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Société

Côte d’Ivoire-Turquie : le grand virage de la connectivité se dessine à Istanbul

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Les 11 et 12 février 2026, la ville d’Istanbul a servi de théâtre à un rendez-vous diplomatique majeur : la 2ème Conférence Islamique des Ministres des Transports de l’Organisation de Coopération Islamique (OCI). Trente-neuf ans après la première session de 1987, les 57 États membres se sont réunis autour du thème : « Renforcer la connectivité des transports pour approfondir la fraternité ».

Pour la Côte d’Ivoire, cette rencontre marque un tournant stratégique. Dépêchée avec une délégation de haut niveau conduite par S.E. Mme Khadidjata Touré, Ambassadeur de Côte d’Ivoire en Turquie et en Géorgie, Abidjan a réaffirmé son ambition : devenir le hub logistique incontournable de l’Afrique de l’Ouest au sein de l’espace OCI.

Un mémorandum stratégique ivoiro-turc en ligne de mire

Le point d’orgue de ce sommet reste l’annonce de la signature imminente d’un Mémorandum d’entente entre la Côte d’Ivoire et la Turquie sur la connectivité des transports. Initialement envisagée à Istanbul, la signature officielle interviendra finalement en mars 2026, à l’occasion d’une visite du ministre ivoirien des Transports et des Affaires Maritimes, Amadou Koné.
Ce protocole, non contraignant, à forte portée symbolique et stratégique, vise à structurer une coopération technique approfondie dans les domaines ferroviaire, aérien, portuaire et logistique. Il s’inscrit dans la continuité des relations d’exception entretenues avec la Turquie du président Recep Tayyip Erdoğan, qui a exprimé son souhait de voir la Côte d’Ivoire prendre « toute sa place » au sein de l’OCI.
La délégation ivoirienne, particulièrement active lors des réunions techniques préparatoires, comprenait, Coulibaly Hamed Djibril, Directeur Général du transport aérien, les conseillers techniques Philippe Kouhon et Kadjo Louis Nguetta, dont l’expertise a contribué à affiner les discussions sectorielles et à consolider les bases du futur partenariat.

OCI et BID : un partenariat au milliard de dollars

Membre de l’OCI depuis 2001 et de la Banque Islamique de Développement (BID) depuis 2002, la Côte d’Ivoire a su transformer son appartenance à cet espace en véritable levier de développement.
Dans le discours du ministre Amadou Koné, lu par l’ambassadeur Khadidjata Touré, les chiffres traduisent l’ampleur du partenariat :
1,07 milliard de dollars investis par la BID dans des projets structurants, notamment l’Autoroute du Nord, la modernisation de l’aéroport d’Abidjan et l’extension du Port Autonome d’Abidjan.
18 projets en cours, représentant 780 millions de dollars, directement orientés vers l’amélioration de la mobilité nationale et régionale.
Ces investissements consolident la position d’Abidjan comme plateforme logistique du Golfe de Guinée et locomotive de l’UEMOA.

Le corridor Dakar–Port-Soudan, priorité africaine

Parmi les résolutions majeures adoptées à l’issue des travaux figure la priorité accordée au corridor ferroviaire Dakar–Port-Soudan, ambitieux projet transafricain destiné à relier l’Atlantique à la mer Rouge.
La Côte d’Ivoire a réitéré son engagement plein et entier dans cette vision intégratrice, estimant que la connectivité dépasse les infrastructures physiques pour devenir un outil de fraternité, de résilience économique et de stabilité régionale.
Les ministres ont également validé :
Une Feuille de route 2026-2035, visant à harmoniser les normes de transport et à accélérer la numérisation des procédures douanières entre les États membres ;
La création d’un Centre des transports terrestres de l’OCI, dont le siège sera accueilli par la Turquie, pour coordonner les politiques de mobilité.

La fin de la « chaise vide »

Au-delà des infrastructures, l’enjeu est aussi politique. La diplomatie ivoirienne a insisté sur la nécessité de renforcer sa présence dans les instances permanentes et les organes décisionnels de l’OCI.
Le message est clair : la Côte d’Ivoire ne souhaite plus être un simple membre actif, mais un acteur moteur des politiques de connectivité du monde islamique.

Cap sur 2028 : une dynamique retrouvée

Cette session d’Istanbul met fin à près de quatre décennies d’interruption et ouvre une nouvelle ère de régularité institutionnelle. Le Royaume d’Arabie Saoudite a officiellement proposé d’accueillir la 3ème Conférence des Ministres des Transports en 2028, confirmant la relance durable de cette plateforme stratégique.
Pour Abidjan, les deux prochaines années seront décisives. Entre la signature du mémorandum ivoiro-turc en mars 2026 et la mise en œuvre des résolutions adoptées, l’ambition est assumée : faire de la connectivité un pilier central de la diplomatie économique ivoirienne et positionner le pays comme passerelle entre l’Afrique et l’ensemble de l’espace OCI.
Comme pour dire qu’à Istanbul, le virage est engagé. Reste désormais à transformer l’élan diplomatique en chantiers concrets.

Natacha kouakou

Société

Côted’Ivoire/ Collecte de fonds pour la construction du temple de l’église Papa Nouveau de Bouaké.

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Les fidèles chrétiens de l’église Papa Nouveau de Bouaké ont organisé un culte spécial de collecte de fonds pour la construction de leur grand temple, le dimanche 8 mars 2026. L’objectif est de recueillir des fonds pour reconstruire le temple détruit par la guerre militaro-politique que la ville de Bouaké a connue. Au cours de ce culte, les fidèles ont prié pour la cohésion sociale et la paix en Côte d’Ivoire. Plusieurs personnalités politiques et religieuses étaient présentes pour soutenir cette initiative.

À cette occasion, au nom de la direction nationale de ladite église, le messager résident du siège de Toukouzou Hozalem, Patrice Kokora, a indiqué l’importance de ce culte : << Nous sommes là pour recueillir de l’argent pour bâtir une église digne de l’église de Papa Nouveau à Bouaké. Parce qu’en 1986, le prophète Papa Nouveau lui-même est venu poser la première pierre de l’église de Bouaké. Mais à cause de la crise de 2002, il y a eu beaucoup de mouvements, il y a eu du saccage et donc le temple a été détruit. Nous avons donc recueilli des fonds au terme du culte afin que les travaux de construction puissent débuter avant la fin de l’année. Nous demandons donc à toutes autorités ou personnes de bonne volonté de soutenir ce projet>>, a-t-il déclaré.

Pour terminer, il a lancé un message de paix et d’unité à l’endroit des populations : << Je demande à tous les Ivoiriens de s’aimer les uns et les autres afin que nous vivions en paix. Nous devons apprendre à vivre-ensemble dans nos diversités. Nous remercions le Seigneur que l’année 2025 s’est bien terminée malgré les élections. L’église de Bouaké est donc une manière pour nous de contribuer à la paix>>, a-t-il exhorté.

De son côté, au nom du maire de la commune de Bouaké, Jacqueline N’Guessan a rassuré les fidèles du soutien de la mairie : << Pour la construction de ce temple, je vous rassure du soutien de la mairie. En effet, pour la construction de ce temple, chaque contribution compte car, il permettra de réaliser un rêve collectif. Ici à Bouaké, nos différentes religions cohabitent, d’où l’existence du forum des confessions religieuses de Bouaké. Une ville ne se développe pas uniquement à cause de ses infrastructures, mais aussi, les religieux y contribuent également>>, a-t-elle rassuré.

Au nom du parrain de la cérémonie, Franck Zouankouan, par ailleurs vice-président du comité de gestion de l’église Papa Nouveau de Bouaké, a indiqué que le parrain accorde une attention particulière à l’église de Bouaké car c’est ici qu’il a commencé son service militaire. Il a donc remercié les fidèles pour leurs nombreux dons pour la construction du temple.

Prince Koffi

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Bouaké/ Lancement de BKE Chill Festival : plus de 10 000 festivaliers attendus.

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Les couleurs de Bouaké Chill Festival pour l’édition 2026 ont été lancées par les promoteurs dudit Festival, le samedi 7 mars 2026 à l’espace le jardin d’Eden de Bouaké au cours d’une conférence de presse. Cette énième édition dudit Festival qui vise à promouvoir les valeurs artistiques et culturelles de la ville de Bouaké renfermera plusieurs activités qui vont se dérouler sur environ 7 mois pour mieux impacter les populations. Le lancement s’est fait en présence de plusieurs tenanciers d’espace.

Cet évènement organisé par la structure Lourd Boss Group se tiendra autour du thème « Bouaké S’amuse, Bouaké Rayonne » et cible les personnes âgées de 18 ans et plus. À cette occasion, au cours de son allocution, Aristide Edi, commissaire général du festival et président-directeur général (PDG) de Lourd Boss Group a expliqué le sens de ce festival : << Le BKE Chill Festival est un évènement organisé par les enfants de Bouaké qui vise à promouvoir et rehausser l’image de la ville à travers plusieurs actions ou activités de divertissements mais aussi sociales. Ce festival est un lieu de rencontre des jeunes et des personnes qui aiment se divertir autour de bonnes sonorités musicales. C’est notre contribution aux changements de mentalités auprès de la jeunesse en nous inspirant du programme Bouaké Nouveau impulsé par le maire de la commune de Bouaké. Pour cette édition, nous attendons au moins 10 000 festivaliers>>, a-t-il indiqué.

Poursuivant, il a déroulé l’agenda de cette édition : <>, a-t-il déroulé.

De son côté, Konan Jean Raymond, responsable de la commission sécurité, a souligné que des dispositions sécuritaires sont prises pour garantir la protection des festivaliers afin que les jeunes puissent festoyer dans la tranquillité et dans la sérénité. Il a souligné que la billetterie s’ouvrira très prochainement afin que les festivaliers puissent acheter les tickets en ligne ou de façon physique en avance car le jour de l’évènement, le prix des tickets augmentera vu l’affluence.

Quant à Adams Coulibaly, responsable commercial, il a invité les annonceurs et mécènes à soutenir l’évènement à travers des partenariats gagnant-gagnant.

Prince Koffi

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Société

Côte d’Ivoire : Bien-être au travail : l’ONG YSSIKA EKAN annonce la 3ᵉ édition du Salon du capital humain

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L’ONG YSSIKA EKAN a procédé, le samedi 7 mars 2026 à Abidjan, au lancement officiel de la troisième édition du Salon du capital humain. La cérémonie s’est tenue en présence de la présidente de l’organisation et promotrice de l’événement, Yvette Akissi Yobouet, ainsi que du professeur Boniny Sylvestre, président de l’Association panafricaine des médecins du travail et partenaire de cette édition.

Face à la presse, la promotrice du salon est revenue sur les résultats des deux premières éditions, tout en saluant l’engagement des partenaires et des acteurs impliqués dans la promotion de la santé mentale en milieu professionnel. Elle a notamment souligné l’absence d’un cadre juridique suffisamment structuré pour la reconnaissance et la prise en charge des troubles mentaux liés au travail en Côte d’Ivoire, une situation qui, selon elle, a des répercussions non seulement sur la santé des travailleurs, mais également sur la performance des entreprises.

Dans cette optique, un document compilant les recommandations et résolutions issues des précédentes éditions du salon a été élaboré et présenté aux médias. Ce document vise à servir de base de plaidoyer pour une meilleure intégration de la santé mentale dans les politiques de santé au travail.

Selon Yvette Akissi Yobouet, les premières éditions du salon ont permis d’enregistrer plusieurs avancées, notamment une prise de conscience progressive de l’importance du bien-être psychologique au travail, l’émergence d’initiatives privées dédiées à la prévention et à l’accompagnement, ainsi que la création de plateformes d’information et d’écoute.

Cependant, elle a également évoqué plusieurs défis à relever, notamment en matière de mobilisation des acteurs, de communication et de renforcement des partenariats avec les institutions publiques, le monde académique et le secteur privé.

Prenant la parole à son tour, le professeur Boniny Sylvestre a rappelé que la santé au travail constitue un droit fondamental pour les travailleurs. Il a ainsi invité les entreprises à garantir des conditions de travail favorables à la sécurité et au bien-être des employés, en intégrant les dimensions physique, mentale et sociale dans leurs politiques de gestion des ressources humaines.

Le spécialiste a également mis en avant le rôle central du médecin du travail, qu’il a décrit comme un conseiller stratégique pour l’employeur et le salarié, mais aussi comme un véritable indicateur de la santé globale de l’entreprise.

Initialement prévue pour mars 2026, la troisième édition du Salon du capital humain se tiendra finalement du 15 au 17 octobre 2026. Durant trois jours, experts, professionnels de la santé, inspecteurs du travail et acteurs du monde de l’entreprise échangeront autour d’un programme comprenant une conférence inaugurale, quatre panels thématiques, une plénière et une table ronde. Des stands d’exposition ainsi que des activités ouvertes au grand public sont également annoncés.

À travers cette initiative, l’ONG YSSIKA EKAN ambitionne de faire du bien-être des travailleurs un levier stratégique de performance et de développement durable pour les organisations en Côte d’Ivoire.

Christ Kémondé

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