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Culture

Bouaké : Le Syna-culture impose ses conditions pour la réussite de la trêve sociale

En Juin 2017, une trêve sociale de cinq ans a été signée par les organisations syndicales de Côte d’Ivoire et leurs faîtière

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C’était sous le thème  » L’apport et la contribution du travailleur de la culture dans la politique de valorisation de la culture et d’industrialisation des arts et du spectacle en Côte d’Ivoire » que le syndicat national des agents de la culture a fait sa première rentrée syndicale, le 19 Février 2022.

Cette rentrée syndicale a eu lieu au centre culturel Jacques Aka de Bouaké et a pour objectif de faire le bilan depuis quatre ans d’existence du syndicat et de proposer des perspectives pertinentes pour l’année 2022, mais aussi de révéler la contribution du syndicat dans la mise en œuvre des nouvelles missions dudit ministère.

En Juin 2017, une trêve sociale de cinq ans a été signée par les organisations syndicales de Côte d’Ivoire et leurs faîtières. Cette trêve prescrivait entre autre l’abandon des grèves et mouvements d’humeur au profit de la recherche de solutions concertées et consensuelles. À cet effet, Nohonain Ange Martial, secrétaire général du syndicat a exposé leurs exigences pour la réussite de cette trêve sociale. « Nous ne sommes pas contre la trêve mais la trêve sociale que nous souhaitons doit remplir les conditions suivantes dont : le gouvernement devra réparer les injustices que subissent certains fonctionnaires depuis l’indépendance et plus encore depuis l’adoption du statut général de la fonction publique de 1992; il faut étendre l’indemnité contributive au logement à tous les fonctionnaires ; il faut donner une prime à tous les fonctionnaires sans distinction de ministère et enfin, les discussions doivent être inclusives et ouvertes », a t-il exigé.

Diarrasouba Siaka, professeur d’art dramatique, représentant Harlette Badou N’Guessan, Ministre de la culture et de l’industrie des arts et du spectacle, marraine de la cérémonie a rappelé aux syndiqués qu’ils constituent un atout pour la redynamisation dudit ministère. » Les syndiqués doivent retenir que les professionnels de la culture constituons un maillon essentiel dans la chaîne d’exploitation et de valorisation du patrimoine culturel. J’en appelle au sérieux des uns et des autres pour qu’on redynamise nos compétences afin de contribuer pleinement au processus de valorisation et d’industrialisation de la culture », a t-il fait savoir.

Prince Koffi

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Culture

Bouaflé / Zoro Bi Ballo : « Le développement local passe par la valorisation de nos communautés »

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Le 11 juillet 2026, Invité d’honneur de la première édition du Ywolê Festival, le président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance et président élu du Conseil régional de la Marahoué, Épiphane Zoro Bi Ballo, a réaffirmé son engagement en faveur d’un développement local fondé sur la promotion des valeurs culturelles et le renforcement des capacités des communautés.

La cérémonie, organisée à Degbezéré, dans le département de Bouaflé, a rassemblé autorités administratives, chefs traditionnels, cadres et partenaires institutionnels. Elle a été marquée par la remise officielle d’une ambulance au village de Ouanzanou ainsi que par la distribution de plusieurs équipements de production au profit des coopératives des 33 villages Ywolê.

Tricycles, broyeuses, décortiqueuses de riz et divers matériels ont été remis aux bénéficiaires afin de soutenir leurs activités génératrices de revenus et de favoriser leur autonomisation économique.

Prenant la parole, Épiphane Zoro Bi Ballo a salué une initiative qui, selon lui, traduit une vision du développement axée sur des actions concrètes au bénéfice des populations. Il a félicité la promotrice du festival, Marie-Laure Adjoua, pour son engagement en faveur de la promotion du patrimoine Ywolê et du développement de la Marahoué.

Il a également exprimé sa gratitude aux partenaires ayant contribué à la réussite de cette première édition, notamment la Direction générale de l’Emploi, dont l’appui a permis la mise en œuvre de plusieurs actions en faveur des communautés.

Au-delà de son caractère festif, le Ywolê Festival s’affirme comme un cadre de valorisation de l’identité culturelle Ywolê, de renforcement de la cohésion sociale et de promotion du développement à la base. Les prestations artistiques et traditionnelles qui ont rythmé la cérémonie ont donné un cachet particulier à cette première édition, appelée à devenir un rendez-vous majeur dans la région de la Marahoué.

Christ Kémondé

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Culture

Bonon/ Chefferie communautaire : les Goly ont désormais un chef

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La communauté Goly de Bonon a franchi une étape majeure de son organisation avec l’installation officielle de son chef, Kouamé Konan, plus connu sous le nom de « Gbizie ». Organisée le samedi 11 juillet 2026 au Centre culturel de Bonon, cette cérémonie a consacré l’aboutissement d’un processus longtemps attendu par les ressortissants Goly établis dans le département.

L’événement a mobilisé plusieurs personnalités administratives, politiques et coutumières, parmi lesquelles le député de la circonscription de Bodokro, Lolobo, N’Guessankro et Marabadiassa, Kouakou Kouamé Maxime, parrain de la cérémonie, le député-maire de Bonon, Yacouba Koné, le préfet du département, Yapi Claude Ogou, ainsi que les chefs traditionnels et les cadres de la communauté.

Dans son adresse, le député Kouakou Kouamé Maxime a salué une journée historique pour les Goly de Bonon. Selon lui, l’installation d’un chef communautaire traduit la volonté des fils et filles Goly de préserver leurs repères tout en consolidant leur intégration dans leur terre d’accueil« Cette cérémonie est bien plus qu’une simple désignation. Elle montre que, même loin de notre terre d’origine, nous restons unis, solidaires et respectueux de nos valeurs », a-t-il déclaré.

S’adressant au nouveau chef, le parlementaire l’a invité à faire de l’écoute, du dialogue et du rassemblement les fondements de son action. Il a insisté sur la responsabilité qui lui incombe désormais de fédérer les membres de la communauté, de préserver l’entente entre eux et de porter leur voix avec dignité auprès des autorités et des autres communautés« La responsabilité que vous recevez aujourd’hui est importante. Vous êtes appelé à rassembler, à maintenir la cohésion et à représenter dignement notre communauté. Je suis convaincu que vous saurez accomplir cette mission avec sagesse, humilité et sens du devoir », a-t-il affirmé.

Cette investiture vient surtout mettre un terme à plusieurs années d’incertitude. Retracant le parcours ayant conduit à cette désignation, le porte-parole de la communauté, Koffi N’Dri Jules, a rappelé que les Goly, installés depuis de nombreuses années à Bonon, ne disposaient plus de chef reconnu depuis le décès de Konan Amani en 2005.
« La communauté Goly, présente dans le département de Bonon, terre des Gouro avec lesquels elle vit en bonne intelligence, n’a jamais eu de chef officiel jusqu’en 2003. Le patriarche feu Kouamé Kouassi Blaise a fait mains et pieds pour présenter un chef des Goly à la chefferie centrale Baoulé en 2004, en la personne de feu Konan Amani, décédé en 2005. Depuis lors, trouver un chef de la communauté Goly s’avérait impossible, car ce poste était considéré comme mortel par les uns et les autres. Mais grâce à la grande diplomatie du patriarche Kouamé Kouassi Blaise, le père Kouamé Konan, affectueusement appelé « Gbizie », a accepté d’assumer les fonctions de chef des Goly à Bonon », a-t-il expliqué.

Le préfet du département, Yapi Claude Ogou, a, pour sa part, exhorté les membres de la communauté à accompagner leur nouveau chef dans l’exercice de sa mission. Il les a invités à cultiver le respect, la discipline et l’unité, estimant que ces valeurs demeurent indispensables au renforcement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.

Prince Koffi

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Culture

Gagnoa : Le commissaire général du « Mara-Gôh » annonce des innovations pour la 4ème édition

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Des innovations msjeures ont été apportées à la 4ème édition du marathon du Goh dénommé ‘’Mara- Goh 2026’’, a annoncé le commissaire général, SibaÏ Marius, lors d’une conférence de presse de lancement qui s’est tenue le vendredi 26 juin 2026 à la salle de réunion de la direction régionale des Sports du Goh à Gagnoa.

Une thématique inspirante qui se déroulera au rythme du tam-tam parleur

Placé sous le thème, « Le Marathon au rythme des tambours>>, l’édition 2026 du ́’́Mara-Goh’́ aura un double aspect fondamental : un événement qui alliera à la fois des pand sportif et culturel.

C’est initiative de l’ONG Harmonie est née de la conviction de ses membres de combiner la pratique du sport et la promotion de la culture perçues comme de puissants leviers de cohésion sociale, de promotion du patrimoine culturel, de brassage des peuples et de développement local.

« En réunissant le sport et la culture dans un même événement, l’objectif du commissaire général est d’offrir à Gagnoa une manifestation unique, porteuse de sens et d’identité… Le marathon sera bien plus qu’une compétition sportive. Il sera une célébration de l’endurance, du dépassement de soi, de la fraternité et du vivre-ensemble », a indiqué Sibaï Marius, président de l’ONG Harmonie.

Un aperçu des activités prévues

À cette occasion, les différentes vertus du tam-tam parleur seront mises en lumière, notamment sa vocation de communication, de rassemblement des peuples sans distinction, de transmission des traditions et d’éveil de conscience collective des hommes dans la société. D’où les prestations artistiques pipulaires pour le magnifier, des ateliers pour des échanges très constructifs avec les maîtres du langage tambouriné prévus à cet effet.

Les grandes articulations de l’événement.

La compétition se déroulera du 14 au 15 août 2026 dans les rues de Gagnoa. Elle donnera l’opportunité à plus de 1 000 athlètes professionnels, des amateurs, des jeunes et tous ceux qui souhaitent partager un moment de convivialité autour des valeurs du sport, de participer à la compétition. Sur le plan sportif, les distances à parcourir selon le directeur de course Cissé Karamoko de la Fédération ivoirienne d’athlétisme (FIA), par ailleurs co-animateur de la conférence de presse, sont les 5 km, 20 ́km et 21 km, dans différentes catégories suivantes : les moins de 20 ans, les moins de 35 ans, les moins de 50 ans et les 50 ans et plus.

Notons que pour l’édition 2025, le marathon a mis en lumière les similitudes entre les peuples Sénoufo du nord et Béthé de Gagnoa.

Ouncado PIERROT, infos avec Edson Djédjé Capri à Gagnoa

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