Les priorités sécuritaires de la période des vacances scolaires ont été dévoilées à Daloa. Le Directeur général adjoint de la Police nationale chargé de la Sécurité publique, Dosso Siaka, a procédé, le vendredi 17 juillet 2026, au lancement officiel de la 11ᵉ édition de l’opération « Vacances Sécurisées » dans la région du Haut-Sassandra.
À cette occasion, le responsable de la Sécurité publique a fixé les grandes orientations de cette opération destinée à prévenir les actes de délinquance et à garantir la tranquillité des populations pendant les congés scolaires.
Selon Dosso Siaka, cette période nécessite une attention particulière en raison de la disponibilité accrue des jeunes après la fin des examens scolaires.
« Avec la fin des examens à grand tirage, nous amorçons la période des vacances. Tous nos enfants sont libres. Et comme on le dit, l’oisiveté est la source de tous les vices. C’est ce vice-là que Vacances Sécurisées doit contribuer à sécuriser », a-t-il déclaré.
Le DGA de la Police nationale a ainsi instruit les forces engagées à renforcer leur présence sur le terrain à travers des patrouilles dans les rues, les quartiers, les artères principales et les zones sensibles.
« En synergie avec toutes les forces ici présentes, police, gendarmerie, FACI, ONPC, Douanes, Eaux et Forêts, ensemble, main dans la main, nous devons passer au peigne fin les rues, les coins et les recoins pendant ces vacances pour dénicher tout ce qui est fumoir et tout ce qui est malfrat », a-t-il indiqué.
Cette mobilisation concerne plusieurs corps, notamment la Police nationale, la Gendarmerie nationale, les Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI), les Sapeurs-pompiers civils, les Douanes, les Eaux et Forêts ainsi que les autres services impliqués dans la sécurisation du territoire.
Lutte contre les zones criminogènes et les fauteurs de troubles
Dosso Siaka a rappelé que les opérations « Vacances Sécurisées » et « Épervier » ont contribué à améliorer la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire. Il a appelé les forces déployées à maintenir cette dynamique afin de préserver la paix sociale et la sécurité des citoyens.
Le responsable sécuritaire a également adressé un avertissement aux individus qui tenteraient de perturber la quiétude des populations.
« Les plus récalcitrants seront conduits chez monsieur le procureur afin que cela serve d’exemple aux autres », a-t-il prévenu.
Le Haut-Sassandra appelle à une couverture totale du territoire
Représentant le préfet de la région du Haut-Sassandra, préfet du département de Daloa, le secrétaire général de préfecture Gbéi Képo Emmanuel a salué la mobilisation des forces de défense et de sécurité.
Il a insisté sur la nécessité d’étendre les patrouilles mixtes à toutes les localités afin de maintenir le niveau de sécurité observé durant l’année scolaire.
« Il est important que les patrouilles mixtes couvrent tout le territoire de la région du Haut-Sassandra et du département de Daloa afin que la sécurité assurée durant toute l’année scolaire puisse continuer pendant les vacances », a-t-il souligné.
Il a par ailleurs invité les populations à collaborer davantage avec les forces de sécurité à travers la transmission d’informations utiles pour prévenir les actes criminels.
Les motocyclistes interpellés sur la prudence
La sécurité routière a également occupé une place importante dans les interventions. Le représentant du préfet a appelé les jeunes motocyclistes à plus de responsabilité, notamment à travers le respect du port du casque.
Il a dénoncé les parades incontrôlées observées lors de certaines cérémonies, notamment les mariages, qui exposent les participants à des risques d’accidents.
« Nous interpellons toute la jeunesse à faire preuve de prudence dans la conduite des motos. Ces pratiques sont risquées et doivent cesser », a-t-il déclaré.
Une présence renforcée pendant les vacances
Le lancement de la 11ᵉ édition de « Vacances Sécurisées » a été marqué par une parade des forces engagées, témoignant de leur détermination à assurer la protection des populations.
Durant toute la période des vacances scolaires, les forces de défense et de sécurité entendent maintenir une forte présence sur le terrain dans le Haut-Sassandra afin de garantir des vacances paisibles, dans un climat de sécurité et de sérénité.
Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.
Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.
Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.
Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.
En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »
Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.
Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias. Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel. L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités. Le financement, un levier de transformation Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ? Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition. Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité. Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités. Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences. « Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso. Produire de l’or sans sacrifier l’environnement Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine. Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures. Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources. À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.
La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.
Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.
À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.
La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.
Le SYNAP-CI prépare la mobilisation
Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.
Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.
Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.
Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.
Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.
À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.