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Société

Gagnoa/ Élections législatives : Mireille Djédjé s’insurge contre le choix opéré dans la commune

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Mireille France Djédjé, membre de la coordination régionale RHDP du Goh, et présidente de la coordination des associations féminines, était face à la presse le vendredi 7 novembre 2025, au siège du RHDP sise au camp fonctionnaire. Elle s’est dite indignée du non respect des choix opérés par la direction de son parti pour les candidatures de la commune de Gagnoa qui competirons pour les élections législatives de décembre.

C’est une Mireille Djédjé très remontée contre le choix des candidats pour les élections législatives de la commune de Gagnoa. Selon elle, la direction de son parti n’a pas respecté le pacte qui date ses années 1980, concernant la parité des candidatures dans la commune de Gagnoa. En effet, cette commune occupe deux sièges à l’assemblée nationale. L’un pour les autochtones Bethé et l’autre pour les malinké résidant à Gagnoa. Depuis belle lurette ce pacte a été respecté jusqu’en 2011 avec la paire Louis -Andrey Dacoury Tabley- Bachir Cissé qui avait été corrigée par le président Alassane Ouattara. Grande fut son étonnement de la reconduction de la liste Yssouf Diabaté- Zon Camara tous, deux fils du nord pour les prochaines élections législatives, en violation du pacte de 1980 sous l’ère du feu président Félix Houphouët-Boigny.  » J’ai candidaté pour le siège du député dans la commune de Gagnoa. Contre toute attente, je ne sais par quelle alchimie, on nous balence une liste de candidats retenus sur laquelle deux fils du nord sont inscrits surtout que Gagnoa est divisé en deux départements politiques dont le nord pour nos frères malinké et le sud pour les autochtones Bethé. Je suis indignée car si rien n’est fait on restera dans cette affaire durant une dizaine d’années », s’est elle exprimée relevant l’existence de cet accord entre les parents Bheté et malinké pour la cohésion sociale.  » En 2021 cet accord est rompu. On a nos frères du nord qui sont députés. On est des militants aucune oeuvre humaine n’est parfaite. Ce sont certainement des malentendus. Nos parents du sud c’est à dire nos chefs coutumiers ont interpellé nos autorités sur le vivre ensemble. Dans tout ce que nous faisons dans la commune de Gagnoa, il faut aussi faire la promotion des cadres Bheté. Parce que, quoi qu’on dise on est chez eux. Aujourd’hui on constate que malgré le plaidoyer de nos chefs coutumiers, et chefs de terre, la direction du parti balance tout et nous impose quelque chose qu’aucune communauté n’a choisi. Ce n’est que le choix du RHDP », s’est-elle indignée. Selon elle, le parti cherche a divisé les deux communautés qui, pourtant vivent en parfaite harmonie. Entant que fille de Gagnoa, et de surcroît militante RHDP, le président Alassane Ouattara a demandé de faire la promotion du genre, les 30% des femmes doivent être respectés pour ces élections législatives. « Le président du parti a demandé pour ces élections la prise en compte des autochtones. Il faut que cela soit fait », a-t-elle martelé, ignorant les critères effectués par la direction du parti.

Face à cette situation « d’indignation », la présidente de la coordination des associations féminines RHDP du Goh ne compte pas baisser les bras. Elle écarte toute idée de se présenter en candidate indépendante, mais souhaite une parité de liste à candidater. C’est fort de cela que Mireille Djédjé se pose la question de savoir  » Pourquoi la direction du parti decide de foutre la merde à Gagnoa »? À cet effet, elle compte multiplier des actions pour se faire entendre. Elle a lancé un message fort à l’endroit du président du RHDP, en l’occurrence le chef de l’État afin de résoudre ce problème latent qui risque d’être source de division entre le peuple Bheté et Malinké. « Papa ADO, ta nièce Mireille sait que tu es un homme de parole. Tu as dit de choisir les autochtones à Gagnoa ça pas été fait alors c’est depuis 1980 que cette décision a été prise. J’ai l’intime conviction que tu vas réparer cet état de fait. Ceux que tu as mis à la direction n’ont pas respecté. Donc je compte sur toi »

Désiré Kouassé

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CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

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Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

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EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

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Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

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Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

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La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

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