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Société

Concours administratifs en Côte d’Ivoire : Quand l’ignorance des textes nourrit la désinformation

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Par Philippe Kouhon

Depuis quelques jours, une vague d’agitation orchestrée par certains cyberactivistes tente de jeter le discrédit sur le Ministère d’État, Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration. En prenant pour prétexte l’interpellation de M. Jean Kouassi François, ces acteurs s’adonnent à un exercice périlleux : l’interprétation erronée de documents administratifs pour crier à l’injustice.
Pourtant, une analyse rigoureuse des faits et des procédures, appuyée par les clarifications officielles du Ministère, démontre que ce que ces activistes appellent des « preuves d’irrégularités » ne sont en réalité que le reflet de leur méconnaissance des mécanismes de recrutement de l’État.

Le « Recrutement Exceptionnel » : Une procédure interne et non un concours public

L’un des principaux griefs portés par les détracteurs concerne une prétendue contradiction entre l’absence de concours direct de douaniers en avril 2024 et l’ouverture d’un recrutement exceptionnel en septembre de la même année.
La réalité est pourtant simple : Le Ministère distingue clairement les concours directs (ouverts à tous les Ivoiriens diplômés) des recrutements exceptionnels spécifiques. Comme le précise le document de clarification du Ministère, ces derniers sont des opérations de régularisation interne. Ils s’adressent exclusivement aux agents contractuels déjà en service dans l’administration.
Il n’y a donc aucune contradiction : l’État peut décider de ne pas lancer de recrutement ouvert au grand public (concours direct) tout en procédant à l’intégration de personnels contractuels déjà en poste pour répondre à des besoins de structuration interne.
Il faut donc noter que le recrutement exceptionnel n’est pas un concours Direct.

Le faux procès de l’âge : Comprendre le statut de contractuel

L’argument le plus sonore des cyberactivistes repose sur l’âge de certains admis nés en 2004, 2005 ou 2006. Ils s’interrogent : « L’État recrute-t-il des mineurs ? ». Cette question, bien que spectaculaire pour l’opinion, ignore la réalité juridique du travail en Côte d’Ivoire.
L’âge légal du travail : Le Code du Travail ivoirien autorise l’accès à l’emploi dès 16 ans. Un jeune né en 2006 a 18 ans en 2024. Il est donc parfaitement majeur et apte à intégrer la Fonction Publique.
L’ancienneté requise : Le document ministériel précise qu’une ancienneté d’un an suffit pour prétendre à ce type de recrutement. Un jeune de 18 ans en 2024 a pu commencer comme contractuel à 17 ans (en 2023), ce qui est parfaitement légal.
La transparence des diplômes : Le recrutement exceptionnel des agents d’encadrement des Douanes inclut des grades accessibles avec le BEPC ou le BAC. Il est donc tout à fait normal d’y retrouver des jeunes bacheliers ou titulaires du BEPC en début de carrière.

Une Administration en pleine mutation : La fin de l’opacité

Au-delà des polémiques, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Depuis 2021, sous l’impulsion de Madame la Ministre d’État Anne Ouloto, le ministère a opéré une révolution numérique pour barrer la route à la corruption :
Dématérialisation totale des inscriptions via le Guichet Unique (GUCACI).
Anonymat garanti par le scannage automatisé des copies et l’acquisition électronique des notes (sans intervention humaine).
Transparence accrue avec la possibilité pour chaque candidat ajourné de consulter ses notes en ligne.
En 5 ans, ce sont 137 374 Ivoiriens qui ont intégré la Fonction Publique sur la seule base du mérite. Vouloir discréditer ce travail titanesque par des interprétations fallacieuses de communiqués est non seulement malhonnête, mais porte atteinte à l’espoir de milliers de jeunes qui croient désormais en l’égalité des chances.

La responsabilité des professionnels de l’information

L’activisme ne saurait se substituer au journalisme. Là où le cyberactiviste cherche le « clic » par le scandale, le citoyen responsable doit chercher la vérité dans les textes. La liberté d’expression n’est pas une licence pour la désinformation.
Le Ministère de la Fonction Publique a ouvert ses portes et ses procédures à la numérisation et au contrôle. Plutôt que de bâtir des théories du complot sur des dates de naissance parfaitement légales, il serait plus constructif de saluer la rigueur d’une administration qui, enfin, traite tous les fils et filles de la Côte d’Ivoire sur un pied d’égalité.
La justice ne se rend pas sur les réseaux sociaux, elle s’appuie sur la loi. Et la loi, en l’occurrence, est du côté de la transparence administrative.

Philippe kouhon

Société

Duékoué : Arrestation de deux jeunes après le décès de leur camarade au quartier Carrefour

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Deux jeunes ont été arrêtés ce vendredi 18 septembre 2026 dans la matinée par la police, après le décès de leur camarade AS, la veille, au quartier Carrefour de Duékoué.

Selon une source policière, « ces arrestations pour nécessité d’enquête, visent à élucider les circonstances et la cause réelles de la mort du jeune AS, après une nuit de show ensemble. ».

Feu AS a-t-il été empoisonné ou non?

Seule l’enquête en cours, diligentée par les fins limiers et les spécialistes de la santé pourrait situer l’opinion publique sur ce qui s’est réellement passé dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 septembre 2026, au quartier Carrefour de Duékoué.

Selon les sources proches du dossier, feu AS serait parti au quartier Carrefour prendre un pot la veille de la veillée funèbre de leur camarade dont le décès est subitement survenu, moins de deux mois après son déménagement du quartier artisanal où manioc.

C’est le lieu d’inviter les populations de la capitale du Guémon au calme et, à éviter de tirer les conclusions hâtives, avant le résultat des examens juridico-médicaux et les enquêtes en cours.

Feu AS laisse derrière lui plusieurs enfants dont un brevétier, sa belle-mère, l’un de ses véritables soutiens ayant malheureusement quitté la terre des hommes, il y’a 6 mois.

Ouncado PIERROT, source infos Guémon Justes

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Société

Sassandra : les autorités renforcent la lutte contre l’orpaillage illégal

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Les autorités administratives, élus locaux, forces de défense et de sécurité ainsi que les acteurs communautaires de la région du Gbôklè se mobilisent davantage contre l’orpaillage

Une réunion de restitution des informations et recommandations issues de l’atelier national consacré à la lutte contre l’orpaillage illégal s’est tenue en septembre 2026, dans la salle de conférence de la préfecture de Sassandra, sous la présidence de Yao Bruno Kouassi, préfet de la région du Gbôklè, préfet du département de Sassandra.

Cet atelier national, organisé à Yamoussoukro les 4 et 5 septembre 2026 à l’attention des autorités préfectorales, avait notamment pour objectif de renforcer la coordination et l’efficacité des actions engagées contre l’orpaillage illégal.

La rencontre de Sassandra a réuni le préfet du département de Fresco, les secrétaires généraux 1 et 2 de la préfecture de Sassandra, ainsi que les sous-préfets de Dakpadou, Grihiri, Médon, Sago et Sassandra.

Les représentants des élus locaux, notamment ceux du président du Conseil régional, du député-maire et du sénateur, ont également pris part aux échanges, aux côtés des directeurs régionaux, directeurs départementaux et chefs de service.

Les responsables des unités militaires et paramilitaires, les chefs de village, guides religieux, chefs de communauté, présidentes des femmes et présidents des jeunes étaient également présents à cette importante rencontre.

Au terme des travaux, le préfet de région, Yao Bruno Kouassi, a appelé l’ensemble des acteurs à une mobilisation accrue pour assurer l’application effective des recommandations issues de l’atelier national.

Il a notamment exhorté les autorités préfectorales de la région du Gbôklè à veiller à la mise en œuvre des résolutions adoptées, tout en invitant les Forces de défense et de sécurité à redoubler de vigilance et à réagir promptement dès qu’un cas d’orpaillage illégal est signalé.

S’adressant aux chefs de village et aux chefs de communauté, le préfet les a également appelés à ne pas se rendre complices des activités d’orpaillage illégal dans leurs localités.

Enfin, il a invité les jeunes et les femmes à jouer pleinement leur rôle dans la préservation de leurs communautés, notamment en signalant aux autorités compétentes la présence éventuelle d’orpailleurs illégaux.

À travers cette rencontre, les autorités entendent renforcer la synergie d’action entre l’administration, les forces de défense et de sécurité, les élus et les populations afin de lutter plus efficacement contre l’orpaillage illégal dans la région du Gbôklè.

Par Bibi Floor

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Société

Grand-Bassam : le Centre national de transfusion sanguine célèbre 75 ans d’engagement au service de la vie

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Le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a célébré ses 75 années d’existence à travers une cérémonie marquée par l’inauguration du Centre départemental de transfusion sanguine de Grand-Bassam, le mercredi 16 septembre 2026, à Mockeyville.

Une ambiance fraternelle et conviviale a prévalu, mercredi 16 septembre 2026 à Grand-Bassam, à l’occasion de la cérémonie inaugurale du Centre départemental de transfusion sanguine de Grand-Bassam, situé à Mockeyville.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités du secteur de la santé et des institutions publiques. Le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba N’Gou, était notamment accompagné du Dr Eugène Aka Aouélé, président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) et président du Conseil régional du Sud-Comoé, ainsi que du Dr Kpaho Bernard, Inspecteur général de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle.

Originaire de Dénan, l’un des villages de la sous-préfecture de Péhé, dans le département de Toulepleu, région du Cavally, le Dr Kpaho Bernard a tenu à prendre part à cette importante cérémonie aux côtés du ministre de tutelle.

Pour le ministre Pierre Dimba N’Gou, cette nouvelle infrastructure traduit concrètement la volonté du gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, Alassane Ouattara, de rapprocher les services de transfusion sanguine des populations et de faciliter leur accès aux produits sanguins, notamment en situation d’urgence.

Le ministre a également salué l’engagement de l’ensemble des acteurs de la transfusion sanguine, avec une pensée particulière pour les donneurs bénévoles, « véritables héros anonymes » dont la générosité contribue chaque jour à sauver des vies.

En guise de conclusion, Pierre Dimba N’Gou a lancé un appel à la mobilisation autour du don de sang : « Continuons à faire du don de sang un acte de solidarité, de responsabilité et de citoyenneté. »

La cérémonie inaugurale officielle du Centre départemental de transfusion sanguine de Grand-Bassam s’est achevée dans une ambiance conviviale et fraternelle, marquant une nouvelle étape dans le renforcement de l’offre de transfusion sanguine au bénéfice des populations.

Par Kevin Bakou

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