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Société

Lutte contre l’orpaillage clandestin dans le district des montagnes : le SAVOD-CI passe à l’offensive sur le terrain

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Dans le cadre de son déploiement à l’échelle nationale, le Syndicat des Acheteurs et Vendeurs d’Or et de Diamants de Côte d’Ivoire (SAVOD-CI) a organisé, le mercredi 20 mai 2026 à Duékoué, une cérémonie d’investiture et de sensibilisation des délégués du District des Montagnes, regroupant les régions du Guémon, du Cavally et du Tonkpi.

Cette rencontre a réuni les autorités administratives, les acteurs du secteur minier, les forces de défense et de sécurité ainsi que les autorités coutumières, autour des enjeux liés à la structuration, à la traçabilité et à la sécurisation de la filière aurifère et diamantifère en Côte d’Ivoire.

À cette occasion, le SAVOD-CI a procédé à l’investiture officielle de plusieurs délégués appelés à représenter le syndicat sur le terrain et à servir de relais auprès des acteurs du secteur et de l’administration minière.

Ont été investis : Koné Hamed, délégué du District des Montagnes ; Traoré Morikié, pour la région du Tonkpi ; Bonébo Eric, pour la région du Cavally ; Chérif Arphan, pour la région du Guémon ; Gueu Patrice, pour le département de Danané ; ainsi que Traoré N’Vassé, en qualité de délégué adjoint.

Selon les responsables du syndicat, ces représentants auront pour mission d’assurer la coordination des activités sur le terrain, de renforcer la sensibilisation des acteurs et de contribuer à l’éradication des pratiques illicites dans le secteur.

Dans son allocution, Soumahoro Ibrahima a rappelé que le SAVOD-CI est né de la volonté des acteurs de la filière aurifère et diamantifère de s’organiser afin de défendre leurs intérêts et de participer à la lutte contre l’orpaillage clandestin.

Il a souligné l’ampleur du phénomène en évoquant des estimations du ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie faisant état d’une production artisanale d’or évaluée à près de 100 tonnes par an, contre environ 900 kilogrammes seulement déclarés officiellement en 2025.

Pour lui, cet écart traduit la nécessité d’une action concertée entre les acteurs du secteur et les autorités afin de renforcer la traçabilité et la formalisation des transactions.

« Le défi est important, mais notre engagement doit être encore plus grand », a-t-il insisté, appelant à l’unité, à la discipline et au respect des règles en vigueur.

Représentant la Direction générale des Mines et de la Géologie, Ouayou Caroline a salué l’engagement du SAVOD-CI dans la lutte contre l’orpaillage clandestin et les circuits informels.

Elle a rappelé que l’exploitation et la commercialisation de l’or et du diamant doivent impérativement s’inscrire dans un cadre légal, transparent et responsable afin de contribuer au développement durable du pays.

Elle a également insisté sur le respect des normes nationales et internationales, notamment les exigences de l’OCDE pour l’or et le Processus de Kimberley pour le diamant.

La cérémonie a également permis de sensibiliser les participants au respect des normes encadrant l’achat et la vente des métaux précieux, ainsi qu’à l’importance de la formalisation du secteur.

Les nouveaux délégués ont, pour leur part, pris l’engagement de mener des campagnes de proximité dans les villes, villages et campements afin d’informer les populations et d’accompagner les acteurs vers la légalité.

Présidant la cérémonie, le préfet de la région du Guémon, préfet du département de Duékoué, Addoh Tano, a salué une initiative qu’il a qualifiée de contribution importante à la modernisation du secteur minier artisanal.

Il a réaffirmé l’engagement de l’administration à accompagner le SAVOD-CI dans la lutte contre l’orpaillage clandestin et les circuits illégaux de commercialisation de l’or.

En renforçant son dispositif de délégués dans le District des Montagnes, le SAVOD-CI entend consolider son action de terrain et participer activement à la structuration du secteur minier artisanal en Côte d’Ivoire. Une initiative qui vise à promouvoir la transparence, la traçabilité et une meilleure gouvernance des ressources aurifères et diamantifères au service du développement national.

Natacha kouakou

Société

Thomasset : colère populaire, voici ce que les habitants réclament aux autorités

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Une crise qui secoue depuis plusieurs années le village de Thomasset, situé à environ sept kilomètres de la commune d’Anyama, sur l’axe Abidjan-Agboville, continue de provoquer une forte mobilisation des populations. Réunis le dimanche 17 mai 2026 à la place publique, les habitants ont exprimé leur colère et formulé plusieurs revendications à l’endroit des autorités administratives et coutumières.

Initiée par le collectif des jeunes du village, cette rencontre a rassemblé femmes, hommes, sages, notables et jeunes autour d’un même objectif : exiger une sortie rapide et durable de la crise de chefferie qui fragilise la cohésion sociale et freine le développement local.

Dans une ambiance tendue mais globalement maîtrisée, les intervenants ont dénoncé la persistance d’une situation de blocage malgré plusieurs tentatives de médiation engagées depuis des années.

Une jeunesse en première ligne

Prenant la parole au nom de la jeunesse, Martin Zeba a exprimé l’exaspération des populations tout en appelant au dialogue. Selon lui, les différentes discussions menées sous l’égide du sous-préfet d’Anyama n’ont toujours pas permis de trouver une issue à la crise.

« Après plusieurs rencontres et des promesses faites après l’élection présidentielle de 2025, nous sommes toujours au même point », a-t-il déclaré devant une foule attentive.

Au cœur des tensions se trouve le maintien à la tête du village de M. Kourahi Bertin, chef contesté par une partie des habitants après près de trois décennies de règne.

Les principales revendications des habitants

Au cours de la rencontre, les populations ont formulé plusieurs demandes claires :

L’accélération du processus de règlement de la crise de chefferie

L’implication plus forte des autorités administratives dans la médiation

La prise de décisions concrètes pour sortir de l’impasse actuelle

La préservation des espaces communautaires et du patrimoine foncier du village

Le respect des procédures traditionnelles de désignation du chef

Les femmes et les sages expriment leurs inquiétudes

La représentante des femmes, Yao Aby, a dénoncé une gouvernance qu’elle juge éloignée des réalités du village. Elle reproche notamment au chef contesté de ne plus résider à Thomasset depuis plusieurs années, affirmant que la gestion se ferait désormais à distance depuis Abobo-Akéikoi.

De leur côté, les sages et notables, par la voix de Hié Adama, ont exprimé leur inquiétude face à la gestion du foncier villageois. Ils accusent le chef contesté d’avoir engagé, depuis 2015, des opérations de remorcellement touchant des espaces communautaires, notamment le terrain de football et le foyer des jeunes.

Les habitants rappellent également que la première tentative de désignation d’un nouveau chef avait été suspendue en 2025 par une note du sous-préfet d’Anyama. Une seconde tentative, prévue en février 2026, avait également été interrompue par l’intervention des forces de l’ordre.

Un appel à l’apaisement

En clôture de la rencontre, le chef intérimaire, Kouman Yeboua, a appelé au calme et au dialogue, exhortant les autorités à s’impliquer davantage pour une sortie de crise pacifique et durable.

Après plusieurs heures d’échanges, la mobilisation s’est achevée dans une atmosphère de tension contenue, traduisant l’impatience d’une population toujours en attente de décisions concrètes.

À Thomasset, les habitants espèrent désormais une intervention rapide afin de restaurer la stabilité sociale et relancer le développement du village.

Natacha kouakou

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Société

Guémon : Doumbiadoubougou prépare un hommage géant à Alassane Ouattara autour d’un ambitieux projet d’eau potable

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Les préparatifs de la fête de l’eau couplée à un hommage au Président de la République, Alassane Ouattara, prévue le 29 août 2026 à Doumbiadoubougou, entrent dans une phase active. À cet effet, une rencontre de prise de contact et de concertation s’est tenue le jeudi 21 mai 2026, à la préfecture de Duékoué entre les membres du comité d’organisation et les autorités administratives du Guémon.

Cette cérémonie, annoncée comme un événement majeur pour les populations de plusieurs localités de la région, vise à célébrer l’arrivée prochaine d’un château d’eau de type urbain destiné à alimenter plus de 60 000 habitants des villages de Doumbiadoubougou, Pona 2, Lafiadougou, Binao, Fouédougou et Pinhou.

Au cours de la séance de travail tenue à la salle Sory Sangaré de la préfecture, le président du comité d’organisation, Doumbia Tidiane, est revenu sur l’origine de ce vaste projet hydraulique. Selon lui, les difficultés d’accès à l’eau potable auxquelles les populations de Doumbiadoubougou faisaient face depuis plusieurs décennies ont motivé des démarches auprès du chef de l’État.

Il a indiqué que cette infrastructure, actuellement en cours de réalisation, représente une avancée importante pour les communautés bénéficiaires et traduit l’attention accordée au développement des zones rurales.

Pour les initiateurs, cette double célébration revêt également une portée symbolique. Yoro Séraphin, président du comité scientifique chargé des partenariats, a souligné que cette fête sera l’occasion pour les populations concernées d’exprimer leur reconnaissance au Président Alassane Ouattara pour les actions de développement engagées dans le Guémon.

Selon lui, cette initiative traduit la volonté des populations de renforcer les liens sociaux autour des acquis du développement et du mieux-être collectif.

Les échanges avec l’administration préfectorale ont également porté sur plusieurs aspects organisationnels, notamment la sécurité, le protocole, la restauration des délégations attendues ainsi que le reprofilage de l’axe routier Pinhou-Doumbiadoubougou.

Représentant le préfet de région, Kouamé Ben Yéboua, secrétaire général chargé des affaires départementales, a salué la démarche du comité d’organisation qu’il a qualifiée de structurée et responsable. Il a rassuré les organisateurs de l’accompagnement du corps préfectoral pour la réussite de cette manifestation, tout en promettant de transmettre les différentes doléances au préfet de région.

En plus du château d’eau, dont le coût est estimé à plus d’un milliard de FCFA, un centre de santé intégré évalué à 170 millions de FCFA est également annoncé pour améliorer l’offre sanitaire dans les six villages concernés.

Une délégation du corps préfectoral est d’ailleurs attendue à Doumbiadoubougou ce vendredi 22 mai pour constater l’évolution des travaux du château d’eau.

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Société

Man : un marché de vivriers surgit à Blaukhauss-Djarkassa et soulève la colère des riverains

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Installé en quelques heures sans concertation, le site commercial suscite de vives inquiétudes sanitaires, environnementales et sécuritaires La colère gronde au quartier Blaukhauss-Djarkassa, à Man. Très tôt dans la matinée du jeudi 21 mai 2026, des habitants sont montés au créneau pour dénoncer l’installation soudaine d’un marché de vivriers qu’ils qualifient « d’illégal » et d’« improvisé », érigé en seulement quelques heures sans aucune consultation préalable des populations riveraines.

Une installation jugée anarchique et précipitée

Selon un porte-parole des habitants ayant requis l’anonymat, ce nouveau site de commercialisation de vivriers et de denrées diverses a été aménagé dans une zone jugée inappropriée pour accueillir un marché de gros. « Nous avons été surpris de voir apparaître, presque du jour au lendemain, un marché de fortune construit avec des bâches et des étals de circonstance. Tout cela s’est fait dans une précipitation totale », a-t-il dénoncé.

Pour les riverains, cette installation anarchique risque d’engendrer de nombreuses nuisances, notamment sur le plan environnemental. Ils redoutent déjà l’accumulation d’ordures et l’absence d’un système efficace de collecte des déchets. « C’est un véritable réservoir d’immondices qui est en train de se créer. Si la mairie n’assure pas le ramassage, ces déchets finiront certainement dans la rivière Kôh », s’est inquiété le porte-parole.

Des risques environnementaux et sanitaires redoutés

Au-delà des nuisances visibles, les habitants alertent également sur les conséquences sanitaires potentielles. La présence de déchets organiques issus des vivriers en décomposition, combinée aux plastiques non biodégradables, fait craindre une dégradation rapide de l’environnement immédiat et un risque accru d’insalubrité dans la zone.

Des inquiétudes sur les infrastructures et la sécurité

Outre la question de l’insalubrité, les habitants évoquent également les risques liés à la dégradation des infrastructures routières. Selon eux, les camions-remorques qui viendront charger les bananes, ignames, patates et autres produits vivriers pourraient fortement endommager l’unique voie reliant le quartier à la route bitumée, surtout à l’approche de la saison des pluies.

Ils s’interrogent également sur la sécurité du site, dans un contexte où d’importantes sommes d’argent circulent généralement sur les marchés. « Aucune mesure visible de sécurité n’a été mise en place », déplorent-ils.

Face à cette situation, les riverains disent envisager une pétition à adresser au préfet de région afin d’obtenir la fermeture pure et simple du site. « Ce lieu ne peut pas accueillir un marché de gros. En plus des nuisances sonores, il y a des risques sécuritaires importants », a poursuivi leur représentant.

La mairie et l’OCPV se désolidarisent de l’initiative

Joint par téléphone, le deuxième adjoint au maire de la commune de Man, chargé de la chefferie, Blé Auguste, a assuré que la municipalité n’est nullement impliquée dans la création de ce marché. « Ni le maire, ni aucun de ses collaborateurs n’est informé de l’existence de ce marché à Blaukhauss-Djarkassa », a-t-il affirmé.

Même son de cloche du côté de la direction régionale de l’Office d’aide à la commercialisation des produits vivriers (OCPV). Son directeur régional, Kouakou Léopold, s’est dit surpris d’apprendre l’existence d’un marché de vivriers dans cette zone. « Je ne suis pas informé de l’existence de ce marché, encore moins de l’identité de ses promoteurs », a-t-il déclaré.

Les populations exigent des réponses urgentes

Au moment où nous mettions sous presse, les responsables de ce marché restaient injoignables.

Pendant ce temps, les interrogations se multiplient au sein de la population. Qui est à l’origine de cette initiative ? Le site dispose-t-il d’une autorisation administrative ? Quelles mesures ont été prises pour la gestion des déchets, la sécurité des commerçants et des usagers, ou encore l’entretien des voies d’accès ?

Autant de préoccupations qui poussent les riverains à interpeller les autorités compétentes afin qu’elles se saisissent rapidement du dossier pour éviter que la situation ne dégénère davantage.

AXEL GONKANOU à Man

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