Face à la persistance du travail des enfants en Côte d’Ivoire, le Gouvernement, avec le soutien de ses partenaires, poursuit la mise en œuvre d’actions concrètes visant à éliminer ce fléau. Grâce à ces efforts conjugués, la prévalence du travail des enfants a connu une baisse significative, passant de 31 % en 2016 à 22 % en 2021, selon les données de l’enquête MICS. Cependant, des défis de taille subsistent, en particulier dans les zones à forte production agricole.
Dans cette dynamique, le ministère de l’Emploi et de la Protection Sociale, à travers la Direction de la Lutte contre le Travail des Enfants (DLTE), a entrepris une mission dans la région de la Nawa. Cette mission vise à remobiliser et redynamiser les comités départementaux, sous-préfectoraux et villageois de suivi du travail des enfants dans le cadre du Système d’Observation et de Suivi du Travail des Enfants en Côte d’Ivoire (SOSTECI).
Le SOSTECI, mécanisme national de veille, d’alerte et de coordination, permet au gouvernement de mieux comprendre le phénomène du travail des enfants, de cartographier les zones à risques, de développer des stratégies adaptées et de coordonner les actions des différents acteurs. Une étude récente, menée par le cabinet Catalytica Consulting, a recommandé une réorientation stratégique du système pour l’adapter aux nouvelles exigences internationales, notamment les normes européennes sur la durabilité et la traçabilité des chaînes d’approvisionnement agricoles.
Dans cette perspective, la mise en place d’un système d’information géographique (SIG) est en cours afin de renforcer la collecte, l’analyse et le partage des données. Les régions de la Nawa et du Cavally ont été désignées zones pilotes pour tester cette nouvelle approche. Alors que la couverture du Cavally est achevée, la mission actuelle vise à compléter et revitaliser le dispositif dans la Nawa.
Pendant deux jours à Soubré, du jeudi 22 ai vendredi 23 mai 2025, les membres du corps préfectoral, coordinateurs du SOSTECI au niveau local, ont pris part à un atelier stratégique. À cette occasion, Dr N’Guetia Martin, Directeur de la Lutte contre le Travail des Enfants, a rappelé l’importance de cette mobilisation : « Cela fait un bon moment que le dispositif a été lancé dans la région. Il était donc essentiel de faire un point avec les acteurs locaux, de discuter des avancées, des difficultés et des perspectives, mais aussi de les sensibiliser aux nouvelles exigences internationales. »
De son côté, Lou Maxime, Directeur régional du travail de la Nawa et coordinateur régional du SOSTECI, a salué les avancées enregistrées durant l’atelier : « Des comités ont été créés séance tenante. Il reste seulement quelques comités villageois à mettre en place. L’objectif était de sensibiliser les autorités préfectorales à parachever le processus d’installation pour renforcer la collecte de données endogènes et améliorer notre efficacité. »
Konan Kouadio Ernest, Directeur du centre social de Meagui, représentant la Directrice régionale de l’Emploi et de la Protection Sociale de la Nawa, a souligné que ces ateliers arrivent à point nommé : « Ces comités existaient, mais ils n’étaient pas encore pleinement opérationnels. Cette mission leur redonne un souffle nouveau. Elle permet également de renforcer la sensibilisation pour rappeler que la place des enfants est à l’école. »
Manian Abdoulaye, préfet du département de Guéyo, a conclu sur l’importance de l’engagement local : « Nous sommes une région pilote et devons montrer l’exemple. Cette mission nous a fourni les outils nécessaires pour agir efficacement. Nous ferons tout pour répondre aux attentes de l’État et améliorer la situation des enfants dans notre région. »
L’ensemble des participants s’est engagé à mettre en œuvre une feuille de route claire, élaborée à l’issue de l’atelier, pour faire du SOSTECI un outil pleinement opérationnel au service de la lutte contre le travail des enfants dans la région de la Nawa.
Récemment créé en France par les filles et fils des régions du Guémon et du Cavally originaires de la Côte d’Ivoire, Boya Pâh est un giga espace apolitique de rencontres et de promotion de la culture du peuple Wê dans le monde. Le lancement officiel de ce rendez-vous du donner et du recevoir a officiellement eu lieu le samedi 23 mai 2026 dans l’espace UE, plus précisement à Paris. Sa première édition, parrainée par M. Tiessonhi Kéla Joël représenté par M. Zoué Basile, a connu un franc succès du fait de la mobilisation exceptionnelle des filles et fils Wê de la diaspora vivant en occident et la présence effective de plusieurs élus Wê de Côte d’Ivoire. À cette occasion, Dr Mathias Néhan a fait un discours très inspirant qui a mis les Wê de la diaspora en ordre de bataille, pour développer le Wêland et promouvoir la culture du peuple Wê dans le monde, de façon inclusive. Ci-dessous, un large extrait de son allocution tant ovationnée par l’assistance.
Boya Pâh, une boussole du peuple Wê
Nous lançons les fondations d’un évènement majeur de la communauté Wê de la diaspora, un rend-vous appelé à compter dans nos vies, dans l’histoire de notre peuple, dans l’avenir de nos deux régions ; le Guémon et le Cavally… Ce que nous inaugurons ici n’est pas seulement une cérémonie. C’est une direction. C’est une boussole. C’est un contrat moral entre nous. Boya Pâh n’est pas un slogan. C’est un dessein : devenir la Rencontre annuelle majeure des filles et fils Wê, avec une mission claire et exigeante.
Les objectifs de Boya Pâh
D’abord, il vise à créer des liens d’unité, de fraternité et de solidarité entre celles et ceux qui vivent à l’étranger et celles et ceux qui sont restés au pays.
Ensuite, bâtir des ponts avec les grandes économies industrielles, nouer des alliances économiques, identifier des investisseurs stratégiques et des partenaires financiers.
Enfin, mobiliser des ressources et des initiatives au service du développement social, économique et culturel du Guémon et du Cavally.
Boya Pâh, une plateforme de cohésion et d’unité des Wê
Selon Dr Mathias Néhan, « le développement de nos communautés ne se fera pas dans l’isolement : il se construira dans la connexion avec le reste des communautés, le reste du monde. Unis, nous sommes une puissance. Divisés, nous sommes vulnérables. Voilà notre vérité. Notre unité n’efface pas nos différences ; elle les orchestre. Il nous faut prôner l’unité dans la diversité – politique, sociale, économique, stratégique. L’unité n’est pas l’uniformité : c’est la capacité de marcher ensemble, d’avancer au même rythme malgré nos pas différents, d’accorder nos voix, malgré notre différente tonalité, pour former un chœur et non une cacophonie ».
Des stratégies pour unir davantage les Wê et unir le peuple Wê
« Nous devons :
structurer notre action et cesser d’éparpiller nos forces,
créer des pôles par domaines, travailler en synergie,
partager l’information,
co-financer les projets,
évaluer les résultats,
devenir une machine de guerre économique, culturelle et sociale – non pas contre qui que ce soit, mais pour quelque chose de plus grand que nous : la dignité de notre peuple, l’essor de nos territoires, l’avenir de nos enfants.
Car le combat pour le développement ne se gagne pas aux seules tribunes. Il exige des moyens. Il appelle des sacrifices. Il réclame de la méthode. Nous devons être les premiers contributeurs, les premiers soutiens, les premiers investisseurs dans notre ambition communautaire.
Un appel pressant à la solidarité entre filles et fils Wê
La solidarité ne se décrète pas, elle se prouve. Regardons nos atouts.
Mobilisons-les en réseau nos expertes et des experts en économie, en finance, en industrie, en technologie, en intelligence artificielle, partout dans le monde.
Mettons en place un corps de mentors Wê au service de nos jeunes et de nos entrepreneurs. • Organisons-la dans des véhicules transparents – fonds solidaires, coopératives d’investissement, tontines professionnelles -au service de projets à impact dans le Guémon et le Cavally. • Offrons à la jeunesse brillante, formée, inventive, déterminée des passerelles : bourses, stages, incubateurs, programmes de retour sécurisé et utile. Que chaque jeune Wê, où qu’il vive, sente que sa communauté croît en lui.
Investons dans le développement. Il faut accompagner le développement.
Transformons patiemment les idées en chantiers, les chantiers en réalisations, les réalisations en habitudes collectives. Voilà le cycle vertueux que nous devons enclencher.
Appel à une synergie d’actions individuelles, collectives et inclusives
Chacune et chacun d’entre nous, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, a un rôle à jouer. Chacune et chacun doit devenir un ambassadeur de la vision Wê, un catalyseur du changement, un relais de confiance. Le leadership ne se résume pas aux titres ; il se reconnaît aux services rendus, à la constance, à la loyauté envers le bien commun.
Un appel à la fraternité entre cadres politiques issus du terroir Wê
Permettez-moi, à présent, d’ouvrir une fenêtre sur notre espérance. En paraphrasant le Révérend pasteur Martin Luther King, je veux rêver – non pas pour fuir la réalité, mais pour mieux l’orienter. Je veux rêver d’une communauté Wê où nos différents leaders politiques dont – Angèle GNONSOA,
Émile Constant BOMBET,
Hubert OULAÏ,
Anne-Désirée OULOTTO,
Simon DOH,
Émile GUIRIEHOULOU,
Denis KAH ZION,
Gervais Jean TIEDE,
Célestin SEREY DOH,
Privat OULA,
Yémonli Arsène GAH,
Ange GNONKA, etc. – marchent les mains dans les mains, unis dans leurs différences, acceptant la pluralité comme une richesse, et faisant de leurs divergences politique une énergie canalisée vers l’intérêt supérieur de notre peuple.
Un appel pressant à la fraternité entre allogènes, allochtones et autochtones dans le Wêland
Je veux rêver d’un pays Wê où les communautés allochtones et allogènes cohabitent avec l’autochtone Wê dans la paix, dans la joie, et surtout dans le respect de nos coutumes, de nos traditions et de nos valeurs. Un pays où l’hospitalité n’est pas faiblesse, où la justice n’est pas vengeance, où la fraternité n’est pas un mot, mais un mode de vie.
Un appel pressant pour la promotion de la culture Wê au plan national
Je veux rêver, enfin, d’un peuple Wê, creuset de grandes contributions nationales, présent aux grands rendez-vous des décisions économiques, culturelles, sociales qui façonnent la Côte d’Ivoire. Un peuple dont la voix compte parce que ses actes parlent, dont les territoires rayonnent parce que ses enfants coopèrent, dont la mémoire inspire parce que son avenir se construit.
Un appel pressant à la planification et la matérialisation de tous les projets de développement
Pour ce faire, les uns et les autres sont priés de prendre attache avec le Comité d’Organisation Boya -Pâh à partir des contacts suivants : 0768707771 / 0614835430 Email : nehan_mathias@hotmail.com Par ailleurs, pour plus d’efficacité, des pôles de réflexions et d’actions ont été mis en place. Se sont : • Le pôle Culture et Transmission : cartographier nos patrimoines, créer des réseaux d’artistes Wê, lancer des classes de langue et de traditions pour nos enfants de la diaspora, • Le pôle Social et Éducation : programme “Parrainage-Coaching” pour élèves, étudiants et primo-arrivants ; jumelages d’écoles entre diaspora et pays, • Le pôle Économie et Investissement : fonds rotatif diaspora pour micro-projets agricoles et artisanaux ; réseau Wê-Entreprendre ; partenariats avec des industriels et clusters internationaux pour transférer compétences et marchés, • Le pôle Territoires Guémon- Cavally : portefeuille de projets prioritaires, gouvernance partagée diaspora-local.
Le respect de la parole donnée, gage de succès remarquable de Boya Pâh
Chacun de ces pôles devra livrer, d’ici douze mois, trois résultats mesurables et non des promesses : – Organiser,
Documenter,
Évaluer et ajuster les donnes pour être plus crédibles – ensemble.
Enfin, un appel simple et exigeant a été lancé par le Dr Mathias Néhan pour vivifier Boya Pâh :
Tenons la parole donnée à Boya Pâh,
Refusons les invectives, les procès d’intention, les propagandes qui nous divisent,
Cultivons la hauteur et l’utilité,
Parlons moins de nous-mêmes, parlons plus de ce que nous pouvons faire, maintenant, pour notre communauté,
Faisons de notre unité une pratique, pas une affiche,
Faisons de notre diaspora un levier, pas un alibi,
Faisons de Boya Pâh non pas un événement de plus, mais l’atelier permanent de notre renaissance.
Avançons, ensemble, avec méthode et avec cœur.
Pour le Guémon, Pour le Cavally, Pour la communauté Wê, Pour la Côte d’Ivoire, Vive Boya Pâh, Vive la communauté Wê, partout dans le monde, Et que vive la Côte d’Ivoire!
Le village de Grand Yapo dans la commune d’Agboville a vibré aux sons de la musique du peuple Abê le samedi 30 mai 2026, lors de la cérémonie de remise des pagnes aux femmes, marquant ainsi le clou de la fête des mères organisée par Mme Tétchy épouse M’Bassidjé, présidente de l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Charité Espoir.
Au service de la famille et des personnes vulnérables, l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Charité Espoir a magnifié plus de 80 femmes à l’occasion de la fête des mères organisée de façon anticipée, en leur offrant des pagnes.
À cette occasion, prenant la parole, Mme Tétchy épouse M’Bassidjé a indiqué à juste titre aux femmes magnifiées son amour pour elles et sa joie de voir toutes les femmes de Grand Yapo d’être heureuses aussi comme toutes les femmes du monde entier.
Le succès remarquable de la première édition de la fête des mères à Grand Yapo laisse déjà présager que les prochaines éditions seront encore plus grandioses, voire phénoménales.
À un âge où beaucoup pensent avoir déjà tout accompli, l’Honorable Évariste Edouard Meambly continue de démontrer que la grandeur se nourrit d’apprentissage, de travail et d’une vision toujours plus élevée.
Obtenir un Executive Master à Sciences Po Paris, en présentiel à Paris et non en ligne, est déjà une performance louable et remarquable. Mais cette consécration prend une dimension encore plus inspirante quand on sait qu’il s’agit de son deuxième Master.
Après son Master en Pilotage des Organisations obtenu en Tunisie au Centre de Valorisation Professionnelle de Tunis (CVPT) le 22 juillet 2023, l’Honorable MÉAMBLY vient d’ajouter une nouvelle distinction prestigieuse à son parcours académique avec ce Master en Politique et Management du Développement – Potentiel Afrique à Sciences Po Paris.
Cette réussite n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat d’un parcours académique rigoureux et exigeant, jalonné de formations de haut niveau entre 2023 et 2026, notamment :
📚 Évaluation des politiques publiques : fondamentaux et panorama des méthodes 📚 Pilotage de la politique de management des talents 📚 Accompagnement au changement et communication interne 📚 Fondamentaux d’une négociation stratégique 📚 Management et développement des talents 📚Certification professionnelle de Directeur des Ressources Humaines
Autant de formations qui lui ont permis d’acquérir une expertise renforcée en gouvernance, leadership, gestion stratégique et développement humain.
Ce parcours académique fait écho à une riche expérience de terrain.
⚪Député de Côte d’Ivoire durant dix années (2011–2020) ; ⚪Président du groupe parlementaire “Agir pour le Peuple” à l’hémicycle ; ⚪Tout premier Président du Conseil régional du Guémon (2013–2018).
L’Honorable Évariste MÉAMBLY incarne ainsi la rencontre entre l’expérience politique, la compétence managériale et la recherche permanente du savoir.
Mais son engagement dépasse encore le cadre politique et académique.
Après ces deux Masters, il contribue également à la pensée intellectuelle et universitaire à travers deux ouvrages :
📖 « Vaincre », une autobiographie inspirante retraçant un parcours de résilience et de combat ; 📖 « Les financements des PPP en milieu rural », une contribution scientifique et académique sur les mécanismes de financement du développement rural.
Et l’histoire continue…
En octobre 2026, il franchira une nouvelle étape avec la soutenance de son Doctorat en Sciences de Gestion.
Quel message puissant pour la jeunesse africaine en général et ivoirienne en particulier!
À son âge, beaucoup se reposent sur leurs acquis. Lui, choisit encore les amphithéâtres, les bibliothèques, la recherche et l’excellence. La marque des bâtisseurs.
L’Honorable Évariste MÉAMBLY nous rappelle que la réussite ne s’hérite pas : elle se construit par le travail, la discipline et une soif inépuisable de connaissance.
Félicitations Honorable ! Votre parcours honore la Côte d’Ivoire, inspire le Guémon et donne à la jeunesse africaine un modèle vivant de persévérance, de résilience et d’élévation intellectuelle.