À quelques jours de l’apothéose de la première édition des journées culturelles de Gbêkê dénommées « Racines Vivantes », le président du comité d’organisation, Anaud Yao Théodore, a tenu à rassurer les hôtes quant à la forte mobilisation des populations de Gbêkê pour la clôture des festivités, prévue ce dimanche 5 avril 2026 au grand terrain de Botro.
Ces journées culturelles visent à promouvoir le savoir-faire culturel et artistique des populations à travers des danses traditionnelles, des jeux et des rencontres entre les cadres et les différentes autorités ministérielles attendues. Initiée par le président du Conseil régional de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, « Racines Vivantes » ambitionne également de renforcer la cohésion sociale et la fraternité durant les festivités pascales (Paquinou en pays baoulé).
Chargé de coordonner l’ensemble des commissions d’organisation, Anaud Yao Théodore a assuré qu’une mobilisation exceptionnelle des populations des différents départements est en cours afin de réserver un accueil chaleureux au haut patron de la cérémonie, le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, attendu pour une visite inédite dans cette localité située à une trentaine de kilomètres de Bouaké.« C’est un événement d’importance au regard des attentes du promoteur, des invités et des personnalités qui arrivent à Botro », a-t-il déclaré, soulignant que des commissions thématiques ont été mises en place pour couvrir tous les aspects organisationnels. Sécurité, communication, hébergement ou encore santé, rien n’a été laissé au hasard afin de faire de ce rendez-vous « une fête de fraternité et de convivialité, placée sous le signe du retour aux sources ancestrales », a-t-il affirmé.
Poursuivant, il a mis en exergue l’importance de la présence du Vice-Premier ministre : « Sa seule présence nous met la pression, mais nous avons à cœur qu’il reparte avec de très bons souvenirs de notre culture », a confié Anaud Yao Théodore. Le choix de Botro pour accueillir cette première édition n’est pas anodin. Pour Anaud Yao Théodore, il s’agit d’une manière de rapprocher les filles et fils du Gbêkê de leurs racines profondes. Selon lui, cette localité incarne un véritable creuset de traditions où peut s’opérer la reconnexion culturelle. Il s’agit, à ses yeux, d’un cadre idéal pour amorcer une dynamique de transmission des valeurs dans une région où les repères identitaires tendent à s’effriter face aux influences extérieures.
Revenant sur la portée de l’initiative, il n’a pas manqué de saluer la vision du ministre Assahoré « Le ministre Assahoré a été très bien inspiré », a-t-il affirmé, tout en déplorant la perte progressive des repères culturels chez les jeunes générations. « Nos jeunes ne savent plus parler le baoulé, ni même demander les nouvelles selon nos traditions. Il y a tant de choses qui se perdent qu’il urge de sauvegarder », a-t-il alerté, évoquant également le recul du respect des aînés et du droit d’aînesse.
À travers « Racines Vivantes », il voit une opportunité de « réconcilier les enfants avec leur langue, leurs proverbes et leurs valeurs fondamentales ».Pour terminer, Anaud Yao Théodore a lancé un appel à la mobilisation des populations, les invitant à venir massivement pour honorer l’illustre invité et encourager le ministre Assahoré à poursuivre dans cette voie:« Nous invitons les populations à venir massivement pour honorer notre illustre invité et encourager le ministre Assahoré à poursuivre dans cette voie », a-t-il lancé, assurant que toutes les dispositions sécuritaires et sanitaires ont été prises:« Ce sera une fête unique, celle de la fraternité et de l’unité. Il faut la vivre dès maintenant pour en témoigner les années à venir », a-t-il conclu.
Le directeur régional du Commerce et de l’Industrie de Bouaké, Fadiga Mamadou, a conduit, mercredi 29 avril 2026, une mission de contrôle dans plusieurs grandes surfaces et magasins spécialisés dans la vente de produits de grande consommation.
Cette tournée s’inscrit dans le cadre du suivi de l’application du plafonnement des prix fixé par le gouvernement sur certains produits de première nécessité. Elle visait également à s’assurer de la disponibilité des stocks sur le marché local, dans un contexte international marqué par des tensions économiques liées à la crise au Proche-Orient. Au cours de cette visite, plusieurs points de vente ont été inspectés par les équipes du Commerce afin de vérifier les prix affichés sur des produits tels que le riz, l’huile, le sucre, les pâtes alimentaires, le lait et la tomate concentrée.
À l’issue des contrôles, le directeur régional s’est voulu rassurant quant à la situation du marché à Bouaké:« Nous avons entrepris cette tournée pour constater l’état réel du marché, au regard des inquiétudes suscitées par la crise internationale, notamment l’impact sur le carburant et certains produits importés. Les vérifications effectuées montrent que le décret sur le plafonnement des prix est respecté par les commerçants. Mieux, nous constatons une baisse sur certains produits, ce qui est encourageant pour les consommateurs », a expliqué Fadiga Mamadou.
Il a également souligné que les circuits d’approvisionnement restent fonctionnels, écartant ainsi tout risque de rupture de stock:« Le marché est suffisamment approvisionné. Lorsque les stocks sont disponibles, cela permet de limiter les tensions inflationnistes et favorise une concurrence saine entre les opérateurs économiques. Nous avons pu constater sur place des opérations de ravitaillement, preuve que les produits continuent d’arriver normalement », a-t-il indiqué.
À l’approche de la fête de Tabaski, le responsable du Commerce a salué l’attitude des commerçants pour leur sens de responsabilité dans le maintien des prix.
Présent lors de cette visite, Diaby Abdoulaye Kassamba, président des consommateurs de la région de Gbêkê, a exprimé sa satisfaction après le constat effectué sur le terrain.« Nous repartons rassurés. Le marché est approvisionné et les prix demeurent globalement stables malgré le contexte international difficile. Nous saluons les efforts consentis par le gouvernement pour préserver le pouvoir d’achat des populations», a-t-il déclaré.
Pour sa part, Sadessi Aboubacar, président des commerçants grossistes de Bouaké, a assuré que les opérateurs économiques restent engagés dans le respect des prix homologués. Il a toutefois précisé que certaines différences de tarifs observées tiennent compte des marques, des formats et des quantités commercialisées.
Le coup d’envoi des festivités du soixantenaire du Lycée Ernest Boka d’Agboville a été donné samedi 25 avril 2026 au sein de l’établissement, à la faveur d’une cérémonie marquée par la proclamation des résultats du concours du logo du jubilé.
Initiée par l’Amicale des anciens élèves, la célébration se veut un moment de retrouvailles, de reconnaissance et de projection. Son président, Jean-Marie Blesso, a appelé à une mobilisation générale des anciens pour accompagner le rayonnement de ce lycée qui a formé plusieurs figures de premier plan en Côte d’Ivoire, dont Chantal Camara et Adama Bictogo .
Près de 3 000 participants sont attendus pour ce jubilé de diamant. Au programme : conférences thématiques, activités culturelles et sportives, ainsi qu’un dîner-gala destiné à lever des fonds au profit de l’établissement.
Ancien élève et PDG du groupe Totem Communication, Alafé Wakili a annoncé, en outre, une campagne de sensibilisation contre les cancers, notamment celui du sein, en marge des festivités. Il a également évoqué un projet d’hommage aux anciens élèves au parcours remarquable, en cours de recensement.
Présente à la cérémonie, Antoinette Péné N’goran, directrice régionale de l’Éducation nationale de l’Agnéby-Tiassa, a salué une initiative qui « consacre 60 ans de formation et de transmission au service de la nation ».
Créée en 2014, l’Amicale des anciens élèves entend faire de cette commémoration, prévue du 30 septembre au 2 octobre 2026, un rendez-vous majeur dans la vie de cet établissement historique.
Ils se sont réunis sur l’esplanade de l’Université Jean Lorougnon Guédé (UJLoG) de Daloa, ce lundi 27 avril 2026, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs. L’administration, les enseignants-chercheurs, le personnel et les étudiants ont pris part à ce moment solennel dédié au respect de l’emblème national et au renforcement des valeurs civiques au sein de l’institution.
Au-delà de son aspect symbolique, cette cérémonie hebdomadaire constitue un cadre important de mobilisation pour les Unités de Formation et de Recherche (UFR), appelées à initier des actions citoyennes et pédagogiques chaque mois. Pour cette période, l’UFR Agroforesterie est mise à l’honneur à travers une campagne de sensibilisation axée sur la promotion de l’intégrité et de l’excellence académique.
Dans cette dynamique, le Directeur de l’UFR Agroforesterie, le Dr Kouassi Clément, a présenté les grandes orientations de cette initiative de lutte contre la tricherie en milieu universitaire. Il a rappelé qu’une première phase de la campagne avait consisté à installer des pancartes sur le campus, afin de diffuser des messages de sensibilisation auprès de la communauté universitaire.
Cette action est désormais renforcée par de nouveaux supports pédagogiques, notamment des autocollants et des affiches, destinés à consolider durablement la culture de l’intégrité chez les étudiants.
Ces différents supports mettent en avant six principes fondamentaux pour être un étudiant modèle à l’UJLoG, à savoir : rejeter la tricherie, privilégier le mérite, bâtir un avenir solide, s’engager pleinement dans les études, réussir honnêtement et viser l’excellence.
Pour le Dr Kouassi Clément, ces principes constituent des repères essentiels pour former des étudiants responsables et compétents. Il a insisté sur le fait que la tricherie compromet non seulement la qualité de la formation, mais également les perspectives professionnelles des apprenants.
Réceptionnant les supports de sensibilisation, le Secrétaire général adjoint de l’université, le Professeur Bakayoko Sidiky, a salué l’initiative de l’UFR Agroforesterie et encouragé la poursuite de telles actions en faveur de l’éthique et de l’excellence académique. S’exprimant au nom de la présidente de l’institution, il a invité l’ensemble des acteurs à renforcer leur mobilisation pour le respect du calendrier universitaire.
Il a rappelé que la fin de l’année académique 2025-2026 est fixée au 31 juillet, conformément aux directives du ministère de tutelle, appelant les enseignants à assurer l’exécution régulière des programmes sans retard.
Dans la même dynamique, le Professeur Bakayoko Sidiky a annoncé une mesure importante : à compter de la rentrée académique 2026-2027, le port de l’uniforme sera obligatoire pour tous les étudiants de l’UJLoG, tous niveaux confondus, afin de renforcer la discipline et le sentiment d’appartenance à l’institution.
Dotée de trois départements, de deux laboratoires, de plus de 150 enseignants-chercheurs et accueillant plus de 1 600 étudiants, l’UFR Agroforesterie s’impose comme un pilier majeur de la formation et de la recherche à l’Université Jean Lorougnon Guédé, notamment dans les domaines de l’agriculture durable et de la gestion des ressources naturelles.