Et pour cause, les militants du parti du président Henri Konan Bédié ont envahi le siège du parti politique du Président Henri Konan Bédié de la capitale du Lôh-Djiboua, pour exprimer leur mécontentement ainsi que leur inquiétude de voir le Pdci-Rda foncer tout droit vers l’échec aux prochaines élections locales.
Ils dénoncent le choix du candidat aux municipales en la personne d’Atcho Albert.
Selon eux, ce dernier a été imposé par Babli Dominique sans l’avis des Secrétaires généraux de sections et plus grave le délégué communal Me Zéhouri Bertin n’a ni été associé ni consulté.
À en croire les Secrétaires généraux de sections, Atcho Albert n’est pas connu du fichier du Pdci-Rda à Divo.
L’autre fait qui trouble le sommeil des militants de Divo et dans le Lôh-Djiboua, c’est également la candidature de Babli Dominique retenue par le Pdci-Rda pour les régionales.
Pour les Secrétaires généraux de sections, cette candidature présente deux risques graves pour leur parti si jamais elle reste maintenue.
La première, en les en croire, c’est la quasi-absence de Babli Dominique sur le terrain alors que son adversaire, beaucoup plus nanti, à déjà bouclé la campagne.
Le deuxième handicap du candidat du Pdci-Rda, qui est l’actualité à Divo et dans le Lôh-Djiboua, c’est la procédure de destitution qui frappe Babli Dominique pour avoir boycotté toutes les réunions du Conseil régional, alors même membre en sa qualité de conseiller.
Selon eux, si la direction du parti reste là à ne rien faire face à cette situation, elle sera responsable de tout ce qui adviendra des résultats lors de l’élection du 2 septembre 2023 à Divo.
Les militants de Divo et Lôh-Djiboua sont donc inquiets que le parti soit forclos si la procédure de destitution initiée par des conseillers du RHDP en cours aboutissait.
Ils ont, par mesure de prudence, proposent la mise en place d’un plan B.
Le doyen Koïta Mamadou membre du Bureau politique et représentant de la famille Yacouba Sylla, a relevé son inquiétude quant à candidature de Babli Dominique aux régionales du 2 septembre 2023 dans le Lôh-Djiboua.
« Nous étions à la première session du conseil régional en janvier et à la fin de cette session, le vice-président Anéwa prend la parole s’adressant au président du conseil, lui dit que le PDCI RDA n’a pas de candidats, nous au RHDP, on ne peut pas laisser Babli passer parce que pendant deux mandats, il n’a jamais mis ses pied au conseil régional. Il a boudé parce qu’il n’a pas été élu. On le convoque, il n’est jamais venu et il ne se justifie pas. Et il y a une loi qui le frappe. Nous allons nous opposer. Et quand lui, il a fini, l’ancien député Bouazo RHDP qui prend la parole pour aborder dans le même sens que son collègue du RHDP.
Donc les conseillers qui sont au conseil au compte de Zéhouri, ont appelé pour lui dire ce qui s’est passé au conseil.
C’est ainsi qu’on a tenu une réunion de crise pour éviter que le PDCI ne soit forclos, nous avons invité le président du conseil régional Djablé, d’écrire au préfet pour dénoncer au niveau du conseil la situation de Babli Dominique. Il ne peut pas être candidat. C’est ainsi que le personnel politique a écrit à Bédié. Le courrier est parti depuis le 2 mai 2023.
Jusqu’à présent, il n’y a pas de suite. On s’inquiète si le courrier a été remis au President Bédié » a-t-il déploré.
Et d’ajouter : « Je voudrais attirer l’attention sur la situation qui prévaut à Divo au niveau du Pdci-Rda tant aux municipales qu’aux régionales. Ce que nous recherchons, c’est l’intérêt du parti. Babli Dominique ne peut pas gagner ces élections. En 2018, le Pdci-Rda a perdu aux régionales avec Babli Dominique. Qu’a-t-il fait pour tirer les leçons de notre défaite ? Après la mort de Dr Ozoukou Frédéric, Babli Dominique au lieu de nous rassembler, nous a divisés. Pour la commune, c’est Me Zéhouri Bertin qui peut faire gagner le Pdci-Rda. Le 18 mardi dernier, lors de la rentrée politique, il y a eu du monde. Même les 35 bâches n’ont pu contenir les militants. Depuis 1999 à maintenant, je n’ai pas vu autant de mobilisation. On était débordé. Aujourd’hui, Babli Dominique est allé proposer un candidat à Abidjan qu’on ne connaît pas. Il s’appelle Atcho Albert et est de Hiré. Comment peut-on proposer un candidat pour les municipales sans associer le délégué communal. Ce n’est pas normal. On va vers l’échec total », a prévenu le doyen Koïta Mamadou (fils du patriarche Yacouba Sylla).
Le Pdci-Rda, à l’en croire, a donc pris des dispositions concernant la région en vue de prendre le taureau par les cornes.
« Pour éviter que le Pdci-Rda ne soit forclos, nous avons écrit au ministre Dja Blé qui est le Président du Conseil régional du Lôh-Djiboua pour qu’il saisisse le préfet en ce qui concerne la situation de Babli Dominique. Il ne peut pas être candidat parce que la loi le frappe. Le personnel politique a fait un courrier dans ce sens depuis le 02 mai dernier au Président Bédié », a-t-il ajouté.
Les Secrétaires de sections ont tous abordé dans le même sens.
« Babli Dominique fait le tour de la commune avec une personne qu’il présente comme le candidat du Pdci-Rda à la mairie de Divo. Il s’agit de Atcho Albert que nous ne connaissons pas à Divo. Les militants du Pdci-Rda ne le connaissent pas. Le délégué communal n’a pas été associé au choix de ce candidat. Nous déplorons cela. Si le Pdci-Rda ne prend pas ses responsabilités, qu’il n’accuse pas les Secrétaires de sections, le 02 septembre prochain », a fait savoir Gnamba Auguste, Secrétaire général de section de Goudougou, permanant de la délégation Divo commune 1.
« Si le Pdci-Rda ne fait rien, le parti n’aura pas de candidat et nous allons perdre la région », a prévenu aussi Clotaire Konan, Coordonnateur J-Pdci de Divo commune et coordinateur regional de la J Pdci-Rda.
Au nom, des femmes Madame Yao Akissi Eugénie a ajouté : « Nous sommes inquiets, que le Pdci-Rda nous trouve des candidats qui peuvent gagner. »
Les militants sont unanimes que la victoire du Pdci RDA s’éloigne si on n’associe pas le délégué Maître ZEHOURI.
« Au PDCI-RDA, Divo, aujourd’hui, est érigée en trois communes. Il y a Divo 1, 2 et Divo ceinture. La commune est gérée par le délégué Maître Bertin Zéhouri qui a été nommé par le Président Henri Konan Bédié, leader charismatique du PDCI-RDA. Et ce, délégué a fait un excellent travail en installant au niveau de la commune, des secrétaires de section.
Il a redynamisé le PDCI dans le Lôh-Djiboua. Et aujourd’hui, après ce travail nous constatons que ces secrétaires ne sont même pas consultés. Et au niveau de la direction, il y a des décisions qui sont prises sans l’accord de notre délégué parce que s’il est au courant, il va nous rapporter cela. Nous sommes lésés. Donc nous souhaitons que cette injustice soit réparée le plus tôt possible pour éviter l’échec total du PDCI-RDA aux élections aux municipales au niveau de Divo », ont-ils déclaré.
Concernant l’affaire Babli Dominique, une audience s’est tenue le 22 juin 2023 au tribunal de première instance de Divo.
Compte tenu de l’absence physique du président du conseil régional Djablé qui s’est fait représenter par son directeur de cabinet, l’affaire a été remise au 6 juillet.
La contestation se poursuit au sein du département politique Odienné 2 (Bako–Bougousso) du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix. Réunis ce samedi 23 mai 2026 au siège du parti à Bako, plusieurs secrétaires de section, cadres, présidents de comités de base et militants ont réclamé l’organisation de nouvelles élections internes au sein du RHDP local.
Cette réunion de protestation avait pour principal point de discorde la gestion du secrétaire départemental, Koné Bouakary, vivement contestée par une partie de la base militante.
Au cours des échanges, plusieurs intervenants ont dénoncé un fonctionnement jugé peu inclusif ainsi qu’un manque de dialogue avec les structures de base du parti.
Prenant la parole au nom des protestataires, Koné Adama, cadre du département politique et porte-parole du collectif, a affirmé que de nombreux militants ne se reconnaissent plus dans la direction actuelle.
« Nous ne nous reconnaissons plus dans la gestion de Monsieur Koné Bouakary et nous demandons au parti, à la direction, que soient organisées de nouvelles élections dans notre département politique afin que nous puissions désigner ensemble une nouvelle tête », a-t-il déclaré.
Une contestation qui s’élargit
Selon plusieurs participants, le malaise au sein des structures locales du RHDP dure depuis plusieurs mois. Les militants reprochent notamment au secrétariat départemental l’absence d’activités politiques régulières, le manque de concertation et une gestion jugée trop centralisée.
Pour les protestataires, cette situation risque d’affaiblir le parti à l’approche des prochaines échéances électorales.
« Les échéances qui nous attendent sont très importantes », a insisté Koné Adama, appelant à une nouvelle dynamique politique dans le département Bako–Bougousso.
« Les trois quarts des secrétaires de section ne veulent plus de lui »
Les organisateurs de la rencontre assurent que la contestation bénéficie désormais d’un large soutien parmi les responsables locaux du parti.
Selon le porte-parole du collectif, « les trois quarts des secrétaires de section » du département politique seraient favorables à un changement de direction.
« Ils ne veulent plus de Koné Bouakary comme secrétaire départemental », a-t-il soutenu devant les militants réunis à Bako.
Les secrétaires de section auraient ainsi chargé plusieurs cadres du parti de porter leurs revendications auprès de la haute direction du RHDP.
Le Directoire du RHDP interpellé
À travers cette mobilisation, les militants et responsables locaux souhaitent attirer l’attention du Directoire du RHDP sur les tensions internes qui secouent actuellement le département politique Odienné 2.
Les protestataires espèrent une réaction rapide de la direction du parti ainsi que l’organisation de nouvelles élections internes afin de restaurer la cohésion et relancer les activités politiques dans la zone de Bako–Bougousso.
Depuis Didievi, Cherif Osman lance: » En 2030, l’élection qui aura lieu sera une élection de passation de génération entre le président Alassane Ouattara et le président Tidiane Thiam. C’est notre foi. »
L’esplanade de la maison du PDCI RDA a Didievi a servi de théâtre a la grande cérémonie initiée par la jeunesse PDCI RDA locale. C’était le mercredi 13 mai dernier. Il s’agissait en réalité d’une conférence dont le theme s’intitule: » Tous ensemble, redynamisons la jeunesse PDCI de Didievi pour la reconquête du pouvoir d’Etat. » L’invité spécial de cette rencontre n’était autre que Cherif Osman le président de la coalition des leaders de jeunesse PDCI RDA . L’on pouvait noter une forte mobilisation des differentes structures du parti, a savoir l’Ujpdci, L’Ufpdci, ainsi que de nombreux militants composés de chefs traditionnels, de sympathisants. Les forces de l’ordre assuraient la securite. La loge officielle a enregistré la présence de Monsieur Maxime Boni fils de Didievi, opérateur économique et membre du Grand Conseil Régional représentant le vice-président du PDCI RDA N’Guessan Édouard député de Didievi parrain de la conférence. A ses côtés, avaient pris place le conférencier du jour Cherif Osman et les responsables politiques locaux du parti octogénaire. Les différentes allocutions ont vite situé l’auditoire sur le cadre et l’enjeu de cette cérémonie. En effet, il était question de redynamiser la jeunesse PDCI locale pour gagner les batailles futures avec pour objectif principal le retour du PDCI RDA au palais présidentiel. C’est pourquoi, le représentant du parrain Maxime Boni a dit ce qui suit: » La jeunesse doit être au coeur du renouveau de notre parti. Elle doit être engagée, forte, mobilisée et unie autour des valeurs de solidarité et d’engagement héritées du président Houphouet Boigny et aujourd’hui portées par le président Tidiane Thiam en passant par notre regretté le président Henri Konan Bédié. La reconquête du pouvoir d’Etat ne sera possible que par le travail, la cohésion et la mobilisation de toutes les forces vives du parti, notamment notre jeunesse qui constitue l’énergie et l’avenir du PDCI. » Après ces mots, Maxime Boni en sa qualité de représentant du parrain a déclaré ouverte ladite conférence.
Le Conférencier Cherif Osman très attendu est allé droit au but: » Nous avons constaté une baisse de la mobilisation générale de plus en plus progressive des jeunes du PDCI RDA. Et la, on ne peut pas rester silencieux sans réagir. On ne peut pas rester silencieux pendant 4 ans 5 ans et revenir en 2029 dire que nous avons un candidat. Pour nous, il s’agissait de sonner la mobilisation et signifier à notre jeunesse de façon régulière que nous avons un président qui s’appelle Tidiane Thiam qui est le candidat naturel du PDCI RDA que nous vendons pour 2030. Parce que nous avons foi qu’en 2030, l’élection qui va avoir lieu sera une élection de passation de génération entre le président Alassane Ouattara et le président Tidiane Thiam. C’est notre foi. En 2030, il y aura changement de président. Le président sera Tidiane Thiam. C’est ce message que nous passons. En même temps, nous continuons de dire a la jeunesse qu’il faut qu’ils investissent déjà les quartiers. Il ne faudrait pas attendre à la fin pour faire ce travail. Nous avons les municipales qui arrivent bientôt. Didievi est une base quand même historique. Cela fait trois élections ou Didievi perd les municipales. C’est vrai qu’on gagne toujours les législatives avec les villages. Mais pour nous, ce n’est pas concevable. Il faut se battre encore pour gagner les municipales. Au niveau de notre stratégie a adopter, nous avons privilégié le porte a porte. En politique, la meilleure façon de convaincre une personne, ce n’est pas au meeting. C’est plutôt le corps a corps. « Avant de boucler son intervention et attendre les questions et les préoccupations des uns et des autres, Cherif Osman a fait la précision suivante: » Nous avons décidé de sillonner les communes pour sensibiliser la jeunesse; qu’elle se mobilise et qu’à Didievi, les jeunes bougent pour la victoire aux municipales. «
Au final, Cherif Osman président de la coalition des leaders de jeunesse du PDCI RDA a lance un vibrant appel: » Nous demandons aux jeunes de s’investir avec nous, de se battre avec nous. Ce combat, nous allons le mener ensemble. »
Après quoi, les questions de toute nature ont fuse de partout. Le Conférencier avec la sagesse comme vertu enseignée au PDCI RDA a répondu sans faux fuyants aux préoccupations des uns et des autres. Toutefois, il a invité l’auditoire a rester focus sur l’essentiel qui se résume au combat que les jeunes doivent mener en investissant déjà les quartiers pour prêcher l’évangile du PDCI RDA.
Le malaise interne au sein du département politique Odienné 2 (Bako–Bougousso) du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix prend une nouvelle tournure. De plus en plus critiques à l’égard du fonctionnement local du parti, des secrétaires de section, cadres et militants ont décidé de porter leurs revendications devant la haute direction du RHDP.
Les 10 et 11 mai 2026, plusieurs rencontres organisées à Bougousso et à Férémandougou ont permis aux responsables locaux d’exprimer leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme une crise persistante au sein des structures du parti dans la zone de Bako–Bougousso.
À l’issue de ces échanges, différents rapports ont été transmis au Directoire du RHDP par Hien Sié Yacouba, sous couvert du coordonnateur principal du RHDP du Denguélé. Dans ces documents, dont nous avons reçu copie ce vendredi 15 mai 2026, les contestataires dénoncent une gestion « opaque », « centralisée » et « inefficace » du secrétariat départemental conduit par Koné Bouakary.
Une base militante de plus en plus frustrée
Selon plusieurs militants, les tensions internes remontent à la mise en place du secrétariat départemental en juillet 2023. Malgré les appels à l’unité lancés à plusieurs reprises par le ministre Gaoussou Touré, coordonnateur principal du RHDP du Denguélé, les divergences se seraient accentuées au fil des mois.
Les responsables locaux dénoncent notamment l’absence d’activités politiques régulières, le manque de concertation avec les structures de base ainsi qu’une faible implication des militants dans les prises de décisions.
« Les militants ne se reconnaissent plus dans le fonctionnement actuel du parti », confie un cadre local ayant participé aux différentes réunions.
À Férémandougou, les secrétaires de section réunis dans le canton Gbrangala ont également évoqué l’absence d’un bureau départemental véritablement opérationnel et le manque de transparence dans la gestion des ressources du parti.
Koné Zackaria également ciblé
Au cours des discussions, plusieurs intervenants ont également mis en cause Koné Zackaria, délégué de zone de Bako pour les cantons Gbrangala et Sienko, vice-président du Conseil régional du Kabadougou et député suppléant de l’honorable Cédric Diarra.
Certains militants lui reprochent, aux côtés de Koné Bouakary, de concentrer les responsabilités politiques autour d’un cercle restreint de collaborateurs, au détriment d’une gestion plus ouverte et inclusive.
Le Directoire appelé à agir
Face à la montée de la contestation, les cadres et militants disent désormais attendre une réaction du Directoire du RHDP. Ils souhaitent une profonde réorganisation du département politique Odienné 2 afin de restaurer la confiance entre les dirigeants locaux et la base militante.
Pour plusieurs observateurs, cette crise interne intervient dans un contexte sensible, à l’approche des prochaines échéances électorales en Côte d’Ivoire, où la mobilisation des structures locales du parti sera déterminante.