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Santé

Gagnoa: 12 femmes guéries de la fistule obstétricale reçoivent des kits AGER

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La cérémonie de remise de kits AGER aux femmes guéries de la fistule obstétricale s’est tenue le jeudi 21 novembre 2024, au District sanitaire de Gagnoa. Ces dons offerts par les partenaires techniques et financiers, permettrons aux bénéficiaires qui ont fait preuve de résilience et de courage, d’êtres autonomes financièrement.

La fistule est une lésion la plus dangereuse susceptible de survenir au cour d’un long accouchement. Ceci se caractérise par une perforation entre le vagin et/ou le rectum où sort l’urine à profusion entraînant de forte odeur. Cette pathologie degrade la femme à telle enseigne qu’elle est non seulement répudiée par sa famille, mais aussi marginalisée dans la société. La pratique Africaine traitait souvent les femmes atteintes de cette maladie dite honteuse de sorcière. L’ arrivée de l’Agence Coréenne de Coopération internationale ( KOICA) avec l’appui de l’UNFPA en partenariat avec le ministère de la santé de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle, des agents de la santé ont été formés afin d’apporter assistance aux femmes atteintes de cette maladie. Plusieurs femmes ont subi des interventions chirurgicales et sont guéries de la fistule obstétricale, notamment celles de Gagnoa aux nombre de 12, formées durant trois mois, ont reçu des kits AGER ( activités génératrices de revenus). Mme Dagri Yvette Suzanne de l’AIBEF San Pedro a indiqué qu’en plus de kits, une somme de 50000F a été mise à leur disposition dans le but de démarrer les activités de leur choix.  » Nos partenaires sillonneront les différents sites des bénéficiaires pour faire une évaluation et les encourager à s’insérer dans le tissu social  » a-t-elle fait savoir. Mme Dagri a soulevé une inquiétude sur le financement de cette opération l’année prochaine dans la mesure où l’on a du mal identifié les femmes atteintes de la fistule obstétricale.  » Beaucoup sont nos sœurs cachées dans les confins du pays qui ont du mal à se présenter à nous du fait d’avoir honte de contracter cette maladie « , a-t-elle relevé. Selon elle, une phase de sensibilisation doit être menée à cet effet pour atteindre un objectif conséquent dans le but de maintenir le principal bailleur de fonds.

Boukalo Célestin directeur départemental de la santé Gagnoa 1 a remercié les partenaires techniques et financiers pour le travail abattu durant les phases d’opérations gratuites administrées aux femmes malades. Il les a exhorté de fréquenter les centres de santé pendant les consultations prénatales et postnatales. Dr Boukalo a relevé les causes de la fistule obstétricale qui sont entre autres, les mutilations génitales, les mariages précoces des jeunes filles ainsi que les pratiques traditionnelles des matrones.  » Mes chères sœurs, lorsque vous êtes en travail, ne buvez pas le kaolin des matrones pour forcer l’accouchement. Cela entraîne une déchirure de l’utérus où l’enfant doit passer. Ce qui occasionne de facto un trou pour en faire la fistule. Certes, il peut avoir des accouchements difficiles du fait de la grosseur de l’enfant. Nos sages femmes sont là pour vous accompagner parce que l’accouchement est tout à fait naturel. On peut accoucher tranquillement lorsque vous aller fréquenter le centre de santé « , a-t-il indiqué. Relevant que le département de Gagnoa a plus de 80 centres de santé proches des populations de 5 km avec un personnel qualifié en la matière.

Le sous-préfet de Galebré, Camara Dayiri Marie Clémence, représentant le préfet de la région du Goh, président de la cérémonie a affirmé que la fistule obstétricale est une pathologie méconnue, avec un impact dévastateur sur la vie des femmes qui en souffrent. Au delà de la lourdeur physique, elles subissent l’exclusion sociale, la stigmatisation. Mais grâce aux efforts des bailleurs de fonds et des personnels techniques de la santé,  » ces femmes que nous célébrons ont pu êtres soignées et réhabilitées. Aujourd’hui, elles sont accompagnées des kits qui leur permettront d’entreprendre ». Elle a aussi salué la résilience et le courage de ces femmes car un nouveau chapitre s’ouvre dans leur vie. Un chapitre marqué par la dignité retrouvée, l’autonomie économique locale, et une contribution active au développement de la communauté. C’est pourquoi, elle a encouragé les bénéficiaires à faire bon usage des dons « qui vous seront fait. Ils doivent entraîner pour vous, un nouveau départ. L’ épreuve de la fistule peut être surmontée et une douleur peut être transformée en force ». Désormais ces femmes seront le pilier économique de leur famille.

Désiré Kouassé

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Santé

5e Congrès de santé publique/ Urgences sanitaires en Afrique de l’ouest: Dr Mamadou Diarrassouba appelle à bâtir des systèmes de santé résilients

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Les crises sanitaires n’attendent pas. Pour mieux y faire face, l’Afrique de l’Ouest doit renforcer, dès maintenant, ses dispositifs de prévention et de riposte à travers des systèmes de santé plus solides et résilients. C’est l’appel lancé, mercredi 22 juillet 2026, par Dr Mamadou Diarrassouba, Directeur exécutif du Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies de la CEDEAO.


Il s’exprimait à l’occasion d’une conférence inaugurale qu’il a animée à l’Institut national de santé publique (INSP) d’Abidjan-Adjamé, en prélude à la cérémonie officielle d’ouverture du 5e Congrès de santé publique de Côte d’Ivoire (CSPCI), qui se tient du 22 au 24 juillet 2026 autour du thème : « Nos environnements et notre santé ».
Placée sous le thème « Urgences sanitaires dans des pays aux ressources limitées : défis, réponses et perspectives pour des systèmes de santé résilients », cette conférence inaugurale a permis au responsable régional de dresser un état des lieux des principales menaces sanitaires et de proposer des pistes pour mieux y répondre.
Selon Dr Mamadou Diarrassouba, les urgences de santé publique « ont radicalement changé » ces dernières années. Elles sont devenues plus complexes et plus difficiles à gérer.
Il a cité quatre grandes catégories d’urgences. Il s’agit des épidémies, notamment Ebola, la dengue et le choléra. Il a aussi évoqué les pandémies, comme la Covid-19.
À cela s’ajoutent les catastrophes naturelles et environnementales. Les inondations, les éboulements et les pollutions chimiques en font partie. Les conflits armés constituent également une menace importante.
Ces crises fragilisent davantage des systèmes sanitaires déjà vulnérables. Pour le responsable régional, la réponse ne peut plus être uniquement médicale.
« Les urgences sanitaires actuelles nécessitent une approche coordonnée impliquant plusieurs secteurs », a-t-il indiqué.
Dr Diarrassouba a relevé plusieurs facteurs favorisant l’apparition des crises. Il a cité l’urbanisation rapide, le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement.
Il a également évoqué les mouvements transfrontaliers, les effets du changement climatique et les interactions entre l’homme, l’animal et l’environnement.
Sur la gouvernance sanitaire, il a pointé plusieurs insuffisances. « Nous observons une fragmentation institutionnelle avec plusieurs ministères et agences qui interviennent sans toujours disposer de mécanismes de coordination suffisants », a-t-il déploré.
Il a aussi insisté sur le déficit de leadership, la faible coordination multisectorielle et le manque de suivi des plans adoptés.
Concernant le financement, il a appelé les États à augmenter leurs investissements. « Chaque crise coûte beaucoup plus cher lorsque le système n’est pas préparé », a-t-il prévenu.
Pour lui, l’Afrique doit renforcer son autonomie sanitaire. Elle doit notamment réduire sa dépendance dans le domaine pharmaceutique.
« L’Afrique doit se réveiller. Nous devons produire nos propres vaccins, nos réactifs et nos produits pharmaceutiques afin de faire véritablement la différence », a-t-il lancé.
Le conférencier a également insisté sur le rôle des nouvelles technologies. L’intelligence artificielle, le séquençage génomique et la surveillance satellitaire peuvent améliorer la détection des maladies.
Ces outils doivent toutefois compléter les systèmes de santé de proximité et non les remplacer.
Au niveau régional, Dr Diarrassouba a présenté les six priorités de la CEDEAO. Elles concernent la surveillance sanitaire, les laboratoires, les ressources humaines et le financement durable.
Elles portent aussi sur la gouvernance multisectorielle et l’approche « Une seule santé ». Cette approche prend en compte les liens entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement.
Le Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies de la CEDEAO joue un rôle majeur dans cette stratégie. Il accompagne les États membres dans la surveillance, le partage d’informations et le renforcement des capacités.
En conclusion, Dr Mamadou Diarrassouba a appelé à une mobilisation collective. « Notre sécurité sanitaire est un bien public régional. Une menace sanitaire qui apparaît dans un pays concerne tous les autres », a-t-il rappelé.
Pour lui, la préparation reste la meilleure arme. « Le meilleur moment pour se préparer à la prochaine urgence de santé publique, c’est avant qu’elle n’arrive », a-t-il conclu.

M . S

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Santé

Daloa : la CNPS intensifie la prévention des risques auprès des travailleurs indépendants

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En 2025, la région de Daloa a enregistré 112 décès liés aux accidents de la route, selon les statistiques de l’Office de sécurité routière (OSER). À cette situation préoccupante s’ajoute la recrudescence de l’hypertension artérielle, une maladie silencieuse qui touche de plus en plus les populations actives. Face à ce double défi, la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) a organisé, le jeudi 9 juillet 2026 à Daloa, un atelier de sensibilisation destiné aux transporteurs et aux mécaniciens, couplé à une campagne de dépistage de l’hypertension artérielle.

À l’ouverture de la rencontre, Ouassa Mélèdje Victorine, manager du département Investigation et Études du milieu à la Direction de la prévention et de la promotion de la santé et sécurité au travail de la CNPS, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre du régime de sécurité sociale des travailleurs indépendants, dont la gestion a été confiée à la CNPS par l’État de Côte d’Ivoire depuis 2019.

Elle a expliqué que la CNPS ne se limite pas à l’enrôlement des travailleurs indépendants, mais mène également des actions de prévention afin de les accompagner dans leurs activités professionnelles. Le choix des transporteurs et des mécaniciens, a-t-elle précisé, se justifie par leur forte exposition aux risques routiers et professionnels.

S’appuyant sur les données de l’OSER, elle a souligné qu’il était indispensable de sensibiliser ces acteurs aux bonnes pratiques de sécurité afin de protéger leur vie, celle de leurs passagers et de l’ensemble des usagers de la route.

Prenant la parole, Yao Serge Koffi, intérimaire du manager de l’agence CNPS de Daloa, a indiqué que cette activité s’inscrit dans la politique de proximité de la CNPS, qui vise à rapprocher davantage ses services des populations.

Selon lui, la prévention constitue aujourd’hui le meilleur moyen de protéger les travailleurs indépendants contre les risques auxquels ils sont quotidiennement exposés. Il a insisté sur la nécessité d’anticiper les accidents et les maladies afin de préserver le capital humain.

Représentant le préfet de région du Haut-Sassandra, préfet du département de Daloa, Yaya Bama, secrétaire général de préfecture de Daloa, a salué cette initiative de la CNPS. Il a rappelé que les métiers du transport et de la mécanique figurent parmi les secteurs les plus exposés aux risques professionnels et a invité les participants à mettre en pratique les conseils reçus au cours de l’atelier.

En marge des communications, une campagne de dépistage de l’hypertension artérielle a été organisée sous la supervision du Dr Kouakou Ernest, médecin diabétologue et spécialiste en santé au travail. Au total, 109 travailleurs indépendants ont été dépistés. Plusieurs cas d’hypertension ont été détectés et orientés vers une prise en charge médicale.

Par cette action, la CNPS réaffirme son engagement à promouvoir une véritable culture de la prévention afin de réduire les accidents de la route, préserver la santé des travailleurs indépendants et protéger durablement le capital humain.

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Santé

Gagnoa : Le conseil régional offre un important lot de matériel biomédical à des hôpitaux de la région

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Le conseil régional du Gôh a offert le vendredi 03 juillet 2026, un important lot de matériel biomédical d’une valeur de 114. 021. 040 FCFA à plusieurs centres de santé de la région.

La composition des matériels médicaux offerts par le conseil régional du Gôh

Ce matériel est composé entre autres de lits d’hospitalisation, de réfrigérateurs, de tables d’accouchement, de pèses- bébés, de pèses- personnes, d’armoires de rangement, de boîtes d’accouchement, de tensiomètres et de mobiliers de bureau. Il a été réceptionné au siège du conseil régional à Gagnoa par le représentant de la direction régionale de la santé du Gôh. Selon M. Yaya Soumahoro représentant le président du conseil régional, Joachim Djédjé Bagnon, « ce don a pour objectif de renforcer les plateaux techniques des hôpitaux des départements d’Oumé et de Gagnoa.

Les localités bénéficiaires de cet important don de matériels médicaux

Ces matériels sont destinés aux centres de santé de Guépahouo, Sakahouo, Donsoho, Douagbé, Diégonéfla, Oumé et Bayota.

L’adresse du conseil régional du Gôh aux bénéficiaires

Tout en demandant aux bénéficiaires de prendre soin de ces matériels, le représentant du président Djédjé Bagnon a dit que le conseil régional sera « toujours aux côtés des populations pour répondre à leurs besoins vitaux ».

Bilan succint des projets réalisés par le conseil régional du Gôh au bénéfice des populations

Il a ajouté que pour répondre aux attentes des populations, le conseil régional a entrepris plusieurs projets de développement notamment dans le domaine de la santé en construisant des centres de santé dans plusieurs localités des départements d’Oumé et de Gagnoa..

Ouncado PIERROT, infos avec Edson Djédjé Capri à Gagnoa

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