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Vers des élections justes : l’impératif de respecter les règles électorales

Les élections sont le pilier fondamental de toute démocratie. Elles permettent aux citoyens de s’exprimer, de choisir leurs représentants et de façonner l’avenir de leur pays. Cependant, pour que les élections soient véritablement justes et démocratiques, il est impératif de respecter scrupuleusement les règles électorales. Ces règles, souvent considérées comme élémentaires, sont pourtant essentielles pour garantir l’intégrité du processus électoral et maintenir la confiance des citoyens dans le système politique.

Tout d’abord, la question du matériel électoral ne doit en aucun cas être négligée. Des bulletins de vote en quantité suffisante, des urnes transparentes et sécurisées, des isoloirs pour préserver le secret du vote, tous ces éléments sont indispensables pour assurer une élection équitable. Il est du devoir des autorités de s’assurer que chaque bureau de vote dispose du matériel nécessaire et que celui-ci est en bon état. Tout manquement à ce devoir peut compromettre l’intégrité du processus électoral et ouvrir la porte à des contestations légitimes.

Ensuite, la présence d’une ressource humaine qualifiée est un autre aspect crucial pour des élections justes. Les membres des bureaux de vote doivent être formés et compétents, capables de faire respecter les règles électorales et de répondre aux questions des électeurs. Une formation adéquate garantit une meilleure compréhension des procédures et contribue à réduire les erreurs et les incidents pendant le vote. Il est donc essentiel que les autorités investissent dans la formation et la supervision de ces acteurs clés du processus électoral.

Un autre aspect souvent négligé est le respect des heures d’ouverture des bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national. Les électeurs doivent avoir un accès égal et équitable aux bureaux de vote, quel que soit leur lieu de résidence. L’ouverture et la fermeture des bureaux de vote doivent être strictement respectées afin d’éviter toute tentative de manipulation ou de fraude. Les autorités doivent veiller à ce que les électeurs aient suffisamment de temps pour exercer leur droit de vote, sans contrainte ni intimidation.

Enfin, la question de la sécurité ne peut être ignorée. Les électeurs doivent pouvoir exercer leur droit de vote dans un environnement sûr et protégé. La présence de forces de sécurité appropriées aux abords des bureaux de vote dissuade toute tentative d’intimidation ou de violence. La sécurité des électeurs et des membres des bureaux de vote est une condition sine qua non pour garantir un processus électoral libre et équitable.

Respecter ces règles électorales élémentaires n’est pas une option, mais une obligation pour tout État démocratique. Le non-respect de ces règles peut entraîner des conséquences graves, telles que la remise en question de la légitimité des résultats électoraux, la perte de confiance du public dans le système politique et même des troubles sociaux.

Il est donc impératif que les gouvernements et les autorités compétentes prennent des mesures concrètes pour garantir le respect de ces règles électorales fondamentales. Cela implique d’allouer les ressources nécessaires pour assurer un approvisionnement adéquat en matériel électoral, pour former et superviser le personnel des bureaux de vote et pour assurer la sécurité des électeurs et des acteurs impliqués dans le processus électoral.

De plus, il est essentiel que les organes de contrôle et de supervision, soient pleinement autonomes et disposent des pouvoirs nécessaires pour faire respecter les règles électorales. Ils doivent être en mesure d’enquêter sur d’éventuelles violations et de prendre des mesures appropriées pour y remédier. La transparence et la responsabilité sont des éléments clés pour maintenir l’intégrité des élections.

Les médias jouent également un rôle crucial dans la promotion du respect des règles électorales. Ils ont la responsabilité d’informer les citoyens sur leurs droits et devoirs électoraux, de surveiller le processus électoral et de signaler toute irrégularité ou violation. Un journalisme indépendant et impartial est essentiel pour garantir une couverture équilibrée et objective des élections.

Le respect des règles électorales est une condition sine qua non pour maintenir la confiance des citoyens dans le système politique et assurer une représentation légitime et équitable. Il est de la responsabilité des gouvernements, des autorités compétentes et de la société dans son ensemble de veiller à ce que ces règles soient respectées et de prendre des mesures appropriées en cas de violation. Seuls des efforts concertés peuvent garantir des élections justes et renforcer la démocratie.

François M’BRA II

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Côte d’Ivoire / Politique : Le rapprochement entre le PDCI-RDA et le RHDP affaiblira-t-il l’opposition ?

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La présence distinguée d’une très forte délégation du RHDP conduite par le ministre-gouverneur Cissé Bacongo à la Maison du parti le jeudi dernier, pour participer aux 80 ans de cette formation de droite, semble marquer tout nettement le début d’un rapprochement stratégique entre ces deux formations ivoiriennes de droite pourtant diamétralement opposées lors de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, au sujet du 3e mandat du Président ADO. Un rapprochement qui pourrait affaiblir l’opposition politique.

La présence du RHDP, marque d’une main tendue vers le PDCI-RDA

Nous y sommes enfin. Après la pluie politique avec ses corollaires de conteststions, d’arrestations, d’intimidations, de morts, de procès, de kiyes, de dénonciations et de tapages médiatiques entre ces deux formations opposées hier, le beau temps semble prendre ses droits.

Car le jeudi dernier, sous les dehors d’une simple présence pour représenter le Président ADO semble se cacher la ferme volonté du RHDP d’ouvrir le bal des manoeuvres souterraines devant aboutir à des dialogues de type B to B avec le PDCI-RDA, pour décrisper l’atmosphère dans l’arène politique.

Vers le retour de THIAM et la libération de tous les prisonniers politiques

À la Rue le Pic tout comme à la Maison du Parti, les plus optimistes s’exultent déjà, avec la ferme conviction que toutes les lignes bougeront très vite bientôt. Les jours à venir pourraient être mis à profit par les cadres des deux formations engagés dans les négociations futures, pour souffrir de réminiscence et se conter mutuellement les réalités du Golf Hôtel dans la commune de Cocody, de fin octobre 2010 au 11 avril 2011.

Quoi de plus normal pour chaque acteur politique de regarder son prochain en face, droit dans les yeux, avec une âme très pacifique, pour poser et traiter par la suite toutes les questions qui fâchent entre TiThi et son aîné ADO, notamment la situation des prisonniers politiques et la levée de l’épée stratégique et invisible de Damoclès juridique qui contraint THIAM en exil comme Soro.

Vers le retour du PDCI-RDA au Gouvernement ?

Ce rapprochement qui est vu par les politologues comme « un espoir pour le régime RHDP de corroborer le climat de paix et de cohésion sociale, gage de stabilité puis de confiance des partenaires au développement », pourrait à terme, se matérialiser par un remaniement ministériel.

Car à dire juste, difficile a été pour ADO et le RDR d’accéder au pouvoir sans les appuis du PDCI-RDA, l’une des formations politiques les mieux implantées sous l’ère Gbagbo, après le FPI.

Vers une fragilisation de l’opposition politique ?

Cette future alliance pourrait porter un coup très dur à l’opposition politique ivoirienne dont plusieurs leaders se sont aggripés au PDCI-RDA depuis le retour de THIAM, pour exister ou tenter de redynamiser leurs bases. Mais, le PPA-CI de Laurent Gbagbo, tout comme le FPI d’AFFI N’guessan resteront-il de marbre devant de telles manoeuvres susceptibles de dérouler le Tapis Rouge à l’horizon, au frangin de l’Autre ?

Il y a un temps pour toute chose :

  • Un temps pour la guerre,
  • Un temps pour la paix.

Mais le PDCI-RDA étant fondamentalement bâti sur l’idéologie de la droite tout comme le RHDP, THIAM et le PDCI-RDA pourraient saisir cette main tendue d’ADO et le RHDP, pour développer ensemble la Côte d’Ivoire dans un climat de stabilité et de paix. Car après près d’une décennie de crises diverses, les Ivoiriens auront-ils aussi enfin le mérite de vivre des moments de tranquilité pour mieux panser leurs plaies que chaque crise politique rend béante davantage.

Ouncado PIERROT

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Côte d’Ivoire / Billet retour sur les 80 ans du PDCI-RDA : Le sermon lucide de l’honorable Yasmina Ouégnin

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Ce douzième (12e) numéro de votre rubrique satirique « billet retour » est entièrement consacré à la quintescence du message délivré par l’honorable Yasmina Ouégnin lors des 80 ans du PDCI-RDA, en Côte d’Ivoire.

En effet, dans son allocution, l’honorable Yasmina Ouégnin est excédée par la quête du matériel, des postes et du moi très vains au sein de son parti. D’où sa prise de parole pour prêcher un message qui a sonné chez chaque cadre et militant du PDCI-RDA comme un appel à un engagement militant très sincère, dans la perspective de repositionner le parti fondé par feu Félix Houphouët-Boigny en pôle position, dans la reconquête du pouvoir d’État en Côte d’Ivoire, en arrachant le pouvoir palier par palier.

Car bien que tout ce qui arrive au PDCI-RDA provienne d’une part du coup d’État de 1999, d’autre part, les agissements des uns et des autres n’ont de cessent que de creuser aussi l’abcès, davantage.

Ainsi, pour éviter qu’un autre coup dur ne puisse emporter définitivement le parti de THIAM dans le gouffre, l’heure est donc à un éveil de conscience collectif. Ce, à travers :

  • Une gouvernance limpide dénuée de toutes clanisations civile, consanguine, opportuniste et ethnique,
  • La resurrection de l’arbre à palabres,
  • La prise de distance raisonnable vis-à-vis des Tôghôgninis,
  • La création des conditionnalités idoines pour une synergie d’actions inclusives et participatives,
  • Le meurtre en chaque militant et cadre, de l’égo et de la belliquescence,
  • Le militantisme empreint de grande foi militante.

Car passées les euphories des festivités avec en prime des prises de vue devant l’éléphant pour paraître très élégant, la bataille qui convient désormais est de ressembler à ce symbole du parti dont les forces humainement reconnues sont entre autres :

  • Une mémoire très fertile,
  • La défense de la meute,
  • L’amour pour l’autre,
  • La patience,
  • La puissance,
  • La résilience,
  • La gratitude,
  • La fidélité,
  • L’humilité, en fédérant toutes les compétences autour de lui.

Car c’est nul doute à ce prix que le rêve du renouveau PDCI-RDA très conquérant pourrait être vivant, réel, réaliste et réalisable.

Ouncado PIERROT

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[Tonkpi : Billet retour sur Le développement de Danané] Le choix intriguant de l’honorable Guillaume Gbato

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Ce septième numéro de votre rubrique satirique » Billet retour » est consacré au développement de la circonscription de Danané, dans la région du Tonkpi. Une volonté inspirante très affichée par l’honorable Guillaume Gbato et qui suscite d’ailleurs des interrogations, vu que Toulepleu, la ville natale de sa marraine peine à s’inscrire dans le concert des villes désenclavées dans le Cavally, localité du District autonome des Montagnes… Quel paradoxe?

Le paradoxe est là, très palpable : abandonner sa ville natale pour développer et/ou envisager développer une autre ville qui, déjà, présente pourtant un visage très reluisant, avec des associations de jeunes et de femmes régulièrement puis des infrastructures diverses financées par le jeune maire Khalifa, qui a pu effacer toutes les traces de Cissé et du Dr Ouat.

Les maux qui plombent la ville natale de la troisième haute figure politique de la Côte d’Ivoire sous ADO « goudron », dans son élan de développement sont entre autres :

  • Son exemption des financements du Conseil régional du Cavally dirigé par sa PROPRE FILLE ANNE LAMIZANA OULOTO,
  • Le manque de bâtiment administratif pour le Préfet du Département de Toulepleu, contraint de travailler dans un conteneur,
  • La maigre moisson pour Toulepleu lors du développement des infrastructures routières, contrairement à Guiglo, Man et Bangolo : seulement un kilomètre de bitume. Une déclaration qui a provoqué une onde de choc généralisée tant chez les élus que chez les populations…

Si la charité a été inhumée dans le Cavally, pourra-t-elle être ressuscitée à Danané?

Ouncado PIERROT

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