À l’heure où le RHDP dans le District autonome de Yamoussoukro s’organise pour consolider sa cohésion et renforcer l’unité autour de ses leaders, certains comportements de cadres du parti semblent malheureusement aller à contre-courant de cette dynamique.
C’est notamment ce que laissent apparaître plusieurs publications du député suppléant de Yamoussoukro commune, Yaya Ouattara, actuellement en fonction du fait de l’incompatibilité entre les responsabilités gouvernementales et parlementaires du titulaire, le Ministre Souleymane Diarrassouba.
À travers différents messages publiés sur sa page Facebook, le député semble, de manière subtile, opposer deux hautes personnalités du RHDP à Yamoussoukro : le Ministre Gouverneur du District Autonome, Nanan Augustin Thiam, et le Ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba.
Sa plus récente publication, suite à la séance plénière de la législature 2026-2030 consacrée notamment à la mise en place de la Commission d’évaluation des politiques publiques de l’Assemblée nationale, a particulièrement attiré l’attention. Dans ce message, le député conclut en ces termes :
« Je voudrais également exprimer ma profonde gratitude à mon mentor politique, Dr Souleymane Diarrassouba, Ministre du Plan et du Développement, dont les conseils éclairés, le soutien constant et la bienveillance ont été déterminants. Sans lui, rien de tout cela n’aurait été possible. »
Si cette déclaration peut, dans sa forme, être perçue comme un simple signe de gratitude, son fond soulève néanmoins des interrogations. En effet, à suivre l’évolution du discours du député, l’on est en droit de se demander combien de mentors politiques il compte dans la ville de Yamoussoukro.
Pour mémoire, le 31 mars 2018, l’honorable Yaya Ouattara écrivait sur sa page Facebook : « Ici avec mon patron et parrain politique, Nanan Augustin Thiam, Gouverneur du District Autonome de Yamoussoukro. »
Il y a donc à peine huit ans, Augustin Thiam était présenté comme son patron et parrain politique. Aujourd’hui, le député affirme que son mentor politique est Souleymane Diarrassouba, sans lequel rien de ce qui lui arrive n’aurait été possible.
Un adage Akan enseigne : « Lorsque vous êtes au sommet d’une montagne, n’oubliez pas la colline par laquelle vous êtes passé pour y parvenir ; vous en aurez besoin pour redescendre. »
En effet, si son patron et parrain politique n’avait pas été là, Yaya Ouattara aurait-il eu l’opportunité de gravir les échelons politiques jusqu’à faire la connaissance de son nouveau mentor ?
Pour rappel, Augustin Thiam a tendu la main à Yaya Ouattara à ses débuts politiques, lui offrant une couverture politique au moment où celui-ci faisait face à de fortes oppositions pour occuper le poste de secrétaire départemental du RDR à Yamoussoukro. Leader incontesté du parti dans la capitale politique, Augustin Thiam s’est fortement impliqué pour consolider la position de Yaya Ouattara, tant sur les plans institutionnel, financier, moral que matériel.
Il est également important de rappeler que pour lui assurer une stabilité professionnelle, Augustin Thiam lui a offert son premier poste au service courrier du District Autonome de Yamoussoukro, avant de le détacher plus tard aux services des impôts, où il continua de percevoir son salaire du District jusqu’à son élection en tant que député.
C’est également dans ce contexte politique qu’aurait été proposé le nom de Souleymane Diarrassouba comme deuxième vice-Gouverneur du District autonome de Yamoussoukro, à une époque où Yaya Ouattara ne connaissait même pas encore celui qui est aujourd’hui présenté comme son mentor politique.
Dès lors, une question se pose : Yaya Ouattara serait-il devenu un opportuniste politique, changeant de mentor au gré de ses ambitions ? Pourtant, le soleil politique d’Augustin Thiam ne semble pas encore s’être couché à Yamoussoukro, si l’on se réfère aux réalités du terrain.
Il n’est pas reproché au député d’exprimer sa reconnaissance à celui qui lui a permis d’accéder au poste de député. Toutefois, la reconnaissance politique ne devrait pas être sélective. Elle doit s’étendre à tous ceux qui ont contribué à un parcours, depuis l’époque du RDR jusqu’à aujourd’hui. L’histoire politique de Yamoussoukro ne commence ni en 2023 ni en 2025, et le député en est lui-même témoin.
S’agissant des victoires électorales du RHDP à Yamoussoukro, y compris celles des législatives 27 decembre 2025, les faits démontrent également l’engagement constant d’Augustin Thiam. Mobilisation, fédération des forces politiques, organisation du terrain : autant d’actions qui ont contribué à des victoires nettes du RHDP dans le District autonome de Yamoussoukro.
Certaines déclarations du député semblent également nourrir des incompréhensions. Lors de l’investiture du chef du village de Nanan, dans le canton Akouè, cérémonie à laquelle plusieurs responsables politiques et administratifs étaient conviés, dont le Ministre Souleymane Diarrassouba, le député Yaya Ouattara déclara :
« À la tête d’une forte délégation, nous avons eu l’honneur de représenter le Dr Souleymane Diarrassouba, Ministre du Plan et du Développement, à la cérémonie d’intronisation du Chef de Nanan…Nous saluons également l’engagement constant du Ministre Souleymane Diarrassouba, dont les actions en faveur du développement et de la cohésion sociale continuent de renforcer les liens entre les institutions et les autorités traditionnelles »
À travers cette déclaration, certains observateurs estiment que le député tente d’attribuer implicitement la réussite de la cérémonie à son nouveau mentor alors qu’il etait un simple invité comme tout autre. Pourtant, l’investiture du chef de Nanan est l’aboutissement d’un long processus engagé depuis plusieurs années par Augustin Thiam, en sa qualité de chef du canton Akouè.
La cérémonie aurait d’ailleurs été financée à 100% par Nanan Boigny N’Dri III, mentor du chef investi, et le processus avait été enclenché depuis plus de huit ans sous l’impulsion de celui-ci.
Dans un contexte où le RHDP à Yamoussoukro aspire à la stabilité, à la continuité et à l’émergence d’un parti fort et uni, les nouveaux cadres devraient œuvrer dans le sens de la cohésion, de la synergie et du respect mutuel entre les leaders.
Augustin Thiam demeure, à cet égard, un pilier stratégique du RHDP et un point d’ancrage politique majeur pour Yamoussoukro. Une réalité politique que beaucoup estiment devoir être reconnue par tous, dans l’intérêt supérieur du parti et de la stabilité politique locale.
Au cours d’une rencontre à Dignago dans le département de Gagnoa, la Ministre de la Cohésion nationale de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo a réaffirmé sa loyauté au RHDP, tout en affichant sa volonté de se présenter aux élections régionales de 2028 dans le Gôh, si son parti l’investit.
Une candidature motivée par la base
En effet, après Djédjé Bagnon, l’actuel occupant du fauteuil régional, et l’ex-député d’Ouragahio- Bayota et Dahiépa-Kéhi, M. Abel Djohoré, des militants RHDP de Dignago, Galébré et Guibéroua ont donné de la voix le samedi 25 avril 2026 lors d’une cérémonie publique à Dignago, pour demander à la ministre Belmonde de prendre les reines de la région du Gôh en 2028.
Un appel motivé par le bilan de la secrétaire départementale du RHDP de Guibéroua-Dignago- Galebré sur le terrain d’une part et, d’autre part, par sa proximité constante avec les populations.
« Son engagement et ses actions sociales ont renforcé son aura de leader locale incontestée », ont souligné les militants du RHDP de la zone de Dignago par le biais de leur porte-parole, M. Sylla Bema, délégué de zone du RHDP. D’où leur engagement à payer entièrement sa caution de campagne et tous les frais y afférents.
La réaction de la ministre Belmonde Dogo.
Fidèle à la discipline du parti qui est une vertue cardinale pour elle, Myss Belmonde Dogo a tranché avec une franchise qui la caractérise. Tout en exprimant sa gratitude pour la confiance renouvélée en elle par la base, elle a rappelé que l’heure n’était pas encore aux ambitions personnelles, mais au travail collectif afin de consolider la paix dans le parti du Président de la République, SEM. Alassane Ouattara.
« Depuis la création du RHDP en tant que parti, je n’ai jamais désobéi. Lorsque le président Alassane Ouattara me demande d’aller à gauche je vais à gauche parcequ’un militant est un militaire, un soldat du parti. Je sais que c’est votre volonté, mais si ce n’est pas là volonté du parti, je n’irai pas », a fait savoir Myss Belmonde Dogo.
Soulignant au passage que sa priorité actuelle demeure sa mission gouvernementale et la consolidation de l’unité au sein du RHDP dans le Gôh, pour assurer des victoires éclatantes lors des scrutins à venir, notamment les municipales et les régionales. Car pour elle, « les candidatures aux régionales suivront le calendrier et les procédures définies par la haute direction du parti. [Ainsi] si le parti nous dit de courir, on va courir ».
Le message d’unité de la ministre aux militants
En « tranchant » ainsi, la ministre souhaite éviter toute aventure politique prématurée qui pourrait fragiliser la cohésion au sein du parti présidentiel dans le Gôh. D’où son appel à la cohésion et à l’entente afin d’éviter de faire le lit de l’opposition.
Ces déclarations ont été faites en marge de l’opération « La toile du militant » qui a permis à plusieurs militants du RHDP de bénéficier d’importants appuis financiers. Une cérémonie rehaussée en image par la présence remarquée de plusieurs cadres du RHDP de la région du Gôh dont le député-maire de la commune de Gagnoa, Yssouf Diabaté et le député de Ouragahio- Bayota, Koné Issa.
Ouncado PIERROT, infos avec Edson Djédjé Capri à Gagnoa
District des Montagnes / Première grande réunion du PDCI-RDA après les législatives de 2025 : Des dossiers chauds sur la table du ministre Bombet et du HRD Kah Zion
Sur instructions du Minsitre d’Etat, le Doyen Émile Constant BOMBET, Vice-président, Coordonnateur des activités du Collège des Vice-presidents du PDCI-RDA, les militants du parti octogénaire du District des Montagnes ont été conviés le mercredi 29 avril à 17h au siège du parti à Cocody, à une importante réunion, par le Vice-président par ailleurs, Haut Représentant du President TIDJANE THIAM dans le District des Montagnes, le Maire Dénis Kah ZION.
Une réunion-bilan, après les législatives 2025
Cette rencontre, la première du genre, sera mise à profit pour faire le bilan des élections législatives de décembre 2025 dans le District autonome des Montagnes. « Tirer les leçons du passé et préparer les échéances locales futures de 2028 », tel semble le message en toile de fond de cette assise du Grand Ouest montagneux qui abordera aussi, des sujets ayant trait à la vie du PDCI-RDA au plan local et national.
Les 80 ans du parti, le cas « SIABA ANTOINE » en justice avec le PDCI-RDA et celui des JUDAS du parti
Après la Maison du parti Abidjan puis, à Yamoussoukro, village natal de son fondateur, les cadres du District des Montagnes se rencontreront pour les préparatifs de la cérémonie marquant les 80 ans du PDCI-RDA dans leur pré-carré politique. En outre, ils statueront aussi sur l’affaire « SIABA ANTOINE », Ex délégué de la ville de Logoualé qui conteste juridiquement la légalité d’exercice du président THIAM à la tête du PDCI-RDA. Tout comme l' »affaire SIABA ANTOINE », les cas des militants dits » JUDAS » qui ont appelé ouvertement à voter contre les candidats investis par le parti lors des législatives de 2025 pourraient être abordés, sans tabou, comme l’ont fait le PPA-CI de Gbagbo et le RHDP d’ADO. Mais avant cette rencontre, Mme Georgette Gielen, militante très active de Duékoué a donné le ton en dénonçant dans plusieurs organes de presse, « Les manoeuvres souterraines peu courageuses des adversaires de TiThi qui consistent, à pousser dans le dos, des militants alimentaires pour déstabiliser le parti du premier Président de la Côte d’Ivoire moderne ».
Les personnalités conviées par le VP/HRD Denis Kah Zion
Ce sont entre autres, les Vice-presidents, les Inspecteurs, les membres du Comité des Sages, les Délégués, les membres du Bureau Politique, les Responsables de la JPDCI et de l’UFPDCI, les Responsables d’associations et les Cadres, les militants et sympathisants du PDCI-RDA.
Les prochaines réunions du PDCI-RDA du District des Montagnes, selon nos sources, verront certainement la participation efficiente de Wodo PDCI-RDA, un mouvement associatif créé récemment par des jeunes cadres de plusieurs secteurs d’activités, originaires de Danané, très engagés pour réécrire les lettres de noblesse du parti octogénaire dans la région du Nimba.
En Côte d’Ivoire, la légitimité du président du PDCI-RDA est à nouveau remise en cause, suite à l’assignation en justice du PDCI RDA en date du mardi 21 avril 2026 par M. Siaba Antoine Constant, ex délégué Man 2 par ailleurs membre du politique, non à jour de ses cotisations. Une ènième tentative de déstabilisation interne « sans fondement solide de THIAM et par ricochet du PDCI-RDA », virulemment dénoncée par Mme Georgette Gielen dite Maman Boya.
Indignation totale face aux assignations contre Tidjane THIAM et le PDCI-RDA en justice
D’entrée de jeu, la Diva de la politique de Duékoué s’est adressée aux nombreux détracteurs du petit fils du père fondateur de la République ivoirienne, sans aucune complaisance à leur égard. Excédée visiblement par des plaintes succesives jugées « sans fondement » contre son mentor. « Semble t-il que certains militants pour une question de divergence d’ opinion et loin de privilégier le dialogue familiale, préfèrent aller en justice. Je pense qu’il est temps qu’on leur dise, aussi bien à ceux qui prêtent leurs images, qu’à ceux qui se cachent derrière cette mascarade infâme, qu’on n’est pas obligé de militer au PDCI-RDA… Je m’adresse évidemment à ceux qui se cachent en sous-marin. C’est à eux que je m’adresse en disant qu’ils ne sont pas obligés de rester au sein du parti, dans le PDCI… Tidjane Thiam est le président du PDCI RDA car élu à tête du parti avec une large majorité des militants ».
La réciprocité comme solution aux attaques contre Tidjane THIAM et le PDCI-RDA
Maman Boya ne s’est pas limitée qu’à la dénonciation des attaques contre Tidjane THIAM. Bien au-delà, elle, convaincue que « le budget voté pour déstabiliser le PDCI-RDA et son président Tidjane Thiam n’est pas encore épuisé », elle a annoncé des mesures de réciprocité en cas de nouvelles attaques contre TiThi et le PDCI-RDA en ces termes suivants : « Nous sommes prêts à la prochaine attaque à riposter par les mêmes moyens, pour diffamation et tentative de déstabilisation du parti.. Il y a des limites à ne pas franchir. Le silence est loin d’être un signe de faiblesse ».
Une adresse qui concerne aussi bien les occupants du sous-marin que ceux du bateau qui navigue à la dérive. « Notre pays est trop beau pour qu’on le détruise. Réfléchissons vite et bien car le médecin après la mort n’a plus d’utilité », a-t-elle conseillé aux détracteurs peu courageux de Tidjane THIAM et du PDCI-RDA.
Les attaques contre Tidjane THIAM, une invite à l’unité des militants du PDCI-RDA
« Même s’il nous reste que trois tondus et deux pelés, avec de la détermination, nous allons y arriver…Vos attaques nous fortifient et nous font grandir. Car comme le dit-on si bien, on ne jette des pierres qu’à un arbre qui porte des fruits. Arrêtons ces caprices et enfantillages car nous avons de la maturité. Nos aînés nous ont montré la voie tracée, alors, soyons dignes au PDCI RDA ».