Figure emblématique du zouglou ivoirien et auteur de nombreux titres à succès, l’artiste Yabongo Lova est annoncé pour un spectacle inédit à l’Hôtel de Ville de Bouaké, le 14 juin 2026.
Ce concert, initié par la structure Beka Productions, vise à rendre un hommage au Maire de la ville de Bouaké, le Ministre Amadou KONÉ pour toutes ces actions et réalisation en faveur du développement de la culture et aussi renforcer l’attractivité de la ville de Bouaké tout en valorisant la culture et les talents artistiques locaux. L’annonce officielle de cet événement majeur a été faite le mercredi 13 mai 2026, au cours d’une conférence de presse organisée par le promoteur lors d’une émission radiophonique.
Placée sous le parrainage du ministre des Transports et maire de la commune de Bouaké, Amadou Koné, cette initiative s’inscrit dans la dynamique du projet Bouaké Nouveau, qui ambitionne de faire de la capitale du Gbêkê un pôle touristique, culturel et artistique de premier plan.
À cette occasion, Ismaël Berté, plus connu sous le nom de Ismo Beka, promoteur de l’événement, a expliqué les motivations de ce concert:« Nous avons décidé de faire venir l’artiste Yabongo Lova afin qu’il puisse communier avec ses nombreux fans de Bouaké. À travers ce concert, nous voulons apporter notre contribution à la promotion du Bouaké Nouveau. Notre ambition est de participer au rayonnement de Bouaké en tant que ville touristique et artistique. Le spectacle promet plusieurs heures d’animation avec également la participation de quelques artistes locaux », a-t-il déclaré.
Pour terminer, le promoteur a invité les populations à se mobiliser massivement en se procurant les tickets déjà disponibles dans les différents points de vente, afin de garantir le succès total de cet événement culturel.
Initialement prévue pour se tenir le dimanche 10 mai 2026 à la place publique de Duékoué, l’intronisation de Guiré en qualité de chef du canton central de Duékoué a vivement été contestée ce vendredi 8 mai 2026, par les garants de la tradition de ladite commune, lors d’une visite de travail rendue au nouveau préfet de la région du Guémon. Une plainte qui sonne aussi comme la contestation des manoeuvres souterraines du préfet du Guémon sortant, le nouveau préfet de région étant moins au parfum des réalités du Guémon, moins d’un mois après sa prise de fonction.
Le déclic
Le jeudi 7 mai 2026, à l’occasion de la première visite administrative organisée par Addoh Tano, nouveau préfet du Guémon à la chambre des rois et chefs traditionnels du Guémon, plusieurs chefs du canton central de Duékoué ont affirmé avoir été mis à l’écart au profit des chefs de quartiers. « La majorité des chefs présents était des chefs de quartiers. Ce qui n’est pas normal », ont-ils dénoncé.
L’objectif de la saisine administrative régionale
Selon M. Glou, « cette démarche administrative vise à annuler purement et simplement la cérémonie d’investiture de Guiré prévue le dimanche 10 mai 2026, en raison des profondes dissensions sociales qui pourraient survenir dans une zone où de modestes crises se transforment aisément et régulièrement en une véritable crise inter-communautaire, très meurtrière ».
Un processus électoral traditionnel pourtant bouclé depuis plusieurs
Seul candidat sur les 5 en lice ayant été désigné par 11 responsables des us et coutumes sur les 13 habilités à choisir le chef du canton central de Duékoué, conformément à la tradition Wê, M. Glou Gnombléi Hubert jouit aujourd’hui d’une légitimité au plan traditionnel. Une légitimité qui mérite plutôt d’être entérinée par les autorités administratives, notamment le corps préfectoral à travers un décret de nomination dont la signature par le préfet sortant a étrangement été retardée.
Les raisons de la non-intronisation encore de M. Glou
Ex-secrétaire du chef du canton central de Duékoué par ailleurs ex-président de la chambre des rois et chefs traditionnels du Guémon, la cérémonie d’investiture de M. Glou Gnombléi Hubert a été reportée en raison de la plainte du chef de Bahé-Blaon, pour dit-il, « n’avoir pas été associé à l’organisation de cette cérémonie d’investiture qui aura pour cadre son village natal ».
Le nouveau préfet de région piégé par le préfet sortant?
Au nombre des dossiers sensibles de Duékoué transmis au nouveau préfet de Duékoué, devrait figurer en première ligne la question de la chefferie traditionnelle du canton central de Duékoué, outre la question du transvasement du gaz butane et la question foncière. Car cette question qui dure depuis 2022, date de la mort de Guéi Vléi Vincent, ex-chef du canton central et ex-président de la chambre des rois et chefs traditionnels du Guémon, suscite de vives réactions susceptibles d’embraser Duékoué, ville aux 800 morts en une seule journée de crise post-électorale d’octobre 2010 en Côte d’Ivoire. Le piège semble là, très visible. Car pourquoi maîtrisant tant ce dossier, le préfet sortant ne l’a-t-il lui-même pas évacué avant son départ?
Un dossier très peu maîtrisé par le nouveau préfet du Guémon
La passation de charges marquant la prise de fonction officielle de M. Addoh Tano en qualité du nouveau préfet de la région du Guémon, préfet du département de Duékoué n’a eu lieu seulement que le 24 avril 2026 à l’esplanade de ladite préfecture, en présence de l’inspecteur d’État Dion Flédéric. Un temps de prise de service jugé trop bref par les cadres, les observateurs de la société civile, pour passer au peigne fin toute la compilation de dossiers sensibles et non sensibles à lui transmis par le préfet de région sortant, M. Ibrahima Cissé, actuellement en poste à Aboisso.
Des mains claires-obscures des politiques soupçonnées
L’équidistance totale de toutes obédiences politiques de M. Glou Gnombléi Hubert déjà reconnue par le chef du canton central de Toulepleu et le chef du canton Zagné à Bagohouo, semble moins du goût de certains hauts cadres de Duékoué. Lesquels sont lourdement suspectés de ramer à contre-courant d’un système traditionnel déjà goupillé par les garants de la tradition du peuple Wê du canton central de Duékoué. Car bien qu’il soit ancien président d’Institution de la République, membre du Gouvernement, directeur général de société d’État, président de région, député et même maire, « aucun cadre, quel qu’il soit, ne se doit de s’immiscer dans la gestion des us et coutumes d’un peuple. À César donc ce qui lui revient de droit ».
Plaidoirie pour le maintien du climat de paix et de cohésion sociale à Duékoué
Après la rébellion politico-militaire de 2002 qui a eu son lot de désolation à Duékoué, la crise post-électorale de 2010 en Côte d’Ivoire qui a fait 800 morts à Duékoué, puis le conflit intercommunautaire de Guézon qui a vu le massacre du peuple Wê par les Dozos, un autre conflit se prépare à nouveau. Attisé par les politiques. Fort de cela, il serait souhaitable que les principes traditionno-africains de gestion des conflits sous l’arbre à palabres soit réactivés. Afin d’éviter à nouveau à cette belle localité en quête de repères pour panser ses plaies, de vivre dans la quiétude.
Associer ainsi l’image d’une haute personnalité de la République de Côte d’Ivoire à une telle situation conflictuelle, notamment le vice-premier ministre, ministre de la défense, c’est faire le lit de ses opposants internes au RHDP qui ruminent opportunités d’attaques politiques et ceux naturellement connus : THIAM, Gbagbo, Affi, Mme Gbagbo, Anaky Kobenan et Mme Danielle Bony-Claverie… Car quand l’étranger a de gros yeux, il lui suffit de prendre du recul pour mieux appréhender les choses avant de prendre ses propres décisions. Faute de quoi, il risque d’être induit en erreur et les populations n’hésiteront point non plus à lui donner un petit mauvais surnom très collant, comme c’est le cas bien de fois, sous plusieurs cieux.
L’artiste Serge Beynaud s’est produit le samedi 25 avril 2026 à l’esplanade du stade de la paix de Bouaké dans le cadre de son concept : « Le Brunch des frustrés ». Devant des milliers de fans venus des régions de Gbêkê et du Hambol , l’artiste a gratifié ceux-ci des chansons de sa riche discographie.
De 20h à 22h, celui qui se fait appeler le créatair ou Latiss », a fait danser son public avec les chansons telles que »Koumanlébé, », » Kababléké » , »Mawa naya » , »Matta swagg » , »Talehi » , »Karidjatou », » Môkôdô », » C’est dosé » , »Babatcha » et » Changer de côté ». Les prestations ont été accompagnées par plusieurs chorégraphies et surtout par l’interaction entre l’artiste et son public qui reprenait en chœur ses différentes chansons à succès. Sur la scène, Serge Beynaud a bénéficié du soutien de certains artistes, notamment Dj Jacob, le groupe Tnt et Francky Dicaprio.
De l’avis des spectateurs, le concert aura tenu toutes ses promesses comme l’avait annoncé la veille l’artiste lors d’une conférence de presse tenue au siège d’ Orange Côte d’Ivoire à Bouaké. Premier magistrat de la commune de Bouaké, le ministre Amadou Koné, présent au concert a félicité l’artiste Serge Beynaud pour sa brillante prestation. Il a adressé ses félicitations à Chico Lacoste et Sié Kambou, les promoteurs de ce spectacle. Le ministre Amadou Koné a fait savoir que cette initiative contribuera au rayonnement de la vie culturelle de la capitale de Gbêkê pour le bonheur de sa population.
La tension monte à Akawa, localité du canton N’Dranouan, dans la sous-préfecture de Bouaké. Accusé et publiquement contesté, le chef du village, Nanan Moungoh II, a décidé de briser le silence. Face à ce qu’il qualifie de « manœuvres de déstabilisation », il appelle les autorités administratives à agir rapidement pour éviter une crise communautaire.
Tout part d’une réunion tenue le 4 avril 2026 sur la place publique du village, au cours de laquelle des membres de la Mutuelle de développement d’Akawa-Mahounou (MUDAM) auraient évoqué sa destitution. Une annonce que le 13e chef d’Akawa rejette catégoriquement, dénonçant une initiative sans fondement et potentiellement dangereuse pour la cohésion sociale.
Un mois après ces faits, soit le 4 mai 2026, Nanan Moungoh II a convoqué la presse à son domicile pour livrer sa version des faits. Entouré de plusieurs chefs traditionnels et notables — dont Yeboua Loukou (chef de M’Brezue), N’Dri Konan Lambert (chef d’Assandré), Koffi Koffi Kan (adjoint au chef d’Akawa) et Yao Brou, présidente des femmes — il a tenu à afficher une image d’unité face à la crise.
D’entrée, le chef a rappelé la légitimité de son accession au trône : « J’ai été investi chef du village d’Akawa le 14 novembre 2014 par une lettre de nomination du sous-préfet. On ne devient pas chef par simple volonté. Akawa est un village fondé par la reine Ablah Pokou. Je suis un héritier de cette lignée », a-t-il affirmé avec fermeté.
Dans la foulée, il a directement mis en cause certains responsables de la mutuelle, notamment son président N’Guessan Kouamé Francis et son secrétaire général Konan Yao Marc. Selon lui, leurs actions alimentent un climat de suspicion et de division au sein de la population.
« Cette mutuelle n’a jamais existé dans notre histoire commune avec Mahounou. Pourtant, elle se permet aujourd’hui de répandre des rumeurs sur ma prétendue destitution. Pire, elle m’accuse à tort de lotissement illégal et d’encourager l’orpaillage pour m’enrichir », a-t-il dénoncé.
Revenant sur la question du lotissement, au cœur des tensions, le chef d’Akawa explique qu’il s’agissait d’un projet structurant visant à agrandir le village et à sécuriser les terres face aux activités minières, notamment la recherche de coltan.
« Nous avons voulu protéger nos terres et organiser l’extension du village. Mais ce projet a été saboté. Des jeunes, manipulés selon lui, ont détruit les bornes. Pendant ce temps, les mêmes personnes initient leurs propres lotissements », a-t-il regretté.
Pour Nanan Moungoh II, la MUDAM constitue aujourd’hui un obstacle au développement local. Il remet en cause sa légitimité et son efficacité : « Une mutuelle ne peut pas gérer deux villages sans générer de conflits. Cette structure freine nos initiatives sans apporter de solutions concrètes. Ce groupuscule ne peut en aucun cas me destituer », a-t-il martelé.
Face à la gravité de la situation, le chef traditionnel appelle à une intervention urgente de l’administration. Il redoute une escalade des tensions si aucune mesure n’est prise.
« Je demande l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités. Si rien n’est fait, cette situation peut dégénérer. J’interpelle le sous-préfet et le préfet afin qu’ils agissent avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il insisté.
En conclusion, le chef d’Akawa a lancé un appel au calme et à la cohésion sociale, invitant les populations à privilégier le dialogue plutôt que la confrontation.
« Nous sommes une même communauté. Nos divergences ne doivent pas nous diviser. Mon combat reste le développement d’Akawa. Nous avons besoin d’infrastructures scolaires et de logements pour enseignants afin d’assurer un avenir meilleur à nos enfants », a-t-il conclu.
Dans un contexte déjà marqué par des tensions latentes, cette sortie médiatique de Nanan Moungoh II sonne comme un signal d’alerte. Reste désormais à savoir si les autorités administratives saisiront la mesure de la situation pour éviter une fracture au sein de cette communauté.