawa, présidée par le préfet de région Koné Messamba, a permis à la délégation du ministère des transports de présenter la stratégie nationale 2021-2025 de sécurité routière et toutes les mesures conséquentes.
C’est aussi l’occasion pour la mission de rappeler les missions du comité local de sécurité routière et les attentes du ministère des transports. A la fin de la rencontre, la délégation a remis au comité local un kit contenant des clés Usb de présentation de la stratégie nationale 2021-2025 de sécurité routière et un lot de flyers de sensibilisation.

Voici la composition et les missions du comité local de sécurité

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale 2021-2025 de la sécurité routière, des comités locaux de sécurité routière ont été créés dans les régions et départements de Côte d’Ivoire pour le suivi de la mise en œuvre de ladite Stratégie. Les comités locaux sont présidés par le préfet de région ou de département, son secrétariat est assuré par le directeur des transports de Région ou du Département.

Il est composé des représentants de toutes les composantes de la société, notamment : Le corps préfectoral, le district, les régions et communes, le monde des transporteurs, les Ministères de la santé et de l’entretien routier, les forces de sécurité, les guides religieux, le monde des consommateurs, les organisations de jeunes et de femmes, la chefferie traditionnelle ect.

Ils ont pour missions entre autres d’examiner les préoccupations formulées par les usagers de la route, les organisations intervenant en matière de sécurité routière et formuler des propositions de solutions à l’attention des services de l’Etat ; faire le suivi de la mise en œuvre des diligences identifiées par les services de l’état, les usagers de la route et organisations intervenant en matière de sécurité routière ; de réaliser des campagnes de sensibilisation en liaison avec les Administrations concernées, à l’endroit des populations et dans le cadre de la sécurité routière.

Les fonctions de membres des comités locaux de sécurité routière ne donnent droit à aucune indemnité. Toutefois, les Comités locaux peuvent bénéficier de facilités de travail nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.

Avant de quitter Soubré, la caravane a été reçue à la radio de la Nawa pour amplifier le message.
La délégation du ministère des transports est attendue demain vendredi 7 avril 2023 à Gagnoa.

Sercom Ministère des Transports

Santé

5e Congrès de santé publique/ Urgences sanitaires en Afrique de l’ouest: Dr Mamadou Diarrassouba appelle à bâtir des systèmes de santé résilients

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Les crises sanitaires n’attendent pas. Pour mieux y faire face, l’Afrique de l’Ouest doit renforcer, dès maintenant, ses dispositifs de prévention et de riposte à travers des systèmes de santé plus solides et résilients. C’est l’appel lancé, mercredi 22 juillet 2026, par Dr Mamadou Diarrassouba, Directeur exécutif du Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies de la CEDEAO.


Il s’exprimait à l’occasion d’une conférence inaugurale qu’il a animée à l’Institut national de santé publique (INSP) d’Abidjan-Adjamé, en prélude à la cérémonie officielle d’ouverture du 5e Congrès de santé publique de Côte d’Ivoire (CSPCI), qui se tient du 22 au 24 juillet 2026 autour du thème : « Nos environnements et notre santé ».
Placée sous le thème « Urgences sanitaires dans des pays aux ressources limitées : défis, réponses et perspectives pour des systèmes de santé résilients », cette conférence inaugurale a permis au responsable régional de dresser un état des lieux des principales menaces sanitaires et de proposer des pistes pour mieux y répondre.
Selon Dr Mamadou Diarrassouba, les urgences de santé publique « ont radicalement changé » ces dernières années. Elles sont devenues plus complexes et plus difficiles à gérer.
Il a cité quatre grandes catégories d’urgences. Il s’agit des épidémies, notamment Ebola, la dengue et le choléra. Il a aussi évoqué les pandémies, comme la Covid-19.
À cela s’ajoutent les catastrophes naturelles et environnementales. Les inondations, les éboulements et les pollutions chimiques en font partie. Les conflits armés constituent également une menace importante.
Ces crises fragilisent davantage des systèmes sanitaires déjà vulnérables. Pour le responsable régional, la réponse ne peut plus être uniquement médicale.
« Les urgences sanitaires actuelles nécessitent une approche coordonnée impliquant plusieurs secteurs », a-t-il indiqué.
Dr Diarrassouba a relevé plusieurs facteurs favorisant l’apparition des crises. Il a cité l’urbanisation rapide, le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement.
Il a également évoqué les mouvements transfrontaliers, les effets du changement climatique et les interactions entre l’homme, l’animal et l’environnement.
Sur la gouvernance sanitaire, il a pointé plusieurs insuffisances. « Nous observons une fragmentation institutionnelle avec plusieurs ministères et agences qui interviennent sans toujours disposer de mécanismes de coordination suffisants », a-t-il déploré.
Il a aussi insisté sur le déficit de leadership, la faible coordination multisectorielle et le manque de suivi des plans adoptés.
Concernant le financement, il a appelé les États à augmenter leurs investissements. « Chaque crise coûte beaucoup plus cher lorsque le système n’est pas préparé », a-t-il prévenu.
Pour lui, l’Afrique doit renforcer son autonomie sanitaire. Elle doit notamment réduire sa dépendance dans le domaine pharmaceutique.
« L’Afrique doit se réveiller. Nous devons produire nos propres vaccins, nos réactifs et nos produits pharmaceutiques afin de faire véritablement la différence », a-t-il lancé.
Le conférencier a également insisté sur le rôle des nouvelles technologies. L’intelligence artificielle, le séquençage génomique et la surveillance satellitaire peuvent améliorer la détection des maladies.
Ces outils doivent toutefois compléter les systèmes de santé de proximité et non les remplacer.
Au niveau régional, Dr Diarrassouba a présenté les six priorités de la CEDEAO. Elles concernent la surveillance sanitaire, les laboratoires, les ressources humaines et le financement durable.
Elles portent aussi sur la gouvernance multisectorielle et l’approche « Une seule santé ». Cette approche prend en compte les liens entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement.
Le Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies de la CEDEAO joue un rôle majeur dans cette stratégie. Il accompagne les États membres dans la surveillance, le partage d’informations et le renforcement des capacités.
En conclusion, Dr Mamadou Diarrassouba a appelé à une mobilisation collective. « Notre sécurité sanitaire est un bien public régional. Une menace sanitaire qui apparaît dans un pays concerne tous les autres », a-t-il rappelé.
Pour lui, la préparation reste la meilleure arme. « Le meilleur moment pour se préparer à la prochaine urgence de santé publique, c’est avant qu’elle n’arrive », a-t-il conclu.

M . S

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Santé

Daloa : la CNPS intensifie la prévention des risques auprès des travailleurs indépendants

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En 2025, la région de Daloa a enregistré 112 décès liés aux accidents de la route, selon les statistiques de l’Office de sécurité routière (OSER). À cette situation préoccupante s’ajoute la recrudescence de l’hypertension artérielle, une maladie silencieuse qui touche de plus en plus les populations actives. Face à ce double défi, la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) a organisé, le jeudi 9 juillet 2026 à Daloa, un atelier de sensibilisation destiné aux transporteurs et aux mécaniciens, couplé à une campagne de dépistage de l’hypertension artérielle.

À l’ouverture de la rencontre, Ouassa Mélèdje Victorine, manager du département Investigation et Études du milieu à la Direction de la prévention et de la promotion de la santé et sécurité au travail de la CNPS, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre du régime de sécurité sociale des travailleurs indépendants, dont la gestion a été confiée à la CNPS par l’État de Côte d’Ivoire depuis 2019.

Elle a expliqué que la CNPS ne se limite pas à l’enrôlement des travailleurs indépendants, mais mène également des actions de prévention afin de les accompagner dans leurs activités professionnelles. Le choix des transporteurs et des mécaniciens, a-t-elle précisé, se justifie par leur forte exposition aux risques routiers et professionnels.

S’appuyant sur les données de l’OSER, elle a souligné qu’il était indispensable de sensibiliser ces acteurs aux bonnes pratiques de sécurité afin de protéger leur vie, celle de leurs passagers et de l’ensemble des usagers de la route.

Prenant la parole, Yao Serge Koffi, intérimaire du manager de l’agence CNPS de Daloa, a indiqué que cette activité s’inscrit dans la politique de proximité de la CNPS, qui vise à rapprocher davantage ses services des populations.

Selon lui, la prévention constitue aujourd’hui le meilleur moyen de protéger les travailleurs indépendants contre les risques auxquels ils sont quotidiennement exposés. Il a insisté sur la nécessité d’anticiper les accidents et les maladies afin de préserver le capital humain.

Représentant le préfet de région du Haut-Sassandra, préfet du département de Daloa, Yaya Bama, secrétaire général de préfecture de Daloa, a salué cette initiative de la CNPS. Il a rappelé que les métiers du transport et de la mécanique figurent parmi les secteurs les plus exposés aux risques professionnels et a invité les participants à mettre en pratique les conseils reçus au cours de l’atelier.

En marge des communications, une campagne de dépistage de l’hypertension artérielle a été organisée sous la supervision du Dr Kouakou Ernest, médecin diabétologue et spécialiste en santé au travail. Au total, 109 travailleurs indépendants ont été dépistés. Plusieurs cas d’hypertension ont été détectés et orientés vers une prise en charge médicale.

Par cette action, la CNPS réaffirme son engagement à promouvoir une véritable culture de la prévention afin de réduire les accidents de la route, préserver la santé des travailleurs indépendants et protéger durablement le capital humain.

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Santé

Gagnoa : Le conseil régional offre un important lot de matériel biomédical à des hôpitaux de la région

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Le conseil régional du Gôh a offert le vendredi 03 juillet 2026, un important lot de matériel biomédical d’une valeur de 114. 021. 040 FCFA à plusieurs centres de santé de la région.

La composition des matériels médicaux offerts par le conseil régional du Gôh

Ce matériel est composé entre autres de lits d’hospitalisation, de réfrigérateurs, de tables d’accouchement, de pèses- bébés, de pèses- personnes, d’armoires de rangement, de boîtes d’accouchement, de tensiomètres et de mobiliers de bureau. Il a été réceptionné au siège du conseil régional à Gagnoa par le représentant de la direction régionale de la santé du Gôh. Selon M. Yaya Soumahoro représentant le président du conseil régional, Joachim Djédjé Bagnon, « ce don a pour objectif de renforcer les plateaux techniques des hôpitaux des départements d’Oumé et de Gagnoa.

Les localités bénéficiaires de cet important don de matériels médicaux

Ces matériels sont destinés aux centres de santé de Guépahouo, Sakahouo, Donsoho, Douagbé, Diégonéfla, Oumé et Bayota.

L’adresse du conseil régional du Gôh aux bénéficiaires

Tout en demandant aux bénéficiaires de prendre soin de ces matériels, le représentant du président Djédjé Bagnon a dit que le conseil régional sera « toujours aux côtés des populations pour répondre à leurs besoins vitaux ».

Bilan succint des projets réalisés par le conseil régional du Gôh au bénéfice des populations

Il a ajouté que pour répondre aux attentes des populations, le conseil régional a entrepris plusieurs projets de développement notamment dans le domaine de la santé en construisant des centres de santé dans plusieurs localités des départements d’Oumé et de Gagnoa..

Ouncado PIERROT, infos avec Edson Djédjé Capri à Gagnoa

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