L’économiste de renommé international, Tidjane Thiam est le nouveau president du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire(Pdci-Rda) à la suite du dernier congrès electif tenu le vendredi dernier à Yamoussoukro. Tidjane Thiam succède à Henri Konan Bedié decedé le 1er août 2023 et devient ainsi le 3e president du plus vieux parti politique de Côte d’Ivoire. De sa nouvelle position et sauf cataclysme, il sera le prochain candidat de son parti pour la reconquête du pourvoir d’Etat lors des echéances presidentielles de 2025.
Depuis son election , le camp adverse en lieu place d’un debat sur les nombreux enjeux à venir a choisi contre toute attente de ressuciter le débat sur le concept de l’ivoirité, un concept politiquement mal exploité par les opposants d’alors et qui a plongé notre pays dans plusieurs decennies de crises.
Né d’une mère ivoirienne et descendant illustre du père fondateur de notre nation, Félix Houphouët Boigny, Tidjane Thiam incarne l’esprit ivoirien dans toute sa splendeur. Pourtant, des voix obscures tentent de le dénigrer en le qualifiant d’étranger, malgré sa lignée ivoirienne incontestable.
Tidjane Thiam est né le 29 juillet 1962 à Abidjan en Côte d’Ivoire, fils de Amadou Thiam et de Marietou Sow, fille de Amoin, la cousine de feu Houphouët-Boigny, père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne. Tidjane Thiam a fait toute son enfance, ses années collège et lycée en Côte d’Ivoire. Ancien elève du lycée Classique d’Abidjan, Il est le premier ivoirien à intégrer la prestigieuse école Polytechnique de Paris d’où il sort major de sa promotion.
La question relative à la nationalité du nouveau president du Pdci et à son eligibilité au poste de president de la republique ne sauraient objectivement susciter aucun débat. Pour ceux qui cherchent à s’attaquer à Tidjane Thiam et qui pullulent sur les réseaux sociaux des faux debats sur le concept de l’ivoirité en s’appuyant sur la constitution perdent leur temps.
S’attaquer au président du Pdci en prenant pour prétexte son patronyme est une façon très simpliste de créer le doute et la confusion dans l’esprit de nos concitoyens qui n’attendent de nos politiques l’amélioration de leurs conditions de vie.
Si on devait s’inscrire dans un tel débat, les personnalités métissées aux patronymes non tirés des terroirs ivoiriens sont légion dans notre pays. La Côte d’Ivoire a besoin aujourd’hui de l’intelligence de tous ses enfants pour son développement. La question qui doit suscité le débat aujourd’hui est de savoir , si Tidjane Thiam une fois au pouvoir pourra mieux améliorer les conditions de vie des ivoirien? Le coût du carburant , la chereté de la vie, l’électricité qui va augmenter à partir du 1er janvier 2024. Quelles solutions propose Thiam? Voici ce qui devrait faire l’objet de débats.
Les gens mal inspirés et qui ne gagnent leurs inspiration en période de crise préfèrent s’attarder plus à la mère ou le père de Tidjane Thiam. Nanan Amani Sylvain, petit fils de Allani Koffi, par ailleurs chef de terre de Kami s’interroge sur la question du métissage en Côte d’Ivoire. « La Côte d’Ivoire a- t-elle à se dédire le métissage? Les noms Thiam et Billon ne sont pas spécifiquement ivoiriens d’origine. De plus, la mère de Jean Louis Billon est malienne d’origine. Personne ne dit à Monsieur Billon qu’il n’est pas ivoirien. Quand la mère de Patrick Achi est européenne, on l’accepte comme ivoirien. La mère d’Alain Dowahi est Gabonnaise, il est accepté comme ivoirien. Et quand Tidjane Thiam a sa mère ivoirienne avec toute sa famille vivant depuis plus de neuf générations à N’Gokro, Yamoussoukro Côte d’Ivoire, on veut mettre en doute sa nationalité » a révélé le chef de terre.
Selon l’histoire de la famille Houphouët-Boigny contée par un sachant de Yamoussoukro » La présence de la famille maternelle de Tidjane à Yamoussoukro c’est neuf générations. De Boigny N’dri et son épouse Kokoblé, les ancètres des Boigny et dont Tidjane Thiam est le descendant, qui ont créé N’gôkro, premier nom de Yamoussoukro, à Tidjane Thiam, il y a neuf générations » a fait savoir notre source.
Traitée d’étrangère (sénégalaise) par un internaut voici ce qu’a répondu Yamousso THIAM, la grande soeur de Tidjane THIAM.
« A quelqu’un qui m’a dit, ce matin, via Messenger: « toi tu es une vraie sénégalaise»… voilà ce que j’ai répondu après qu’il m’ait présenté́ ses excuses: « J’accepte vos excuses. Mais c’est par ces petits mots « sans arrière-pensées » qu’on sème la haine et la division dans les coeurs. Nous en avons suffisamment souffert. Moi la première. En 1997 ici, dans le pays où je suis née, je ne pouvais pas avoir de carte d’identité alors que mon frère était ministre… Je suis née ici, je ne connais pas d’autre pays. Ma mère, ma grand mère, mon arrière grand mère et sa mère sont toutes enterrées dans notre caveau à Yamoussokro. Mon pere qui est appelé « sénégalais » n’a jamais eu la nationalité sénégalaise. Il était français et quand la CI est devenue indépendante en 60, marié à ma mère, il est devenu ivoirien. Il a servi ce pays jusqu’à ses 86 ans, avec son sang et sa sueur. Il préférait le foutou au tchep. Nous sommes tous fiers d’être ivoiriens. Nous portons la Côte d’Ivoire dans nos coeurs et nous donnerions nos vies pour ce pays. Est-ce que vous traitez Billon de malien, sa mère est malienne, Thierry Tanoh de français, sa mère est française ? Comme ils sont « de peau claire », on ne leur reproche jamais leurs origines. Ca s’appelle le complexe du blanc Monsieur.
Yamousso Thiam, sœur aînée de Tidjane Thiam
Il faut arrêter de dénigrer vos frères africains, mon père aurait été́ blanc vous n’auriez jamais dit: « tu es une vraie française » reflechissez a tout ça… J’espere que vous retiendrez la leçon. » A-t-elle écrit
Il est temps de faire face à la discrimination et à la division qui menacent notre nation bien-aimée, la Côte d’Ivoire. Les récentes attaques contre Tidjane Thiam, un fils légitime de notre patrie, sont non seulement injustes, mais aussi dangereuses pour notre tissu social.
En cette période cruciale précédant les élections présidentielles de 2025, il est impératif que de rejeter toute forme de xénophobie et de s’unissir derrière l’idéal de paix et d’harmonie. Tidjane Thiam, en tant que leader émergent du PDCI-RDA, mérite d’être évalué sur sa vision, son intégrité et ses compétences, et non sur des critères fallacieux de nationalité.
Gonebo Aboni Noël, un cadre du pdci dans la région du Guémon soutien ceci. » L’heure est à la préservation de notre héritage de tolérance et d’unité, et exhortons tous les Ivoiriens à rejeter les discours incendiaires et divisifs. Ensemble, défendons l’esprit d’ouverture et de respect qui a toujours caractérisé notre belle nation. Ensemble, rappelons-nous que la vraie force de la Côte d’Ivoire réside dans sa diversité, et que c’est dans l’unité que nous trouverons la voie vers un avenir prospère et pacifique pour tous » a-t-il recommandé.
Quant à Monsieur Koffi Mathias, expert comptable à Yamoussoukro, il affirme que « Tidjane Thiam est bel et bien éligible s’il renonce à sa nationalité français contre le gré des gens de peu de connaissance du code electoral et de la constitution en vigueur en Côte d’Ivoire qui font une campagne d’intoxication sur l’éligibilité de le Champion, TidjaneThiam, liée à une confusion sur le texte de la Constitution ».
Pour rappel, la constituction de 2016 et amendée par l’Ordonnance du Code Électoral de 2020 et le Congres en Août 2023 est bien claire pour ceux veulent comprendre.
La présence distinguée d’une très forte délégation du RHDP conduite par le ministre-gouverneur Cissé Bacongo à la Maison du parti le jeudi dernier, pour participer aux 80 ans de cette formation de droite, semble marquer tout nettement le début d’un rapprochement stratégique entre ces deux formations ivoiriennes de droite pourtant diamétralement opposées lors de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, au sujet du 3e mandat du Président ADO. Un rapprochement qui pourrait affaiblir l’opposition politique.
La présence du RHDP, marque d’une main tendue vers le PDCI-RDA
Nous y sommes enfin. Après la pluie politique avec ses corollaires de conteststions, d’arrestations, d’intimidations, de morts, de procès, de kiyes, de dénonciations et de tapages médiatiques entre ces deux formations opposées hier, le beau temps semble prendre ses droits.
Car le jeudi dernier, sous les dehors d’une simple présence pour représenter le Président ADO semble se cacher la ferme volonté du RHDP d’ouvrir le bal des manoeuvres souterraines devant aboutir à des dialogues de type B to B avec le PDCI-RDA, pour décrisper l’atmosphère dans l’arène politique.
Vers le retour de THIAM et la libération de tous les prisonniers politiques
À la Rue le Pic tout comme à la Maison du Parti, les plus optimistes s’exultent déjà, avec la ferme conviction que toutes les lignes bougeront très vite bientôt. Les jours à venir pourraient être mis à profit par les cadres des deux formations engagés dans les négociations futures, pour souffrir de réminiscence et se conter mutuellement les réalités du Golf Hôtel dans la commune de Cocody, de fin octobre 2010 au 11 avril 2011.
Quoi de plus normal pour chaque acteur politique de regarder son prochain en face, droit dans les yeux, avec une âme très pacifique, pour poser et traiter par la suite toutes les questions qui fâchent entre TiThi et son aîné ADO, notamment la situation des prisonniers politiques et la levée de l’épée stratégique et invisible de Damoclès juridique qui contraint THIAM en exil comme Soro.
Vers le retour du PDCI-RDA au Gouvernement ?
Ce rapprochement qui est vu par les politologues comme « un espoir pour le régime RHDP de corroborer le climat de paix et de cohésion sociale, gage de stabilité puis de confiance des partenaires au développement », pourrait à terme, se matérialiser par un remaniement ministériel.
Car à dire juste, difficile a été pour ADO et le RDR d’accéder au pouvoir sans les appuis du PDCI-RDA, l’une des formations politiques les mieux implantées sous l’ère Gbagbo, après le FPI.
Vers une fragilisation de l’opposition politique ?
Cette future alliance pourrait porter un coup très dur à l’opposition politique ivoirienne dont plusieurs leaders se sont aggripés au PDCI-RDA depuis le retour de THIAM, pour exister ou tenter de redynamiser leurs bases. Mais, le PPA-CI de Laurent Gbagbo, tout comme le FPI d’AFFI N’guessan resteront-il de marbre devant de telles manoeuvres susceptibles de dérouler le Tapis Rouge à l’horizon, au frangin de l’Autre ?
Il y a un temps pour toute chose :
Un temps pour la guerre,
Un temps pour la paix.
Mais le PDCI-RDA étant fondamentalement bâti sur l’idéologie de la droite tout comme le RHDP, THIAM et le PDCI-RDA pourraient saisir cette main tendue d’ADO et le RHDP, pour développer ensemble la Côte d’Ivoire dans un climat de stabilité et de paix. Car après près d’une décennie de crises diverses, les Ivoiriens auront-ils aussi enfin le mérite de vivre des moments de tranquilité pour mieux panser leurs plaies que chaque crise politique rend béante davantage.
Ce douzième (12e) numéro de votre rubrique satirique « billet retour » est entièrement consacré à la quintescence du message délivré par l’honorable Yasmina Ouégnin lors des 80 ans du PDCI-RDA, en Côte d’Ivoire.
En effet, dans son allocution, l’honorable Yasmina Ouégnin est excédée par la quête du matériel, des postes et du moi très vains au sein de son parti. D’où sa prise de parole pour prêcher un message qui a sonné chez chaque cadre et militant du PDCI-RDA comme un appel à un engagement militant très sincère, dans la perspective de repositionner le parti fondé par feu Félix Houphouët-Boigny en pôle position, dans la reconquête du pouvoir d’État en Côte d’Ivoire, en arrachant le pouvoir palier par palier.
Car bien que tout ce qui arrive au PDCI-RDA provienne d’une part du coup d’État de 1999, d’autre part, les agissements des uns et des autres n’ont de cessent que de creuser aussi l’abcès, davantage.
Ainsi, pour éviter qu’un autre coup dur ne puisse emporter définitivement le parti de THIAM dans le gouffre, l’heure est donc à un éveil de conscience collectif. Ce, à travers :
Une gouvernance limpide dénuée de toutes clanisations civile, consanguine, opportuniste et ethnique,
La resurrection de l’arbre à palabres,
La prise de distance raisonnable vis-à-vis des Tôghôgninis,
La création des conditionnalités idoines pour une synergie d’actions inclusives et participatives,
Le meurtre en chaque militant et cadre, de l’égo et de la belliquescence,
Le militantisme empreint de grande foi militante.
Car passées les euphories des festivités avec en prime des prises de vue devant l’éléphant pour paraître très élégant, la bataille qui convient désormais est de ressembler à ce symbole du parti dont les forces humainement reconnues sont entre autres :
Une mémoire très fertile,
La défense de la meute,
L’amour pour l’autre,
La patience,
La puissance,
La résilience,
La gratitude,
La fidélité,
L’humilité, en fédérant toutes les compétences autour de lui.
Car c’est nul doute à ce prix que le rêve du renouveau PDCI-RDA très conquérant pourrait être vivant, réel, réaliste et réalisable.
Ce septième numéro de votre rubrique satirique » Billet retour » est consacré au développement de la circonscription de Danané, dans la région du Tonkpi. Une volonté inspirante très affichée par l’honorable Guillaume Gbato et qui suscite d’ailleurs des interrogations, vu que Toulepleu, la ville natale de sa marraine peine à s’inscrire dans le concert des villes désenclavées dans le Cavally, localité du District autonome des Montagnes… Quel paradoxe?
Le paradoxe est là, très palpable : abandonner sa ville natale pour développer et/ou envisager développer une autre ville qui, déjà, présente pourtant un visage très reluisant, avec des associations de jeunes et de femmes régulièrement puis des infrastructures diverses financées par le jeune maire Khalifa, qui a pu effacer toutes les traces de Cissé et du Dr Ouat.
Les maux qui plombent la ville natale de la troisième haute figure politique de la Côte d’Ivoire sous ADO « goudron », dans son élan de développement sont entre autres :
Son exemption des financements du Conseil régional du Cavally dirigé par sa PROPRE FILLE ANNE LAMIZANA OULOTO,
Le manque de bâtiment administratif pour le Préfet du Département de Toulepleu, contraint de travailler dans un conteneur,
La maigre moisson pour Toulepleu lors du développement des infrastructures routières, contrairement à Guiglo, Man et Bangolo : seulement un kilomètre de bitume. Une déclaration qui a provoqué une onde de choc généralisée tant chez les élus que chez les populations…
Si la charité a été inhumée dans le Cavally, pourra-t-elle être ressuscitée à Danané?