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Société

Face au changement climatique : les journalistes africains s’organisent autour du REJAC, Elvis Gouza, élu président

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À Dakar, au Maison de la Presse Babacar Touré, les journalistes africains ont franchi un cap important dans la lutte contre le changement climatique. Réunis le 1er mai 2026 à l’occasion de l’assemblée générale constitutive du Réseau des journalistes africains pour le climat, ils ont décidé de mutualiser leurs efforts pour mieux informer et sensibiliser les populations du continent.

Au terme des travaux, le journaliste ivoirien Elvis Gouza, reconnu pour son engagement sur les questions environnementales, a été élu à l’unanimité président de cette nouvelle organisation panafricaine.

Dans son intervention, le nouveau président du REJAC a exprimé sa gratitude à l’endroit des confrères venus notamment du Sénégal et du Togo, avant de tracer les grandes lignes de son mandat. Il a insisté sur la nécessité pour les journalistes africains de jouer pleinement leur rôle dans l’accompagnement des politiques publiques liées au climat.

« Nous allons aider nos États dans l’atteinte de leurs objectifs en matière de politique climatique et environnementale. Nous vivons tous les mêmes réalités. Il était donc nécessaire de créer une organisation fédératrice à l’échelle africaine », a déclaré Elvis Gouza. Il a également annoncé l’ambition d’étendre rapidement le réseau à plusieurs pays du continent, soulignant l’urgence d’agir face aux effets grandissants du dérèglement climatique.

La structuration du REJAC s’appuie déjà sur une équipe dirigeante. Le Sénégalais Youssouph Bodian, président de l’Association des Journalistes pour la Transparence dans les Ressources Extractives et la Préservation de l’Environnement, a été nommé vice-président et coordonnateur pour l’Afrique de l’Ouest.

Présent à cette rencontre, le directeur général de la Maison de la Presse Babacar Touré, Sambou Biagui, a salué la mise en place de ce réseau, qu’il considère comme une initiative majeure pour renforcer le rôle des médias dans la gouvernance environnementale en Afrique.

Avec la création du REJAC, les journalistes africains entendent désormais parler d’une seule voix pour porter les enjeux climatiques au cœur du débat public et contribuer activement à la construction de réponses adaptées aux défis environnementaux du continent.

Natacha kouakou

Société

Duékoué : Pollution du barrage hydraulique de la SODECI par les riverains, un danger pour la santé humaine, animale et végétale

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Dans la commune de Duékoué, contrairement à l’adage populaire qui dit que « l’eau est source de vie », l’eau des robinets tend à devenir une véritable source de dangers pour les populations locales, la faune et la flore, en raison d’intenses activités humaines qui favorisent en amont et en aval le déversement direct de divers déchets dans le seul et unique barrage hydraulique servant de point de production et pompage d’eau à la SODECI.

Divers types de pollutions de la retenue d’eau de la SODECI

Dans le Guémon, nombre de personnes se refusent volontiers de boire l’eau de robinet servie par la SODECI dans la commune de Duékoué, pour diverses raisons suivantes :

  • Installation anarchique des populations dans les environs du barrage de la SODECI,
  • Défécage à ciel ouvert non loin du barrage de la SODECI,
  • Déversement direct des déchets d’animaux dans le barrage de la SODECI,
  • Construction de latrines en amont et en aval du barrage de la SODECI,
  • Lessivage en amont du barrage,
  • Bains des populations en amont du barrage de la SODECI,
  • Déversement des ordures dans le bas-fonds en amont du barrage de la SODECI…

Les forages privés, une réponse à la mauvaise qualité de l’eau qui coûte une fortune

Mais si face à l’ampleur de la situation, la solution pour les plus nantis, une poignée d’ailleurs, est la réalisation des forages à coût de millions dans leurs domaines respectifs, les gens aux conditions modestes au contraire ne peuvent que se contenter de cette unique eau de la SODECI, pour tous leurs travaux domestiques, au prix de leur vie. D’où leur plaidoirie auprès du Président Alassane Ouattara, pour la construction d’un château d’eau de type urbain à Duékoué, comme c’est d’ailleurs le cas à Doumbiadougou, pour aider la SODECI à distribuer l’eau de qualité dans les robinets.

Le développement des infrastructures, un impératif pour soulager les populations de Duékoué

En plus des jeux de lumière dus aux travaux en cours sur le réseau électrique et du manque de château d’eau de type urbain, les grandes artères de Duékoué attendent aussi d’être couvertes de bitume. Ce, pour faciliter les transports sécurisés des hommes et leurs biens, puis des forces de l’ordre dans l’exercice de leur mission régalienne. Face à cette situation alarmante, les populations locales restent tout de même convaincues que le Président Alassane Ouattara ne les oubliera jamais. Car du développement des infrastructures économique, hydraulique, sécuritaire, sanitaire et éducative à Duékoué dépend aussi inéluctablement leur vie et, par ricochet, l’image de la Côte d’Ivoire, l’un des pays fars de la sous-région ouest-africaine, membre de la CEDEAO, de l’UEMOA et de l’union des États du fleuve Mano.

Yako Duékoué, boucle du cacao mais l’enfant pauvre de la République ivoirienne !

Quand ceux qui sont sensés parler aux dignes oreilles du Président de la République sont des champions de la division, des coups d’État traditionnels et des injures publiques, les problèmes de Duékoué, première boucle de l’économie ivoirienne ne peuvent que se terrer dans les tiroirs de la République ivoirienne. Yako Duékoué, boucle du cacao, poumon de l’économie ivoirienne mais l’enfant pauvre de la République ivoirienne en certaines infrastructures vitales pour les populations locales dont le château d’eau de type urbain.

En attendant la construction d’un château d’eau de type urbain pour aider la SODECI à alimenter les différents foyers de la capitale du Guémon en eau potable, seuls les changements de comportements des uns et des autres dans un élan de civisme, sont la solution idoine pour l’heure, à en croire les sources proches des autorités et de cette compagnie hydraulique dont les agents veillent nuit et jour pour répondre aux besoins croissants des populations locales en eau de qualité.

Ouncado PIERROT

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Société

Bouaké/ Akawa: le chef de village contre-attaque et brandit des preuves d’un complot.

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Après la sortie médiatique de N’Guessan Kouamé Francis, président de la Mutuelle de développement d’Akawa-Mahounou (MUDAM), dans laquelle il nie toute implication dans une supposée procédure de destitution du chef du village d’Akawa, localité située dans le Canton N’Dranouan de Bouaké,Nanan Moungoh II, chef dudit village est monté au créneau pour situer, selon lui, les responsabilités.

Lors d’un point de presse tenu à son domicile le mardi 12 mai 2026, en présence de sa notabilité, le chef du village a dénoncé ce qu’il qualifie de manœuvres orchestrées contre sa personne. Il accuse directement le président de la mutuelle d’être à l’origine des pressions et menaces qu’il dit subir quotidiennement.

À cette occasion, Nanan Moungoh II a affirmé que les déclarations de N’Guessan Kouamé Francis sont mensongères, soutenant disposer de preuves de son implication dans cette affaire:« J’ai en ma possession une assignation en justice introduite par N’Guessan Kouamé Francis, qui a saisi un huissier afin d’engager une procédure visant à me démettre de mes fonctions. Une lettre a également été déposée au nom de la mutuelle, avec le soutien d’une centaine de personnes. Aujourd’hui, prétendre ne rien savoir de cette affaire est totalement faux. Il est celui qui contribue à me discréditer auprès de la jeunesse du village. On m’accuse notamment de lotissements irréguliers, d’orpaillage illégal et de plusieurs autres faits », a-t-il déclaré.

Poursuivant son intervention, le chef du village estime que les difficultés qu’il traverse seraient motivées par des intérêts liés aux attributs royaux hérités de la reine Abla Pokou, dont son village serait dépositaire:« Toutes les manigances dont je suis victime aujourd’hui s’expliquent par la volonté de certaines personnes de s’emparer de mon trône afin de détourner les attributs de royauté de la reine Abla Pokou que conserve notre village. Plusieurs tentatives ont déjà été menées, sans succès. Aujourd’hui, ils utilisent la mutuelle comme instrument pour tenter de me destituer », a-t-il dénoncé.

Face à cette situation, Nanan Moungoh II a lancé un appel aux autorités administratives afin qu’elles interviennent rapidement pour éviter une escalade des tensions:« J’invite les autorités compétentes à se saisir de ce dossier avant qu’il n’y ait des débordements. Je ne saurais être tenu pour responsable de ce qui pourrait advenir si cette situation perdure », a-t-il averti.

Le chef du village s’est également indigné de la diffusion, sur les antennes de Bouaké FM, d’un communiqué annonçant sa destitution :« Nous étions assis ici lorsque nous avons entendu, lors d’une émission en langue vernaculaire sur Bouaké FM, que je ne suis plus le chef du village d’Akawa. Cette annonce a renforcé les rumeurs et semé la panique au sein de la population. Je tiens donc à rassurer mes administrés : cette information est fausse et je demeure bel et bien le chef du village », a-t-il conclu.

Prince Koffi

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Société

Bouaké / Plus de 1 500 commerçants formés par la Commission de la concurrence aux bonnes pratiques commerciales

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La salle polyvalente de l’hôtel de ville de Bouaké a accueilli, le mardi 12 mai 2026, un atelier de formation sur le droit de la concurrence à l’intention des membres de la Fédération nationale des acteurs du commerce de Côte d’Ivoire (FENAC-CI).Initiée par la Commission de la concurrence, cette session vise à renforcer les capacités des acteurs du commerce sur les règles qui encadrent l’activité commerciale, les risques liés à la concurrence déloyale ainsi que les mécanismes de recours mis à leur disposition pour dénoncer les pratiques abusives.

Prévue sur deux jours, cette formation comprend une phase théorique suivie d’une journée pratique. Elle a enregistré la participation de plus de 1 500 commerçants, en présence de plusieurs autorités politiques, administratives et coutumières. Le thème retenu pour cette rencontre est : « Le droit de la concurrence et la régulation du marché ». Au-delà du renforcement des connaissances des commerçants, cette initiative vise également à mieux faire connaître les missions et objectifs de la Commission de la concurrence.

À cette occasion, le vice-président de la Commission de la concurrence, N’Guessan Kouadio Gaspard Jean-Michel, a rappelé l’importance stratégique de cette institution:« Le Président de la République, Alassane Ouattara, dans sa volonté de soutenir efficacement le développement économique de la Côte d’Ivoire, a mis en place plusieurs instruments, notamment la Commission de la concurrence, qui joue le rôle de régulateur du marché économique. Elle veille au bon fonctionnement de l’activité commerciale et s’assure de la promotion de pratiques saines en Côte d’Ivoire », a-t-il expliqué.

Il a ensuite insisté sur l’importance particulière de cette formation pour les commerçants de Bouaké:« Bouaké est la deuxième ville économique de la Côte d’Ivoire, avec une forte tradition commerciale. Nous sommes ici pour faire en sorte que cette pratique se fasse dans un cadre sain. La Côte d’Ivoire a besoin d’acteurs économiques qui maîtrisent les lois, les règlements et savent utiliser les instruments juridiques à leur disposition. Nous avons donc formé les commerçants sur plusieurs thématiques, notamment l’identification des pratiques anticoncurrentielles nuisibles à la rentabilité des entreprises, la distinction des actes de concurrence déloyale ainsi que les modalités de saisine de la Commission de la concurrence en cas de violation des droits des opérateurs économiques. Il est essentiel que les commerçants maîtrisent les règles qui régissent l’activité commerciale dans l’espace UEMOA. Le droit de la concurrence demeure le garant d’un marché où règnent mérite et innovation », a-t-il souligné.

Pour sa part, le président régional de la FENAC-CI, Doumbia Soumaïla, initiateur de cette formation, s’est réjoui de l’engouement suscité par cet atelier:« Les acteurs du commerce évoluent souvent sans véritable maîtrise des mécanismes de protection qui existent, ni des instruments mis en place pour réguler le secteur. C’est pourquoi nous avons sollicité cette formation afin que les commerçants puissent mieux s’approprier les règles de la concurrence. Au terme de cet atelier, ils disposeront désormais des connaissances nécessaires sur les voies de recours et comprendront mieux les dispositions qui encadrent le secteur commercial pour lutter efficacement contre la concurrence déloyale », a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs invité les participants à signaler toutes les pratiques irrégulières observées sur le terrain« J’invite les commerçants à dénoncer tous les cas de concurrence déloyale constatés, notamment dans les marchés », a-t-il exhorté.

Représentant le ministre des Transports et maire de Bouaké, Silué Pégabila, 3e adjoint au maire, a salué la tenue de cette formation dans la capitale du Gbêkê:« Bouaké est une ville à forte vocation commerciale. Il est donc indispensable que nos commerçants maîtrisent les règles qui encadrent leurs activités. Cette formation permettra d’assainir les pratiques commerciales et de garantir une concurrence saine. La mairie de Bouaké reste disposée à accompagner de telles initiatives », a-t-il assuré.

Prince Koffi

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