Le dimanche 1er mai dernier, la fête du travail a été célébrée partout ailleurs dans le monde.
A Ouaouakro, village situé à 10 km de Toumodi chef lieu de sous-préfecture, l’AMIDI (Amicale des infirmiers du District sanitaire de Toumodi) a fait la fête avec les habitants dudit village. Pour le choix du parrain, les infirmiers ont mis leur dévolu sur Ange Félix N’dakpri, fils et cadre de Toumodi. La cérémonie proprement dite a eu lieu sur l’esplanade du centre de santé de Ouaouakro. Le pari de la mobilisation a été gagné; les infirmiers ont fait nombreux le déplacement entrainant avec eux une colonie d’enseignants vivant sur place, le chef de village Nanan Kadja Koffi conduisait une forte délégation de notables et les paysans n’ont pas boudé la fête.
Plusieurs danses traditionnelles ont assuré l’aspect festif, notamment le goly de Ouaouakro qui a ému et fait danser les convives. Le président de l’amicale des infirmiers du district sanitaire de Toumodi Konan Koffi Hyppolite infirmier d’Etat en service à Zahakro a dans son allocution fait la déclaration suivante: » Nous fêtons aujourd’hui 1er mai 2022 la 136ème édition de la fête du travail. Bonne fête de travail à tous ceux qui contribuent par leur labeur à la construction de leur nation et le bien être de leurs familles. Si le samedi 1er mai 1886, un groupe d’ouvriers de la ville de Chicago aux Etats Unis par leurs actions revendicatrices rétablissaient le travail dans toutes ses vertus, c’est bien évidemment le labeur quotidien de l’ouvrier et du paysan qui de tout temps a écrit ses lettres de noblesse.
Oui par le travail, nous bâtissons des nations. Notre amicale regroupe l’ensemble de tous les responsables des centres de santé d’ici et de Toumodi. Nous, en tant que prestataires de soins et agents de la santé, nous n’avons pas le temps à cause du caractère sacerdotal de notre métier. Aussi, avons nous voulu marquer ce coup là cette année, manifester notre joie et nous distraire. Le choix du village de Ouaouakro n’est pas fortuit. Nous avons voulu associer nos parents paysans à cette fête, car la plupart de nos cadres sont tous fils de paysans. D’autre part je lance un appel à mes collègues agents de santé, qu’ils cultivent l’amour du travail et du prochain et nous rassurons la grande population que l’agent de santé reste le premier parent du malade quand vous arrivez à l’hôpital. » Dans la délégation du parrain, se trouvait un cadre de Toumodi du nom de Phillipe Kouamé qui est le président de l’Ong NOTRE TOUMODI DEMAIN. ll a mentionné ce qui suit: » C’est le 1er mai, c’est la fête des travailleurs, on ne pouvait pas ne pas venir près des populations et communiquer avec elles.
C’est à ce titre que nous sommes aujourd’hui à Ouaouakro. Le message c’est que quand l’on parle de travail, il ne s’agit pas seulement des fonctionnaires ou des salariés, cela concerne aussi tous nos parents qui sont dans les plantations. Il était important de revenir sur les bases, sur les fondamentaux pour venir fêter avec eux le 1er mai. » Après un copieux repas, la cérémonie a pris fin et le parrain s’est confié à la presse après avoir été interpellé sur le fait qu’il a souventes fois été aux côtés de l’école pour poser des actes de développement et aujourd’hui il parraine une manifestation inhérente à la santé, et donc quelles sont les motivations profondes de Ange Félix N’Dakpri ? : » Nous marchons dans les sillons qu’ont tracé nos parents. L’éducation, c’est la base de tout progrès, de tout développement. Au commencement doit être l’école, la formation. Mais à côté de cela, il y a la santé qui a pour mission de donner la vie, pour mission de maintenir en vie, pour mission de sauver des vies. Donc quand l’on est bien formé, il est aussi bon de bien se porter. Ce sont des actes de développement que nous jugeons nécessaire, en somme, en essaie tout simplement d’être utile à notre communauté, à nos parents et à notre pays. » a t-il conclu.
Baptisé du nom de Kandia Camara, Présidente du Sénat et ancienne ministre de l’Éducation nationale, le Centre de santé mutualiste Kandia Camara de Daloa a été officiellement inauguré le vendredi 09 mai 2026 au quartier Évêché Résidentiel.
Cette cérémonie, organisée par la Mutuelle des personnels du ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement technique de Côte d’Ivoire (MUPEMENET-CI), a réuni autorités administratives, responsables du système éducatif, élus locaux, mutualistes et populations.
À cette occasion, les responsables de la mutuelle ont présenté les différents équipements et services de cette nouvelle infrastructure sanitaire construite sur une superficie de 700 m². Le centre dispose notamment de services spécialisés en gynécologie-obstétrique, pédiatrie, cardiologie et ophtalmologie. Une pharmacie, des soins infirmiers ainsi qu’une unité de prise en charge des urgences mineures y sont également intégrés.
Avec cette réalisation, la MUPEMENET-CI porte à six le nombre de centres de santé mutualistes ouverts à travers le pays, après ceux de Yopougon, Abengourou, Divo, Issia et Bouaké.
Prenant la parole, le président du Conseil d’administration de la MUPEMENET-CI, Michael Boko, a indiqué que ce projet traduit la volonté de la mutuelle de rapprocher davantage les soins de santé des enseignants et des populations.
« Ce centre de santé illustre parfaitement notre engagement à offrir des soins de proximité et à améliorer les conditions de prise en charge sanitaire de nos mutualistes », a-t-il déclaré.
Selon lui, la création de ces centres permet également de réduire les charges financières liées aux soins de santé aussi bien pour les enseignants que pour la mutuelle.
Le PCA a par ailleurs annoncé l’ouverture prochaine d’un cabinet optique à Soubré, après ceux déjà opérationnels à Abidjan, Abengourou et Bouaké.
Représentant le ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, le conseiller technique Bema Traoré a salué une initiative qu’il a qualifiée de « hautement sociale ».
« Ce centre médical représente un espace de protection et d’espérance pour les enseignants et leurs familles. Il ne peut y avoir d’école performante sans enseignants en bonne santé », a-t-il affirmé.
Présent en qualité de représentant de la patronne de la cérémonie, l’honorable Kouyaté Abdoulaye a souligné l’importance stratégique de Daloa dans le système éducatif ivoirien.
« Après Abidjan, Daloa est l’une des plus importantes villes scolaires du pays. Il était donc normal qu’un centre de cette envergure soit implanté ici », a-t-il soutenu.
Il a également insisté sur la dimension sociale de cette infrastructure qui bénéficiera non seulement aux enseignants, mais également aux populations du Haut-Sassandra.
Pour sa part, l’honorable Tra Bi Sui Guillaume, représentant le ministre Mamadou Touré, a rassuré les responsables du centre du soutien du Conseil régional afin de contribuer à l’amélioration de l’offre de soins dans la région.
Les mutualistes présents ont salué l’ouverture de cette nouvelle structure sanitaire qu’ils considèrent comme un véritable soulagement.
Créée en avril 2014, la MUPEMENET-CI revendique aujourd’hui plus de 90 000 adhérents et assure la prise en charge sanitaire de plus de 600 000 personnes. Elle s’impose désormais comme la deuxième plus grande mutuelle sociale de Côte d’Ivoire et la première du secteur privé.
Un autre centre de santé mutualiste est actuellement en construction à Soubré, preuve de la volonté de la mutuelle de renforcer durablement la protection sociale des enseignants ivoiriens.
Ce vendredi 1er mai 2026, à l’occasion de la fête du travail, la Direction des Établissements Privés et des Professions Sanitaires (DEPPS) a par la voix de sa Directrice, la Dr Marie-Josèphe BITTY, souhaité une « bonne fête de travail » à toutes et à tous.
Profitant de ce moment, elle a invité les populations à une synergie d’actions inclusives, dans la lutte contre la pratique illégale de la profession sanitaire qui règne dans le secteur sanitaire privé en Côte d’Ivoire. Action qui est la suite logique de l’opération zéro « clinique » illégale en Côte d’Ivoire initiée par l’État, sous le leadership du Ministre Pierre Dimba, Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle.
« Ensemble, agissons pour des établissements de santé de qualité et des professionnels engagés », a-t-elle souhaité.
Les rumeurs au plan local, relatives aux attitudes amorphes des policiers dans la lutte contre la drogue après la révolte de la jeunesse communale de Duékoué sont totalement non fondées. Car dans la faisabilité, plusieurs indices rationnelles et cohérentes attestent que l’opération « tolérance zéro contre la drogue et les MQIF » dans la capitale du Guémon a été initiée, planifiée et coordonnée de bout en bout, à l’origine, par les fonctionnaires de la police en poste au Commissariat de Duékoué et à la Compagnie Républicaine de Sécurité numéro 7 (CRS7), sous la supervision de l’antenne de la Direction de la Police, Stupéfiants et Drogues (DPSD) basée à Guiglo, en parfaite synergie avec la jeunesse communale et des acteurs de la société civile.
Le déclic
Dans la ville de Duékoué, excédé par les nombreux cas de vols, viols, braquages, les avalements de langue et, surtout, les accidents de la circulation liés à la drogue et impliquant très récurremment les jeunes, le nouveau bureau de la jeunesse communale a décidé de lancer l’opération « tolérance zéro contre la drogue et les MQIF ». Ainsi pour mener à bien ce projet louable, des attaches ont été prises avec le Commissaire de police de Duékoué. Lequel a contacté avec succès le chef d’antenne de la DPSD basé à Guiglo.
La synergie d’actions entre les différents services de police et la jeunesse communale de Duékoué
Contacté par les jeunes et la société civile et, vu la complexité du sujet à traiter, le Commissaire de police de Duékoué a sollicité avec succès les services de la Direction de la Police, des Stupéfiants et des Drogues (DPSD) basés à Guiglo, en charge des régions du Guémon et du Cavally.
Ainsi le 20 février 2026 de 16 heures à 18 heures, dans le cadre de la collaboration civilo-militaire constructive et participative, le Chef d’Antenne de la DPSD de Guiglo a eu une rencontre de travail avec les leaders des associations de jeunesse et de la société civile.
Étaient à l’ordre du jour, les stratégies opérationnelles pour contrecarrer la montée de l’usage et du trafic illicites des Médicaments de Qualité Inférieure Falsifiées (MQIF), des stupéfiants et des drogues dans le Guémon et, plus particulièrement, à Duékoué.
Les recommandations faites par les participants : police, jeunes et société civile
Cette rencontre a été présidée par le Chef d’Antenne de la DPSD, le Commissaire de Police de 2 ème classe Gbossouna, accompagné du Sergent de Police Koné S. Kadi. Y ont également pris part, 35 leaders de jeunesse et de la société civile. Lesquels ont fait plusieurs recommandations suivantes :
Renforcer la collaboration,
Intensifier le renseignement,
Sensibiliser la population à dénoncer les indélicats,
Sensibiliser la population à renoncer à la vente et à l’usage illicites des MQIF.
Activités menées par la police suite à sa rencontre avec les jeunes et la société civile de Duékoué
Plusieurs opérations d’envergure ont été menées. Ce sont notamment :
Une opération de destruction de fumoirs qui a eu lieu à Duékoué, au quartier Diayé Bernard dit quartier Carrefour le 23 février 2026,à partir de 21 heures 30 mn,
Une opération de saisie et de destruction de magasin de vente illicite de Médicaments de Qualité Inférieure et Falsifiés (MQIF) au grand marché de Duekoué, le 24 février 2026 à partir de 16 heures 30 mn..
Moyens humains et matériels mobilisés
Dans le cadre de la mise en œuvre et poursuite de l’opération tolérance zéro en matière de lutte contre le trafic et l’usage illicites des médicaments, des stupéfiants et des drogues dans le Guémon et le Cavally, 80 fonctionnaires de police dont 20 de l’antenne DPSD de Guiglo, 20 du Commissariat de police de Duékoué et 40 de la Compagnie Républicaine de Sécurité N°7 (CRS7) ont été mobilisés.
Résultats des opérations
Trois individus interpellés :
Guéhi Jorès, 30 ans, ivoirien, sans emploi, domicilié au quartier Diayé Bernard,
Clé Guillaume, 42 ans, planteur Ivoirien, sans emploi, domicilié au quartier Diayé Bernard,
Dao Isac, 45 ans, Planteur Ivoirien, Domicilié au quartier belle ville.
Ont été saisis à cette occasion au quartier Diaye Bernard, 20g de canabis et 03 Motocyclettes. Au grand marché de Duékoué, 6 tonnes de MQIF ont été aussi saisies.
L’opération « tolérance zéro contre la drogue et les MQIF » en cours, une initiative de la police
L’arrestation de la présumée baronne de la drogue à Duékoué par les jeunes appuyés par la brigade de gendarmerie, est la suite logique de la tolérance zéro en matière de lutte contre le trafic et l’usage illicites des médicaments, des stupéfiants et des drogues dans le Guémon, initiée par la police après échanges avec les jeunes de Duékoué et la société civile.
L’arrestation de ces présumés magnas de la drogue, la destruction des fumoirs et la saisie des drogues et autres MQIF dans la capitale du Guémon portent ainsi un coup dur au réseau de ravitaillement des fumoirs et autres points de vente de stupéfiants et des MQIF dans la ville de Duékoué. Toute chose qui aux dires de certains pompiers civils en poste à Duékoué, a contribué à réduire drastiquement le nombre d’accidents de la circulation, avec un taux record de 1% pendant la fête de Pâques 2026. Bravo à la police, à la gendarmerie, à la jeunesse et à la société civile pour cette synergie d’actions récemment saluée et soutenue à sa juste valeur par M. Billaud Zéréhoué Daniel, secrétaire général adjoint du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) chargé de la région du Guémon.