Politique
Seydou Koulibaly, ancien vice-président du FPI « le retour dans les bras de Gbagbo est une ligne rouge »
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2 ans agoon
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journaliste
Vous avez récemment démissionné de la direction du Fpi, qu’est-ce qui a motivé cette décision ?
Avant d’entrer dans le vif des échanges, permettez-moi, pour la gouverne de vos lecteurs et celle de l’opinion, de me présenter, étant entendu que tout propos reste l’émanation d’une posture d’une identité.
Disons que depuis 1990 j’ai gravi les différents paliers du Front Populaire Ivoirien, du secrétaire général de section à la Vice-présidence chargée du Protocole et de l’Organisation des Manifestations, de la Politique de Réconciliation Nationale du parti, de la lutte contre les Discriminations, Conseiller politique du Président Affi N’guessan Pascal, en passant par le secrétariat général de fédération, le secrétariat national, chef de cabinet et directeur de cabinet du Président du parti. Je pense donc qu’il est objectivement difficile pour les uns et les autres de me faire un procès de fidélité et de compétence au niveau du FPI.
Tous ceux qui ont pris connaissance de mon courrier de démission, ont dû noté que la première phrase parle de » raisons de convenance personnelle » et d’harmonie avec ma conscience « . Vous conviendrez avec moi que l’expression « convenance personnelle » est un fourre-tout et comme telle, elle évite les vagues et les interminables explications. Il faut donc s’arrêter sur le bout de phrase relatif à « harmonie avec ma conscience ». Ma conception de l’engagement politique est qu’il doit impérativement reposer sur des valeurs et des lignes rouges.
Retenons pour l’essentiel que deux raisons majeures que je considère comme des lignes rouges franchies expliquent cette prise de décision.
Premièrement, la rupture unilatérale du partenariat par le Président Affi. En effet cette rupture s’est faite contre la volonté de la majorité des cadres du parti qui ont suggéré que s’il doit avoir dénonciation du partenariat celle-ci intervienne après la rencontre bilan demandée par le partenaire RHDP. Le Président Affi s’est opposé sans justification convaincante à cette démarche scientifique, en opérant un passage en force. Je rappelle que l’un des objectifs de ce partenariat demandé par le Fpi était de nous sortir de l’isolement après la victoire sur M. Laurent Gbagbo et la fin de non-recevoir du PDCI. Alors la question que je pose au Président Affi est la suivante : Le FPI n’a-t-il plus peur de l’isolement ? A contrario, qui est le futur partenaire du FPI à l’occasion des prochaines joutes électorales ? Manifestement, la démarche manque de cohérence, de consistance et ma conscience s’y refuse. Quelques soient les explications avancées par les anti partenariat, ma conscience me recommande de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Deuxièmement, loin de puériles récriminations, le passif entre les Gors et les militants du Fpi est l’expression d’un combat des valeurs d’humanisme, de démocratie et de justice contre la négation de ces mêmes valeurs et principes.
Du coup, pour moi et de nombreux cadres et militants du FPI, le retour dans les bras de M. Laurent Gbagbo se présente là également comme une ligne rouge.
Ce que vos lecteurs doivent savoir sur cet appel, c’est qu’en aucun moment le sujet n’a été mis sur la table des instances du parti, pour s’entendre dire de façon surprenante et cavalière lors d’une conférence de presse du PPA-CI, que le FPI et son Président ont été consultés et qu’ils ont donné leur accord de principe.
Alors, la question que j’adresse au Président Affi est la suivante : Est-ce le PPA-CI le futur partenaire du FPI ?
Les militants veulent bien savoir afin d’aviser car ils sont nombreux ceux qui n’entrevoient pas un retour dans les bras de M. Laurent Gbagbo, l’argument de l’éventuelle décrispation des relations entre militants des deux partis demeurant insuffisant.
Manifestement, nous sommes ici non seulement dans un déni de démocratie mais aussi dans un recul de dignité et ma conscience s’y refuse.
Vous partez de la direction mais vous ne claquez pour autant pas la porte du FPI, qu’est-ce que sous-entend cette démarche ?
Dans la brève présentation que j’ai faite en début d’échanges, vous avez dû constater que j’ai plus de 30 ans de militantisme et de présence au FPI. C’est tout une vie consacrée à la défense d’un idéal d’humanisme, de démocratie et de justice comme prôné par la social-démocratie le référent idéologique de mon parti. Ce travail doit se poursuivre avec abnégation et intelligence. Autrement dit, savoir s’adapter à la dynamique des contextes en fuyant les dogmes sclérosants. Il s’agit pour moi et pour d’autres cadres du parti, de travailler à l’avènement d’une gouvernance qui peut faire rêver au sens noble du terme, les militants et l’ensemble des ivoiriens. Dans ce concert des partis politiques, il faut impérativement nouer des partenariats et des alliances qui peuvent faire avancer le pays et les citoyens avec. Par ailleurs, on peut rendre sa démission d’une direction pour en retrouver une autre plus tard. N’est-il pas dit que Dieu écrit toujours droit dans les courbes de notre existence ?
Que répondez-vous au Président de votre parti, Affi N’guessan, qui estime que ses camarades qui sont pour la poursuite du partenariat avec le Rhdp, pensent plutôt à leurs intérêts immédiats?
Il ne vous a pas échappé que je suis un fervent pro partenariat et pourtant je ne suis ni Vice-président de conseil régional, ni adjoint au maire. Je ne défends donc aucun intérêt immédiat.
Il n’y a pas d’intérêts autres que ceux visés par le parti lorsqu’il a demandé et obtenu le partenariat. Les intérêts qui ont sous-tendus la signature du partenariat avec le Rhdp étaient-ils immédiats et personnalisés ? Non, ces intérêts pertinents sont ceux du parti et non ceux d’individus isolés. Quand un camarade est après des élections nommé Vice-président d’un conseil régional ou élu comme adjoint au maire, pour moi c’est un gain politique et social notable.
Donc j’ai du mal à saisir la portée incriminante de cette observation. Le Président Affi veut-il insinuer qu’être militant du FPI c’est faire vœu de pauvreté ou signer un bail avec l’effacement ?
Le Rhdp rejette les arguments avancés par le Président Affi relativement à la rupture. Vous qui étiez en charge, entre autres, de la question de la réconciliation, pensez-vous que les arguments avancés sont valables ?De quels arguments s’agit-il ?
Globalement, le Président Affi note que le FPI sort affaibli du partenariat signé avec le Rhdp. Autrement dit, il y a eu plus de choses moins bonnes que de choses bonnes.
Cependant, la question qui me taraude l’esprit est celle-là : De quel partenariat parlons-nous ? Celui signé le 02 mai 2023 donc il y a juste un peu plus d’un an ? Celui qui était censé initier, selon les termes du Président lui-même, une nouvelle façon de faire la politique vue les affres générées par les différentes crises politiques traversées par le pays, ou s’agit-il d’autre chose ?
A mon humble avis, un partenariat dans sa dimension politique, est un long processus à entretenir jusqu’à maturation. On ne plante pas des pieds de cacaoyers pour 3 mois après aller à la récolte.
Un partenariat politique demande, surtout au maillon faible, humilité, stoïcisme, persévérance et diplomatie. Avons-nous au FPI œuvré avec ces instruments ? Comme bon nombre de camarades, je me pose la question. Encore une fois évitons de jeter le bébé avec l’eau du bain.
Selon Sangaré Yacouba, député RHDP de Koumassi, le parti au pouvoir a rempli sa part d’engagements. Il avance même que votre Président a reçu des moyens financiers conséquents dans le cadre du dit partenariat. En étiez-vous informé ?
Personnellement je n’ai pas eu cette information du Président Affi. Toutefois, faces à ces propos du député Sangaré Yacouba, nous attendons une mise au point du Président Affi.
Pourquoi vous ne voulez pas que votre parti réponde favorablement à l’appel de Bonoua lancé par Laurent Gbagbo ?
J’ai répondu à cette question qui trouve sa réponse dans la première. Pour moi, aller dans les bras de M. Laurent Gbagbo est une ligne rouge à ne pas franchir. Je le répète, il ne s’agit pas de récriminations. Comme de nombreux cadres et militants du parti qui ne cessent de me manifester leur admiration pour l’acte de courage posé à travers la démission, j’ai définitivement érigé un cloison étanche entre le PPA-CI et ma modeste personne, quitte à sortir de l’arène politique.
Que répondez-vous à ceux qui voient en cette crise le début de la fin du FPI ?
Je les traiterai simplement d’oiseaux de mauvaise augure. Si vous scrutez attentivement l’histoire du FPI, de la clandestinité à nos jours, vous vous rendrez compte que ce parti est semblable à un roseau. Il plie sous l’adversité, qu’elle soit interne ou externe mais ne rompt pas. Il a même réussi à amener celui considéré comme son fondateur à sortir de la maison pour aller créer un autre parti.
Peut-être même qu’il faut considérer l’attitude paradoxale du Président Affi relativement à l’appel de Bonoua, attitude qui laisse penser qu’il veut rejoindre M.Laurent Gbagbo, comme l’expression de cette résilience du FPI qui plie mais ne rompt pas. Le FPI ne disparaîtra pas parce qu’il est utile à la République, utile à la Côte d’Ivoire, aux Ivoiriens et à tous ceux qui habitent ce beau pays.
En attendant le congrès qui va désigner votre candidat, êtes-vous pour une candidature d’Affi pour le compte du FPI à la présidentielle de 2025 ?
Les candidats à la présidentielle sont en général désignés officiellement par les partis lors d’une convention ou d’un congrès. C’est ce qui semble prévu à l’occasion du 5ème Congrès Ordinaire du FPI les 08 et 09 novembre 2024 à Yamoussoukro. Il appartient donc aux cadres du parti et aux délégués de trancher cette question. Je note pour ma part, qu’il y a trop de bruits autour de la gouvernance du parti et que ça n’est pas un indicateur de performance. Jusqu’aux séquences « Appel de Bonoua » et « Rupture du partenariat avec le RHDP », le Président Affi apparaissait comme le candidat naturel du FPI à la présidentielle de 2025. Mais aujourd’hui la grave crise interne née de la mauvaise gestion de ces sujets sensibles garantit-elle cette prédisposition initiale ? Des sons discordants se font entendre et parasitent fortement les pas de danse. Manifestement il y a chez le Président Affi un manque de stratégie gagnante. Il court ainsi le risque de se retrouver dans la situation du « Viel homme et la mer » d’Ernest Hemingway, avec à l’arrivée des courses, un squelette dans les mains.
Serez-vous favorable à une alliance avec le PPA-CI dans le contexte de cette échéance électorale ?
Je vais certainement me répéter, il y a un cordon entre ma modeste personne et le PPA-CI vu leur philosophie, leur visage, leur démarche et leurs accointances. Autant sous d’autres cieux on parle d’arc républicain pour éloigner du pouvoir certains partis politiques, ici moi je parle de cordon républicain pour m’éloigner du PPA-CI. Je le dis sans aucune animosité mais par éthique politique, parce qu’au nom de la démocratie et des valeurs qui sont miennes, j’en ai le droit.
Quid d’une candidature de Ouattara en 2025 ?
Il revient à M. Alassane Ouattara et à son parti de décider de cette candidature. Pour moi la décision relève de la volonté du Président Ouattara et du RHDP. Celle-ci à mon sens n’est frappée par aucune restriction constitutionnelle dans la mesure où M.Alassane Ouattara a été candidat en 2020. Dans l’ordre normal des choses, s’il est candidat en 2025, il postulera à un deuxième mandat vu la révision constitutionnelle de 2016. Je pense sincèrement qu’il faut clore ce vrai faux débat et aller de l’avant.
Vous étiez notamment en charge de la réconciliation, c’est quoi votre regard sur la réconciliation nationale à ce jour en Côte d’Ivoire ?
Je pense qu’il faut se mettre dans une perspective d’amélioration continue de la réconciliation nationale. Elle se présente aussi comme un processus toujours suivi mais jamais achevé.
En réalité, la réconciliation nationale se présente comme un serpent de mer. Que faut-il mettre dans le concept ? Quels sont les sujets qui divisent les Ivoiriens et à quel moment dirons-nous que les Ivoiriens sont réconciliés ? Telle est la quadrature du cercle, ce qui à mon sens conduit à une sorte d’impuissance et d’omerta sur le sujet. On aurait certainement accordé un plus grand crédit à la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation ( CDVR ) en 2011 juste après la crise post-électorale de 2010, que peut-être on appréhenderait aujourd’hui autrement la question de la réconciliation nationale. Tout semble indiqué que les populations sont passées à autre chose.
Quelles sont vos propositions pour faire avancer les choses ? Je suppose que vous parlez de la réconciliation nationale ?
Vu l’analyse qui précède, je pense que sans passer par pertes et profits les contentieux des différentes crises, il faut à la fois renforcer les mécanismes de démocratisation de l’espace publique et les mécanismes de respect des droits humains. Le tout chapeauté par une politique ardie d’éducation et d’alphabétisation. Regardons davantage l’horizon à travers le pare-brise avant que d’avoir les yeux rivés au rétroviseur.
Koulibaly Seydou
Militant de base du FPI
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Édito
Côte d’Ivoire : attaques contre Tidjane Thiam, les faits contredisent Anoma Magloire
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21 heures agoon
31 août 2026
Dans une interview accordée au quotidien Liberté, Magloire Anoma Kouao, membre du Bureau politique du PDCI-RDA et ancien responsable du parti à Aboisso, a livré une sévère critique de la direction actuelle. Au cœur de ses déclarations, une affirmation particulièrement tranchée : Tidjane Thiam « n’a aucun parcours au PDCI ». L’ancien responsable va plus loin, jugeant le président du parti « pas courageux » et estimant qu’il « a échoué ».
Des propos qui relancent le débat sur la gouvernance du PDCI-RDA, le fonctionnement de ses instances et surtout sur la notion de « militant avéré ». Mais face aux déclarations, les faits politiques et les résultats des consultations internes du parti imposent une autre lecture.

Une charge politique qui pose la question du militantisme
La critique d’un président de parti n’a, en soi, rien d’exceptionnel. Dans une formation politique structurée comme le PDCI-RDA, le débat interne, la contradiction et la confrontation des idées font partie de la vie démocratique.
Magloire Anoma Kouao réclame notamment la tenue d’un Bureau politique et dénonce ce qu’il considère comme une concentration de la décision autour de la direction actuelle. Il plaide pour davantage de discussions au sein des instances et revendique, de son côté, plusieurs années d’engagement au sein du parti.
Le débat est donc légitime.
Mais lorsque l’ancien responsable affirme que Tidjane Thiam « n’a aucun parcours au PDCI », la question mérite d’être confrontée aux faits.
Car qu’est-ce qu’un militant « avéré » ? Est-ce uniquement celui qui compte le plus grand nombre d’années dans les structures du parti ? Est-ce celui qui a occupé le plus de responsabilités ? Ou est-ce également celui qui participe à la vie démocratique de la formation et accepte le verdict de ses instances ?
C’est sur ce terrain que la polémique prend une autre dimension.

Le parcours de Tidjane Thiam ne peut pas être effacé
Réduire le parcours politique de Tidjane Thiam à son éloignement de la vie politique ivoirienne pendant plusieurs années serait incomplet.
Le PDCI-RDA lui-même retrace, dans sa présentation officielle de ses dirigeants, plusieurs étapes de son engagement politique. Le parti rappelle notamment son rôle auprès d’Henri Konan Bédié et son entrée au Bureau politique en 1996.
Certes, chacun peut apprécier différemment la régularité ou la profondeur de ce parcours.
On peut considérer que son activité politique a connu des périodes d’interruption. On peut également discuter de son implantation dans les structures locales du parti ou de sa présence sur le terrain.
Mais entre considérer un parcours comme insuffisant et affirmer qu’il n’existe « aucun parcours », il y a une différence importante.
L’histoire politique du PDCI-RDA apporte ici un élément de contradiction à l’affirmation d’Anoma Magloire.
Le verdict des militants, un fait difficile à contourner
L’autre élément central de cette controverse est le vote des militants et des congressistes.
Tidjane Thiam n’est pas devenu président du PDCI-RDA par désignation personnelle.
Lors du 8e Congrès extraordinaire électif, organisé le 22 décembre 2023, il a été élu président du parti avec 4 001 voix, soit 96,48 % des suffrages exprimés, face à Jean-Marc Yacé.
Cette victoire constituait déjà un signal politique majeur.
Mais le résultat a été confirmé lors du 9e Congrès extraordinaire, tenu le 14 mai 2025. Tidjane Thiam y a été reconduit à la tête du PDCI-RDA avec 99,77 % des suffrages exprimés, selon les résultats proclamés par le comité électoral.
Deux consultations internes. Deux victoires très larges.
Ces résultats ne signifient évidemment pas que le président du PDCI-RDA est au-dessus de toute critique. Ils signifient cependant que sa légitimité interne repose sur des votes exprimés dans le cadre des instances du parti.
Dès lors, une déclaration médiatique ne peut, à elle seule, effacer le verdict des congressistes.
Une question à ceux qui contestent sa légitimité
La polémique soulève alors une question politique simple.
Si certains cadres estiment que Tidjane Thiam n’est pas suffisamment expérimenté, qu’il manque de courage ou qu’il a échoué, pourquoi ne pas porter cette contestation directement devant les militants ?
La démocratie interne donne précisément aux responsables politiques la possibilité de défendre une autre vision, de présenter une candidature et de demander aux militants de trancher.
C’est là que se mesure véritablement la force d’une conviction politique.
Il est toujours possible de critiquer un dirigeant après son élection. Il est beaucoup plus exigeant de se présenter devant les militants et de leur demander de choisir une autre voie.
La légitimité politique se conquiert par les urnes, mais elle se respecte également après le vote.
« Il a échoué » : de quel échec parle-t-on ?
L’affirmation selon laquelle Tidjane Thiam « a échoué » mérite également d’être précisée.
A-t-il échoué à conquérir la présidence du PDCI-RDA ? Non. Il l’a remportée en 2023 avec 96,48 % des suffrages exprimés.
A-t-il échoué à conserver cette fonction ? Non plus. Il a été reconduit en 2025 avec 99,77 %.
Son parcours politique comporte néanmoins des difficultés majeures. Sa candidature à l’élection présidentielle de 2025 a notamment été empêchée dans le cadre des procédures portant sur son éligibilité et sa situation de nationalité.
Mais il convient de distinguer une défaite électorale d’une candidature empêchée pour des raisons juridiques.
Tidjane Thiam n’a pas été battu dans les urnes lors de la présidentielle ivoirienne de 2025. Il n’a pas été confronté au suffrage présidentiel.
Cette nuance est essentielle dans toute analyse politique.
Anoma Magloire pose aussi des questions légitimes
Pour autant, il serait journalistiquement incorrect de rejeter l’intégralité des critiques formulées par Magloire Anoma Kouao.
Certaines de ses interrogations méritent d’être débattues.
Sa demande de voir se réunir les instances du parti, notamment le Bureau politique, relève d’une préoccupation qui peut être entendue. Dans toute formation politique, les dirigeants doivent pouvoir être interpellés, les décisions discutées et les orientations stratégiques débattues.
Un président de parti n’est pas infaillible.
La direction doit accepter la contradiction.
Les cadres doivent pouvoir exprimer leurs désaccords.
Les militants doivent pouvoir être consultés.
Et les textes du parti doivent constituer la référence commune.
Sur ce point, Anoma Magloire pose donc un véritable sujet : celui du fonctionnement démocratique des instances du PDCI-RDA.
Mais le débat interne ne doit pas nécessairement conduire à la délégitimation permanente du président élu.
« Les alliances se discutent au Bureau politique » : le principe vaut pour tous
Dans son entretien, Magloire Anoma estime également que les éventuelles alliances politiques du PDCI-RDA doivent être discutées au sein des instances du parti et non décidées dans un cercle restreint.
Sur le principe, cette revendication peut difficilement être contestée.
Les grandes orientations d’un parti doivent être débattues dans les structures compétentes.
Mais cette exigence appelle une autre interrogation : si les instances doivent être le lieu de décision pour les grandes orientations politiques, ne doivent-elles pas également être le lieu privilégié pour contester la gouvernance du président ?
La presse peut être un espace d’expression.
Elle ne peut cependant pas se substituer aux instances statutaires d’un parti politique.
Lorsqu’un cadre estime qu’une décision est contraire aux intérêts du PDCI-RDA, le meilleur moyen de la combattre reste de porter le débat devant les structures habilitées.
« Dans une maison, il faut respecter ceux qui y ont vécu »
L’une des formules utilisées par Anoma Magloire mérite également attention.
Il estime que lorsqu’on arrive dans une maison, il faut respecter ceux qui y ont vécu avant soi.
L’image est forte et rappelle une réalité essentielle : le PDCI-RDA possède une histoire, une mémoire et des générations de militants qui ont contribué à son existence.
Les anciens méritent donc respect et reconnaissance.
Mais respecter les anciens ne signifie pas figer le parti dans son passé.
Une formation politique peut préserver ses fondations tout en modernisant son fonctionnement.
Elle peut honorer son histoire tout en ouvrant davantage ses portes aux jeunes.
Elle peut reconnaître l’expérience des anciens sans empêcher l’émergence de nouvelles générations.
L’enjeu n’est donc pas de choisir entre anciens et nouveaux, mais de parvenir à faire travailler les deux générations ensemble.

Le véritable défi : quelle alternative au-delà de la critique ?
C’est probablement là que se situe le cœur du débat.
Dire que Tidjane Thiam n’est pas courageux est une appréciation politique.
Dire qu’il a échoué est un jugement.
Dire qu’il n’est pas un militant avéré est une position.
Mais quelle alternative est proposée ?
Quelle stratégie pour reconquérir le pouvoir ?
Quelle organisation pour renforcer le parti sur le terrain ?
Quelle place pour les jeunes et les femmes ?
Quelle stratégie pour les échéances électorales à venir ?
Quelle réponse aux attentes des militants ?
Ces questions sont beaucoup plus importantes pour l’avenir du PDCI-RDA que les affrontements de personnes.
Un parti politique ne se renforce pas uniquement par la multiplication des critiques contre son président. Il se renforce également par la capacité de ses cadres à proposer des solutions et à convaincre la base.
Le militantisme ne se résume pas à l’ancienneté
Au fond, la polémique pose une question plus profonde : qu’est-ce qu’être un « militant avéré » ?
L’ancienneté est certainement un élément important.
L’engagement sur le terrain compte.
La fidélité au parti compte.
L’expérience compte.
Mais le militantisme politique suppose également le respect des règles communes et des décisions issues des mécanismes démocratiques.
Si l’ancienneté devenait le seul critère de légitimité, les nouvelles générations seraient condamnées à attendre indéfiniment avant de prendre des responsabilités.
Or un parti qui veut conquérir ou reconquérir le pouvoir doit nécessairement se renouveler.
L’expérience des anciens et l’énergie des nouvelles générations doivent donc se compléter plutôt que s’affronter.

Après le vote, vient le temps du rassemblement
La démocratie ne s’arrête pas le jour du vote.
Avant une élection, chacun doit pouvoir défendre son candidat.
Pendant la campagne, chacun doit pouvoir convaincre.
Mais après le scrutin, la décision collective doit être respectée.
Dans le cas de Tidjane Thiam, deux consultations internes ont produit des résultats particulièrement nets : 96,48 % en 2023 et 99,77 % en 2025.
Ces chiffres ne le rendent pas infaillible.
Ils ne lui donnent pas un blanc-seing.
Ils ne signifient pas que les critiques doivent être interdites.
Ils établissent simplement une réalité : le président du PDCI-RDA dispose d’une légitimité élective interne qui ne peut être effacée par une déclaration dans la presse.
Ceux qui souhaitent une autre orientation disposent, eux aussi, de moyens démocratiques pour la défendre.
Ils peuvent saisir les instances.
Ils peuvent présenter des propositions.
Ils peuvent convaincre les militants.
Et, lorsque le moment viendra, ils peuvent solliciter leur suffrage.
Le PDCI-RDA au-dessus des querelles de personnes
Au-delà de la confrontation entre Magloire Anoma et Tidjane Thiam, c’est finalement l’avenir du PDCI-RDA qui est en jeu.
Le parti peut-il conjuguer son héritage historique avec les exigences d’une formation politique moderne ?
Peut-il permettre la critique sans tomber dans la division ?
Peut-il donner toute leur place aux anciens tout en permettant aux jeunes générations d’émerger ?
Peut-il organiser un débat interne suffisamment ouvert pour que les divergences se règlent dans les instances plutôt que par médias interposés ?
C’est à ces questions que les responsables du parti devront répondre.
Magloire Anoma a raison sur un point : le PDCI-RDA doit rester un parti de débat.
Mais le débat ne doit pas devenir une guerre permanente de légitimité.
Tidjane Thiam a un parcours au sein du PDCI-RDA, même si chacun peut apprécier différemment son degré d’implication selon les périodes.
Il a été élu président du parti en 2023 avec 96,48 % des suffrages exprimés.
Il a été reconduit en 2025 avec 99,77 %.
Ces faits constituent une réalité politique incontournable.
La critique est légitime. La contradiction est nécessaire. Le débat est indispensable.
Mais la démocratie impose également une autre exigence : respecter le choix collectif.
Le PDCI-RDA est plus grand que Tidjane Thiam. Il est également plus grand que Magloire Anoma Kouao. Il est plus grand que chacun de ses dirigeants et de ses cadres.
La « maison verte » appartient à l’ensemble de ses militants.
Aux anciens de transmettre.
Aux nouvelles générations de construire.
Aux dirigeants d’écouter.
Aux contestataires de proposer.
Et à tous de préserver l’essentiel : l’unité du parti, le respect de ses textes, la vitalité de son débat interne et la conquête démocratique du pouvoir d’État.
Le véritable militantisme ne se mesure pas seulement au nombre d’années passées dans une maison politique. Il se mesure aussi à la capacité de la faire vivre, de respecter ses règles et d’accepter le verdict de ceux qui en constituent la base.
Christ Kémondé
Politique
Côte d’Ivoire : « Pr DJEDJE MADY, CO-FONDATEUR DU RHDP MORT SANS RIEN RECEVOIR DU RHDP !, », selon Kah Zion
Published
7 jours agoon
25 août 2026
Le maire Denis Kah Zion, vice-président du PDCI-RDA et Haut Représentant du président THIAM dans le District des Montagnes, a rendu un vibrant hommage à M. Alphonse Djédjé Mady, haut cadre du parti octogénaire de Côte d’Ivoire, disparu le 23 août 2026. Ci-dessous, un large extrait de sa correspondance publiée dans les colonnes du quotidien Le Nouveau Réveil – Lundi 24 Août 2026 – N°7172, dans laquelle le natif de Toulepleu fait des révelations sur le rôle fondamental joué par feu Alphonse Djédjé Mady, et qui ont contribué à la création du RHDP, formation politique au pouvoir depuis plus de 15 ans. » Pr DJEDJE MADY, CO-FONDATEUR DU RHDP MORT SANS RIEN RECEVOIR DU RHDP! MEME MALADE, IL N’A PAS EU DE SOUTIEN DE LA PART DU RÉGIME RHDP, COMME IL SE DEVRAIT POUR SERVICE RENDU À LA NATION », a décrié le HRD Denis Kah Zion.
« Après le président Henri Konan Bédié, après le président Gaston Ouassénan Koné, après le président Joseph Cowppli-Bony, après la présidente Léopoldine Tiézan Coffie et alors que nous n’avons pas encore porté en terre le président Emile Constant Bombet, voilà, la nouvelle drue et affligeante qui nous assomme encore : La nouvelle du rappel à Dieu du président Alphonse Djédjé Mady.
Lui aussi le sort nous contraint à parler de lui désormais au passé. Le professeur Alphonse Djédjé Mady était un homme pluridimensionnel. Il serait fastidieux de décrire en quelques lignes ce qu’il a fait, ce qu’il a apporté à la Côte d’Ivoire, au PDCI-RDA son parti.
Parlant du professeur Mady, je ne peux pas ne pas me souvenir de son combat aux côtés du président Henri Konan Bédié, après le coup d’Etat de 1999 et après la tentative de coup d’Etat muée en rébellion de 2002, sur tous les fronts, parcourant les Capitales du monde pour retrouver la paix et la ramener en Côte d’Ivoire. C’est justement en cette année 2002 qu’à la fois sous ma casquette de journaliste et dans le cadre de mes débuts politiques, j’ai eu le privilège de commencer à côtoyer le Pr Mady. Il était le directeur de Campagne du président Henri Konan Bédié, face à qui était candidat Laurent Dona-Fologo, le secrétaire général sortant, au 11ème Congrès du PDCI-RDA. Au Quartier général de campagne du président Bédié, sis alors à la résidence du président Emile Brou, Pr Mady a fait montre de son dévouement politique, de sa loyauté et surtout de sa détermination pour le PDCI-RDA. Il nous a tous inculqués ces valeurs dont il fera montre jusqu’à son dernier souffle, hier. La mission, sous le magistère de Mady, fut réussie : Le président Henri Konan Bédié fut élu président du PDCI-RDA et Pr Alphonse Djédjé Mady désigné au Congrès secrétaire général du PDCI-RDA. Cette même année, je fus appelé au Secrétariat général, à ses côtés. Il est celui qui aura guidé mes pas, donné les armes politiques, aiguisé mon dévouement, transmis le gène de la résilience et de la loyauté. Avant mon entrée au Secrétariat exécutif sous l’égide du Pr Maurice Kakou Guikahué de 2017 à 2023.
Quelques semaines seulement après, éclate la crise militaro politique ivoirienne qui durera neuf ans. Et Mady dut commencer son Secrétariat général, aux côtés du président Henri Konan Bédié, dans une sorte de course contre la montre pour la recherche de la paix. Il était de toutes les missions avec le président Bédié à la recherche de la paix. A Marcoussis puis à Kléber, du 15 au 26 janvier 2003 à Linas-Marcoussis en France, Mady était de la délégation du PDCI-RDA conduite par le président Bédié à la rencontre avec les autres forces politiques de la Côte d’Ivoire et les envoyés des rebelles des Forces nouvelles, pour chercher à stopper la guerre civile en Côte d’Ivoire de septembre 2002 et trouver une issue à la crise politico-militaire. Il aura donc contribué à la signature de l’accord visant à restaurer la paix et à former un Gouvernement d’union. Après Marcoussis et Kléber, Pr Mady accompagna aussi le président Bédié à la tête du PDCI-RDA aux négociations d’Accra au Ghana entre 2002 et 2004. Accra I (le 29 septembre 2002) fut le premier sommet sous l’égide de la CEDEAO pour obtenir un cessez-le-feu rapide après le début de la rébellion le 19 septembre 2002. Accra II (7 mars 2003) : Les forces politiques ivoiriennes ont réaffirmé leur adhésion à l’Accord de Marcoussis et ont promis de l’aide pour former un Gouvernement d’union, sous l’égide de la CEDEAO et de l’ONU. Accra III (30 juillet 2004) : Un accord majeur a été signé sous la supervision de l’ONU et du Ghana pour relancer le désarmement des rebelles et faire voter des réformes politiques. A ces trois rendez-vous, Pr Mady était là. Mieux, il a assisté au tout premier tête-à-tête entre Bédié et Ouattara suivi d’un déjeuner. Il était également aux rencontres de Pretoria (I et II) avril et juin 2005 en Afrique du Sud, sous la médiation du président sud-africain Thabo Mbeki, mandaté par l’Union africaine, qui visaient à relancer le processus de paix enlisé. A la rencontre de haut niveau tenue à New York, au siège des Nations unies, en 2006 sous l’égide de l’ONU pour évaluer le processus de paix après la décennie de partition, Pr Mady était encore présent, aux côtés du président Bédié, au nom du PDCI-RDA. Et en sa qualité de secrétaire général du PDCI-RDA, Pr Alphonse Djédjé Mady était signataire de tous les communiqués.
En marge des sommets solennels, Mady était de ceux qui, avec le président Bédié, ont initié à Accra, tracé à Pretoria et peaufiné à New York le rapprochement de tous ceux qui se reconnaissent dans la vision et la philosophie de Félix Houphouët-Boigny. Il était de ceux qui avaient réfléchi et trouvé le nom de « Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix », qui a été mis sur les fonds baptismaux le 19 mai 2005 à la salle Monceau de Paris. Ce RHDP, plateforme de partis, comprenait le PDCI-RDA d’Henri Konan Bédié, le RDR d’Alassane Ouattara, l’UDPCI de Mabri Toikeusse, le MFA d’Innocent Anaky Kobenan. Mady est donc un des géniteurs du RHDP. Jusqu’en 2010, il a alterné les rôles de porte-parole et de président du Directoire du RHDP.
Après tous ces sommets et surtout fort des engagements pris par les uns et les autres, Pr Mady a organisé une tournée de réconciliation au Nord, dans le fief des rebelles. Il fut donc un des tout premiers leaders politiques à sillonner la zone occupée par la rébellion, pour parler de paix aux rebelles. De novembre 2010 à mai 2011, Pr Mady, secrétaire général du PDCI-RDA, à l’instar des autres Houphouëtistes, était au Golf Hôtel, aux côtés du Président Alassane Ouattara, avec tous les risques que cela comportait alors. Il y était surtout avec des prises de position courageuses.
En 2013, au 12ème Congrès ordinaire au Palais des Sports de Treichville, il se présenta contre le président Bédié (pour des raisons qui lui sont personnelles), il perdit, mais afficha sa fidélité au Parti. Il est rentré dans les rangs et est resté fidèle au PDCI-RDA jusqu’à ses derniers jours, malgré ses déconvenues et incompréhensions avec Bédié. C’est sous la bannière du PDCI-RDA qu’il a été élu député pendant près de quarante ans ; président du Conseil régional du Haut Sassandra pendant dix ans…
Le RHDP qu’il a contribué à concevoir, à faire naître en 2005 et à faire arriver au pouvoir en 2011 règne depuis 16 ans, mais Mady, l’homme de conviction est resté dans l’ombre. Il n’a pas été récompensé de 2011 à 2026, date de son décès. Même malade, il n’a pas eu de soutien de la part du régime RHDP, comme il se devrait pour service rendu à la Nation (Professeur d’Urologie, ministre de la Santé, membre-fondateur du RHDP). Pr Mady a rendu l’âme hier matin à la PISAM, avec une dernière phrase à la bouche : « Je suis fatigué… » Il part, sans avoir revendiqué la paternité de quoi que ce soit. Il part sans quémander une quelconque pitance. Il part sans crier trahison ni frustration. Il part en restant sur sa profonde conviction pour le PDCI-RDA. Il part en toute dignité, comme il a vécu. Donnant ainsi une belle leçon politique à tous. Il part, mais reste à jamais inoubliable !
Adieu, Professeur ! Adieu, monsieur le Ministre ! Adieu, « Général »! Adieu, monsieur le Député, Adieu, monsieur le président de Région !
Adieu, mon cher père et guide effacé de la rédaction du Nouveau Réveil ».
Repose en paix « Général », inoubliable Zimin !
Denis KHAH ZION
In Le Nouveau Réveil – Lundi 24 Août 2026 – N°7172
Politique
Bangolo : Le maire RHDP annonce un projet d’investissement de 5 milliards de francs CFA pour la construction d’une usine de cacao
Published
1 semaine agoon
23 août 2026By
infocentrale
Initialement prévu le samedi 25 juillet 2026, à 9h30 mn, au Cabinet du maire, M. Gah Yémonli Arsène, c’est ce vendredi 21 août 2026 qu’a finalement eu lieu, la 3e session du conseil municipal de Bangolo. Occasion sinequa non pour le maire RHDP de faire plusieurs communications.

5 milliards pour la transformation du cacao sur près de 29 milliards bientôt investis par les partenaires
Dans le 4e point à l’ordre du jour de la 3e session du conseil municipal de Bangolo tenue ce vendredi 21 août 2026, relatif aux informations, le maire Gah Yémonli Arsène a annoncé un projet d’investissement de près de 29 milliards de FCFA par les partenaires dont 5 milliards pour la construction d’une unité de transformation du cacao à Bangolo, dans le Guémon.
Les raisons du choix de la ville de Bangolo par les partenaires américains
Le choix de la cité de la prospérité dans la région du Guémon ne naît pas ex-nihilo. En effet, il répond au fait que Bangolo, au plan local, est la première zone de production du binôme café-cacao, poumon de l’économie ivoirienne. Par ailleurs dans le District autonome des Montagnes, Bangolo, Blolequin dans le Cavally et Biankouma dans le Tonkpi, constituent les premières boucles du cacao en Côte d’Ivoire.

Vers la résorbation du chômage à Bangolo
Dans la région du Guémon, cette usine de cacao permettra à terme de créer au moins 1000 emplois directs et indirects à Bangolo, localité qui a subit le lourd tribu des différentes crises qui ont balafré la Côte d’Ivoire, de 2002 à 2011.
Le maire RHDP Gah Yémonli Arsène, au regard de ce projet salvateur et de bien d’autres réalisés et en vue dont le Commissariat de police, l’hôtel communal, le pavage de 2 km de rues des quartiers Wongbaé et Plateau, l’IFEF, une clinique internationale, plus de 15 écoles primaires, l’hôtel Plaza, une académie de football, la gare routière, l’assainissement des rues, le nouveau marché BOT et la piscine municipale, se positionne comme un artisan du nouveau Bangolo plus attrayant et sécurisé, pour le bien-être de ses administrés et des touristes.
Ouncado PIERROT
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Koffiwa
20 septembre 2024 at 12h21
Très réaliste