La salle des fêtes de la mairie de Zoukougbeu a connu une forte mobilisation populaire, le vendredi 16 octobre 2026, à l’occasion de la troisième session ordinaire du conseil municipal. Cette rencontre a été marquée par le retour du maire, Deabo Pocka Maurice, après plusieurs mois d’absence pour des raisons de santé, ainsi que par l’adoption du programme triennal 2027-2029, d’un montant global de 2 095 179 000 FCFA.
La cérémonie s’est déroulée sous la présidence de Kouassi Koffi Alphonse, secrétaire général de la préfecture de Zoukougbeu, représentant la préfète du département, Symakan née Coulibaly Adjatou. Plusieurs personnalités administratives et locales y ont pris part, notamment des directeurs et chefs de service, des représentants des forces de défense et de sécurité, des chefs de villages et de cantons, des chefs de communautés, des guides religieux, ainsi que des représentants des jeunes et des organisations féminines.
Sur les 33 conseillers municipaux que compte la commune, 17 ont répondu présents. Le quorum étant atteint, les travaux ont pu se tenir conformément aux dispositions prévues.
Prenant la parole, le premier magistrat de la commune, Deabo Pocka Maurice, a exprimé sa gratitude au corps préfectoral pour sa présence aux côtés de la municipalité. Il a également salué la mobilisation des populations, dont il a apprécié l’accueil chaleureux et fraternel qui lui a été réservé.
Heureux de retrouver ses administrés après plusieurs mois d’absence liés à son état de santé, le maire a tenu à remercier toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont prié pour son rétablissement.
« Je suis guéri. Si je suis comme ça, c’est que je suis guéri. Je rends gloire au Tout-Puissant, pour que ma voix sorte maintenant », a déclaré Deabo Pocka Maurice, exprimant sa reconnaissance à Dieu et sa joie de retrouver les populations de Zoukougbeu.
Au-delà de ces retrouvailles, cette troisième session ordinaire a été marquée par l’examen et l’adoption des différents points inscrits à l’ordre du jour. Les délibérations ont abouti à l’adoption à l’unanimité, par les conseillers municipaux présents, des points soumis à leur appréciation.
L’un des principaux dossiers examinés concernait le projet de programme triennal 2027-2029. Celui-ci a été adopté à l’unanimité pour un montant global de 2 095 179 000 FCFA, couvrant 51 opérations.
Ce programme constitue une étape importante dans la planification des actions et des investissements que la municipalité entend conduire au cours des trois prochaines années. Sa mise en œuvre devra permettre de traduire les priorités de développement communal en opérations concrètes, au bénéfice des populations.
À l’issue des travaux, Deabo Pocka Maurice a prolongé cette rencontre par un repas offert aux populations à sa résidence, dans une atmosphère de convivialité et de fraternité.
Cette troisième session ordinaire du conseil municipal aura ainsi été marquée par les retrouvailles entre le maire et ses administrés, la participation des autorités locales et l’adoption d’un programme triennal de plus de deux milliards de FCFA destiné à accompagner les perspectives de développement de la commune de Zoukougbeu.
La 2e Conférence internationale de la mobilité durable et du climat (CIMDC 2026) s’est achevée ce mercredi 21 octobre à Abidjan, avec l’adoption d’une Déclaration d’Abidjan destinée à transformer les engagements en actions concrètes. Plus de 1 300 participants issus de 40 pays ont pris part aux travaux.
Après trois jours d’échanges, de réflexions et de propositions, la 2e Conférence internationale de la mobilité durable et du climat (CIMDC 2026) a officiellement refermé ses portes ce mercredi 21 octobre 2026, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. La cérémonie de clôture, présidée par le Ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, représenté par son Directeur de cabinet, Dioman Coné, a marqué une étape importante dans la recherche de solutions durables aux défis de la mobilité urbaine en Afrique.
Ouverte quelques jours plus tôt par le Premier Ministre Robert Beugré Mambé, cette rencontre internationale a mobilisé plus de 1 300 participants, dont plus de 800 Ivoiriens et environ 400 délégués venus de 40 pays. Conférence scientifique, forum d’affaires de l’Union européenne, panels et ateliers ont permis aux acteurs publics, aux experts, aux entreprises et aux partenaires techniques et financiers de confronter leurs expériences et de formuler des recommandations.
Au cœur des échanges, quatre enjeux majeurs : l’articulation entre urbanisme et mobilité, la gouvernance et le financement, la lutte contre le changement climatique ainsi que l’innovation sociale et l’inclusion. Pour Romain Kouakou, Directeur général de l’Autorité de la mobilité urbaine dans le Grand Abidjan (AMUGA), ces travaux traduisent la volonté commune de faire de la mobilité durable un levier essentiel du développement des villes.
Il a notamment insisté sur la nécessité d’une planification intégrée, d’une gouvernance associant davantage les collectivités territoriales, de mécanismes de financement adaptés et du renforcement des compétences locales. Le suivi des engagements à travers des indicateurs précis devra également permettre de mesurer les progrès accomplis et de maintenir la mobilisation des décideurs.
L’un des temps forts de la cérémonie a été l’annonce du programme « Femmes MOB », un incubateur destiné à promouvoir l’entrepreneuriat féminin dans le secteur de la mobilité. Présenté par Astrid Dessi Foulon, directrice juridique et des relations publiques du groupe suédois Scania en Afrique de l’Ouest, ce programme d’une durée d’un an reposera sur le mentorat, la découverte des métiers et la formation à la gestion d’entreprise. Sa première cohorte, prévue en 2027, accueillera quatre femmes, dont deux à Abidjan et deux à Dakar. Baptisée « promotion Astou Cissé », elle rendra hommage à la première femme à la tête d’une entreprise de transport du personnel.
Cette initiative entend contribuer à réduire les inégalités d’accès aux métiers de la mobilité. Selon Astrid Dessi Foulon, les femmes font face à des difficultés spécifiques dans leurs déplacements quotidiens, entre responsabilités familiales, coût du transport et insécurité. « La mobilité ne se fera pas sans les femmes », a-t-elle affirmé, appelant à une mobilisation collective en faveur de leur participation au secteur.
La cérémonie a également récompensé les initiatives innovantes à travers l’Appel à initiatives mobilité durable (AIMD), organisé avec l’AMUGA et plusieurs partenaires, dont l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny. Sur 63 candidatures reçues en six mois, six projets ont été distingués après une sélection et des présentations devant un jury. Les lauréats ont reçu des prix compris entre 500 000 et 2 millions de FCFA.
Le grand prix est revenu à Jean-Marc André pour « Bon Chauffeur », une application pédagogique destinée à encourager l’écomobilité. Les initiatives primées couvrent notamment l’électromobilité, les solutions numériques et la modernisation du transport artisanal. L’appel à projets sera reconduit tous les deux ans.
Pour François Durovray, président de la CODATU et ancien ministre français des Transports, les enjeux de mobilité dépassent largement la seule question des infrastructures. « Faire de la mobilité, c’est permettre à nos concitoyens de s’éduquer, de travailler, de se soigner. En un mot, de faire société », a-t-il déclaré. Il a souligné l’importance d’une planification urbaine cohérente et d’une meilleure prise en compte du transport artisanal, tout en appelant les acteurs à passer résolument à l’action.
Le principal acquis de cette deuxième édition reste l’adoption de la Déclaration d’Abidjan, un document de douze pages porté par les trois co-organisateurs : la CODATU, l’AMUGA et Climate Chance. Présenté par Jean-Jacques Helluin, délégué général de la CODATU, ce texte définit une feuille de route pour accompagner la transformation des systèmes de mobilité, particulièrement dans les villes africaines confrontées à une urbanisation rapide et aux effets croissants du changement climatique.
La déclaration repose sur plusieurs principes, notamment l’accès à la mobilité pour tous, une organisation publique efficace, la reconnaissance du rôle du transport artisanal, la sobriété et la justice climatique. Elle préconise le renforcement des autorités organisatrices de la mobilité, le développement de transports collectifs accessibles et de qualité, la promotion de la marche et des autres modes actifs, ainsi que la décarbonation progressive et équitable des déplacements.
Le document met également l’accent sur la résilience des infrastructures face aux catastrophes, la préservation de la biodiversité, la mobilisation des financements, l’innovation, l’emploi et l’inclusion des populations vulnérables. Il appelle enfin à renforcer la coopération entre pays africains et à faire reconnaître la mobilité urbaine comme un secteur prioritaire dans les engagements climatiques nationaux liés à l’Accord de Paris.
Plusieurs intervenants ont salué cette orientation. Fatim Chigate Tuo, représentant les étudiants en transport et urbanisme, a notamment relevé la place accordée aux femmes et aux jeunes. De son côté, Gilles Vermot Desroches, représentant de Schneider Electric, a annoncé que le groupe mettrait ses infrastructures de recharge pour véhicules électriques à la disposition des Ivoiriens à compter du 1er janvier, sans préciser davantage les modalités de ce déploiement. Delali Adedje, de la coopérative togolaise Yokoum, a pour sa part rappelé que la justice climatique devait également intégrer les réalités du monde rural.
Dans la continuité de cette dynamique, la CODATU a signé une convention avec l’Association africaine des autorités organisatrices de la mobilité, dont Romain Kouakou est le premier vice-président. Cette organisation, qui représente déjà près d’une centaine de millions d’habitants, entend contribuer au renforcement des capacités institutionnelles et à une meilleure coordination des politiques de mobilité sur le continent.
Le président de Climate Chance, le sénateur français Ronan Dantec, a présenté les principales orientations de la feuille de route : diffuser largement la Déclaration d’Abidjan, mutualiser les initiatives, porter les recommandations dans les grandes rencontres internationales et renforcer les capacités des autorités de mobilité. Il a rappelé que le sommet Climate Chance organisé à Abidjan en 2018 avait contribué au lancement de la première étude sur la mobilité dans le Grand Abidjan, prélude aux évolutions engagées depuis.
Dans son discours de clôture, le Ministre Amadou Koné, par la voix de son Directeur de cabinet, a retenu trois priorités : mieux articuler la mobilité et l’aménagement urbain, accélérer le développement de transports collectifs intégrés et accessibles, puis mobiliser les financements climatiques et concessionnels tout en préservant la soutenabilité des finances publiques.
Ces orientations font écho aux projets structurants engagés en Côte d’Ivoire, notamment le métro d’Abidjan, le Bus Rapid Transit (BRT) et le transport lagunaire. Les recommandations issues de la conférence seront consolidées et soumises au gouvernement en vue de leur prise en compte dans les politiques publiques.
« La mobilité durable n’est pas seulement un défi environnemental. Elle est un levier de croissance, de compétitivité et de progrès social », a souligné Dioman Coné, au nom du Ministre.
Après le dîner offert aux participants, des visites des chantiers du métro et du BRT ainsi que de sites touristiques sont prévues ce jeudi 22 octobre. La troisième édition de la CIMDC est désormais en perspective, même si son pays ou sa ville d’accueil reste à déterminer.
À Abidjan, le rendez-vous s’achève donc sur une feuille de route commune. Reste désormais à traduire les recommandations en décisions, puis les décisions en réalisations concrètes, au bénéfice des populations.
Trois semaines après la présentation officielle des engins acquis par la mairie, le reprofilage des routes de Facobly est temporairement freiné par la persistance des pluies. Le personnel est recruté et formé, le calendrier des interventions est établi et les premiers kilomètres ont déjà été traités. Le maire, Gnamké Moïse, promet une reprise des travaux dès l’amélioration des conditions météorologiques.
À Facobly, dans la région du Guémon, les engins de travaux publics acquis par le Conseil municipal sont prêts à reprendre du service. Présentés officiellement le mardi 29 septembre 2026, la niveleuse, le camion-benne et la chargeuse ont commencé à être mis à contribution dès le lendemain de la cérémonie. Mais la persistance des pluies, inhabituelle pour cette période de l’année, retarde le déploiement du programme de reprofilage des routes dans la commune.
Pour répondre aux interrogations des populations, le maire Gnamké Moïse apporte des précisions sur les dispositions prises et les raisons de cette suspension temporaire.
Conformément aux dispositions du contrat de service après-vente conclu avec le fournisseur, un expert a été dépêché à Facobly pour assurer la sélection et la formation du personnel chargé de la conduite et de l’entretien des engins.
Sur une dizaine de candidats ayant fait acte de candidature, cinq ont été retenus pour une formation pratique d’environ dix jours. Cette phase a notamment permis de tester leurs compétences sur le terrain. À cette occasion, la voie reliant la mairie au petit pont, en direction de la morgue, a été reprofilée.
À l’issue de cette évaluation, quatre professionnels ont été définitivement retenus : un conducteur de niveleuse, un conducteur de camion-benne, un conducteur de chargeuse et un responsable de la maintenance. Ce dernier a également bénéficié de rappels techniques sur les procédures d’entretien, indispensables à la préservation du matériel communal.
La mairie prévoit, par ailleurs, de former progressivement des jeunes de la commune afin de renforcer les compétences locales dans la conduite de ces équipements.
Le calendrier des travaux était établi, avec un démarrage initialement prévu le 14 octobre 2026. Les engins sont effectivement sortis à cette date, mais les conditions météorologiques n’ont pas permis de poursuivre les opérations dans des conditions optimales.
Le programme prévoit de commencer par le chef-lieu de commune avant de s’étendre progressivement aux différents axes routiers et à l’ensemble des villages de Facobly. L’objectif affiché est d’achever cette campagne de reprofilage d’ici février 2027, avant le retour des grandes pluies.
Dans ce dispositif, la niveleuse occupe une place centrale en raison de son adaptation aux pistes villageoises. La chargeuse interviendra ponctuellement en renfort, selon les besoins constatés sur le terrain.
Si les équipements sont disponibles et les opérateurs prêts, la météo constitue actuellement le principal frein à l’exécution du programme. Le maire Gnamké Moïse relève que les pluies se poursuivent au-delà de la période habituelle.
« D’habitude, à partir du 15 octobre, ce ne sont plus que de petites pluies. Cette année, ce n’est pas le cas », constate-t-il.
Pour l’édile, maintenir les engins sur des pistes détrempées entraînerait une hausse importante de la consommation de carburant, sans résultat proportionnel. Alors qu’une équipe peut normalement traiter trois à quatre kilomètres de route par jour, le rendement pourrait tomber à environ un kilomètre dans ces conditions.
« Lancer les machines sous la pluie, c’est gaspiller l’argent du contribuable », estime le maire, qui privilégie ainsi une gestion rationnelle des ressources communales.
La reprise des travaux est envisagée dès l’accalmie, avec l’espoir d’un retour à des conditions favorables avant la fin du mois d’octobre.
Gnamké Moïse assure que l’arrêt temporaire des opérations ne signifie nullement l’abandon du programme. Le personnel recruté continue d’être rémunéré, même lorsque les engins ne sont pas en activité. À terme, la mise en location de ces équipements figure également parmi les perspectives envisagées par la mairie pour générer des ressources supplémentaires.
« Des engins garés ne profitent à personne, et certainement pas à la mairie », souligne-t-il.
À Facobly, l’enjeu est désormais de profiter de la première accalmie durable pour engager pleinement les travaux et améliorer progressivement l’état des routes reliant le chef-lieu aux villages. Malgré ce contretemps météorologique, la municipalité maintient son objectif : faire des engins acquis un véritable outil de développement local au bénéfice des populations.
La campagne de sensibilisation sur la Taxe de Développement Touristique (TDT) s’est tenue le lundi 19 octobre 2026 à l’hôtel Ayoka de Sassandra, sous la présidence du préfet de la région du Gbôklè, préfet du département de Sassandra, Kouassi Bruno Yao. Cette initiative vise à renforcer la compréhension des nouvelles dispositions fiscales applicables au secteur hôtelier et à favoriser le financement du développement touristique en Côte d’Ivoire.
Les propriétaires d’établissements hôteliers et d’espaces ludiques de la région du Gbôklè ont été instruits sur les modalités de collecte, de sécurisation et de reversement de la Taxe de Développement Touristique (TDT), à l’occasion d’une campagne de sensibilisation organisée par le ministère du Tourisme et des Loisirs, en collaboration avec la Direction générale des Impôts et la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement du tourisme, dénommée « Sublime Côte d’Ivoire », qui ambitionne de renforcer l’attractivité de la destination ivoirienne et de consolider les investissements dans le secteur touristique.
Les échanges ont été animés par Django Mathias, représentant du directeur général du Tourisme, Koffi Benson, représentant de la Direction générale des Impôts, et Doubahi Jeannot, représentant de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique. Les intervenants ont présenté les nouvelles dispositions de l’annexe fiscale 2026 relatives à la TDT, en insistant sur les obligations des opérateurs concernés ainsi que sur les mécanismes de collecte et de reversement de cette taxe.
Ils ont également expliqué que les ressources issues de la TDT contribuent à alimenter le Fonds de développement touristique (FDT). Ce mécanisme de financement vise notamment à soutenir les acteurs du secteur et à favoriser la réalisation d’infrastructures touristiques, avec pour ambition de faire de la Côte d’Ivoire une destination de référence en Afrique.
Présidant la rencontre, le préfet de la région du Gbôklè, préfet du département de Sassandra, Kouassi Bruno Yao, a salué l’initiative et invité les acteurs locaux à s’impliquer activement dans sa réussite. Il les a exhortés à faire preuve de civisme fiscal en s’acquittant régulièrement des taxes et contributions liées à leurs activités, afin de contribuer à la mobilisation des ressources nécessaires au développement du tourisme.
La rencontre a enregistré la participation des élus locaux, de la directrice régionale du Tourisme des régions de San Pedro et du Gbôklè, ainsi que des propriétaires d’établissements hôteliers et d’espaces ludiques de la région.
À travers cette campagne, les autorités entendent renforcer l’adhésion des professionnels aux mécanismes de financement du tourisme et promouvoir une gestion plus efficace des ressources destinées au développement du secteur en Côte d’Ivoire.