Dix jours après le tragique accident survenu sur l’axe Touba-Biankouma, le ministère des Transports et des Affaires maritimes a dévoilé les premiers résultats de l’enquête administrative et technique. Présentées au cours d’une conférence de presse tenue ce mercredi à la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC), les conclusions mettent en lumière de graves défaillances ayant conduit à la mort de 39 personnes. Face à cette tragédie, le gouvernement a annoncé une série de mesures destinées à renforcer durablement la sécurité routière.
La conférence de presse s’est déroulée à la salle de réunion de la DGTTC, au 16ᵉ étage de la Tour E de la Cité administrative d’Abidjan. Elle a réuni Kouakou Étienne, directeur de l’Office de la sécurité routière (OSER), le commissaire divisionnaire Touré Abdoul Kader, directeur de la Police spéciale de sécurité routière, ainsi que Tchongoua Stéphane, directeur du développement technologique à la DGTTC. Une minute de silence a été observée en mémoire des victimes avant la présentation des conclusions de l’enquête menée par le Bureau Enquête Analyse Accident (BEA), au nom du ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné.
Les investigations révèlent que l’autocar de marque King Long, qui assurait la liaison Odienné-Yamoussoukro le 13 juillet dernier, transportait 91 personnes alors que sa capacité maximale était de 69 places. Pour accueillir les passagers supplémentaires, des tabourets avaient été installés dans les allées et plusieurs voyageurs effectuaient le trajet debout.
Selon les enquêteurs, le véhicule a perdu le contrôle après l’éclatement du pneu avant droit, à une quatre-vingtaine de mètres du pont sur le fleuve Bafing, avant de plonger dans les eaux au niveau du village de Zouzousso III. Le drame a fait 39 morts, 45 blessés et 7 survivants indemnes.
Le rapport technique identifie plusieurs facteurs susceptibles d’avoir provoqué l’accident. Il s’agit notamment de la surcharge du véhicule et de ses bagages, de l’utilisation de pneus de trois marques différentes ne répondant pas aux références homologuées, ainsi que d’un possible défaut de maîtrise du conducteur.
L’enquête a également mis en évidence plusieurs irrégularités administratives. L’autocar circulait avec deux plaques d’immatriculation provisoires différentes, une pratique qui pourrait avoir servi à contourner le système de vidéoverbalisation. Par ailleurs, les documents attestant de la validité de l’assurance et de la visite technique n’ont pu être présentés, alors que leur renouvellement accusait respectivement 17 mois et 5 mois de retard. Les investigations se poursuivent désormais sur l’ensemble des activités de la compagnie Diarra Transport, propriétaire du véhicule.
En réponse à ces constats, le ministère des Transports et des Affaires maritimes a annoncé sept mesures immédiates. Elles prévoient la mise en place d’un programme national de formation des chauffeurs de transport en commun, le renforcement des capacités des gestionnaires des entreprises de transport, la création d’une plateforme électronique de suivi des compagnies, le contrôle renforcé des assurances et des visites techniques, l’élaboration d’une convention collective pour les chauffeurs du transport interurbain, le renforcement des comités locaux de sécurité routière sur les axes les plus exposés aux risques, ainsi que l’obligation d’obtenir le permis de conduire de catégorie B avant l’accès aux autres catégories.
Interpellé sur la répétition des accidents malgré les réformes engagées depuis plusieurs années, le directeur de l’OSER, Kouakou Étienne, a reconnu que l’incivisme demeure un défi majeur. Il a invité les usagers à adopter un comportement plus responsable en refusant d’embarquer dans des véhicules en surcharge ou conduits dans des conditions manifestement dangereuses.
Pour sa part, le commissaire divisionnaire Touré Abdoul Kader a indiqué que l’enquête administrative se poursuit parallèlement à la procédure judiciaire ouverte par le parquet de Touba. Des sanctions administratives, financières et judiciaires pourraient être prises à l’encontre des responsables, en fonction des résultats définitifs des investigations.
Le ministère a également annoncé l’extension progressive du dispositif d’auto-contrôle dans les gares routières, une initiative expérimentée avec succès à Odienné. Ce mécanisme vise à responsabiliser les chefs de gare et les chefs de ligne dans la vérification des documents des véhicules, de leur état technique et de l’aptitude des conducteurs avant chaque départ.
En clôturant la rencontre, les responsables du ministère des Transports et des Affaires maritimes ont renouvelé, au nom du ministre Amadou Koné, la compassion du Gouvernement envers les familles des victimes et les blessés. Ils ont réaffirmé la volonté des autorités de poursuivre les enquêtes jusqu’à leur terme et de mettre en œuvre toutes les réformes nécessaires afin de prévenir de nouvelles tragédies sur les routes ivoiriennes.
Le président du Conseil régional de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, a invité les jeunes de la région à saisir les différentes opportunités de formation, de financement et d’emploi mises à leur disposition par le gouvernement et le Conseil régional, afin de favoriser leur insertion socioprofessionnelle. Il a lancé cet appel, le vendredi 24 juillet 2026, à l’occasion de la troisième session ordinaire du Conseil régional de Gbêkê, tenue à l’hôtel Vinciane de Bouaké, en présence de plusieurs personnalités politiques, administratives et coutumières.
Cette session avait notamment pour objectif de faire le point sur l’exécution du budget primitif et d’adopter le budget modificatif n°1 de l’année 2026. Elle a également permis de dresser un bilan à mi-parcours de l’année, afin d’identifier les besoins urgents des populations. À cette occasion, Assahoré Konan Jacques a félicité les conseillers régionaux pour leur implication dans la réalisation et la remise de 160 ouvrages aux populations au début du mois de juillet.
Dans son allocution, il a exhorté les jeunes à s’inscrire dans la troisième phase du Contrat de désendettement et de développement (C2D3), afin de bénéficier de financements et d’un accompagnement pour la réalisation de leurs projets et la création d’activités génératrices de revenus:« L’une de nos préoccupations majeures, c’est l’emploi de nos jeunes. En effet, le gouvernement met en place beaucoup de projets pour occuper sainement nos jeunes. Alors, je pense que nos jeunes doivent prendre conscience et saisir ces opportunités. Ils doivent se dire que le gouvernement fait beaucoup pour eux et qu’ils doivent l’accompagner en s’inscrivant dans cette dynamique et dans les projets qu’il initie pour leur permettre d’être autonomes. Je les invite à s’inscrire dans cette nouvelle phase du C2D3 afin de bénéficier de ces accompagnements », a-t-il conseillé.
Poursuivant, le président du Conseil régional a expliqué que l’adoption du budget modificatif vise à poursuivre la mise en œuvre des projets de développement au bénéfice des populations, notamment dans les domaines des infrastructures éducatives et sanitaires, de l’accès à l’eau potable et d’autres secteurs prioritaires:« Vous savez que la gestion d’un Conseil régional est une gestion prévisionnelle. En début d’année, nous avons fait une programmation pour réaliser un ensemble de projets. Chemin faisant, nous avons eu des situations qui nécessitaient que nous modifiions le budget pour prendre en compte les ressources additionnelles qui se sont dégagées et ajuster les dépenses », a-t-il fait savoir.
En outre, Assahoré Konan Jacques a appelé à l’unité et à la cohésion au sein de la chefferie traditionnelle, dans un contexte marqué par des mésententes. Il a, à cette occasion, offert, au nom du Vice-Premier ministre, un minicar à la chefferie traditionnelle afin de faciliter sa mobilité lors de ses différentes rencontres.
Au nom de la chefferie traditionnelle, le président régional de la Chambre des rois, Nanan N’Goran Koffi II, a exprimé sa gratitude au donateur et réaffirmé l’engagement des chefs traditionnels à œuvrer en faveur de la cohésion:« Nous voulons la cohésion, une Côte d’Ivoire solidaire, une Côte d’Ivoire réunie et une Côte d’Ivoire qui se développe davantage », a-t-il déclaré.
De son côté, le préfet de Sakassou, Tiebgé Bonaventure, représentant le préfet de région, préfet du département de Bouaké, a félicité le président du Conseil régional et l’ensemble des conseillers pour les nombreux ouvrages réalisés en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.
Les premières conclusions de l’enquête administrative sur le dramatique accident de la circulation survenu sur l’axe Touba-Biankouma sont sans appel. À l’issue des investigations menées par le Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA), le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé de prendre de sévères sanctions à l’encontre de la compagnie Diarra Transport, mise en cause dans ce drame qui a coûté la vie à plusieurs personnes.
Saisi le 13 juillet 2026, le BEA avait pour mission de déterminer les circonstances exactes de l’accident ainsi que les éventuels manquements techniques et administratifs. Selon le rapport préliminaire, plusieurs irrégularités ont été relevées dans la gestion du parc automobile de la société. Les enquêteurs évoquent notamment des violations de la loi d’orientation du transport intérieur de 2014 ainsi que de la réglementation de 2017 relative au contrôle technique des véhicules.
Face à la gravité des faits constatés, le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé d’agir sans attendre l’issue de la procédure judiciaire. À compter du 24 juillet 2026, la carte de transporteur de Diarra Transport est suspendue, entraînant de fait l’arrêt de ses activités.
En outre, l’ensemble des autocars de la compagnie devra être transféré à Abidjan afin d’être soumis à une inspection technique approfondie et à un contrôle de conformité administrative sous la supervision des services compétents du Ministère.
La reprise des activités de la société sera également conditionnée à la présentation du Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR) pour chacun de ses chauffeurs. Ce document, obligatoire pour l’exercice de la profession, devra être produit avant toute remise en circulation des véhicules.
Sur le plan financier, Diarra Transport devra régler l’ensemble des amendes liées aux infractions routières commises par ses véhicules, ainsi que les frais engagés dans le cadre de la prise en charge des conséquences de l’accident.
Au-delà de cette affaire, le Gouvernement entend adresser un message fort à l’ensemble des transporteurs routiers. Ces sanctions illustrent la volonté des autorités de renforcer le respect des normes de sécurité et de lutter contre les comportements mettant en danger la vie des usagers de la route.
Dans son communiqué signé par le Directeur de Cabinet, Dioman Coné, le Ministère rappelle que ces mesures entrent en vigueur dès leur publication et resteront applicables jusqu’à leur exécution complète, sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourraient être engagées contre les personnes concernées.
À travers cette décision, les autorités réaffirment leur détermination à promouvoir un transport routier plus sûr et à faire respecter le mot d’ordre : « Stop à l’incivisme sur la route. »
Koffi Kouadio Guy Président de l’UAPB-CI fait une plaidoirie: » Nous demandons a l’Etat d’engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du Bois, et les artisans. »
Apres son investiture le 13 juin dernier a Yamoussoukro comme Président de l’Union des Artisans Professionnels du Bois de Cote d’Ivoire (UAPB-CI), Koffi Kouadio Guy par ailleurs Président de la Chambre Régionale de Métiers de Yamoussoukro s’est penche sur la question cruciale de l’avenir du Bois en Cote d’Ivoire. C’était le mercredi 22 juillet en ses bureaux sis a Toumodi.
Le président de l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) a appelé les pouvoirs publics à renforcer les mesures en faveur de la filière bois, notamment à travers le reboisement, un meilleur accès des artisans au bois d’œuvre et une concertation permanente entre l’État, les industriels et les professionnels du secteur. Il s’exprimait relativement aux défis de la profession.
Investie officiellement le 13 juin dernier à Yamoussoukro, l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) entend faire du reboisement l’une de ses priorités. Selon son président Koffi Kouadio Guy, cette initiative répond à un double objectif : lutter contre les effets du changement climatique et garantir la pérennité des métiers du bois. Il a rappelé que, dans les années 1960, le bois figurait parmi les principales richesses économiques du pays. Toutefois, l’exploitation intensive des ressources forestières, sans reboisement suffisant, a progressivement fragilisé la filière.
Regroupant plus de 1 500 artisans répartis sur l’ensemble du territoire national, l’organisation souhaite mobiliser ses membres autour d’importants programmes de reboisement. Elle déplore cependant le manque de terres disponibles pour développer ces plantations. Le responsable de l’UAPBCI a également dénoncé les difficultés d’approvisionnement en bois auxquelles sont confrontés les artisans. Pour lui, une grande partie de la production nationale est destinée à l’exportation, tandis que le marché local reste insuffisamment approvisionné, poussant certains professionnels vers le sciage clandestin, une pratique interdite par la réglementation ivoirienne et passible de lourdes sanctions. Face à cette situation, il a exhorté les artisans à se conformer à la législation en obtenant les agréments requis et en s’approvisionnant exclusivement auprès des circuits autorisés.
L’organisation plaide par ailleurs pour la mise en place de centrales d’achat régionales afin de faciliter l’accès au bois, notamment pour les artisans installés dans les localités situées au-delà du 8ᵉ parallèle, où les scieries sont peu nombreuses et où les coûts de transport restent élevés.
Le président de l’Union appelle également l’État à engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du bois et les artisans afin d’améliorer la disponibilité de la matière première sur le marché local, de favoriser une meilleure régulation des prix et de préserver les emplois dans la filière. Estimant que les métiers du bois demeurent de véritables opportunités d’insertion professionnelle pour les jeunes, il regrette qu’ils attirent de moins en moins de candidats malgré leur fort potentiel économique.
En conclusion, Koffi Kouadio Guy a lancé un appel à tous les Ivoiriens à participer aux efforts de reboisement en plantant chacun un arbre, rappelant que « le bois, c’est la vie », un geste indispensable pour préserver les ressources forestières et assurer l’avenir de toute la filière.