Le maire de Bouaké, Amadou KONE a été élu avec 84,60% des voix exprimées, président de l’union des villes et communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI), à l’issue du scrutin qui l’a opposé au Député-Maire de Tiassalé, le journaliste Assalé Tiémoko ( 13,40%).
C’était au cours de la 7e Assemblée générale élective de l’union tenue à Yamoussoukro, le vendredi 5 juillet 2024. Amadou KONE succède à Danho Claude Paulin, à la tête de la faitière depuis 2019. Une nouvelle mission que le maire de Bouaké entend accomplir avec dévouement au service des maires et des collectivités locales en bonne intelligence avec le gouvernement.
Le maire de Bouaké, Amadou Koné a été élu président de l’UVICOCI ce vendredi lors de la 7e assemblée générale élective de l’union à Yamoussoukro. Il remporte cette élection avec 152 voix soit 84,60% face à Assalé Tiémoko qui lui a obtenu 24 voix, soit 13,40%. Ils sont 181 sur 201 maires à jour de leurs cotisations qui ont obtenu le quitus du vote. Avec 179 votants, 1 bulletin nul et 1 bulletin blanc.
Assalé Tiémoko félicite Amadou KONE
« La démocratie a triomphé. Le ministre Amadou Koné a gagné. On peut l’applaudir. Ensemble nous allons nous battre pour rehausser l’image de notre union. Monsieur le nouveau président, je suis à ta disposition ». Tels sont les propos du maire Assalé Tiémoko après sa défaite. Un esprit fair-play très apprécié du public et salué par Amadou KONE.
« Je voudrais féliciter mon frère Assalé Tiémoko pour avoir accepté le jeu de la démocratie » a-t-il dit avant de saluer Mme Laure Donwahi et tous les autres maires qui se sont désistés en sa faveur. Il a félicité le bureau sortant et remercié tous ceux qui ont voté pour lui. « Je m’engage à être un président disponible. Nous travaillerons à la hauteur des attentes des maires et de nos administrés » a ajouté, Amadou Koné, avant d’annoncer une Assemblée générale extraordinaire très bientôt pour débattre des enjeux de l’union, à commencer par sa gouvernance.
Le message du nouveau président de l’UVICOCI, Amadou Koné qui a convaincu les maires
«Mon engagement est avant tout pour vous, pour nos communes, et pour notre pays. En tant que maire de Bouaké, j’ai vu de près les défis et les opportunités de nos villes. Je suis convaincu que, ensemble, nous pouvons accomplir de grandes choses. Je suis un homme mission. Je suis déterminé à porter et à concrétiser les objectifs de la décentralisation des villes. Notre slogan, « UVICOCI : Une union forte au service de la décentralisation », reflète parfaitement notre vision collective. L’UVICOCI doit être un outil d’accélération de la décentralisation, au service des collectivités et des populations(…) Nous devons renforcer la confiance et l’innovation au cœur de notre action pour restaurer la confiance des citoyens. J’apporte une expérience et un réseau d’experts capables de contribuer efficacement à notre mission.
Nous devons nous attaquer au déficit des recettes en trouvant des solutions innovantes pour augmenter les revenus municipaux tout en allégeant la pression fiscale sur nos citoyens. La sécurité et l’urbanisme doivent être repensés pour créer des villes plus sûres et plus accueillantes. Le rôle des conseillers municipaux sera redéfini et renforcé pour qu’ils soient de véritables acteurs du développement local. Nous lancerons des projets ambitieux de développement local pour améliorer la qualité de vie de nos concitoyens, avec une attention particulière portée au transport et à la mobilité. Enfin, nous travaillerons à l’harmonisation des avantages pour que tous les citoyens puissent bénéficier équitablement des fruits de notre développement.
Je vous invite à nous rejoindre dans cette aventure. Ensemble, avec confiance et innovation, nous bâtirons une Côte d’Ivoire plus forte et plus unie » a déclaré le maire de Bouaké, Amadou Koné avant le vote. Des propos qui ont rassuré les maires électeurs.
La Cérémonie d’ouverture
Avant la tenue du scrutin, la cérémonie d’ouverture a été meublée par des allocutions et une séance de décoration de quelques anciens maires qui ont marqué la vie de l’union. Le Bureau sortant a présenté son bilan 2018-2023, suivi du bilan financier et du rapport du commissariat au compte. L’AG a enfin procédé à l’adoption du projet de modification des statuts et règlements intérieurs de l’union.
Les hommages de Danho Paulin aux anciens
Dans son discours d’ouverture, le président sortant M Danho Claude Paulin a exprimé sa gratitude à l’ensemble des maires de Côte d’Ivoire. Ainsi qu’à ses prédécesseurs. Créée en juillet 1983, l’UVICOCI a cette année 41 ans. Son premier président est Martin Kouadio Kouakou (1983-1987), maire de Yamoussoukro, devenue en 1983 la capitale politique ivoirienne. Suivront successivement Jean Konan Banny ( 87-93) ; Ernest Nkoumoue Koffi ( 93-2002) ; Amichia Albert ( 2002-2013) ; Gilbert Koné Kafana ( 2013-2018) ;Danho Claude Paulin ( 2019-2024). M. Danho Claude a également salué la mémoire des feux, les premiers ministres Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko mais aussi de l’ex président de l’assemblée nationale Amadou Soumahoro et du ministre de l’intérieur Sidiki Diakité, pour leur soutien aux actions de l’union. « l’UVICOCI est le bras séculier et la face visible de l’état. Nous devons cultiver la solidarité et la fraternité pour porter haut la gouvernance des collectivités » a-t-il dit.
Plusieurs anciens de l’UVICOCI décorés
Le bureau sortant de l’UVICOCI a honoré ses anciens pour les beaux et loyaux services. Ont été élevés au grade de commandeur dans l’ordre du mérite national , MM. Biley Debeleou et Gosso Yabayou Alphonse. MM. Koné Hilliassou, Ngom Alassane Williams, Meite Yaya et Mme Agnès Monet ont été élevés au rang d’officiers dans l’ordre du mérite national.
Lancement de la journée des élus locaux les 18 et 19 juillet à Yamoussoukro
Prenant la parole, le directeur de la décentralisation, M. Yapi Fidèle a, au nom du Ministre de tutelle, Vagondo DIOMANDE ( sécurité et intérieur), félicité le bureau sortant pour les avancées significatives dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail des maires. « Le ministre Vagondo accorde du prix à la décentralisation dont vous êtes les premiers acteurs » a-t-il dit avant d’annoncer la tenue les 18 et 19 juillet prochain à Yamoussoukro des journées inaugurales des mandats des élus locaux sous le haut patronage du président de la République.
Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.
Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.
La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.
Un diagnostic pour définir les priorités
Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.
Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.
Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.
Quatre grandes orientations pour 2030
Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.
Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.
Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.
Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.
Une feuille de route pour la commune
À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.
Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.
La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».
Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.
À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.
Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.
À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.
« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.
Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.
Une demande qui trouve une réponse
Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.
La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.
« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.
Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.
Un accompagnement lié à la filière cacao
Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.
Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.
À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.
Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).
Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.
Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.
Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.
C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.
L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.
» Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.