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Société

Côte d’Ivoire : L’Initiative Cacao et Forêts renforce les capacités des acteurs nationaux pour lutter contre la déforestation dans la chaîne de de valeur cacao

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Abidjan, le 04 avril 2025 – L’Initiative Cacao et Forêts (ICF), en collaboration avec IDH, a organisé un atelier de restitution des résultats de la deuxième phase du projet de mise en œuvre de la procédure nationale de gestion des alertes de déforestation. Cette phase a porté sur le renforcement des capacités des acteurs nationaux contribuant à la mise en œuvre de cette procédure. Ce sont plus de 200 personnes qui ont bénéficié de formations techniques essentielles, marquant ainsi une étape importante dans la protection des forêts ivoiriennes.


L’ICF, née d’une collaboration entre la Côte d’Ivoire, le Ghana et les entreprises du secteur cacao, s’est engagée à réduire la déforestation dans la chaine valeur cacao et à restaurer les zones forestières dégradées. En Côte d’Ivoire, un Cadre d’Actions Communes guide cette initiative, avec pour objectifs la préservation des parcs nationaux et forêts, la réhabilitation des zones dégradées et l’amélioration des conditions de vie des producteurs de cacao.
Des formations techniques pour une meilleure gestion forestière
En 2024, l’ICF a mis en œuvre un programme de renforcement des capacités, dispensant des formations en SIG-Cartographie, photo-interprétation et reconnaissance végétale aux agents du ministère des Eaux et Forêts, de la SODEFOR, de l’OIPR, du SEP-REDD+ et du BNETD, mais également au secteur privé cacao et aux coopératives. Ces formations, réalisées par le Cabinet ACTUM Dev, ont permis aux agents des ministères et agences nationales ainsi qu’au secteur privé d’acquérir des compétences pour le suivi et la surveillance des forêts.

L’atelier de restitution a permis de présenter les résultats détaillés de ces formations et de remettre officiellement les certificats aux récipiendaires. Les discussions ont aussi porté sur les impacts de ce renforcement de capacités et les perspectives.
Une collaboration essentielle pour un avenir durable
L’ICF représente une collaboration essentielle entre le gouvernement, le secteur privé et la société civile pour lutter contre la déforestation et promouvoir une production de cacao durable. Les formations dispensées et les résultats obtenus témoignent de l’engagement de tous les acteurs à protéger les forêts ivoiriennes.
Mme Stéphanie KADIO, Directrice pays de IDH en Côte d’Ivoire a rappelé dans son discours l’engagement continuel de IDH à travailler auprès des signataires de l’ICF à l’atteinte des objectifs communs dans un contexte en pleine mutation.
Le Ministre des Eaux et Forêts a quant à lui, félicité IDH Côte d’Ivoire et tous les Partenaires Techniques et Financiers pour leurs engagements aux côtés du Gouvernement en faveur de la protection et la restauration des forêts classées et des aires protégées.
Il a rappelé qu’en 2023, une phase pilote a été lancée dans le cadre de l’ICF pour tester l’opérationnalisation du système de suivi des alertes précoce à la déforestation dans les zones prioritaires de l’ICF. Celle-ci a permis de tester le processus de vérification des alertes sur le terrain et par télédétection, posant les bases pour une mise en œuvre à plus grande échelle du système national de suivi des forêts et d’alertes précoces de la déforestation en cours de développement. Au cours de cette phase, 3 592 alertes ont été analysées par photo-interprétation d’images satellitaires de haute précision, et 887 alertes ont été vérifiées sur le terrain par des points focaux des structures techniques responsables de la gestion forestière, telles que l’OIPR, la SODEFOR et le MINEF.
De plus, il a précisé qu’en 2024, une seconde phase pour le renforcement de capacités des acteurs dans le cadre du suivi de la déforestation a été réalisée dans le cadre de l’Initiative Cacao et Forêts avec l’appui financier de son partenaire IDH Côte d’Ivoire. Ainsi, 236 acteurs, issus des secteurs public et privé en Côte d’Ivoire dont 99 du MINEF, 42 de la SODEFOR, 34 de l’OIPR, 16 du BNETD, 03 de la REDD+, 25 des coopératives du cacao et 17 du secteur privé cacao, ont bénéficié d’une série de formations techniques comprenant trois volets:
• une formation en Système d’Information Géographique pour la gestion de données forestières ;
• une formation en photo-interprétation pour le suivi et la surveillance des forêts ;
• une formation en reconnaissance végétale.
Il a exhorté l’ensemble des parties prenantes à maintenir et à rendre plus dynamique la plateforme que constitue l’ICF afin qu’elle continue à servir de cadre de dialogue entre les principales parties prenantes sur des sujets d’actualité importants tels que l’agroforesterie, la traçabilité, le système de suivi satellitaire des forêts et le Règlement de l’Union Européenne sur la déforestation importée (RDUE). La mise en commun des efforts des membres de l’ICF permettra à la Côte d’Ivoire et aux partenaires privés de disposer de leviers solides vis-à-vis des enjeux nationaux et internationaux.

DS

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Tiapoum : la Chaire UNESCO remet le Plan stratégique de développement, cap sur 2030

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Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.

La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.

Un diagnostic pour définir les priorités

Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.

Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.

Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.

Quatre grandes orientations pour 2030

Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.

Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.

Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.

Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.

Une feuille de route pour la commune

À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.

Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.

La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».

Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.

Natacha kouakou

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Zagregbeu : la SOCEADAHS répond à une demande des populations

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À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.

Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.

À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.

« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.

Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.

Une demande qui trouve une réponse

Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.

La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.

« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.

Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.

Un accompagnement lié à la filière cacao

Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.

Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.

À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.

Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.

Natacha kouakou

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Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles

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Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).

Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.

Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.

Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.

C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.

L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.

 » Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.

Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Par Kevin Bakou

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