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Société

Cote d’Ivoire/Lac de Taabo : Une initiative collaborative pour sauver « Mimie la go » de l’extinction

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Face à la menace d’extinction qui pèse sur le Clupéidé Pellonula leonensis Boulenger, 1916, communément appelé « Mimie la go » par les habitants de Taabo, une convention de co-gestion des pêcheries a été signée le 7 mars 2025. Cette initiative, portée par le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), en collaboration avec la Fondation ERANOVE et la Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE), vise à assurer une gestion durable de cette espèce emblématique du lac de Taabo.

Le « Mimie la go », un poisson de petite taille mais très prisé par les communautés locales, est aujourd’hui menacé par une surpêche intensive. Selon les données officielles, entre 250 et 270 tonnes de poissons, dont une partie provient de captures illégales, sont extraites chaque année du lac pour être commercialisées. Cette pression croissante sur les ressources halieutiques a conduit les acteurs locaux et nationaux à agir avant qu’il ne soit trop tard.

Le Pr Kouassi Sebastino Da Costa, coordonnateur du projet, a expliqué que cette convention repose sur une gestion participative, impliquant directement les pêcheurs, les chercheurs et les autorités locales. L’objectif est de concilier préservation des ressources et maintien des revenus des communautés riveraines. Parmi les mesures phares figure l’introduction de filets à mailles plus larges, conçus par le CNRA, qui permettent de capturer uniquement les poissons ayant atteint une taille légale, évitant ainsi la surpêche des juvéniles.
Le Pr Sangaré Abdourahamane, directeur général du CNRA, a salué cette initiative comme une « innovation majeure » dans le domaine de la pêche. « Cette approche rapproche la recherche des utilisateurs sur le terrain, permettant de développer des solutions adaptées et acceptées par tous », a-t-il déclaré. Il a également plaidé pour l’extension de ce modèle à d’autres plans d’eau du pays.
Les pêcheurs, en signant cette convention, s’engagent à respecter des périodes de repos biologique, à adopter des pratiques de pêche durables et à participer activement à la mise en œuvre des mesures de conservation. En contrepartie, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les autorités locales, s’engagent à fournir un soutien logistique, financier et administratif pour faciliter la transition vers une pêche responsable.

Eugène Zadi, président de la Fondation ERANOVE, a exprimé son optimisme quant à l’impact de cette convention. « Elle permettra non seulement de préserver le stock de ‘Mimie la go’, mais aussi d’améliorer les conditions de vie des pêcheurs tout en renforçant la sécurité alimentaire », a-t-il affirmé.
Le préfet de Tiassalé, Martin André Kakou, président du comité de pilotage chargé de superviser la mise en œuvre de la convention, a salué cette avancée. Il a appelé toutes les parties prenantes à assumer pleinement leurs responsabilités pour garantir le succès du projet. « Cette initiative est un modèle de collaboration entre les communautés locales, les chercheurs et les autorités publiques. Elle doit servir d’exemple pour d’autres régions confrontées à des défis similaires », a-t-il déclaré.
Cette convention s’inscrit dans une série d’efforts récents pour renforcer la gestion des ressources halieutiques en Côte d’Ivoire. En août 2024, le ministère des Ressources Animales et Halieutiques avait déjà organisé une formation à Taabo sur l’immatriculation des embarcations de pêche artisanale, marquant ainsi une étape importante dans la formalisation du secteur.
Avec cette nouvelle convention, le lac de Taabo devient un laboratoire vivant pour la gestion durable des pêcheries, offrant un espoir de préservation pour « Mimie la go » et un avenir plus stable pour les communautés qui en dépendent.

M S

Société

Daloa : 15 décès et près de 400 blessés, « La sécurité routière est l’affaire de tous », Diarrassouba Daouda

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La situation de l’insécurité routière dans le Haut-Sassandra demeure préoccupante. De janvier à mars 2026, les services compétents ont enregistré 273 accidents de la circulation, ayant causé 15 décès et près de 400 blessés. Ces chiffres témoignent de la persistance des comportements à risque sur les routes de la région.

Face à ce constat, les autorités régionales multiplient les actions pour inverser la tendance et renforcer la discipline routière.

Réagissant à cette situation, le Directeur régional des Transports du Haut-Sassandra, Daouda Diarrassouba, a insisté sur la nécessité d’une implication de tous les acteurs.

« La sécurité routière est l’affaire de tous », a-t-il déclaré, appelant les usagers de la route à adopter des comportements responsables et respectueux du code de la route.

Selon lui, la lutte contre les accidents ne peut être efficace sans une prise de conscience collective, impliquant conducteurs, transporteurs, autorités et citoyens.

Les statistiques enregistrées sur les trois premiers mois de l’année mettent en lumière l’ampleur du phénomène. En moyenne, les routes de la région continuent d’être le théâtre d’accidents graves, souvent liés à l’incivisme routier, au non-respect du code de la route et à l’état des véhicules.

Pour les autorités, ces chiffres imposent un renforcement des mesures de prévention et de contrôle.

Dans ce cadre, l’opération « tolérance zéro » est en cours dans la région du Haut-Sassandra. Elle vise à réduire les infractions routières à travers une combinaison de sensibilisation et de répression.

Les usagers ne respectant pas la réglementation s’exposent désormais à des sanctions strictes, conformément aux textes en vigueur.

Les premiers bilans de terrain font état de nombreuses infractions, notamment le non-port du casque, le défaut de permis de conduire, l’absence de visite technique, le défaut d’assurance, ainsi que la surcharge des véhicules et le surnombre de passagers.

Ces comportements restent parmi les principales causes des accidents enregistrés.

Sur le plan du contrôle technique, une amélioration est constatée. Le nombre de véhicules contrôlés par la SICTA à Daloa est passé d’environ 555 à plus de 1 075 unités, traduisant une meilleure régularisation des usagers.

Les autorités régionales entendent poursuivre les actions de terrain afin de réduire significativement les accidents et améliorer la sécurité routière.

L’objectif reste clair : faire reculer l’insécurité routière et protéger davantage de vies sur les routes du Haut-Sassandra.

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Société

Haut-Sassandra : les populations de Nahi-Konankro sollicitent d’urgence Mamadou Touré

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À Nahi Konankro, village créé en 1965 et situé à une trentaine de kilomètres de Daloa, dans la sous-préfecture de Bédiala, la pénurie d’eau est devenue une réalité quotidienne difficilement supportable. Dans cette localité du Haut-Sassandra qui compte environ 1 500 habitants, l’accès à l’eau potable constitue aujourd’hui un véritable défi.

Chaque matin, les femmes quittent leurs foyers très tôt pour se rendre aux points d’eau. Bassines et bidons sur la tête, elles parcourent plusieurs kilomètres sur des pistes parfois difficiles, dans l’espoir de trouver de quoi satisfaire les besoins de leurs familles. Une quête souvent longue et incertaine.

« Nous nous levons à 4 heures du matin pour chercher de l’eau. Parfois, nous marchons jusqu’à 6 kilomètres. Et souvent, nous revenons avec une seule cuvette, ou même les mains vides », témoigne Yao Affoué Monique, habitante du village.

Autrefois, les populations s’approvisionnaient grâce aux puits du village. Mais ces derniers se sont progressivement taris avec le temps. Face à cette situation, les habitants se sont rabattus sur les marigots situés à environ un kilomètre du village.

« Avant, les puits donnaient de l’eau. Aujourd’hui, ils sont tous secs. Même les marigots commencent à disparaître », explique N’Goran Amoin Edith, une autre habitante.

Mais cette alternative ne suffit plus. Sous l’effet de la forte pression, les marigots se tarissent à leur tour. L’eau qui y est collectée est souvent trouble, stagnante et impropre à la consommation, exposant les populations à de sérieux risques sanitaires.

« Cette eau nous rend malades. Nous sommes obligés de la faire bouillir avant de la boire », alerte Kouassi Camir, inquiet pour la santé des siens.

Au-delà du manque d’eau, les conditions d’accès aggravent la situation. Les longues distances, les chemins difficiles et les départs très tôt le matin rendent la tâche encore plus éprouvante, notamment pour les femmes et les enfants.

« Nos femmes partent très tôt et reviennent tard. Elles sont parfois exposées aux morsures de serpents », déplore N’Guessan N’Goran Firmin, président de la jeunesse du village.

Face à cette situation critique, les populations de Nahi Konankro lancent un appel pressant aux autorités, en particulier au ministre du Budget et du Portefeuille de l’État, Mamadou Touré, également président du Conseil régional du Haut-Sassandra.

« Nous sollicitons l’intervention urgente du ministre Mamadou Touré. Nous avons besoin de puits modernes et d’infrastructures hydrauliques pour soulager nos souffrances », plaide Kouakou Yao Serges, habitant du village.

Après près de 60 ans d’existence, Nahi Konankro reste confronté à un problème majeur d’accès à l’eau potable. En attendant une réponse concrète, les populations continuent de vivre au rythme de la pénurie, dans l’espoir que leur appel soit entendu et suivi d’actions rapides.

Natacha Bouaké

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Société

Diabo-Languibonou : Assahoré Konan prône l’unité après les tensions post-législatives

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En déplacement dans les localités de Diabo et Languibonou, le vendredi 24 avril 2026, le ministre Jacques Assahoré Konan a entrepris de renouer le dialogue avec la base du RHDP, marquée par des incompréhensions à la suite des élections législatives du 27 décembre 2025.

Face aux militants, le coordonnateur régional principal du parti dans le Gbêkê a abordé sans détour les frustrations liées au choix de son suppléant, une décision qui avait suscité des interrogations au sein de la base. Il a expliqué que ce choix s’inscrivait dans une stratégie visant à préserver l’essentiel : le maintien du siège de député dans le giron du RHDP:« L’intérêt du parti prime sur les ambitions individuelles », a-t-il fait comprendre, relevant que certaines décisions politiques, bien que difficiles à accepter sur le moment, répondent à des impératifs de terrain.

Revenant sur le contexte électoral, il a évoqué une période marquée par des tensions et des jeux d’alliances, estimant que seule une approche stratégique permettait d’éviter la perte du siège. Dans cette logique, il a assumé son rapprochement avec Koumoin Konan René, choisi comme suppléant lors du scrutin. Selon lui, cette option a permis non seulement de consolider les forces en présence, mais aussi de garantir la victoire du RHDP dans la circonscription. Il a par ailleurs souligné que cette collaboration s’inscrit dans une dynamique de rassemblement des fils et filles de la région.

Profitant de cette tournée, le ministre a officiellement présenté son suppléant comme membre du RHDP, appelant les militants à lui réserver un accueil fraternel et à dépasser les clivages internes. Insistant sur les défis à venir, notamment les échéances électorales futures, il a exhorté les militants à faire preuve de discipline et de solidarité afin de préserver les acquis politiques.

Prenant la parole, Koumoin Konan René a salué cette main tendue, réaffirmant son engagement à œuvrer aux côtés du ministre et du Président Alassane Ouattara. Il a également annoncé une prochaine mobilisation de ses partisans en vue de renforcer les rangs du RHDP dans la zone.

Prince Koffi

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