Le samedi 24 mai 2025, la salle de conférence de la préfecture de Daloa a accueilli une rencontre d’un grand intérêt pour les jeunes et les familles de la région. Il s’agissait d’une conférence publique animée par Maître Yves Gadji, avocat au barreau du Québec et fondateur du cabinet BYG Holding. Cette conférence avait pour objectif principal d’éclairer les populations sur les voies légales d’immigration vers le Canada, et de leur fournir des conseils pratiques pour éviter les risques liés à l’émigration clandestine.
Dès les premières minutes de son intervention, Maître Gadji a attiré l’attention sur les nombreuses illusions qui entourent l’immigration irrégulière. Selon lui, de nombreux jeunes partent à l’aventure sans connaître les réalités du terrain, exposant ainsi leur vie à de graves dangers. Il a dénoncé avec fermeté les fausses promesses de certains intermédiaires mal intentionnés et les conséquences tragiques que peuvent entraîner des départs mal préparés. Il a insisté sur la nécessité de changer de mentalité : immigrer ne doit plus être perçu comme une fuite désespérée, mais comme un projet structuré, réfléchi et légal.
Au cours de sa présentation, Maître Gadji a présenté en détail les différentes voies légales qui permettent d’accéder au territoire canadien. Il a expliqué que le permis d’études constitue une opportunité crédible pour les jeunes qui souhaitent se former dans un cadre académique reconnu, tout en ouvrant la voie à des possibilités d’intégration professionnelle. Le permis de travail temporaire est une autre option, réservée à ceux qui parviennent à obtenir un contrat de travail auprès d’un employeur canadien. Il a également parlé du visa touristique, utilisable dans des cadres bien définis et pour de courtes durées, ainsi que du regroupement familial et des programmes d’immigration économique pour ceux qui souhaitent s’installer durablement.
Au-delà de ces dispositifs, le conférencier a souligné l’importance d’un accompagnement professionnel. Il a mis en garde les participants contre les arnaques fréquentes dans le domaine de l’immigration, et les a exhortés à se faire guider par des experts agréés et compétents. Selon lui, un projet migratoire sérieux doit s’appuyer sur une information claire, un plan personnel adapté et une connaissance précise des exigences administratives.
Loin d’un simple exposé théorique, la conférence s’est voulue participative et pratique. À travers des exemples concrets, des études de cas et des mises en situation, Maître Gadji a permis au public de mieux comprendre les démarches à entreprendre. Il a encouragé les jeunes à évaluer honnêtement leurs compétences, à se fixer des objectifs réalistes, et surtout à ne pas céder à la pression de l’urgence ou du groupe.
Cette conférence à Daloa marquait le lancement officiel des Conférences Vérité sur l’Immigration, abrégées VIT, une campagne nationale initiée par Maître Gadji et son cabinet. Cette campagne vise à sensibiliser les populations dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire sur les risques de l’émigration irrégulière et les possibilités offertes par les voies légales. Daloa est la première étape de cette série de rencontres, qui se poursuivra dans plusieurs autres villes du pays.
Les autorités locales, les représentants traditionnels et les leaders communautaires ont salué cette initiative, la jugeant à la fois opportune et nécessaire. Les participants ont également exprimé leur satisfaction, affirmant avoir reçu des informations utiles et concrètes. Certains ont même affirmé être désormais prêts à repenser leur projet d’immigration de manière plus sérieuse et mieux encadrée.
En conclusion, Maître Yves Gadji a rappelé que l’information est la première arme contre l’immigration clandestine. Pour lui, il est temps d’aider les jeunes à transformer leurs rêves de départ en projets responsables, légaux et porteurs d’espoir.
Ils sont au total 1 751 diplômés à avoir prêté serment et 3 113 nouveaux étudiants à avoir revêtu la blouse blanche, le samedi 30 mai 2026, au stade régional de Daloa, à l’occasion d’une double cérémonie organisée par l’antenne de l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS) de Daloa.
L’événement a réuni les autorités administratives et politiques, les responsables académiques, les enseignants, les parents d’étudiants ainsi que de nombreux invités, venus assister à cette cérémonie marquant un tournant important dans la formation des futurs professionnels de santé.
Pour la première fois, la cérémonie de prestation de serment et de port de blouse s’est tenue au stade régional de Daloa, offrant un cadre plus vaste et adapté à la forte mobilisation des participants.
La cérémonie a été marquée par deux temps forts. D’une part, la prestation de serment des étudiants de la 11ᵉ promotion des infirmiers diplômés d’État et sages-femmes/maïeuticiens, ainsi que ceux de la 4ᵉ promotion des auxiliaires de santé. D’autre part, le port de blouse des étudiants de la 13ᵉ promotion des infirmiers diplômés d’État et sages-femmes/maïeuticiens et de la 6ᵉ promotion des auxiliaires de santé.
Les 1 751 diplômés ont ainsi pris l’engagement solennel d’exercer leurs futures fonctions dans le respect strict de l’éthique, de la déontologie, de la rigueur et de l’humanisme. Quant aux 3 113 nouveaux étudiants, ils ont officiellement revêtu la blouse blanche, symbole de leur entrée dans le cursus de formation aux métiers de la santé.
Dans son allocution, le chef d’antenne de l’INFAS de Daloa, Dr N’Dri Alexis, a salué la forte mobilisation des différents acteurs de la communauté éducative. Il a également mis en lumière les performances remarquables de la promotion sortante, qui a enregistré un taux de réussite record de plus de 97 % aux examens de certification.
Selon lui, ces résultats sont le fruit de la discipline, des sacrifices et de la persévérance des étudiants, soutenus par un encadrement rigoureux. Il les a invités à demeurer des professionnels exemplaires, porteurs des valeurs d’intégrité et d’humanisme.
Représentant la Directrice générale de l’INFAS, Koné Yeboum Lydie a félicité l’ensemble des promotions pour leurs performances. Elle a salué les efforts conjoints des enseignants, encadreurs et étudiants ayant permis d’atteindre ces résultats d’excellence.
Elle a également annoncé le démarrage des travaux de construction de la future antenne de l’INFAS de Daloa, un projet destiné à améliorer les conditions de formation et à renforcer les capacités d’accueil de l’établissement.
Parrain de la cérémonie, le maire de Daloa, Stéphane Gbeuly, a exprimé sa fierté et encouragé les étudiants à incarner les valeurs d’empathie, de discipline et d’humilité dans leur future carrière.
Il a rappelé que la blouse blanche est un symbole fort de responsabilité, représentant un engagement moral envers les patients et la société.
La cérémonie s’est achevée par un défilé des différentes promotions dans les rues de Daloa, dans une ambiance festive, suivi de la distinction de plusieurs étudiants engagés dans des actions bénévoles au profit des structures sanitaires locales.
À travers cette double cérémonie, l’INFAS de Daloa confirme son rôle central dans la formation des ressources humaines en santé en Côte d’Ivoire et réaffirme sa mission de former des professionnels compétents, éthiques et engagés au service des populations.
Récemment créé en France par les filles et fils des régions du Guémon et du Cavally originaires de la Côte d’Ivoire, Boya Pâh est un giga espace apolitique de rencontres et de promotion de la culture du peuple Wê dans le monde. Le lancement officiel de ce rendez-vous du donner et du recevoir a officiellement eu lieu le samedi 23 mai 2026 dans l’espace UE, plus précisement à Paris. Sa première édition, parrainée par M. Tiessonhi Kéla Joël représenté par M. Zoué Basile, a connu un franc succès du fait de la mobilisation exceptionnelle des filles et fils Wê de la diaspora vivant en occident et la présence effective de plusieurs élus Wê de Côte d’Ivoire. À cette occasion, Dr Mathias Néhan a fait un discours très inspirant qui a mis les Wê de la diaspora en ordre de bataille, pour développer le Wêland et promouvoir la culture du peuple Wê dans le monde, de façon inclusive. Ci-dessous, un large extrait de son allocution tant ovationnée par l’assistance.
Boya Pâh, une boussole du peuple Wê
Nous lançons les fondations d’un évènement majeur de la communauté Wê de la diaspora, un rend-vous appelé à compter dans nos vies, dans l’histoire de notre peuple, dans l’avenir de nos deux régions ; le Guémon et le Cavally… Ce que nous inaugurons ici n’est pas seulement une cérémonie. C’est une direction. C’est une boussole. C’est un contrat moral entre nous. Boya Pâh n’est pas un slogan. C’est un dessein : devenir la Rencontre annuelle majeure des filles et fils Wê, avec une mission claire et exigeante.
Les objectifs de Boya Pâh
D’abord, il vise à créer des liens d’unité, de fraternité et de solidarité entre celles et ceux qui vivent à l’étranger et celles et ceux qui sont restés au pays.
Ensuite, bâtir des ponts avec les grandes économies industrielles, nouer des alliances économiques, identifier des investisseurs stratégiques et des partenaires financiers.
Enfin, mobiliser des ressources et des initiatives au service du développement social, économique et culturel du Guémon et du Cavally.
Boya Pâh, une plateforme de cohésion et d’unité des Wê
Selon Dr Mathias Néhan, « le développement de nos communautés ne se fera pas dans l’isolement : il se construira dans la connexion avec le reste des communautés, le reste du monde. Unis, nous sommes une puissance. Divisés, nous sommes vulnérables. Voilà notre vérité. Notre unité n’efface pas nos différences ; elle les orchestre. Il nous faut prôner l’unité dans la diversité – politique, sociale, économique, stratégique. L’unité n’est pas l’uniformité : c’est la capacité de marcher ensemble, d’avancer au même rythme malgré nos pas différents, d’accorder nos voix, malgré notre différente tonalité, pour former un chœur et non une cacophonie ».
Des stratégies pour unir davantage les Wê et unir le peuple Wê
« Nous devons :
structurer notre action et cesser d’éparpiller nos forces,
créer des pôles par domaines, travailler en synergie,
partager l’information,
co-financer les projets,
évaluer les résultats,
devenir une machine de guerre économique, culturelle et sociale – non pas contre qui que ce soit, mais pour quelque chose de plus grand que nous : la dignité de notre peuple, l’essor de nos territoires, l’avenir de nos enfants.
Car le combat pour le développement ne se gagne pas aux seules tribunes. Il exige des moyens. Il appelle des sacrifices. Il réclame de la méthode. Nous devons être les premiers contributeurs, les premiers soutiens, les premiers investisseurs dans notre ambition communautaire.
Un appel pressant à la solidarité entre filles et fils Wê
La solidarité ne se décrète pas, elle se prouve. Regardons nos atouts.
Mobilisons-les en réseau nos expertes et des experts en économie, en finance, en industrie, en technologie, en intelligence artificielle, partout dans le monde.
Mettons en place un corps de mentors Wê au service de nos jeunes et de nos entrepreneurs. • Organisons-la dans des véhicules transparents – fonds solidaires, coopératives d’investissement, tontines professionnelles -au service de projets à impact dans le Guémon et le Cavally. • Offrons à la jeunesse brillante, formée, inventive, déterminée des passerelles : bourses, stages, incubateurs, programmes de retour sécurisé et utile. Que chaque jeune Wê, où qu’il vive, sente que sa communauté croît en lui.
Investons dans le développement. Il faut accompagner le développement.
Transformons patiemment les idées en chantiers, les chantiers en réalisations, les réalisations en habitudes collectives. Voilà le cycle vertueux que nous devons enclencher.
Appel à une synergie d’actions individuelles, collectives et inclusives
Chacune et chacun d’entre nous, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, a un rôle à jouer. Chacune et chacun doit devenir un ambassadeur de la vision Wê, un catalyseur du changement, un relais de confiance. Le leadership ne se résume pas aux titres ; il se reconnaît aux services rendus, à la constance, à la loyauté envers le bien commun.
Un appel à la fraternité entre cadres politiques issus du terroir Wê
Permettez-moi, à présent, d’ouvrir une fenêtre sur notre espérance. En paraphrasant le Révérend pasteur Martin Luther King, je veux rêver – non pas pour fuir la réalité, mais pour mieux l’orienter. Je veux rêver d’une communauté Wê où nos différents leaders politiques dont – Angèle GNONSOA,
Émile Constant BOMBET,
Hubert OULAÏ,
Anne-Désirée OULOTTO,
Simon DOH,
Émile GUIRIEHOULOU,
Denis KAH ZION,
Gervais Jean TIEDE,
Célestin SEREY DOH,
Privat OULA,
Yémonli Arsène GAH,
Ange GNONKA, etc. – marchent les mains dans les mains, unis dans leurs différences, acceptant la pluralité comme une richesse, et faisant de leurs divergences politique une énergie canalisée vers l’intérêt supérieur de notre peuple.
Un appel pressant à la fraternité entre allogènes, allochtones et autochtones dans le Wêland
Je veux rêver d’un pays Wê où les communautés allochtones et allogènes cohabitent avec l’autochtone Wê dans la paix, dans la joie, et surtout dans le respect de nos coutumes, de nos traditions et de nos valeurs. Un pays où l’hospitalité n’est pas faiblesse, où la justice n’est pas vengeance, où la fraternité n’est pas un mot, mais un mode de vie.
Un appel pressant pour la promotion de la culture Wê au plan national
Je veux rêver, enfin, d’un peuple Wê, creuset de grandes contributions nationales, présent aux grands rendez-vous des décisions économiques, culturelles, sociales qui façonnent la Côte d’Ivoire. Un peuple dont la voix compte parce que ses actes parlent, dont les territoires rayonnent parce que ses enfants coopèrent, dont la mémoire inspire parce que son avenir se construit.
Un appel pressant à la planification et la matérialisation de tous les projets de développement
Pour ce faire, les uns et les autres sont priés de prendre attache avec le Comité d’Organisation Boya -Pâh à partir des contacts suivants : 0768707771 / 0614835430 Email : nehan_mathias@hotmail.com Par ailleurs, pour plus d’efficacité, des pôles de réflexions et d’actions ont été mis en place. Se sont : • Le pôle Culture et Transmission : cartographier nos patrimoines, créer des réseaux d’artistes Wê, lancer des classes de langue et de traditions pour nos enfants de la diaspora, • Le pôle Social et Éducation : programme “Parrainage-Coaching” pour élèves, étudiants et primo-arrivants ; jumelages d’écoles entre diaspora et pays, • Le pôle Économie et Investissement : fonds rotatif diaspora pour micro-projets agricoles et artisanaux ; réseau Wê-Entreprendre ; partenariats avec des industriels et clusters internationaux pour transférer compétences et marchés, • Le pôle Territoires Guémon- Cavally : portefeuille de projets prioritaires, gouvernance partagée diaspora-local.
Le respect de la parole donnée, gage de succès remarquable de Boya Pâh
Chacun de ces pôles devra livrer, d’ici douze mois, trois résultats mesurables et non des promesses : – Organiser,
Documenter,
Évaluer et ajuster les donnes pour être plus crédibles – ensemble.
Enfin, un appel simple et exigeant a été lancé par le Dr Mathias Néhan pour vivifier Boya Pâh :
Tenons la parole donnée à Boya Pâh,
Refusons les invectives, les procès d’intention, les propagandes qui nous divisent,
Cultivons la hauteur et l’utilité,
Parlons moins de nous-mêmes, parlons plus de ce que nous pouvons faire, maintenant, pour notre communauté,
Faisons de notre unité une pratique, pas une affiche,
Faisons de notre diaspora un levier, pas un alibi,
Faisons de Boya Pâh non pas un événement de plus, mais l’atelier permanent de notre renaissance.
Avançons, ensemble, avec méthode et avec cœur.
Pour le Guémon, Pour le Cavally, Pour la communauté Wê, Pour la Côte d’Ivoire, Vive Boya Pâh, Vive la communauté Wê, partout dans le monde, Et que vive la Côte d’Ivoire!
Le village de Grand Yapo dans la commune d’Agboville a vibré aux sons de la musique du peuple Abê le samedi 30 mai 2026, lors de la cérémonie de remise des pagnes aux femmes, marquant ainsi le clou de la fête des mères organisée par Mme Tétchy épouse M’Bassidjé, présidente de l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Charité Espoir.
Au service de la famille et des personnes vulnérables, l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Charité Espoir a magnifié plus de 80 femmes à l’occasion de la fête des mères organisée de façon anticipée, en leur offrant des pagnes.
À cette occasion, prenant la parole, Mme Tétchy épouse M’Bassidjé a indiqué à juste titre aux femmes magnifiées son amour pour elles et sa joie de voir toutes les femmes de Grand Yapo d’être heureuses aussi comme toutes les femmes du monde entier.
Le succès remarquable de la première édition de la fête des mères à Grand Yapo laisse déjà présager que les prochaines éditions seront encore plus grandioses, voire phénoménales.