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Culture

Kiriao : vive contestation autour de la nomination du chef de village

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Kiriao-Département de Facobly- Région du Guémon, nomination du chef de village de Kiriao par le chef canton Péomé: les populations dénoncent une forfaiture et appellent à l’annulation de la décision.

Vives tensions à Kiriao, village situé dans la commune de Facobly, Département de Facobly (Région du Guémon) pour cause, la nomination depuis le jeudi 30 avril 2025 de monsieur POHE Jean en qualité de nouveau chef du village par le chef de canton Péomé sans l’implication de l’ensemble des filles et fils du village et, ce, en violation flagrante des us et coutumes et de la loi de 2014 relative à la succession des notabilités villageoises.


Alors que la famille TCHRIAOKLOGNONS, fondateur du village à travers plusieurs courriers et petitions adressés au chef de canton avec ampliation au préfet, sous prefet et Maire de Facobly sur la periode allant du 15 février 2025 au 25 mars 2025, courriers et pétitions dans lesquels elle a de façon unanime et conformément au mode opératoire dans la désignation du chef du village désigné monsieur BLEOUINI Bernard, famille de feu MOHOU Auguste, défunt chef du village de Kiriao ( en accord avec ses frères, ses enfants et toute la famille Tchriaoklognons), pour assurer la succession à la tête du village, sa majesté Badia Kéissia II, chef de canton Péomé contre toute attente a organisé une cérémonie le jeudi 30 avril 2025 non pas dans le village concerné mais dans son village en l’absence ( justifiée par un courrier remis au chef canton par un commissaire de justice) du nouveau chef désigné par la famille du défunt chef et approuvé par les familles sœurs comme l’avait recommandé le chef de canton lors d’une rencontre avec les populations en décembre 2023.

« Quand un chef décède, ça devrait être son fils qui lui succède, mais si ce fils n’a pas les atouts qu’il faut pour être chef, il faut chercher ailleurs. Et d’abord c’est dans la famille que les sages se réunissent pour proposer quelqu’un qui peut mieux le faire. Il peut arriver que dans la famille, il n’y ait personne alors on se rabat dans le village. Mais là, c’est avec l’avis de tous chefs de famille et de manière consensuelle on propose quelqu’un qui va diriger le village » avait dit le chef de canton, sa majesté Badia Kéissia II lors d’une rencontre avec les chefs coutumiers, hommes, femmes ainsi que les jeunes le jeudi 28 décembre 2023 au foyer du village de Kaédrou devant le sous-préfet, Yves Tapé, initiateur de cette rencontre dont l’objet portait justement sur le mode de désignation d’un chef en pays Wê.

Alors que sa majesté avait édifié les populations sur le mode de désignation d’un chef, il fait tout le contraire quand il s’agit de concrétiser ce qu’il a dit.

La population de Kiriao dans son ensemble (associations, chefs de familles, jeunesse, chef de terre, la famille fondatrice du village et les familles sœurs) contestent la décision du chef de canton qui selon eux n’aurait pas été prise dans les règles de l’art et concourt à créer des tensions dans une période aussi sensible où les populations ont besoin de paix et de quiétude.

« Le choix d’un chef du village est de la compétence exclusive des habitants dudit village »

Ainsi, une pétition signée quelques heures seulement après cette cérémonie de nomination par l’ensemble des acteurs clés su-cités pour exiger l’annulation pure et simple de la décision de nomination de monsieur POHE Jean comme nouveau chef du village et qui selon nos sources très introduites auprès du dossier serait l’oncle du chef de canton Péomé. En outre, monsieur POHE Jean n’est ni de la descendance du chef défunt et encore moins le produit d’un choix consensuel entre les différents chef de famille.
On peut noter à toutes fins utiles que le village de Gbézio toujours dans le département de Facobly est dans la même situation depuis plus d’un an avec le choix fait par le chef canton d’imposer l’actuel chef en violation de la loi 2014 et des us et coutumes créant ainsi un malaise au sein des populations.
Espérons que les autorités compétentes se saisissent rapidement du dossier pour éviter à Kiriao un conflit de succession aux conséquences désastreuses.

Nous y reviendrons.

De KOUASSI depuis Kiriao pour Connectionivoirienne

Culture

Duékoué : le chef central Dan contesté par les ressortissants de Danané et de Zouan-hounien

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La dynastie manoise hermétiquement instaurée depuis plusieurs décennies à Duékoué, au sommet des organisations traditionno-communautaires des Yacouba ou DAN installés dans la région du Guémon, ne sied plus aux Danites, originaires des départements de Danané et de Zouan-hounien. D’où la récusation pure et simple le dimanche 6 septembre 2026 par les ressortissants de Danané et Zouan-hounien, de M. Bouh, qui serait appelé à être investi « abusivement  » les mois à venir par le ministre Mabri Albert Toakeusse Abdala. Une cérémonie dont le parrainage reviendrait au ministre délégué Sérey Doh Célestin, conformément aux échanges eus courant août 2026, à Bangolo avec la communauté manoise vivant à Duékoué.

La genèse de la situation qui prévaut depuis plusieurs décennies

Dans la région du Guémon, le mode opératoire du choix du garant central de la tradition du peuple DAN ou Yacouba ne fait point l’unanimité. Situation empirée, depuis la mort du chef central, l’honorable Kossa. Ce, malgré les interpellations des manois par le sage Ouoya Huberson, actuel chef central des DAN ressortissants des départements de Danané et Zouan-hounien vivant dans le Guémon.

Pis, la part belle est faite aux Danites du département de Man dans le bureau exécutif constitué, avec trois postes de vice-présidents, les sous-préfectures de Logoualé et de Sangouiné étant abusivement considérés comme des départements de pleins exercices.

À ces tares s’ajoutent la dynastie manoise hérigée des mains de maître au sommet des associations des femmes et des jeunes dont les deux responsables, en plus d’être issus du département de Man, sont de la même famille : le président régional des jeunes étant le petit frère de la présidente régionale des femmes.

De telles praxis dites « égocentriques dans le fonctionnement des organisations traditionno-communautaires » par un membre du corps préfectoral, ont inéluctablement conduit les DAN ressortissants des départements de Danané et Zouan-hounien à prendre leur destin en main le 5 juin dernier, pour désigner selon les us et coutumes de leurs ancêtres, leurs leaders communautaires.

Les noms des chefs traditionnels DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien dans le Guémon

Ainsi, ont été désignés à l’unanimité par le collège des sages dirigé par le patriarche Troh et ovationnés par les filles et fils DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien vivant dans le Guémon, les garants de la tradition dont les noms suivent :

  • L’honorable Ouoya K. Huberson, chef central des DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien et résidant dans le Guémon,
  • L’honorable Yomi Kapeu, chef des DAN ressortissants de Danané, résidant dans le Guémon,
  • By Alphonse, chef des DAN ressortissants de Zouan-hounien, résidant dans le Guémon.

Le cri de coeur des DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien, vivant dans le Guémon

« Quand on se perd en brousse, on rebrousse chemin », ont débuté les filles et fils du Nimba (Ndlr: Départements de Danané et Zouan-hounien). « Nous ne sommes pas venus en bascote pour transporter les affaires de tous ceux qui ont très peu d’égard pour nous. Nous existons, donc sommes », ont décrié le dimanche 6 septembre 2026 dernier en choeur cette forte colonie des Danites ressortissants de Danané et Zouan-hounien, vivant dans le Guémon, arbitre électorale du Guémon, lors d’une réunion qui a mobilisé plus de 500 personnes au domicile privé de l’honorable Yomi Kapeu à Duékoué.

Une bataille qui acte la création de la région du Nimba

Sous les dehors de cette bataille traditionno-communautaire se profile à l’horizon celle de la scicion de la région du Tonkpi en deux régions. Toute chose qui donnera naissance à la région du Nimba dont certaines commodités administratives ont déjà été créées notamment la DRENA du Nimba et bien d’autres services.

Tout est désormais clair et net dans le Guémon : les DAN ressortissants des Départements de Man, Biankouma et Sipilou, puis ceux des Départements de Danané et de Zouan-hounien ne tiennent plus le même langage traditionnel. Dès lors, la cérémonie d’intronisation en vue pour installer le chef central des DAN ressortissants du Tonkpi et vivant dans le Guémon ne saurait outre mesure les incomber, tous, à l’unanimité.

Ouncado PIERROT

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Culture

Guiglo: l’écrivain Goulivas Jean dédicace son deuxième ouvrage consacré à la mémoire et à la transmission

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L’écrivain Goulivas Jean, connu sous le nom d’auteur Ancien Goulivas, a procédé, samedi 8 août 2026, à la dédicace de son deuxième ouvrage intitulé « Souvenirs de Jean Ouloassé », au Conseil régional du Cavally, à Guiglo.

La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreux parents, amis et connaissances de l’auteur, ainsi que de Mme Assiè Lucie, directrice régionale de la Culture et de la Francophonie du Cavally, qui a reçu des mains de l’écrivain un exemplaire dédicacé de son œuvre.


Prenant part à cette cérémonie consacrée à la promotion de la littérature et à la transmission de la mémoire, Mme Assiè Lucie a salué cette initiative qui contribue à la valorisation de l’écriture et à la conservation de l’histoire et du patrimoine culturel.
À travers « Souvenirs de Jean Ouloassé », Goulivas Jean entend laisser un héritage à ses enfants et à la jeunesse ivoirienne, en les invitant à s’intéresser davantage à leur histoire familiale, culturelle et communautaire.
« Vous devez connaître votre propre histoire. Vous devez vous nourrir de la sagesse de vos aînés. Posez les questions sur l’histoire de votre famille, de votre tribu, de votre lignée. Ainsi vous ne serez pas perdu dans ce grand village planétaire », recommande l’auteur.
L’écrivain souhaite également, à travers son parcours, encourager les personnes du troisième âge à continuer à apprendre, à se réaliser et surtout à transmettre leur expérience aux générations futures.
« Ne dites pas qu’il est trop tard et que votre âge est avancé. Tant qu’il y a la vie, réalisez-vous, apprenez de nouvelles choses et transmettez à travers vos écrits qui resteront quand vous serez partis », exhorte-t-il.
Cette dédicace constitue ainsi un moment de partage autour de la littérature, de la mémoire et de la transmission intergénérationnelle, avec l’ambition de contribuer à la préservation de l’histoire et des valeurs culturelles du Cavally.

M S

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Culture

Bouaflé / Zoro Bi Ballo : « Le développement local passe par la valorisation de nos communautés »

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Le 11 juillet 2026, Invité d’honneur de la première édition du Ywolê Festival, le président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance et président élu du Conseil régional de la Marahoué, Épiphane Zoro Bi Ballo, a réaffirmé son engagement en faveur d’un développement local fondé sur la promotion des valeurs culturelles et le renforcement des capacités des communautés.

La cérémonie, organisée à Degbezéré, dans le département de Bouaflé, a rassemblé autorités administratives, chefs traditionnels, cadres et partenaires institutionnels. Elle a été marquée par la remise officielle d’une ambulance au village de Ouanzanou ainsi que par la distribution de plusieurs équipements de production au profit des coopératives des 33 villages Ywolê.

Tricycles, broyeuses, décortiqueuses de riz et divers matériels ont été remis aux bénéficiaires afin de soutenir leurs activités génératrices de revenus et de favoriser leur autonomisation économique.

Prenant la parole, Épiphane Zoro Bi Ballo a salué une initiative qui, selon lui, traduit une vision du développement axée sur des actions concrètes au bénéfice des populations. Il a félicité la promotrice du festival, Marie-Laure Adjoua, pour son engagement en faveur de la promotion du patrimoine Ywolê et du développement de la Marahoué.

Il a également exprimé sa gratitude aux partenaires ayant contribué à la réussite de cette première édition, notamment la Direction générale de l’Emploi, dont l’appui a permis la mise en œuvre de plusieurs actions en faveur des communautés.

Au-delà de son caractère festif, le Ywolê Festival s’affirme comme un cadre de valorisation de l’identité culturelle Ywolê, de renforcement de la cohésion sociale et de promotion du développement à la base. Les prestations artistiques et traditionnelles qui ont rythmé la cérémonie ont donné un cachet particulier à cette première édition, appelée à devenir un rendez-vous majeur dans la région de la Marahoué.

Christ Kémondé

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