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Société

Retrait de la Carte d’électeur.La CEI se déploie a Toumodi

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Le Superviseur Docteur Soumaila Doumbia a la population:
 » La possession des cartes d’électeurs est un droit qui vous donne le pouvoir de choisir vos représentants. « 

Le jeudi 2 Octobre dernier, la Commission Électorale Indépendante (CEI) s’est déployée a Toumodi pour une énième fois afin de rencontrer la population a l’effet de l’instruire sur l’étape actuelle du processus électoral. La cérémonie s’est tenue à la salle de mariage de la mairie de Toumodi en présence du corps préfectoral conduit par Madame le préfet de Djekanou, des chefs traditionnels, des guides religieux, des représentants des partis politiques et de la société civile, des responsables d’associations de femmes et de jeunes et des forces de l’ordre. Le mandant de la CEI, le Superviseur Docteur Soumaila Doumbia a parlé franchement aux différentes composantes de la population. Il a été question essentiellement ce jour de parler des cartes d’électeurs. C’est avec attention que la population a suivi l’intervention de Docteur Soumaila Doumbia qui s’est appliqué a expliquer ce qu’il en est. Au terme de son speech, contre toute attente, contrairement a l’habitude, aucune question de fond ne lui a été posée démontrant ainsi que le message était passé 5 sur 5. Au sortir de cette réunion, le Superviseur de la CEI en charge des régions du Bélier, du N’Zi et de l’Ifou a fait un point avec la presse. Voici les grandes lignes qu’il a développées:  » A mon avis, il n’y a pas eu de questions parce que le discours était clair. Les préoccupations des uns et des autres étaient satisfaites. C’est un langage de vérité que j’ai tenu à la population de Toumodi. Il s’agissait pour moi d’indiquer que les cartes d’électeurs seront retirées a partir du 11 octobre, et cela pendant 10 jours, jusqu’au 20 octobre. Nous avons mentionné les documents qu’il faut pour le retrait à savoir la CNI carte nationale d’identité, le Récépissé d’enrôlement et le Certificat de Nationalité. Nous avons précisé que le lieu des retraits des cartes d’électeurs est le lieu du vote. Nous n’avons pas omis de faire savoir que les cartes non retirées a la date butoir seront disponibles dans les bureaux de vote le jour du scrutin. Il faut aussi souligner que tout électeur inscrit sur la liste definitive qui ne possède pas sa carte pourra voter après vérification sur la liste d’émargement. La population a été informée du fait que la possession de la carte d’électeur est un droit qui lui donne le pouvoir de choisir ses représentants. C’est donc un impératif pour ceux qui veulent participer à ces choix d’avoir leurs cartes d’electeurs parce que c’est cet elément qu’il faut pour se présenter dans un bureau de vote et voter. Après ces différents éléments d’information, vous voyez qu’il n’y avait pas encore de possibilité de poser des questions. Toutefois, il s’est imposé à nous de signifier à la population qu’aujourd’hui, la Cote d’Ivoire a besoin de paix et de tranquillité pour que les acteurs économiques puissent prospérer, pour que le développement que nous avons amorce puisse continuer. Et que l’élection, c’est pour exprimer son adhésion a un candidat. Cela peut être aussi le moment d’expression de sanctions contre un candidat qu’on ne prefere pas. Pour dire que l’élection est un moyen d’expression suffisamment éloquent pour éviter les conflits, pour éviter la guerre et les troubles dans un pays et permettre de préserver les acquis. « 

Alassane digbeu

Société

Daloa : une thèse ouvre de nouvelles pistes pour renforcer la sécurité sanitaire des boissons artisanales

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Le Bissap et le Gnamakoudji figurent parmi les boissons artisanales les plus consommées en Côte d’Ivoire. Appréciées pour leur goût, leur coût abordable et leur disponibilité, elles sont vendues quotidiennement dans les marchés, les établissements scolaires, les gares et les rues. Toutefois, leur production et leur commercialisation s’effectuent le plus souvent dans un cadre artisanal où le respect des règles d’hygiène n’est pas toujours garanti, exposant ainsi les consommateurs à des risques sanitaires.

C’est pour mieux comprendre cette problématique que Kouamé Aya Bah Marie-Ange Christelle a consacré sa thèse de doctorat à l’étude de la contamination microbiologique de ces boissons. Soutenue le jeudi 25 juin 2026 à l’Université Jean Lorougnon Guédé (UJLoG) de Daloa, cette recherche, menée en spécialité Microbiologie et Sécurité alimentaire sous la direction du Dr Kouassi Kouassi Clément, met en évidence la présence de bactéries pathogènes et propose des solutions pour améliorer la sécurité sanitaire des boissons artisanales.

Intitulée « Étude de la contamination microbiologique par des entéropathogènes (Bacillus cereus et Listeria monocytogenes) dans les boissons non alcoolisées artisanales (Bissap, Gnamakoudji) du district sanitaire de Daloa : évaluation des risques sanitaires », cette thèse répond à une préoccupation majeure de santé publique.

Au cours de sa présentation, la nouvelle docteure a expliqué que son étude est née du constat selon lequel, malgré leur forte consommation, le Bissap et le Gnamakoudji font rarement l’objet de recherches ciblant spécifiquement Bacillus cereus et Listeria monocytogenes, deux bactéries responsables de maladies d’origine alimentaire. Son objectif était donc d’évaluer leur présence dans ces boissons et d’apprécier les risques encourus par les consommateurs.

Les analyses microbiologiques ont confirmé la présence de ces deux bactéries. Listeria monocytogenes est responsable de la listériose, une maladie pouvant provoquer des septicémies, des méningites, des avortements spontanés chez les femmes enceintes et, dans certains cas, entraîner le décès de personnes vulnérables. Bacillus cereus, quant à elle, est à l’origine de toxi-infections alimentaires caractérisées par des diarrhées ou des vomissements.

Selon la chercheuse, ces contaminations sont principalement dues aux méthodes artisanales de fabrication, au non-respect des règles d’hygiène, à la réutilisation des contenants, aux manipulations inappropriées ainsi qu’aux mauvaises conditions de conservation et de commercialisation.

Pour inverser cette tendance, Kouamé Aya Bah Marie-Ange Christelle recommande l’élaboration de guides de bonnes pratiques d’hygiène en langues locales, le renforcement des capacités des productrices, leur organisation en coopératives et une sensibilisation accrue des consommateurs.

Le directeur de thèse, Dr Kouassi Kouassi Clément, a souligné que cette recherche s’inscrit pleinement dans les enjeux de sécurité sanitaire des aliments en Côte d’Ivoire. Selon lui, les résultats obtenus démontrent la nécessité de mieux encadrer la transformation artisanale des boissons afin de réduire les risques de contamination microbiologique. Il a également appelé les pouvoirs publics à accompagner les productrices dans la professionnalisation de leurs activités.

Le Professeur Nanga Yessé, sous-directeur du Laboratoire de biologie médicale et de microbiologie alimentaire et industrielle au Laboratoire national de santé publique (LNSP), institution partenaire de cette recherche, a salué une étude qui apporte des données scientifiques inédites sur des risques encore peu documentés dans les boissons artisanales ivoiriennes. Il estime que ces résultats constituent une base importante pour améliorer les procédés de fabrication.

Président du jury, le Professeur Bakayoko Sidiki, secrétaire général adjoint de l’Université Jean Lorougnon Guédé, a rappelé que cette thèse illustre la mission des universités de produire des recherches utiles au développement et au bien-être des populations. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation des productrices, notamment à travers des messages en langues locales.

À l’issue des délibérations, le jury a décerné à Kouamé Aya Bah Marie-Ange Christelle le grade de Docteure en Microbiologie et Sécurité alimentaire, avec la mention « Très Honorable », saluant la qualité scientifique, l’originalité et la portée de ses travaux.

Au-delà de son apport scientifique, cette recherche ouvre de nouvelles perspectives pour le renforcement de la sécurité sanitaire des boissons artisanales en Côte d’Ivoire. Elle constitue également un appel à une meilleure collaboration entre chercheurs, autorités publiques, producteurs et consommateurs afin de garantir des produits plus sûrs et de préserver la santé publique.

Natacha kouakou

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Face aux impayés, les producteurs mandatent la LIDOPA pour rencontrer le DG du Conseil du Café-Cacao

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Les producteurs de café-cacao veulent faire entendre leur voix auprès des autorités de régulation de la filière. Réunis le samedi 27 juin 2026 à Tapeguia, dans le département d’Issia, à l’occasion de la troisième édition de la Fête de la fraternité organisée par la Ligue ivoirienne des organisations professionnelles agricoles (LIDOPA), ils ont décidé de mandater leur président, Kouassi Jean Michael Armand, afin de solliciter une audience avec le Directeur général du Conseil du Café-Cacao.

Cette décision, prise en présence des hauts représentants du comité des sages et de nombreux producteurs venus de plusieurs bassins de production, vise à exposer directement au régulateur les difficultés rencontrées au cours de la campagne 2025-2026.

Au centre des préoccupations figurent le non-paiement de nombreux planteurs ayant livré leur cacao dans le cadre du système de dépôt-vente, les paiements partiels dont les soldes restent en attente, ainsi que les difficultés liées à l’opération de déstockage du cacao. Les producteurs espèrent qu’un échange avec le Directeur général du Conseil du Café-Cacao permettra d’aboutir à des solutions concrètes pour apaiser les inquiétudes des planteurs.

Les participants ont toutefois salué les efforts du gouvernement, notamment le décaissement d’une enveloppe de 291 milliards de FCFA destinée à l’enlèvement des stocks résiduels détenus par les sociétés coopératives. Selon eux, cette mesure constitue une réponse importante pour faciliter la reprise normale des opérations de commercialisation.

Au-delà des revendications, cette troisième édition de la Fête de la fraternité a également été l’occasion pour le président de la LIDOPA de remercier les producteurs pour leur forte mobilisation et leur engagement en faveur d’une organisation professionnelle unie et solidaire.

Profitant de cette rencontre, Kouassi Jean Michael Armand a présenté plusieurs projets structurants destinés à améliorer les conditions de vie des producteurs. Il s’agit notamment d’AgriBank, présentée comme la future banque des producteurs, et de la Mutuelle générale des agriculteurs de Côte d’Ivoire, deux initiatives qui ambitionnent de renforcer l’accès au financement, la protection sociale et le développement économique du monde agricole.

Natacha kouakou

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Zuénoula : la CNPS fait la promotion du Régime social des travailleurs indépendants

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Amener les travailleurs indépendants à adhérer au Régime social des travailleurs indépendants (RSTI) tout en développant une culture de la prévention des risques professionnels. Tel est l’objectif de la journée de sensibilisation organisée, jeudi 25 juin 2026, par la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) au foyer des jeunes de Zuénoula. Près de 200 planteurs, agriculteurs, commerçants, artisans et autres acteurs du secteur informel ont pris part à cette rencontre.

Cette initiative s’inscrit dans la politique de protection sociale mise en œuvre par l’État de Côte d’Ivoire afin d’étendre la couverture sociale aux personnes exerçant une activité à leur propre compte. Elle vise également à réduire les accidents du travail et les maladies professionnelles à travers l’adoption de bonnes pratiques de prévention.

Au cours de la première communication, intitulée « Zéro accident : adopter les bons gestes », les experts de la Direction de la Prévention de la CNPS ont présenté les principaux risques auxquels sont confrontés les travailleurs indépendants, notamment les agriculteurs. Ils ont insisté sur les dangers liés à la manipulation des produits phytosanitaires, à l’utilisation des outils agricoles et aux conditions de travail, tout en formulant des recommandations pour prévenir les accidents.

La seconde communication, « Zéro maladie : adopter les bons gestes au quotidien », a porté sur la prévention des maladies non transmissibles, notamment l’hypertension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les maladies cardiovasculaires. Les participants ont été sensibilisés aux facteurs de risque, aux signes d’alerte et aux comportements favorables à une meilleure santé.

Selon Mme Ouassa épouse Mélèdje, manager du département Investigation et Études du milieu à la Direction de la Prévention de la CNPS, cette campagne traduit la volonté de l’institution de faire de la prévention un pilier de la protection sociale.

« Nous sommes venus apporter aux travailleurs indépendants des conseils de prévention afin qu’ils puissent mieux protéger leur santé dans l’exercice de leurs activités. Au-delà de l’indemnisation, la CNPS a également pour mission de prévenir les accidents et les maladies professionnelles », a-t-elle expliqué.

Les participants ont également été informés sur le fonctionnement du Régime social des travailleurs indépendants, mis en œuvre par la CNPS depuis 2019 pour le compte de l’État. Ce dispositif permet aux agriculteurs, artisans, commerçants, transporteurs, artistes, sportifs et autres professionnels du secteur informel d’accéder à une couverture sociale grâce à un numéro d’immatriculation personnel et au paiement de cotisations. Les prestations couvrent notamment la maladie, les accidents, la maternité et la vieillesse, conformément aux dispositions réglementaires.

Prenant la parole au nom des organisations professionnelles, Baya épouse Vanié, présidente de la Confédération nationale des acteurs du vivrier de Côte d’Ivoire, a salué cette initiative de la CNPS. Elle a exhorté les responsables de coopératives et d’associations à poursuivre les actions de sensibilisation afin que davantage de travailleurs indépendants adhèrent au RSTI et bénéficient de ses avantages.

Clôturant les interventions, la préfète du département de Zuénoula, Traoré Karidja épouse Dao, a rappelé que cette campagne s’inscrit dans la politique sociale du gouvernement. « L’État veut permettre aux populations de vivre en bonne santé et de bénéficier d’une protection sociale adaptée. Je vous invite à vous approprier ce programme afin que les objectifs fixés par le gouvernement soient atteints », a-t-elle déclaré.

Par cette campagne de proximité, la CNPS entend accélérer l’adhésion des travailleurs indépendants au RSTI et contribuer à l’amélioration durable de leurs conditions de vie, tout en consolidant la mise en œuvre de la Couverture sociale universelle en Côte d’Ivoire.

Natacha kouakou

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