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Société

Côte d’Ivoire : le ministère des Transports prévoit 5 000 véhicules électriques dans l’administration d’ici 2030

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Le mercredi 23 juillet 2025 à Abidjan, le ministère des Transports a présenté les grandes lignes d’un projet qui pourrait changer progressivement le visage du parc automobile de l’administration ivoirienne : l’introduction de 5 000 véhicules électriques d’ici 2030. Cette annonce a été faite par le directeur de cabinet du ministre Amadou Koné, M. Dioman Coné, lors d’un atelier consacré à la restitution d’une note conceptuelle sur le sujet.
Un projet pilote est déjà en préparation pour 2026. Il prévoit l’introduction de 80 véhicules électriques dans quatre ministères, afin de tester le dispositif en conditions réelles.

Un travail collectif en amont
L’étude sur laquelle repose ce projet a été conduite par le cabinet conseil Polyconseil, sous la supervision de la direction de la planification du ministère des Transports. Elle a mobilisé plusieurs acteurs : CI Énergies, SONAPIE, SOTRA, DGTTC, et d’autres partenaires du secteur public et privé.
« Ce projet n’est pas un simple geste pour l’environnement. Il s’inscrit aussi dans une logique de gestion budgétaire et logistique. L’enjeu est concret : réduire nos dépenses, adapter nos infrastructures, et anticiper les défis à venir », a déclaré M. Dioman Coné.
L’appui européen en filigrane
Présente à l’atelier, la représentante de l’Union européenne en Côte d’Ivoire, Laura Desmalin, a rappelé que cette transition vers une mobilité moins polluante nécessitait un effort partagé entre les États, les partenaires techniques et les citoyens. L’UE accompagne ce processus à travers le projet Transition Bas Carbone – Côte d’Ivoire (TBC-CI), doté de 5,9 millions d’euros. Ce programme vise notamment à aider le pays à atteindre sa cible de réduction de gaz à effet de serre, fixée à 30,41 % d’ici 2030.
En parallèle, d’autres rendez-vous sont prévus, comme un forum UE–Transports ivoiriens en mars 2026, censé renforcer la coopération dans ce domaine après le premier Forum franco-ivoirien de la mobilité urbaine organisé le 9 juillet dernier à Abidjan.

Une étude examinée en atelier

L’atelier du 23 juillet a réuni environ 65 participants : membres de ministères, représentants de la société civile, techniciens, bailleurs, et acteurs du secteur privé. L’objectif était d’examiner et de valider la note conceptuelle rédigée par Polyconseil. Les échanges se sont structurés autour de quatre axes principaux : le cadre institutionnel, la faisabilité technique, le modèle économique, et les impacts sociaux et environnementaux.

Les points clés du projet

  1. Une mise en œuvre techniquement possible
    La Côte d’Ivoire dispose déjà d’une puissance électrique installée suffisante — plus de 3000 MW aujourd’hui, avec un objectif de 5000 MW en 2030 — pour supporter l’arrivée de 5 000 véhicules électriques. La demande supplémentaire ne représenterait qu’une faible part de la production nationale.
    Quelques recommandations ressortent : renforcer le réseau dans certaines zones urbaines, intégrer des sources solaires sur les sites de recharge, et opter pour des bornes capables de réguler les charges en dehors des heures de pointe.
  2. Des impacts environnementaux et sociaux attendus

L’introduction des véhicules électriques pourrait permettre d’éviter jusqu’à 30 000 tonnes d’émissions de CO₂ d’ici 2030. Le projet pourrait aussi contribuer à faire émerger de nouvelles compétences : techniciens spécialisés, réparateurs, professionnels du recyclage de batteries, etc.
Des opportunités existent pour améliorer la mobilité en milieu rural, notamment avec des engins adaptés comme les motos ou les tricycles électriques. Mais des questions restent ouvertes, notamment sur la gestion des batteries en fin de vie et sur l’avenir des métiers liés aux véhicules thermiques.

  1. Un modèle économique à équilibrer
    Acheter des véhicules électriques coûte plus cher au départ. Mais selon l’étude, ces coûts sont compensés à moyen terme : six ans pour les voitures, deux ans pour les deux-roues. Les gains proviennent surtout de la baisse des coûts d’entretien et de carburant.
    La stratégie de financement s’appuie sur plusieurs leviers : un prêt du Trésor public remboursé par les économies d’usage, des exonérations fiscales pour baisser les prix d’achat, et des financements extérieurs (Banque mondiale, AFD, Fonds vert, etc.).
  2. Un cadre réglementaire en cours de construction
    Un décret signé en mai 2024 établit les grandes lignes d’une politique nationale d’électromobilité. Il prévoit des incitations fiscales, un réseau de bornes de recharge, l’utilisation d’énergies renouvelables, et un cadre pour gérer les batteries usagées.
    Un comité national piloté par le ministère des Transports assurera le suivi du projet, en lien avec d’autres ministères concernés.

Un premier pas en 2026

Le projet pilote prévu pour 2026 sera une étape importante. Il comprendra :
• 80 véhicules électriques répartis dans quatre ministères,
• 30 bornes de recharge installées dans quatre villes : Abidjan, Yamoussoukro, Bassam et Assinie,
• Un programme de formation pour les usagers.
Cette phase permettra d’éprouver les choix techniques et logistiques avant un déploiement plus large.

Une transition qui s’organise

Ce projet ne changera pas tout du jour au lendemain. Mais il marque un tournant. L’administration se donne les moyens d’adapter ses outils et sa façon de fonctionner à un monde en mutation. Et si tout se passe comme prévu, il pourrait bien ouvrir la voie à des initiatives similaires ailleurs dans le pays.

Sercom Ministère des Transports

Société

Bouaké/ Assahoré Konan Jacques invite les jeunes à saisir les opportunités d’emploi.

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Le président du Conseil régional de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, a invité les jeunes de la région à saisir les différentes opportunités de formation, de financement et d’emploi mises à leur disposition par le gouvernement et le Conseil régional, afin de favoriser leur insertion socioprofessionnelle. Il a lancé cet appel, le vendredi 24 juillet 2026, à l’occasion de la troisième session ordinaire du Conseil régional de Gbêkê, tenue à l’hôtel Vinciane de Bouaké, en présence de plusieurs personnalités politiques, administratives et coutumières.

Cette session avait notamment pour objectif de faire le point sur l’exécution du budget primitif et d’adopter le budget modificatif n°1 de l’année 2026. Elle a également permis de dresser un bilan à mi-parcours de l’année, afin d’identifier les besoins urgents des populations. À cette occasion, Assahoré Konan Jacques a félicité les conseillers régionaux pour leur implication dans la réalisation et la remise de 160 ouvrages aux populations au début du mois de juillet.

Dans son allocution, il a exhorté les jeunes à s’inscrire dans la troisième phase du Contrat de désendettement et de développement (C2D3), afin de bénéficier de financements et d’un accompagnement pour la réalisation de leurs projets et la création d’activités génératrices de revenus:« L’une de nos préoccupations majeures, c’est l’emploi de nos jeunes. En effet, le gouvernement met en place beaucoup de projets pour occuper sainement nos jeunes. Alors, je pense que nos jeunes doivent prendre conscience et saisir ces opportunités. Ils doivent se dire que le gouvernement fait beaucoup pour eux et qu’ils doivent l’accompagner en s’inscrivant dans cette dynamique et dans les projets qu’il initie pour leur permettre d’être autonomes. Je les invite à s’inscrire dans cette nouvelle phase du C2D3 afin de bénéficier de ces accompagnements », a-t-il conseillé.

Poursuivant, le président du Conseil régional a expliqué que l’adoption du budget modificatif vise à poursuivre la mise en œuvre des projets de développement au bénéfice des populations, notamment dans les domaines des infrastructures éducatives et sanitaires, de l’accès à l’eau potable et d’autres secteurs prioritaires:« Vous savez que la gestion d’un Conseil régional est une gestion prévisionnelle. En début d’année, nous avons fait une programmation pour réaliser un ensemble de projets. Chemin faisant, nous avons eu des situations qui nécessitaient que nous modifiions le budget pour prendre en compte les ressources additionnelles qui se sont dégagées et ajuster les dépenses », a-t-il fait savoir.

En outre, Assahoré Konan Jacques a appelé à l’unité et à la cohésion au sein de la chefferie traditionnelle, dans un contexte marqué par des mésententes. Il a, à cette occasion, offert, au nom du Vice-Premier ministre, un minicar à la chefferie traditionnelle afin de faciliter sa mobilité lors de ses différentes rencontres.

Au nom de la chefferie traditionnelle, le président régional de la Chambre des rois, Nanan N’Goran Koffi II, a exprimé sa gratitude au donateur et réaffirmé l’engagement des chefs traditionnels à œuvrer en faveur de la cohésion:« Nous voulons la cohésion, une Côte d’Ivoire solidaire, une Côte d’Ivoire réunie et une Côte d’Ivoire qui se développe davantage », a-t-il déclaré.

De son côté, le préfet de Sakassou, Tiebgé Bonaventure, représentant le préfet de région, préfet du département de Bouaké, a félicité le président du Conseil régional et l’ensemble des conseillers pour les nombreux ouvrages réalisés en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.

Prince Koffi

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Société

Accident de Touba-Biankouma : Diarra Transport lourdement sanctionnée, sa carte de transporteur suspendue

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Les premières conclusions de l’enquête administrative sur le dramatique accident de la circulation survenu sur l’axe Touba-Biankouma sont sans appel. À l’issue des investigations menées par le Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA), le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé de prendre de sévères sanctions à l’encontre de la compagnie Diarra Transport, mise en cause dans ce drame qui a coûté la vie à plusieurs personnes.

Saisi le 13 juillet 2026, le BEA avait pour mission de déterminer les circonstances exactes de l’accident ainsi que les éventuels manquements techniques et administratifs. Selon le rapport préliminaire, plusieurs irrégularités ont été relevées dans la gestion du parc automobile de la société. Les enquêteurs évoquent notamment des violations de la loi d’orientation du transport intérieur de 2014 ainsi que de la réglementation de 2017 relative au contrôle technique des véhicules.

Face à la gravité des faits constatés, le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé d’agir sans attendre l’issue de la procédure judiciaire. À compter du 24 juillet 2026, la carte de transporteur de Diarra Transport est suspendue, entraînant de fait l’arrêt de ses activités.

En outre, l’ensemble des autocars de la compagnie devra être transféré à Abidjan afin d’être soumis à une inspection technique approfondie et à un contrôle de conformité administrative sous la supervision des services compétents du Ministère.

La reprise des activités de la société sera également conditionnée à la présentation du Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR) pour chacun de ses chauffeurs. Ce document, obligatoire pour l’exercice de la profession, devra être produit avant toute remise en circulation des véhicules.

Sur le plan financier, Diarra Transport devra régler l’ensemble des amendes liées aux infractions routières commises par ses véhicules, ainsi que les frais engagés dans le cadre de la prise en charge des conséquences de l’accident.

Au-delà de cette affaire, le Gouvernement entend adresser un message fort à l’ensemble des transporteurs routiers. Ces sanctions illustrent la volonté des autorités de renforcer le respect des normes de sécurité et de lutter contre les comportements mettant en danger la vie des usagers de la route.

Dans son communiqué signé par le Directeur de Cabinet, Dioman Coné, le Ministère rappelle que ces mesures entrent en vigueur dès leur publication et resteront applicables jusqu’à leur exécution complète, sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourraient être engagées contre les personnes concernées.

À travers cette décision, les autorités réaffirment leur détermination à promouvoir un transport routier plus sûr et à faire respecter le mot d’ordre : « Stop à l’incivisme sur la route. »

Christ Kémondé

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Société

Univers du Bois en Cote d’Ivoire

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Koffi Kouadio Guy
Président de l’UAPB-CI fait une plaidoirie:
 » Nous demandons a l’Etat d’engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du Bois, et les artisans. »

Apres son investiture le 13 juin dernier a Yamoussoukro comme Président de l’Union des Artisans Professionnels du Bois de Cote d’Ivoire (UAPB-CI), Koffi Kouadio Guy par ailleurs Président de la Chambre Régionale de Métiers de Yamoussoukro s’est penche sur la question cruciale de l’avenir du Bois en Cote d’Ivoire.
C’était le mercredi 22 juillet en ses bureaux sis a Toumodi.

Le président de l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) a appelé les pouvoirs publics à renforcer les mesures en faveur de la filière bois, notamment à travers le reboisement, un meilleur accès des artisans au bois d’œuvre et une concertation permanente entre l’État, les industriels et les professionnels du secteur.
Il s’exprimait relativement aux défis de la profession.

Investie officiellement le 13 juin dernier à Yamoussoukro, l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) entend faire du reboisement l’une de ses priorités. Selon son président Koffi Kouadio Guy, cette initiative répond à un double objectif : lutter contre les effets du changement climatique et garantir la pérennité des métiers du bois.
Il a rappelé que, dans les années 1960, le bois figurait parmi les principales richesses économiques du pays. Toutefois, l’exploitation intensive des ressources forestières, sans reboisement suffisant, a progressivement fragilisé la filière.

Regroupant plus de 1 500 artisans répartis sur l’ensemble du territoire national, l’organisation souhaite mobiliser ses membres autour d’importants programmes de reboisement. Elle déplore cependant le manque de terres disponibles pour développer ces plantations.
Le responsable de l’UAPBCI a également dénoncé les difficultés d’approvisionnement en bois auxquelles sont confrontés les artisans. Pour lui, une grande partie de la production nationale est destinée à l’exportation, tandis que le marché local reste insuffisamment approvisionné, poussant certains professionnels vers le sciage clandestin, une pratique interdite par la réglementation ivoirienne et passible de lourdes sanctions.
Face à cette situation, il a exhorté les artisans à se conformer à la législation en obtenant les agréments requis et en s’approvisionnant exclusivement auprès des circuits autorisés.

L’organisation plaide par ailleurs pour la mise en place de centrales d’achat régionales afin de faciliter l’accès au bois, notamment pour les artisans installés dans les localités situées au-delà du 8ᵉ parallèle, où les scieries sont peu nombreuses et où les coûts de transport restent élevés.

Le président de l’Union appelle également l’État à engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du bois et les artisans afin d’améliorer la disponibilité de la matière première sur le marché local, de favoriser une meilleure régulation des prix et de préserver les emplois dans la filière.
Estimant que les métiers du bois demeurent de véritables opportunités d’insertion professionnelle pour les jeunes, il regrette qu’ils attirent de moins en moins de candidats malgré leur fort potentiel économique.

En conclusion, Koffi Kouadio Guy a lancé un appel à tous les Ivoiriens à participer aux efforts de reboisement en plantant chacun un arbre, rappelant que « le bois, c’est la vie », un geste indispensable pour préserver les ressources forestières et assurer l’avenir de toute la filière.

Alassane Digbeu

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