En cette période de préparation frénétique pour la 34ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en Côte d’Ivoire, le pays se transforme petit à petit en un véritable paradis du football.
Les infrastructures brillent de mille feux, la sécurité est renforcée et la propreté retrouve sa place dans les rues. Cependant, au milieu de cette effervescence, un invité surprise semble avoir échappé à l’attention des autorités : les enfants talibés et les chiens errants, qui se sont donné pour mission de semer la pagaille à Bouaké, la deuxième grande ville du pays.
Enfants Talibés et chiens errants, des invités surprise
Alors que les projecteurs sont braqués sur les stades en construction et les opérations de nettoyage, les enfants talibés se faufilent habilement à travers les rues, mendiant et parfois même se livrant à des activités dangereuses. Leur présence, aussi triste soit-elle, représente un danger pour eux-mêmes et pour la réputation du pays, qui s’apprête à accueillir des milliers de visiteurs venus de tout le continent.
Quant aux chiens errants, ils semblent avoir déclaré la guerre aux espaces publics, transformant les parcs en leur propre terrain de chasse et les rues en piste de course improvisée. Leur nombre croissant suscite des inquiétudes légitimes quant à la sécurité des habitants et des visiteurs, sans oublier les risques de maladies et de morsures qu’ils peuvent entraîner.
Mais ne nous méprenons pas, il ne s’agit pas ici de blâmer ces enfants ou ces animaux pour leur présence. Eux aussi sont des victimes, piégés par des circonstances qui les dépassent. Cependant, il est impératif que les autorités prennent des mesures pour résoudre ce problème. La CAN 2023 est l’occasion pour la Côte d’Ivoire de briller aux yeux du monde, et ces invités surprise risquent de ternir cette image.
Prenons un moment pour appeler à l’action, mais soulignons l’absurdité de la situation. Peut-être que les enfants talibés ont simplement décidé de former leur propre équipe de football, avec pour objectif de dribbler la misère et de marquer des buts d’espoir. Quant aux chiens errants, ils pourraient bien revendiquer le titre de « Supporters Officiels de la CAN », avec leurs aboiements stridents pour encourager les équipes.
*Appels à l’action
Blagues mises à part, il faut que les autorités mettent en place des solutions durables pour résoudre ces problèmes. Des programmes sociaux pour aider les enfants talibés à sortir de la rue, des campagnes de stérilisation et d’adoption pour contrôler la population des chiens errants, ainsi que des initiatives de sensibilisation pour encourager la responsabilité des propriétaires d’animaux, sont autant de mesures qui pourraient contribuer à résoudre ces problèmes de manière humaine et efficace.
Au-delà de l’aspect humoristique, il faut rappeler que la présence des enfants talibés et des chiens errants dans les rues de Bouaké représente un réel danger, tant pour visiteurs et les populations résidentes que pour l’image de la Côte d’Ivoire à l’approche de la CAN 2023. Il est impératif que les autorités prennent des mesures concrètes pour résoudre ces problèmes, afin de garantir un environnement sûr et accueillant pour tous, et de montrer au monde entier que la Côte d’Ivoire est prête à accueillir cet événement majeur.
La CAN 2023 représente une opportunité exceptionnelle pour la Côte d’Ivoire de démontrer son hospitalité, son dynamisme et son sens de l’organisation. Cependant, ces efforts pour offrir un accueil digne de ce nom ne sauraient être complets sans une prise en charge effective des défis sociaux tels que la situation des enfants talibés et des chiens errants. En agissant avec détermination et compassion, les autorités ivoiriennes pourront non seulement résoudre ces problèmes, mais aussi renforcer l’image du pays en tant qu’hôte accueillant et responsable.
Il est temps pour la Côte d’Ivoire de marquer un but mémorable en prenant des mesures décisives pour régler ces défis sociaux, afin que la CAN 2023 soit une fête pour tous, sans laisser qui que ce soit sur le banc de touche. Alors, chère Côte d’Ivoire, faites-nous rêver sur et en dehors des terrains de football !
La présence distinguée d’une très forte délégation du RHDP conduite par le ministre-gouverneur Cissé Bacongo à la Maison du parti le jeudi dernier, pour participer aux 80 ans de cette formation de droite, semble marquer tout nettement le début d’un rapprochement stratégique entre ces deux formations ivoiriennes de droite pourtant diamétralement opposées lors de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, au sujet du 3e mandat du Président ADO. Un rapprochement qui pourrait affaiblir l’opposition politique.
La présence du RHDP, marque d’une main tendue vers le PDCI-RDA
Nous y sommes enfin. Après la pluie politique avec ses corollaires de conteststions, d’arrestations, d’intimidations, de morts, de procès, de kiyes, de dénonciations et de tapages médiatiques entre ces deux formations opposées hier, le beau temps semble prendre ses droits.
Car le jeudi dernier, sous les dehors d’une simple présence pour représenter le Président ADO semble se cacher la ferme volonté du RHDP d’ouvrir le bal des manoeuvres souterraines devant aboutir à des dialogues de type B to B avec le PDCI-RDA, pour décrisper l’atmosphère dans l’arène politique.
Vers le retour de THIAM et la libération de tous les prisonniers politiques
À la Rue le Pic tout comme à la Maison du Parti, les plus optimistes s’exultent déjà, avec la ferme conviction que toutes les lignes bougeront très vite bientôt. Les jours à venir pourraient être mis à profit par les cadres des deux formations engagés dans les négociations futures, pour souffrir de réminiscence et se conter mutuellement les réalités du Golf Hôtel dans la commune de Cocody, de fin octobre 2010 au 11 avril 2011.
Quoi de plus normal pour chaque acteur politique de regarder son prochain en face, droit dans les yeux, avec une âme très pacifique, pour poser et traiter par la suite toutes les questions qui fâchent entre TiThi et son aîné ADO, notamment la situation des prisonniers politiques et la levée de l’épée stratégique et invisible de Damoclès juridique qui contraint THIAM en exil comme Soro.
Vers le retour du PDCI-RDA au Gouvernement ?
Ce rapprochement qui est vu par les politologues comme « un espoir pour le régime RHDP de corroborer le climat de paix et de cohésion sociale, gage de stabilité puis de confiance des partenaires au développement », pourrait à terme, se matérialiser par un remaniement ministériel.
Car à dire juste, difficile a été pour ADO et le RDR d’accéder au pouvoir sans les appuis du PDCI-RDA, l’une des formations politiques les mieux implantées sous l’ère Gbagbo, après le FPI.
Vers une fragilisation de l’opposition politique ?
Cette future alliance pourrait porter un coup très dur à l’opposition politique ivoirienne dont plusieurs leaders se sont aggripés au PDCI-RDA depuis le retour de THIAM, pour exister ou tenter de redynamiser leurs bases. Mais, le PPA-CI de Laurent Gbagbo, tout comme le FPI d’AFFI N’guessan resteront-il de marbre devant de telles manoeuvres susceptibles de dérouler le Tapis Rouge à l’horizon, au frangin de l’Autre ?
Il y a un temps pour toute chose :
Un temps pour la guerre,
Un temps pour la paix.
Mais le PDCI-RDA étant fondamentalement bâti sur l’idéologie de la droite tout comme le RHDP, THIAM et le PDCI-RDA pourraient saisir cette main tendue d’ADO et le RHDP, pour développer ensemble la Côte d’Ivoire dans un climat de stabilité et de paix. Car après près d’une décennie de crises diverses, les Ivoiriens auront-ils aussi enfin le mérite de vivre des moments de tranquilité pour mieux panser leurs plaies que chaque crise politique rend béante davantage.
Ce douzième (12e) numéro de votre rubrique satirique « billet retour » est entièrement consacré à la quintescence du message délivré par l’honorable Yasmina Ouégnin lors des 80 ans du PDCI-RDA, en Côte d’Ivoire.
En effet, dans son allocution, l’honorable Yasmina Ouégnin est excédée par la quête du matériel, des postes et du moi très vains au sein de son parti. D’où sa prise de parole pour prêcher un message qui a sonné chez chaque cadre et militant du PDCI-RDA comme un appel à un engagement militant très sincère, dans la perspective de repositionner le parti fondé par feu Félix Houphouët-Boigny en pôle position, dans la reconquête du pouvoir d’État en Côte d’Ivoire, en arrachant le pouvoir palier par palier.
Car bien que tout ce qui arrive au PDCI-RDA provienne d’une part du coup d’État de 1999, d’autre part, les agissements des uns et des autres n’ont de cessent que de creuser aussi l’abcès, davantage.
Ainsi, pour éviter qu’un autre coup dur ne puisse emporter définitivement le parti de THIAM dans le gouffre, l’heure est donc à un éveil de conscience collectif. Ce, à travers :
Une gouvernance limpide dénuée de toutes clanisations civile, consanguine, opportuniste et ethnique,
La resurrection de l’arbre à palabres,
La prise de distance raisonnable vis-à-vis des Tôghôgninis,
La création des conditionnalités idoines pour une synergie d’actions inclusives et participatives,
Le meurtre en chaque militant et cadre, de l’égo et de la belliquescence,
Le militantisme empreint de grande foi militante.
Car passées les euphories des festivités avec en prime des prises de vue devant l’éléphant pour paraître très élégant, la bataille qui convient désormais est de ressembler à ce symbole du parti dont les forces humainement reconnues sont entre autres :
Une mémoire très fertile,
La défense de la meute,
L’amour pour l’autre,
La patience,
La puissance,
La résilience,
La gratitude,
La fidélité,
L’humilité, en fédérant toutes les compétences autour de lui.
Car c’est nul doute à ce prix que le rêve du renouveau PDCI-RDA très conquérant pourrait être vivant, réel, réaliste et réalisable.
Ce septième numéro de votre rubrique satirique » Billet retour » est consacré au développement de la circonscription de Danané, dans la région du Tonkpi. Une volonté inspirante très affichée par l’honorable Guillaume Gbato et qui suscite d’ailleurs des interrogations, vu que Toulepleu, la ville natale de sa marraine peine à s’inscrire dans le concert des villes désenclavées dans le Cavally, localité du District autonome des Montagnes… Quel paradoxe?
Le paradoxe est là, très palpable : abandonner sa ville natale pour développer et/ou envisager développer une autre ville qui, déjà, présente pourtant un visage très reluisant, avec des associations de jeunes et de femmes régulièrement puis des infrastructures diverses financées par le jeune maire Khalifa, qui a pu effacer toutes les traces de Cissé et du Dr Ouat.
Les maux qui plombent la ville natale de la troisième haute figure politique de la Côte d’Ivoire sous ADO « goudron », dans son élan de développement sont entre autres :
Son exemption des financements du Conseil régional du Cavally dirigé par sa PROPRE FILLE ANNE LAMIZANA OULOTO,
Le manque de bâtiment administratif pour le Préfet du Département de Toulepleu, contraint de travailler dans un conteneur,
La maigre moisson pour Toulepleu lors du développement des infrastructures routières, contrairement à Guiglo, Man et Bangolo : seulement un kilomètre de bitume. Une déclaration qui a provoqué une onde de choc généralisée tant chez les élus que chez les populations…
Si la charité a été inhumée dans le Cavally, pourra-t-elle être ressuscitée à Danané?