À Tiebissou (centre du pays), région du bélier, l’Association Ivoirienne des Visiteurs Internationaux (AIVI-USA), a organisé une formation en leadership féminin à l’attention de plus de 300 jeunes filles.
Le Lycée Moderne Coffi Gadeau de Tiébissou a abrité mercredi 18 décembre 2024, une formation en Leadership féminin à l’attention de plus de 300 jeunes filles issues dudit lycée et des établissements secondaires. L’objectif est de leur donner les rudiments nécessaires en vue de développer leurs compétences en Leadership.
Le Proviseur dudit lycée, Diabaté Adama, a salué cette initiative avant de remercier la délégation de l’AIVI-USA.
« Notre école demeure le seul établissement public de Tiébissou après 60 ans. Nous accueillons le plus grand nombre d’élèves dans le département. Nous sommes heureux de vous accueillir ici, ce jour dans le cadre de vos activités de formations. Des jeunes filles leaders, celles qui font la fierté de la société, nous en avons besoin. Cette formation est donc la bienvenue. Je profite pour dire merci à madame le sous- préfet qui nous apporte chaque jour son soutien quand nous avons besoin d’elle » a déclaré le Proviseur.
Cette initiative de l’Association Ivoirienne des Visiteurs Internationaux (AIVI-USA), conduite par Gervaise Djéréhé, sous- préfète de Tiébissou, par ailleurs Présidente de ladite association, a permis aux jeunes filles de prendre conscience de leurs forces, d’affirmer leur légitimité en tant que leaders, d’apprendre les techniques de communication efficace pour influencer positivement leur environnement. Pour Gervaise Djeréhé, ces jeunes filles ont tout le potentiel pour réussir, mais elles doivent savoir se fixer un objectif.
« Vous avez tout pour réussir, ne vous fiez pas aux stéréotypes. Dans la vie ce n’est pas seulement les riches qui réussissent. Mais pour avoir ce qu’on veut il faut d’abord savoir se fixer les objectifs et se donner les moyens de les atteindre. Il vous revient donc de poser des actions qui vont vous hisser au plus haut. Mais au-delà, il faut poser des actions qui vous permettent de vous positionner déjà dans votre école, mais également dans votre communauté » a-t-elle conseillé.
Le Leadership, un outil de Transformation
La formation a mis en lumière le sens du leadership dans la réussite scolaire des jeunes filles. Les participantes ont été encouragées à développer leurs compétences en leadership pour mieux gérer les défis quotidiens. Des témoignages ont illustré comment des femmes leaders ont surmonté des obstacles pour atteindre leur objectif. Ces récits ont renforcé l’idée que le leadership féminin est essentiel pour changer les mentalités et promouvoir l’éducation des filles. La question des congés anticipés et les grossesses en milieu scolaire étaient également au cœur de cette rencontre. La présidente de l’AIVI-USA, abordant ces questions a appelé les élèves dans leur ensemble à prendre conscience de leur responsabilité dans leur réussite. Aux jeunes filles Gervaise Djéréhé a lancé un appel plus que pressant « Votre avenir dépend de vous-mêmes, vous devez prendre conscience de cela et vous engager résolument dans vos études. Les grossesses en cours de scolarité sont un frein pour votre réussite. Chères petites sœurs, Abstenez- vous des rapports sexuels. Fermez vos jambes et ouvrez vos cahiers. Je compte sur vous » a-t-elle appelé.
‘‘New Deal’’ pour combattre les grossesses à l’école
Le Leadership de la présidente de l’AIVI-USA, Gervaise Djéréhé, va bien au-delà des frontières ivoiriennes. Le Sénégal fait partie des pays africains ayant bénéficié de ses qualités de Leader, selon la Directrice Régionale de la famille de Dakar au Ministère de la Famille et de la Solidarité, Coura Gaam Diouf, venue prendre part à la formation sur le Leadership féminin au Lycée moderne Coffi Gadeau de Tiébissou. « Claude Djéréhé est un Leader de haut rang. Ce n’est pas la Côte d’Ivoire seule qui bénéficie de ses compétences. En tant que Directrice Régionale de la famille de Dakar, je me sers de ses conseils, et ça marche toujours. Aujourd’hui je suis ici pour lui apporter mon soutien et partager mon expérience sur le leadership, le développement personnel et partager mon experience de lutte contre les grossesses en milieu scolaire au Sénégal » a indiqué Coura Gaam Diouf.
En Côte d’Ivoire la contraction de grossesses par les jeunes filles en cours de scolarité, prend de l’ampleur. Le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) a signalé qu’au moins 4 600 écolières, collégiennes et lycéennes étaient enceintes durant l’année scolaire 2023-2024, soit une augmentation de 15 % par rapport à l’année scolaire précédente.
Invitée par la présidente de l’AIVI-USA, la Directrice de la Famille de Dakar, partageant son expérience en matière de lutte contre les grossesses en milieu scolaire a préconisé l’expérimentation de l’initiative ‘‘ New Deal ’’ mis en place au Sénégal.
« L’initiative ‘‘New Deal’’ est une approche novatrice qui a réussi à réaliser l’objectif ‘‘zéro grossesse’’ au sein des membres des clubs de jeunes filles et a contribué à la baisse des cas de grossesses précoces, des mariages d’enfants et des violences basées sur le genre dans les communautés au Sénégal. Je pense que la Côte d’Ivoire peut essayer cette initiative en l’adaptant à son contexte » a déclaré Coura Gaam Diouf, Directrice Régionale de la famille de Dakar.
Le concept dénommé ‘‘New Deal’’ est un pacte communautaire qui repose sur un engagement moral entre les clubs de jeunes filles et les parents pour un objectif “zéro grossesse” en cours de scolarité.
Il s’agit de l’engagement des parents à ne plus marier leurs filles avant 18 ans, les jeunes filles à leur tour jurent de ne pas tomber enceinte avant le mariage. Cet engagement est pris devant les chefs de communautés, les guides religieux et les acteurs de l’éducation. « Les résultats sont très satisfaisants, Aucun cas de grossesse n’a été enregistré parmi les 8.125 jeunes filles qui ont signé le pacte du ‘‘New Deal’’. Cette approche a contribué, particulièrement à Kolda, à des changements de comportements tant chez les jeunes filles, les parents que dans l’environnement social. » a indiqué la Directrice Régionale.
Un pas vers l’Avenir
Cette formation en leadership féminin au Lycée moderne Coffi Gadeau de Tiébissou n’est pas seulement une réponse aux défis immédiats que rencontrent les jeunes filles. Elle constitue également une étape vers un avenir où les jeunes filles pourront s’épanouir pleinement et contribuer au développement de leur société. L’engagement collectif pris lors de cet événement augure d’un changement positif dans la lutte contre l’échec scolaire et les grossesses précoces en milieu scolaire.
Rappelons que pour le premier trimestre de l’année scolaire 2024-2025, le Lycée moderne Coffie Gadeau de Tiébissou a enregistré 13 grossesses.
Fidèle à son engagement en faveur de l’éducation et de la promotion de l’excellence scolaire, le Ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a procédé, ce lundi 27 juillet 2026, au lancement officiel de la 4ᵉ édition des Cours de Vacances Ministre Souleymane Diarrassouba (CVAC-MSD). Cette initiative entièrement gratuite est ouverte à tous les élèves, du CP1 à la Terminale, toutes séries confondues.
Le lancement officiel s’est déroulé en présence de Yéo Katiénénéfohoua, Inspecteur de l’Enseignement préscolaire et primaire de Sinzibo et superviseur général des CVAC-MSD, représentant le Ministre Souleymane Diarrassouba. Il est accompagné d’une forte délégation composée de l’équipe en charge de ce programme.
Une initiative devenue une véritable institution
Créés durant les vacances scolaires 2022-2023, les Cours de Vacances Ministre Souleymane Diarrassouba (CVAC-MSD) poursuivent plusieurs objectifs. Occuper utilement les élèves pendant les congés, renforcer leurs acquis, préparer efficacement les candidats aux examens de fin d’année et alléger les charges financières des parents d’élèves.
Au regard du succès rencontré lors des précédentes éditions, le Ministre Souleymane Diarrassouba a décidé d’institutionnaliser cette initiative afin d’en faire un rendez-vous annuel au profit des élèves qui séjournent à Yamoussoukro durant les vacances.
Sept sites d’accueil pour couvrir tout le district
Pour cette quatrième édition, le dispositif connaît une nouvelle extension. Le nombre de sites d’accueil passe de cinq à sept, grâce à l’ouverture de deux nouveaux centres au Groupe scolaire N’Gokro et à Attiégouakro.
Les cours sont désormais dispensés dans les groupes scolaires Kokrénou Mairie, Fondation, Zaher Tahan, Dioulakro, Zinzibo, ainsi que dans les deux nouveaux sites.
Selon les organisateurs, ces établissements ont été retenus afin de rapprocher les cours des différents quartiers et permettre à chaque élève d’accéder facilement à un centre de formation.
Une organisation pédagogique comparable à celle d’une école
Pour garantir des enseignements de qualité, le Ministre Souleymane Diarrassouba a doté les différents sites des moyens pédagogiques nécessaires.
Les établissements ont bénéficié d’opérations d’entretien et de nettoyage. Le fonctionnement des cours reproduit celui d’un établissement scolaire classique avec des cahiers d’appel, des cahiers de notes, des cahiers de textes, des progressions pédagogiques, des unités pédagogiques, des conseils éducatifs ainsi que des évaluations de fin de session.
L’encadrement est assuré par des inspecteurs de l’Éducation nationale, des enseignants certifiés ainsi que du personnel administratif qualifié, recrutés parmi les établissements publics et privés.
« Former les citoyens de demain »
Au terme d’une tournée effectuée dans les différents sites de formation, le superviseur général, Yéo Katiénénéfohoua, s’est réjoui de la forte mobilisation enregistrée dès la première journée.
« Depuis que le Ministre a initié ces cours, nous accompagnons cette activité. Aujourd’hui, nous constatons avec satisfaction que les salles de classe sont déjà bien remplies. Ces cours permettent d’occuper sainement les enfants pendant les vacances, de renforcer leur niveau et de préparer les citoyens de demain », a-t-il déclaré.
Il a indiqué que l’ouverture de deux nouveaux sites répond à l’engouement grandissant des populations.
« Beaucoup de familles n’ont pas les moyens de financer des cours de vacances privés. D’autres souhaitent simplement que leurs enfants soient encadrés pendant les congés. Le Ministre a donc décidé d’étendre le dispositif afin que davantage d’élèves puissent en bénéficier. »
Le superviseur a également insisté sur la qualité du corps enseignant.
« Tous les enseignants recrutés sont des professionnels de l’Éducation nationale. Ils dispenseront les cours jusqu’au 4 septembre afin que les élèves puissent reprendre la prochaine année scolaire avec de solides acquis. »
Un investissement important au service de l’éducation
Selon Yéo Katiénénéfohoua, le Ministre prend intégralement en charge les dépenses liées à l’organisation des cours, notamment les indemnités du personnel, le matériel pédagogique et les récompenses destinées aux meilleurs élèves.
Le coût global de cette quatrième édition est estimé à près de 13 millions de francs CFA.
« L’année dernière, le Ministre a offert plusieurs ordinateurs portables aux meilleurs élèves. Pour lui, ce ne sont pas les moyens financiers qui comptent, mais les résultats obtenus et l’impact de cette action sur la réussite des enfants », a-t-il souligné.
Un engagement durable pour la réussite scolaire
Ouverts à tous les élèves, y compris ceux venus passer leurs vacances à Yamoussoukro, les Cours de Vacances Ministre Souleymane Diarrassouba sont désormais devenus une référence dans le paysage éducatif local.
À travers cette initiative sociale, le Ministre Souleymane Diarrassouba réaffirme sa volonté de promouvoir l’égalité des chances, de soutenir les familles et d’investir durablement dans la formation de la jeunesse, convaincu que l’éducation demeure le socle du développement de la Côte d’Ivoire.
L’Université Polytechnique de Man boucle une année exceptionnelle. 287 nouveaux diplômés, des taux de réussite à 100% en ingénieur et un appel lancé aux entreprises pour recruter ses cadres formés dans les Mines, l’Énergie et la Métallurgie.
ABIDJAN, le 23 juillet 2026 – C’est à l’antenne de Cocody Angré 7e Tranche que le Prof. Coulibaly Lacina, Président de l’Université Polytechnique de Man, a dressé le bilan de l’année académique 2025-2026 devant la presse. Et le bilan est solide. Sur 1390 étudiants inscrits, l’UPM a formé 287 diplômés : 187 Licences, 67 Masters et 36 Ingénieurs d’État. La qualité est le maître-mot. Le taux de réussite atteint 98,75% en Master 2. En cycle ingénieur, 3 filières affichent 100% de réussite. En classes préparatoires, 89,79% d’admis dont 24 intégrés à l’INP-HB, à l’Université de San Pedro et dans des écoles d’ingénieurs en France.
Un encadrement de proximité et des formations adossées à l’emploi
Cette performance s’explique par un taux d’encadrement unique : 1 enseignant pour 7 étudiants, contre 1/25 recommandé par l’UNESCO. L’UPM mise aussi sur les professionnels. Ils assurent jusqu’à 80% des enseignements* dans les filières techniques.
L’université forme exclusivement dans les secteurs stratégiques : Mines, Énergie, Matériaux, Métallurgie, Géologie et Agronomie. Résultat, l’insertion professionnelle des ingénieurs 2024-2025 dépasse 94% en Énergie et 81% en Mines. Depuis son ouverture, l’UPM a déjà mis 2018 diplômés sur le marché du travail.
L’UPM lance un appel aux entreprises
Forte de ces résultats, la Direction lance un appel clair au secteur privé. « Vous recrutez dans les mines, l’énergie, le BTP, la métallurgie ou la géologie ? L’UPM met à votre disposition des ingénieurs, masters et licenciés formés et immédiatement opérationnels » a déclaré le Prof. Coulibaly Lacina. « Nous ne formons pas pour former. Nous formons pour répondre aux défis de développement de la Côte d’Ivoire » a-t-il souligné.
8 nouveaux bâtiments en construction
Pour accompagner cette croissance, le Président de la République, SEM Alassane Ouattara a validé un programme d’extension : 8 bâtiments sont en chantier à Man. Au programme : salles de TP, de TD, 180 bureaux, un amphithéâtre de 540 places et un laboratoire de traitement des minerais.
Le Président de l’UPM a salué l’engagement de l’État et remercier le Chef de l’État SEM Alassane Ouattara, le Vice-président SEM Koné Tiémoko Meyliet, le Premier ministre SEM Robert Beugré Mambé, le Vice-premier ministre SEM Téné Birahima Ouattara et le ministre Adama Diawara pour cette dynamique.
L’Université Polytechnique de Man. L’Excellence au quotidien.
Mots clés : UPM, Université Polytechnique de Man, Enseignement supérieur, Recrutement ingénieurs Côte d’Ivoire
L’université internationale Albert Bernadette accueillera au cours de la rentrée 2026-2027, des étudiants affectés par l’État de Côte d’Ivoire. C’est le fruit d’un travail abattu par Solange Gahié, fondatrice de cette institution avec son équipe qui ont obtenu l’homologation du CAMES. La cérémonie d’inauguration s’est tenue le vendredi 3 juillet 2026 devant un parterre d’autorités administratives, coutumières et universitaires.
Bâtie sur une superficie de 20 hectares, l’université Albert et Bernadette dispose d’une dizaine d’amphithéâtre, et formera les étudiants dans les filières d’anglais, science de la terre et ressource minière, science littéraire et de la langue, science économique et de gestion, science juridique administrative et politique option droit public et droit privé, science des langues et communication. Fondée par Solange Gahié, l’université accueillera dès la rentrée académique 2026-2027, les étudiants affectés par l’État. Professeur Djédjé Bohui Hilaire recteur de l’institution a indiqué que répondant aux normes internationales, l’université Albert et Bernadette à vocation à développer une orientation thématique qui lui permette à terme au-delà de la diplomation, » d’être à la pointe de la qualification en articulation avec le monde sur la base du potentiel économique de toute la région « . Assamoi Della Bernard, secrétaire général 1 de préfecture représentant le prefet de la région du Goh, a exprimé sa satisfaction quant à l’inauguration du temple de savoir. » En ouvrant officiellement cette université, nous ouvrons les portes d’un avenir prometteur pour notre jeunesse et pour notre nation ». C’est pourquoi, il a invité les étudiants à faire de cet espace, un endroit de convivialité où l’esprit critique doit être leur leitmotiv, et de promouvoir l’excellence.
L’implantation de cette université répond aux normes de rapprochement de l’enseignement supérieur dans la région du Goh, qui constituera à coup sûr à un pôle économique longtemps recherché par les habitants de la cité du fromager.