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Société

Région de Gbêkê / Pénurie de sang: Le ministère de la Santé déploie de grandes stratégies pour une autosuffisance en produits sanguins.

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Le ministère de la Santé de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle déploie une stratégie de grande portée dans la région de Gbêkê pour atteindre une autosuffisance en produits sanguins.
Mercredi 05 juin 2023, l’équipe de la Direction Régionale du Centre de Transfusion Sanguine (CNTS) Gbêkê, a tenu une rencontre avec les autorités administratives, politiques, coutumières, les guides religieux et les populations du département de Sakassou.
Cette rencontre a pour objectif de mettre en place un pool de 500 donneurs réguliers dans le département de Sakassou, afin de répondre aux besoins croissants en sang et sauver davantage de vies.
<< Le don de sang est bien plus qu’une simple collecte de liquide vital, c’est un acte qui incarne l’espoir et la solidarité humaine. Chaque donateur est un maillon essentiel de la chaîne de vie. Donner son sang c’est soulager des souffrances, redonner espoir à ceux qui en ont besoin. Chers frères, chères sœurs, nous avons besoin de vous pour réussir notre projet d’autosuffisance en produits sanguins. Je suis disponible pour répondre à toutes vos préoccupations. Je compte sur chacun de vous >> a indiqué Dr. Biérou Bodé Thomas, Directeur Régional du CNTS
Le CNTS, institution nationale en charge de la collecte, du traitement et de la distribution du sang en Côte d’Ivoire, a pris des mesures concrètes pour renforcer les infrastructures et les ressources humaines dans le but d’atteindre l’autosuffisance en produits sanguins. La mise en place d’un pool de donneurs dans le département de Sakassou est l’une des étapes clés de cette stratégie.
Cette rencontre qui s’est tenue dans un climat empreint de collaboration et de détermination, a permis au représentant du CNTS d’exposer les avantages, les enjeux d’un pool de donneurs et l’intérêt pour les populations de donner de leur sang.

L’engagement patriotique des autorités et des populations
Le Directeur départemental de la santé de Sakassou, présent à cette rencontre a exprimé son soutien total à cette initiative, reconnaissant l’importance cruciale d’un approvisionnement régulier en produits sanguins.
<< C’est un projet à saluer parce que pour être autosuffisant en produits sanguins, nous avons besoin de la contribution de tous les acteurs. Si nous sommes en vie c’est parce que nous avons du sang. Il est donc de mon devoir en tant que Directeur Départemental de la santé d’accompagner ce projet. Mon équipe et moi, nous allons activement nous impliquer dans ce projet en sensibilisant la population sur l’intérêt de donner son sang. Je suis convaincu que nous atteindrons notre objectif>> a rassuré Dr. Konan Yoboué
Pour le préfet du département de Sakassou, l’implication de tous les acteurs est nécessaire.
<< Toutes les appréhensions que les populations avaient sur le don de sang viennent d’être dissipées. Je m’engage à mettre tout en œuvre avec les chefs et les communautés locales pour sensibiliser les populations pour donner de leur sang>> a promis le préfet du département de Sakassou, Bonaventure Tiegbé.


Les leaders communautaires ont également exprimé leur volonté de mobiliser et d’encourager les habitants de Sakassou à devenir des donneurs réguliers.
<< Nous sommes prêts à vous accueillir pour sensibiliser nos populations. Avec la collaboration du préfet du département et la mairie, l’amicale des 172 villages de sakassou mettra tout en œuvre pour sensibiliser les populations pour donner de leur sang pour sauver des vies. En tant que chefs, nous sommes prêts et disponibles à vous accompagner pour l’atteinte de vos objectifs >> a indiqué Nanan N’Guessan Kouassi, chef du village de Kpétébonou, président du Collectif des Chefs Traditionnels Oualèbo ( COCTO)


Au cours de cette rencontre, des plans concrets ont été discutés pour faciliter le processus de don de sang et encourager la participation active de la population. Des campagnes de sensibilisation seront organisées dans les quartiers, les écoles les lieux de travail, de cultes…etc, pour informer les résidents sur les critères d’éligibilité pour devenir donneur de sang, les bienfaits du don de sang et les mesures de sécurité mises en place pour garantir la santé des donneurs.
Le Directeur Régional du CNTS de Gbêkê a également annoncé la mise en place d’un pool de donneurs, qui permettra d’améliorer l’accessibilité et la disponibilité du sang pour les hôpitaux. Des séances de formations seront réalisées à l’attention des professionnels de la santé, agents du Centre Régional de Transfusion Sanguine, pour renforcer leurs capacités en matière de collecte et de conservation du sang.
Saluant, l’implication active des partenaires financiers que sont le Fonds Français MUSKOKA et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Directeur Régional du CNTS a appelé les populations et les autorités locales à plus d’actions sur le terrain.


Dans les prochaines semaines, le Centre Régional de Transfusion Sanguine travaillera en étroite collaboration avec les autorités locales, les leaders communautaires et les professionnels de la santé de Sakassou pour mettre en œuvre les plans discutés lors de la réunion.
Des équipes mobiles seront déployées pour organiser des collectes de sang régulières dans les différentes localités de la région. Des campagnes de sensibilisation seront intensifiées pour informer et éduquer la population sur l’importance du don de sang et encourager la participation de tous.
En augmentant le nombre de donneurs réguliers et en mettant en place un système de collecte et de distribution efficace, le CNTS espère sauver un plus grand nombre de vies et améliorer les soins de santé dans la région.
Le CNTS assure qu’il continuera à multiplier ses actions et à travailler en partenariat avec les communautés pour garantir un approvisionnement adéquat en produits sanguins et assurer des soins de santé de qualité pour tous.
Notons que 244.779 poches de sang ont été vendues à un prix homologué de 3000fcfa, dans le cadre du Programme Social du Gouvernement 2022-2024.

                                  François M'BRA II

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Bouaké/ Assahoré Konan Jacques invite les jeunes à saisir les opportunités d’emploi.

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Le président du Conseil régional de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, a invité les jeunes de la région à saisir les différentes opportunités de formation, de financement et d’emploi mises à leur disposition par le gouvernement et le Conseil régional, afin de favoriser leur insertion socioprofessionnelle. Il a lancé cet appel, le vendredi 24 juillet 2026, à l’occasion de la troisième session ordinaire du Conseil régional de Gbêkê, tenue à l’hôtel Vinciane de Bouaké, en présence de plusieurs personnalités politiques, administratives et coutumières.

Cette session avait notamment pour objectif de faire le point sur l’exécution du budget primitif et d’adopter le budget modificatif n°1 de l’année 2026. Elle a également permis de dresser un bilan à mi-parcours de l’année, afin d’identifier les besoins urgents des populations. À cette occasion, Assahoré Konan Jacques a félicité les conseillers régionaux pour leur implication dans la réalisation et la remise de 160 ouvrages aux populations au début du mois de juillet.

Dans son allocution, il a exhorté les jeunes à s’inscrire dans la troisième phase du Contrat de désendettement et de développement (C2D3), afin de bénéficier de financements et d’un accompagnement pour la réalisation de leurs projets et la création d’activités génératrices de revenus:« L’une de nos préoccupations majeures, c’est l’emploi de nos jeunes. En effet, le gouvernement met en place beaucoup de projets pour occuper sainement nos jeunes. Alors, je pense que nos jeunes doivent prendre conscience et saisir ces opportunités. Ils doivent se dire que le gouvernement fait beaucoup pour eux et qu’ils doivent l’accompagner en s’inscrivant dans cette dynamique et dans les projets qu’il initie pour leur permettre d’être autonomes. Je les invite à s’inscrire dans cette nouvelle phase du C2D3 afin de bénéficier de ces accompagnements », a-t-il conseillé.

Poursuivant, le président du Conseil régional a expliqué que l’adoption du budget modificatif vise à poursuivre la mise en œuvre des projets de développement au bénéfice des populations, notamment dans les domaines des infrastructures éducatives et sanitaires, de l’accès à l’eau potable et d’autres secteurs prioritaires:« Vous savez que la gestion d’un Conseil régional est une gestion prévisionnelle. En début d’année, nous avons fait une programmation pour réaliser un ensemble de projets. Chemin faisant, nous avons eu des situations qui nécessitaient que nous modifiions le budget pour prendre en compte les ressources additionnelles qui se sont dégagées et ajuster les dépenses », a-t-il fait savoir.

En outre, Assahoré Konan Jacques a appelé à l’unité et à la cohésion au sein de la chefferie traditionnelle, dans un contexte marqué par des mésententes. Il a, à cette occasion, offert, au nom du Vice-Premier ministre, un minicar à la chefferie traditionnelle afin de faciliter sa mobilité lors de ses différentes rencontres.

Au nom de la chefferie traditionnelle, le président régional de la Chambre des rois, Nanan N’Goran Koffi II, a exprimé sa gratitude au donateur et réaffirmé l’engagement des chefs traditionnels à œuvrer en faveur de la cohésion:« Nous voulons la cohésion, une Côte d’Ivoire solidaire, une Côte d’Ivoire réunie et une Côte d’Ivoire qui se développe davantage », a-t-il déclaré.

De son côté, le préfet de Sakassou, Tiebgé Bonaventure, représentant le préfet de région, préfet du département de Bouaké, a félicité le président du Conseil régional et l’ensemble des conseillers pour les nombreux ouvrages réalisés en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.

Prince Koffi

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Accident de Touba-Biankouma : Diarra Transport lourdement sanctionnée, sa carte de transporteur suspendue

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Les premières conclusions de l’enquête administrative sur le dramatique accident de la circulation survenu sur l’axe Touba-Biankouma sont sans appel. À l’issue des investigations menées par le Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA), le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé de prendre de sévères sanctions à l’encontre de la compagnie Diarra Transport, mise en cause dans ce drame qui a coûté la vie à plusieurs personnes.

Saisi le 13 juillet 2026, le BEA avait pour mission de déterminer les circonstances exactes de l’accident ainsi que les éventuels manquements techniques et administratifs. Selon le rapport préliminaire, plusieurs irrégularités ont été relevées dans la gestion du parc automobile de la société. Les enquêteurs évoquent notamment des violations de la loi d’orientation du transport intérieur de 2014 ainsi que de la réglementation de 2017 relative au contrôle technique des véhicules.

Face à la gravité des faits constatés, le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé d’agir sans attendre l’issue de la procédure judiciaire. À compter du 24 juillet 2026, la carte de transporteur de Diarra Transport est suspendue, entraînant de fait l’arrêt de ses activités.

En outre, l’ensemble des autocars de la compagnie devra être transféré à Abidjan afin d’être soumis à une inspection technique approfondie et à un contrôle de conformité administrative sous la supervision des services compétents du Ministère.

La reprise des activités de la société sera également conditionnée à la présentation du Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR) pour chacun de ses chauffeurs. Ce document, obligatoire pour l’exercice de la profession, devra être produit avant toute remise en circulation des véhicules.

Sur le plan financier, Diarra Transport devra régler l’ensemble des amendes liées aux infractions routières commises par ses véhicules, ainsi que les frais engagés dans le cadre de la prise en charge des conséquences de l’accident.

Au-delà de cette affaire, le Gouvernement entend adresser un message fort à l’ensemble des transporteurs routiers. Ces sanctions illustrent la volonté des autorités de renforcer le respect des normes de sécurité et de lutter contre les comportements mettant en danger la vie des usagers de la route.

Dans son communiqué signé par le Directeur de Cabinet, Dioman Coné, le Ministère rappelle que ces mesures entrent en vigueur dès leur publication et resteront applicables jusqu’à leur exécution complète, sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourraient être engagées contre les personnes concernées.

À travers cette décision, les autorités réaffirment leur détermination à promouvoir un transport routier plus sûr et à faire respecter le mot d’ordre : « Stop à l’incivisme sur la route. »

Christ Kémondé

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Société

Univers du Bois en Cote d’Ivoire

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Koffi Kouadio Guy
Président de l’UAPB-CI fait une plaidoirie:
 » Nous demandons a l’Etat d’engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du Bois, et les artisans. »

Apres son investiture le 13 juin dernier a Yamoussoukro comme Président de l’Union des Artisans Professionnels du Bois de Cote d’Ivoire (UAPB-CI), Koffi Kouadio Guy par ailleurs Président de la Chambre Régionale de Métiers de Yamoussoukro s’est penche sur la question cruciale de l’avenir du Bois en Cote d’Ivoire.
C’était le mercredi 22 juillet en ses bureaux sis a Toumodi.

Le président de l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) a appelé les pouvoirs publics à renforcer les mesures en faveur de la filière bois, notamment à travers le reboisement, un meilleur accès des artisans au bois d’œuvre et une concertation permanente entre l’État, les industriels et les professionnels du secteur.
Il s’exprimait relativement aux défis de la profession.

Investie officiellement le 13 juin dernier à Yamoussoukro, l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) entend faire du reboisement l’une de ses priorités. Selon son président Koffi Kouadio Guy, cette initiative répond à un double objectif : lutter contre les effets du changement climatique et garantir la pérennité des métiers du bois.
Il a rappelé que, dans les années 1960, le bois figurait parmi les principales richesses économiques du pays. Toutefois, l’exploitation intensive des ressources forestières, sans reboisement suffisant, a progressivement fragilisé la filière.

Regroupant plus de 1 500 artisans répartis sur l’ensemble du territoire national, l’organisation souhaite mobiliser ses membres autour d’importants programmes de reboisement. Elle déplore cependant le manque de terres disponibles pour développer ces plantations.
Le responsable de l’UAPBCI a également dénoncé les difficultés d’approvisionnement en bois auxquelles sont confrontés les artisans. Pour lui, une grande partie de la production nationale est destinée à l’exportation, tandis que le marché local reste insuffisamment approvisionné, poussant certains professionnels vers le sciage clandestin, une pratique interdite par la réglementation ivoirienne et passible de lourdes sanctions.
Face à cette situation, il a exhorté les artisans à se conformer à la législation en obtenant les agréments requis et en s’approvisionnant exclusivement auprès des circuits autorisés.

L’organisation plaide par ailleurs pour la mise en place de centrales d’achat régionales afin de faciliter l’accès au bois, notamment pour les artisans installés dans les localités situées au-delà du 8ᵉ parallèle, où les scieries sont peu nombreuses et où les coûts de transport restent élevés.

Le président de l’Union appelle également l’État à engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du bois et les artisans afin d’améliorer la disponibilité de la matière première sur le marché local, de favoriser une meilleure régulation des prix et de préserver les emplois dans la filière.
Estimant que les métiers du bois demeurent de véritables opportunités d’insertion professionnelle pour les jeunes, il regrette qu’ils attirent de moins en moins de candidats malgré leur fort potentiel économique.

En conclusion, Koffi Kouadio Guy a lancé un appel à tous les Ivoiriens à participer aux efforts de reboisement en plantant chacun un arbre, rappelant que « le bois, c’est la vie », un geste indispensable pour préserver les ressources forestières et assurer l’avenir de toute la filière.

Alassane Digbeu

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