Abidjan, le 8 juillet 2025 — Au Plateau, dans la salle du Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG), citoyens, journalistes et internautes se sont retrouvés autour d’un sujet qui touche directement à la mobilité et à l’ouverture du pays : le transport aérien en Côte d’Ivoire.
L’événement, intitulé « Tout savoir sur le transport aérien », était animé par Ahmed Djibril Coulibaly, Directeur général du Transport aérien (DGTA). Pendant plus d’une heure, il a répondu aux questions du public, exposé les faits, expliqué les choix et reconnu les contraintes.
Des progrès, mais aussi des réalités à affronter
Le responsable du transport aérien a dressé un état des lieux du secteur, sans embellir les chiffres : le trafic aérien reprend après la crise de la COVID-19, les investissements publics ont permis des avancées notables, mais il reste encore du chemin. Depuis la création d’Air Côte d’Ivoire en 2012 et la mise en place de la DGTA en 2022, l’État a décidé de structurer un secteur qui était resté longtemps en marge. Aujourd’hui, l’idée est de faire du ciel ivoirien un outil de développement économique — que ce soit pour le tourisme, les affaires , le fret ou la mobilité intérieure.
Des acteurs multiples, un objectif commun
Le secteur aérien repose sur une série d’acteurs spécialisés : • ANAC, pour la sécurité et la régulation • SODEXAM, pour la gestion des aéroports intérieurs et les données météo • AERIA, qui gère l’aéroport d’Abidjan • Des structures comme ASECNA, Servair, Menzies, Securiport et BEA, pour les services techniques et opérationnels. .Air Côte d’Ivoire, la compagnie nationale. La DGTA supervise l’ensemble en aidant le Ministre des Transports à fixer une direction claire : faire en sorte qu’à l’horizon 2030, la Côte d’Ivoire ait un réseau de transport aérien dense, sûr, et compétitif.
Des réponses aux questions que tout le monde se pose
Lors de la session, plusieurs sujets ont été abordés de façon directe : • Pourquoi les billets sont-ils si chers ? Les prix sont tirés vers le haut par facteurs exogènes à la compagnie et parfois endogènes ainsi la configuration du marché régional notamment. Des discussions sont en cours au niveau de la CEDEAO pour trouver des marges de manœuvre sur le volet fiscalité. • Pourquoi certains aéroports comme Yamoussoukro sont-ils peu desservis ? La demande y est encore trop faible pour justifier des lignes régulières. • Que faire face aux retards sur les vols intérieurs ? La compagnie est confrontée depuis la fin du Covid-19 et la vente du constructeur des Q400 à un repreneur créant ainsi des distorsions dans la fourniture de pièces de rechange. Le gouvernement se tient aux côtés de la compagnie pour mettre en place un dispositif rigoureux de maintenance des appareils. D’ici quelques semaines il y’aura de l’amélioration. Cependant, conformément aux standards internationaux les vols retardés ou annulés ne sont pas de nature à mettre en péril la compagnie. Nous continuerons à améliorer la qualité de service qui est une exigence dans le secteur et qui fait partie des priorités du Ministre Amadou KONÉ.
• Les jeunes formés en aéronautique quittent-ils le pays ? Oui malheureusement, notamment dans le domaine de la maintenance. La reprise après la Covid-19 a engendré une forte demande mondiale dans le secteur. La compagnie a recruté et formé pour ses besoins propres plusieurs dizaines de jeunes ivoiriens, dont certains non pas malheureusement fait preuve de patriotisme. Un nouveau recrutement sera lancé bientôt et des mesures d’incitation supplémentaires sont entrain d’être identifiées pour les maintenir. • Où en est-on avec la transition écologique ? L’aéroport d’Abidjan a été certifié à deux reprises aéroport africain le plus performant en matière d’atténuant des émissions carbones. Les nouvelles aérogares de San Pedro et Korhogo ont été construits tenant compte des nouvelles normes en matière d’émissions carbone.
La compagnie nationale air Côte d’Ivoire est engagée depuis sa création dans l’acquisition d’appareils les moins polluants comme les A330 neo qui seront réceptionnés très bientôt. . • Pourquoi certaines lignes sont-elles arrêtées rapidement, comme Abidjan–Casablanca ? Des contraintes exogènes à la compagnie ont obligés la compagnie de suspendre les vols et procéder à un recentrage des opérations. Nous y retournerons dès que ces aléas seront maîtrisés.
Un secteur qui ne touche pas (encore) tout le monde, mais qui structure l’avenir
Le transport aérien n’est pas le moyen de transport le plus utilisé en Côte d’Ivoire. Il reste perçu comme réservé à une minorité. Mais selon le DGTA, ses effets dépassent les passagers : il structure les échanges, renforce la position du pays dans la sous-région, et ouvre de nouvelles perspectives économiques. Depuis 2020, le trafic à l’aéroport d’Abidjan est passé de 935 130 à plus de 2,5 millions de passagers en 2024, et devrait continuer à croître. La compagnie Air Côte d’Ivoire, de son côté, a transporté environ 7,4 millions de passagers depuis sa création.
Faire le point, expliquer, écouter
Cette prise de parole publique n’avait pas pour but de convaincre à tout prix, mais d’expliquer les choix, de dire où en est le pays et où il veut aller. Sortir la communication institutionnelle des couloirs pour répondre aux préoccupations concrètes est un exercice encore rare, mais utile. La Côte d’Ivoire ne prétend pas rivaliser avec les grands hubs du monde. Mais elle construit pas à pas son réseau, son savoir-faire, et sa présence sur une carte aérienne de plus en plus disputée. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est du travail de fond.
Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.
Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.
La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.
Un diagnostic pour définir les priorités
Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.
Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.
Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.
Quatre grandes orientations pour 2030
Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.
Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.
Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.
Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.
Une feuille de route pour la commune
À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.
Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.
La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».
Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.
À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.
Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.
À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.
« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.
Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.
Une demande qui trouve une réponse
Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.
La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.
« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.
Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.
Un accompagnement lié à la filière cacao
Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.
Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.
À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.
Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).
Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.
Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.
Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.
C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.
L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.
» Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.