Connect with us

Édito

Afrique: Des plumes brisées : Quand les journalistes qui façonnent des héros vivent dans la précarité

Published

on

Dans l’univers du journalisme africain, les histoires de héros et de héroïnes se déroulent souvent sous les projecteurs, mais les hommes et les femmes qui façonnent ces récits vivent souvent dans l’ombre de la précarité.


Malgré leur rôle crucial dans la société, de nombreux journalistes africains sont confrontés à des conditions de travail difficiles, à des salaires bas et à des risques professionnels élevés. Cette chronique met en lumière la réalité souvent méconnue de ces plumes brisées, qui luttent pour informer et donner une voix aux sans-voix tout en jonglant avec les défis quotidiens.

Mauvaises conditions de travail, des risques professionnels élevés

Dans de nombreux pays africains, les journalistes travaillent dans des conditions précaires. Les salaires sont souvent bas et ne suffisent pas à couvrir les besoins de base. Certains travaillent sans contrat, ce qui les expose à une instabilité financière constante. De plus, les infrastructures médiatiques dans de nombreuses régions sont insuffisantes, avec un accès limité à l’internet, au matériel de reportage et aux formations professionnelles. Tout cela rend le travail des journalistes encore plus difficile et entrave leur capacité à exercer leur métier de manière efficace.
« Quelquefois quand je me réveille le matin je ne sais comment faire pour avoir le minimum pour me payer le transport pour aller à la recherche d’information. Je n’ai ni moyen de déplacement, ni assurance maladie, ni prime de logement. La rémunération qu’on me propose en tant que pigiste est insignifiant. On se débat comme on peut pour informer les populations. Nous faisons les héros, nous faisons les grands hommes, mais nous vieillissons et mourrons dans la misère. C’est la réalité du journalisme en Afrique quand tu veux rester intègre. Je me demande ce qui me maintient toujours dans ce métier. Cest simplement la passion. » indique A. Koné, Journaliste correspondant dans une ville du centre de la Côte d’Ivoire
Les journalistes africains font face à des risques professionnels élevés lorsqu’ils cherchent à informer le public. Certains sont victimes d’intimidation, de harcèlement ou de violences physiques de la part des autorités ou de groupes puissants. La censure et la répression de la liberté de la presse sont des défis majeurs dans de nombreux pays africains, ce qui limite la capacité des journalistes à mener des enquêtes approfondies et à rapporter des informations sensibles. Ces risques dissuadent de nombreux journalistes d’effectuer leur travail de manière indépendante et objective, ce qui affecte la qualité du journalisme en Afrique.

Le rôle crucial des journalistes dans la société

Malgré les difficultés rencontrées, les journalistes africains jouent un rôle crucial dans la société. Ils sont souvent les voix des sans-voix, dénonçant les injustices, les abus de pouvoir et les violations des droits de l’homme. Leurs reportages contribuent à sensibiliser l’opinion publique et à promouvoir le changement social. De plus, ils fournissent des informations vitales sur des questions telles que la santé, l’éducation et toutes autres questions liées au développement ; ce qui permet aux citoyens de prendre des décisions éclairées. Les journalistes africains sont donc des acteurs clés de la démocratie et de la transparence.


« La précarité dans laquelle vivent de nombreux journalistes africains est une réalité préoccupante qui mérite une attention urgente et particulière. Il est essentiel de reconnaître leur travail et de leur offrir des conditions de travail décentes. Les gouvernements africains doivent prendre des mesures pour garantir la liberté de la presse, protéger les journalistes contre les violences et les représailles, et améliorer leur condition de travail et de vie » Plaide Babacar Sene, président du Réseau des Journalistes spécialistes des questions Agricoles de la CEDEAO (REJA-CEDEAO)


Il est également important que la société civile, les organisations internationales et les médias internationaux soutiennent les journalistes africains. Cela peut se faire en offrant des formations professionnelles, en fournissant un accès à des ressources et à du matériel de reportage de qualité, et en plaidant pour des réformes législatives visant à renforcer la liberté de la presse.
Les plumes brisées de l’Afrique méritent d’être reconnues et soutenues. Leur travail est vital pour la démocratie, la transparence et le développement de la société. En investissant dans le bien-être des journalistes africains, nous investissons dans l’avenir de l’Afrique elle-même. Il est temps de briser le cycle de la précarité et de permettre à ces héros méconnus de continuer à écrire l’histoire de l’Afrique.

                                                                               François M’BRA II

Édito

Côte d’Ivoire / Politique : Le rapprochement entre le PDCI-RDA et le RHDP affaiblira-t-il l’opposition ?

Published

on

La présence distinguée d’une très forte délégation du RHDP conduite par le ministre-gouverneur Cissé Bacongo à la Maison du parti le jeudi dernier, pour participer aux 80 ans de cette formation de droite, semble marquer tout nettement le début d’un rapprochement stratégique entre ces deux formations ivoiriennes de droite pourtant diamétralement opposées lors de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, au sujet du 3e mandat du Président ADO. Un rapprochement qui pourrait affaiblir l’opposition politique.

La présence du RHDP, marque d’une main tendue vers le PDCI-RDA

Nous y sommes enfin. Après la pluie politique avec ses corollaires de conteststions, d’arrestations, d’intimidations, de morts, de procès, de kiyes, de dénonciations et de tapages médiatiques entre ces deux formations opposées hier, le beau temps semble prendre ses droits.

Car le jeudi dernier, sous les dehors d’une simple présence pour représenter le Président ADO semble se cacher la ferme volonté du RHDP d’ouvrir le bal des manoeuvres souterraines devant aboutir à des dialogues de type B to B avec le PDCI-RDA, pour décrisper l’atmosphère dans l’arène politique.

Vers le retour de THIAM et la libération de tous les prisonniers politiques

À la Rue le Pic tout comme à la Maison du Parti, les plus optimistes s’exultent déjà, avec la ferme conviction que toutes les lignes bougeront très vite bientôt. Les jours à venir pourraient être mis à profit par les cadres des deux formations engagés dans les négociations futures, pour souffrir de réminiscence et se conter mutuellement les réalités du Golf Hôtel dans la commune de Cocody, de fin octobre 2010 au 11 avril 2011.

Quoi de plus normal pour chaque acteur politique de regarder son prochain en face, droit dans les yeux, avec une âme très pacifique, pour poser et traiter par la suite toutes les questions qui fâchent entre TiThi et son aîné ADO, notamment la situation des prisonniers politiques et la levée de l’épée stratégique et invisible de Damoclès juridique qui contraint THIAM en exil comme Soro.

Vers le retour du PDCI-RDA au Gouvernement ?

Ce rapprochement qui est vu par les politologues comme « un espoir pour le régime RHDP de corroborer le climat de paix et de cohésion sociale, gage de stabilité puis de confiance des partenaires au développement », pourrait à terme, se matérialiser par un remaniement ministériel.

Car à dire juste, difficile a été pour ADO et le RDR d’accéder au pouvoir sans les appuis du PDCI-RDA, l’une des formations politiques les mieux implantées sous l’ère Gbagbo, après le FPI.

Vers une fragilisation de l’opposition politique ?

Cette future alliance pourrait porter un coup très dur à l’opposition politique ivoirienne dont plusieurs leaders se sont aggripés au PDCI-RDA depuis le retour de THIAM, pour exister ou tenter de redynamiser leurs bases. Mais, le PPA-CI de Laurent Gbagbo, tout comme le FPI d’AFFI N’guessan resteront-il de marbre devant de telles manoeuvres susceptibles de dérouler le Tapis Rouge à l’horizon, au frangin de l’Autre ?

Il y a un temps pour toute chose :

  • Un temps pour la guerre,
  • Un temps pour la paix.

Mais le PDCI-RDA étant fondamentalement bâti sur l’idéologie de la droite tout comme le RHDP, THIAM et le PDCI-RDA pourraient saisir cette main tendue d’ADO et le RHDP, pour développer ensemble la Côte d’Ivoire dans un climat de stabilité et de paix. Car après près d’une décennie de crises diverses, les Ivoiriens auront-ils aussi enfin le mérite de vivre des moments de tranquilité pour mieux panser leurs plaies que chaque crise politique rend béante davantage.

Ouncado PIERROT

Continue Reading

Édito

Côte d’Ivoire / Billet retour sur les 80 ans du PDCI-RDA : Le sermon lucide de l’honorable Yasmina Ouégnin

Published

on

Ce douzième (12e) numéro de votre rubrique satirique « billet retour » est entièrement consacré à la quintescence du message délivré par l’honorable Yasmina Ouégnin lors des 80 ans du PDCI-RDA, en Côte d’Ivoire.

En effet, dans son allocution, l’honorable Yasmina Ouégnin est excédée par la quête du matériel, des postes et du moi très vains au sein de son parti. D’où sa prise de parole pour prêcher un message qui a sonné chez chaque cadre et militant du PDCI-RDA comme un appel à un engagement militant très sincère, dans la perspective de repositionner le parti fondé par feu Félix Houphouët-Boigny en pôle position, dans la reconquête du pouvoir d’État en Côte d’Ivoire, en arrachant le pouvoir palier par palier.

Car bien que tout ce qui arrive au PDCI-RDA provienne d’une part du coup d’État de 1999, d’autre part, les agissements des uns et des autres n’ont de cessent que de creuser aussi l’abcès, davantage.

Ainsi, pour éviter qu’un autre coup dur ne puisse emporter définitivement le parti de THIAM dans le gouffre, l’heure est donc à un éveil de conscience collectif. Ce, à travers :

  • Une gouvernance limpide dénuée de toutes clanisations civile, consanguine, opportuniste et ethnique,
  • La resurrection de l’arbre à palabres,
  • La prise de distance raisonnable vis-à-vis des Tôghôgninis,
  • La création des conditionnalités idoines pour une synergie d’actions inclusives et participatives,
  • Le meurtre en chaque militant et cadre, de l’égo et de la belliquescence,
  • Le militantisme empreint de grande foi militante.

Car passées les euphories des festivités avec en prime des prises de vue devant l’éléphant pour paraître très élégant, la bataille qui convient désormais est de ressembler à ce symbole du parti dont les forces humainement reconnues sont entre autres :

  • Une mémoire très fertile,
  • La défense de la meute,
  • L’amour pour l’autre,
  • La patience,
  • La puissance,
  • La résilience,
  • La gratitude,
  • La fidélité,
  • L’humilité, en fédérant toutes les compétences autour de lui.

Car c’est nul doute à ce prix que le rêve du renouveau PDCI-RDA très conquérant pourrait être vivant, réel, réaliste et réalisable.

Ouncado PIERROT

Continue Reading

Édito

[Tonkpi : Billet retour sur Le développement de Danané] Le choix intriguant de l’honorable Guillaume Gbato

Published

on

Ce septième numéro de votre rubrique satirique » Billet retour » est consacré au développement de la circonscription de Danané, dans la région du Tonkpi. Une volonté inspirante très affichée par l’honorable Guillaume Gbato et qui suscite d’ailleurs des interrogations, vu que Toulepleu, la ville natale de sa marraine peine à s’inscrire dans le concert des villes désenclavées dans le Cavally, localité du District autonome des Montagnes… Quel paradoxe?

Le paradoxe est là, très palpable : abandonner sa ville natale pour développer et/ou envisager développer une autre ville qui, déjà, présente pourtant un visage très reluisant, avec des associations de jeunes et de femmes régulièrement puis des infrastructures diverses financées par le jeune maire Khalifa, qui a pu effacer toutes les traces de Cissé et du Dr Ouat.

Les maux qui plombent la ville natale de la troisième haute figure politique de la Côte d’Ivoire sous ADO « goudron », dans son élan de développement sont entre autres :

  • Son exemption des financements du Conseil régional du Cavally dirigé par sa PROPRE FILLE ANNE LAMIZANA OULOTO,
  • Le manque de bâtiment administratif pour le Préfet du Département de Toulepleu, contraint de travailler dans un conteneur,
  • La maigre moisson pour Toulepleu lors du développement des infrastructures routières, contrairement à Guiglo, Man et Bangolo : seulement un kilomètre de bitume. Une déclaration qui a provoqué une onde de choc généralisée tant chez les élus que chez les populations…

Si la charité a été inhumée dans le Cavally, pourra-t-elle être ressuscitée à Danané?

Ouncado PIERROT

Continue Reading

Actualité