30è édition de la Journée Internationale des Personnes Handicapées déclaration de la Coordination des Associations de Personnes Handicapées de Côte d’Ivoire (CAPH-CI)
Le 3 décembre reste une date très importante pour les personnes handicapées dans le monde. En effet c’est cette date que le monde entier dédie aux personnes handicapées à travers la célébration de la Journée Internationale des Personnes Handicapées(JIPH). Cette journée vise, d’une part à promouvoir les droits et le bien être des personnes handicapées dans toutes les sphères de la société et du développement, d’autres part d’accroître la sensibilisation à leur situation particulière dans tous les aspects de la vie politique, sociale, économique et culturelle. Le positionnement de cette journée en fin d’année revêt une symbolique particulière pour nous les personnes handicapées en Côte d’Ivoire. C’est une période pour nous de faire un bilan annuel de toutes les actions menées sur le long et sinueux parcours de la construction et la consolidation d’une société ivoirienne inclusive. Pour la 30è édition, la communauté internationale décide de jeter un regard sur le thème : « des solutions transformatrices pour un développement inclusif : le rôle de l’innovation pour alimenter un monde accessible et équitable » Au niveau national, le Conseil d’Administration de la CAPH-CI a décidé de plancher sur le sous-thème : « La gouvernance locale comme solution transformatrice pour un développement inclusif avec les personnes handicapées. » En effet, plus de la moitié des personnes handicapées en Côte d’Ivoire ont du mal à participer de façon pleine et entière à la gestion de leur cité et cela est dû à de nombreuses barrières. En outre, des défis énormes subsistent pour l’inclusion des personnes handicapées dans la société ivoirienne car la question du handicap est une question transversale de gouvernance qui se résout au quotidien avec l’aide des organisations et associations de personnes ou pour personnes handicapées. C’est dans cet élan que la Coordination des Associations de Personnes Handicapées de Côte d’Ivoire (CAPHCI) mène de nombreuses actions en faveur du bien être des personnes handicapées. Pour cette année la CAPHCI a bénéficié du financement de l’ONG Internationale INTERNEWS pour mettre en œuvre le projet pilote sur l’amélioration de la participation des personnes handicapées à la gouvernance dans la commune d’Abobo. L’année 2022 a marqué aussi un tournant décisif pour la CAPHCI avec la tenue des assises et la célébration de ses 10 ans. Cette étape majeure nous amène à une nouvelle orientation stratégique et institutionnelle pour mieux aborder les défis actuels et futurs. Par ailleurs, cette année a vu la concrétisation et l’aboutissement du projet CAPHCI-Mobilité qui nous a permis de distribuer 120 fauteuils roulants à travers la Côte d’Ivoire. Le plus important au-delà de la distribution c’est l’espoir suscité par ce don qui a retenu notre attention. A cet effet, nous projetons la distribution de 1000 fauteuils roulants sur 3 ans mais aussi la construction d’un atelier de fabrication, de montage et de réparation de fauteuils roulants dans les années à venir. C’est le lieu pour nous de remercier tous les partenaires qui ont œuvré avec nous pour la réussite de ce projet. Nous sommes très honorés de leur confiance ainsi que de celle des personnes handicapées à notre égard pour un avenir meilleur avec une gouvernance de plus en plus inclusive. Nous sollicitons l’accompagnement d’autres partenaires pour la construction du centre d’assistance biopsychosociale et de l’atelier de fauteuils roulants. Nos remerciements particuliers vont à l’endroit : De la Direction de la Promotion des Personnes Handicapées pour son appui institutionnel A la Commission Nationale de Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (CN-MAEP) A la Plateforme de réadaptation et des aides techniques en Côte d’Ivoire ONG les Ambassadeurs de l’Espoir A l’Institut Supérieur de Technologie et de Management Orange Côte d’Ivoire Nous restons convaincus que l’un des leviers fondamental et incontournable pour une société inclusive reste, en à point douté, la gouvernance locale. C’est pourquoi nous avons postulé et sommes heureux d’avoir obtenu un financement du Fonds Canadien d’Initiatives Locales (FCIL) pour réaliser un projet de treize (13) mois qui porte sur le thème :<< RENFORCER LA PARTICIPATION DES PERSONNES HANDICAPÉES À LA GOUVERNANCE LOCALE PAR DES ATELIERS DE DÉVELOPPEMENT DU LEADERSHIP ET UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION>>. Ce projet débuté depuis le mois de Septembre 2022 aboutira à terme à la mise en place d’un cadre de concertation dans les communes. Pour terminer la CAPH-CI adresse ses sincères et chaleureux remerciements à l’état de Côte d’Ivoire avec à sa tête le Président de la République son excellence Alassane Ouattara pour toutes les actions initiées pour booster la résolution de la problématique du handicap. Néanmoins les défis demeurent énormes et nous ne pouvons clore cette déclaration sans formuler quelques doléances. D’abord, nous demandons la prise de décret sur la carte d’invalidité et le décret de la mise en place du fond d’insertion professionnelle des personnes handicapées. Ensuite, la revalorisation de la subvention allouée aux organisations de personnes handicapées pour accroître l’efficacité d’action de celles-ci. Vive la Côte d’Ivoire ! Vive les personnes handicapées dans un pays inclusif !
Le COSCEL-CI (Consortium des Organisations de la Société Civile pour l’Observation Électorale) a procédé, ce samedi 21 février 2026, à l’observation des élections législatives partielles à Toumodi, avec l’accréditation de la Commission Électorale Indépendante. À la mi-journée, les observations réalisées dans 84 bureaux de vote indiquent que 62 % des bureaux ont ouvert à l’heure et que tous étaient opérationnels avant 10 heures. Le matériel électoral était disponible et fonctionnel, notamment les urnes correctement scellées, l’encre indélébile et les kits d’authentification biométrique. Les procédures d’identification des électeurs et de signature des listes d’émargement ont été respectées dans la quasi-totalité des bureaux visités. Le climat sécuritaire est demeuré globalement calme et maîtrisé. L’analyse des plateformes numériques suivies n’a révélé aucun signal d’alerte significatif en matière de désinformation ou de discours de haine. Toutefois, neuf incidents ont été enregistrés, dont des restrictions d’accès opposées à des observateurs accrédités dans certains bureaux de vote. Une altercation entre deux groupes d’individus a été signalée dans un centre de vote et rapidement maîtrisée par les forces de l’ordre. Des préoccupations ont également été relevées concernant la remise des cartes d’électeurs après le vote, une situation susceptible de soulever des interrogations quant au respect du principe d’égalité de traitement des électeurs. Le COSCEL-CI appelle les agents électoraux à faciliter le travail des observateurs dûment accrédités et à veiller au strict respect des procédures électorales. Il encourage les populations de Toumodi à poursuivre leur participation au scrutin dans le calme et la discipline. Le COSCEL-CI poursuit son observation jusqu’au dépouillement et rendra publiques ses conclusions finales. Fait à Toumodi, le 21 février 2026.
A Yamoussoukro, ce 13 août 2024, le Ministre-Gouverneur du District Autonome de Yamoussoukro, Dr Augustin Thiam, a fermement démenti des propos qui lui ont été faussement attribués sur les réseaux sociaux.
Dans une publication récente sur sa page Facebook personnelle, le Ministre-Gouverneur a clarifié sa position, affirmant catégoriquement : « On me prête des propos sur les bi-nationaux que je n’ai JAMAIS tenus. »
Depuis le début de la semaine, un récit largement partagé sur les plateformes sociales a suscité une vague de réactions attribu des propos au ministre Gouverneur de Yamoussoukro selon lesquels il aurait dit:
« On dit souvent que le nom Thiam est sénégalais. Effectivement, mon père vient du Sénégal, mais laissez-moi vous expliquer. Le nom Houphouët-Boigny a été créé en 1946 lorsque, alors député, il s’est arrêté à Dakar en route pour Paris. Lors de sa conférence de presse, il a pris le nom de son père Houphouët qui s’appelait N’Doli Houphouët auquel il ajouta celui de son vieil ancêtre qu’on appelait #Boigny_N’Dri, pour former Houphouët-Boigny. Ainsi, lorsqu’on remonte à cette époque, il y a le Patriarche Boigny N’Dri qui a épousé une femme appelée KOKOBLE et c’est de ces deux icônes que nous descendons tous à travers neuf générations. Du côté de mon père, nous venons du Sénégal, tandis que du côté de ma mère, ma famille est en Côte d’Ivoire depuis neuf générations. Ils y sont nés, ont vécu, sont morts et ont été enterrés. Je deviens Ivoirien quand ? Aux binationaux, aux Ivoiriens par décret ou par déclaration, le Président TIDJANE THIAM, » Prince_BAOULÉ » connaît ce sentiment que vous ressentez, et il saura apporter des solutions concrètes avec la manière et non avec les armes qui ont été un prétexte de raccourcis qui, aujourd’hui, rattrapent certaines personnes. »
Selon ce récit, Dr Thiam aurait tenu des propos controversés concernant son identité et ses racines, en lien avec les bi-nationaux, attribuant une interprétation politique à ses origines familiales.
L’auteur de ces accusations semble avoir manipulé une partie des déclarations publiques du Chef Akouè de Yamoussoukro, en y ajoutant des fabrications personnelles visant à nuire à la réputation du Ministre-Gouverneur et à créer une confusion sur ses convictions. « Aux binationaux, aux Ivoiriens par décret ou par déclaration, le Président TIDJANE THIAM, » Prince_BAOULÉ » connaît ce sentiment que vous ressentez, et il saura apporter des solutions concrètes avec la manière et non avec les armes qui ont été un prétexte de raccourcis qui, aujourd’hui, rattrapent certaines personnes,« relate le farceur.
Dr Augustin Thiam, connu pour sa franchise et sa constance dans ses discours, a toujours incarné l’héritage de son grand-père, le Président Félix Houphouët-Boigny, en restant fidèle aux valeurs d’intégrité et d’honnêteté. Loin de se départir des enseignements reçus, le Ministre-Gouverneur continue de représenter avec dignité les traditions et les principes qui lui ont été inculqués.
Dans sa déclaration, Dr Thiam a rappelé que son engagement envers la Côte d’Ivoire est indissociable de son identité. « Mon père vient du Sénégal, mais ma famille maternelle est ivoirienne depuis neuf générations. C’est ici que nous avons nos racines, et c’est ici que je continuerai à servir », a-t-il réaffirmé.
Le Ministre-Gouverneur a également mis en garde contre les tentatives de manipulation visant à créer des divisions au sein de la société ivoirienne. « Il est regrettable que certains cherchent à exploiter des questions d’identité pour semer la discorde. Mon engagement pour l’unité nationale et la paix reste inébranlable », a-t-il conclu.
Cette affaire souligne une fois de plus les dangers de la désinformation dans un contexte où les médias sociaux peuvent être utilisés pour diffuser de fausses informations. Le Ministre-Gouverneur Augustin Thiam appelle à la vigilance et à la responsabilité dans le traitement de l’information, rappelant que seule la vérité doit prévaloir.
Après son examen par la commission des Affaires Economiques et Financières et l’exposé des motifs du le ministre ivoirien des Transports Amadou Koné, le projet de loi portant ratification de l’ordonnance N2023-718 du 13 septembre 2023 portant modification de l’article 10 de la loi N2014-812 du 16 décembre 2014 d’orientation du transport intérieur, telle que modifiée par les ordonnances N2018-09 du 10 janvier 2018 et N2019-99 du 30 janvier 2019 ( DB139B), a été adopté à l’unanimité des députés présents. C’était le mercredi 17 avril 2024 à l’assemblée nationale Abidjan-Plateau. Tout sur les nouvelles dispositions ( Art. 10bis) qui renforcent les pouvoirs et compétences de l’autorité de régulation du transport intérieur ( ARTI) en liaison avec les acteurs et partenaires au développement.
Les député de la deuxième législature de la 3e république réunis ce mercredi 17 avril 2024 en 1ère session ordinaire de l’année 2024 ont adopté la nouvelle loi d’orientation sur le transport intérieur, notamment sur les missions complémentaires de l’autorité de régulation du transport intérieur ( ARTI), après l’exposé des motifs du ministre des transports Amadou Koné. En effet, alors que le transport intérieur joue un rôle essentiel dans la croissance économique, la Côte d’Ivoire ne tire vraiment pas profit des opportunités qu’offre le secteur en raison des nombreuses difficultés qui le minent. A savoir le cadre juridique et le cadre institutionnel. Ainsi, pour corriger les insuffisances qui empêchent l’ARTI d’accomplir pleinement ses missions et pour satisfaire les exigences des partenaires au développement, le ministre des transports Amadou Koné a soumis la présente ordonnance prise par le président de la République, au vote des députés.
Article10 bis
Il est désormais inséré un article 10 bis après l’article 10 de la loi N*2014-812 du 16 décembre 2014 comme suit : Pour l’exercice de ses missions, l’ARTI dispose d’un pouvoir consultatif, d’un pouvoir d’injonction et d’un pouvoir de sanction. Ces nouvelles mesures visent à mieux définir les missions de l’ARTI et à renforcer ses compétences et pouvoirs.
Ainsi, l’article 10 bis charge l’ARTI à l’élaboration de la réglementation, à veiller à la bonne application de cette réglementation ou encore à encourager le développement du secteur du transport intérieur.
Cette précision des missions, poursuit le ministre Amadou Koné, contribuera à éviter les conflits de compétences avec les autres organismes. Par ailleurs, si l’article 10 bis confère à l’ARTI les pouvoirs réglementaire et juridictionnel plus étendus pour lui permettre de conduire plus efficacement ses missions et de s’adapter à l’évolution rapide du secteur, il lui permet d’accompagner le ministre des transports dans la prise de décision ; Relativement au transport intérieur, de recueillir plus facilement les informations utiles à l’exécution de ses missions et de sanctionner les acteurs qui enfreignent la réglementation ou contrarient ses missions. Enfin, au-delà des objectifs qui ont motivé cette réforme, notamment celui de l’obtention de l’appui budgétaire des partenaires financiers, ce projet de loi donne l’occasion à notre pays de moderniser le secteur du transport intérieur, de faciliter la mobilité de nos concitoyens et de lutter contre l’incivisme qui le caractérise.