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Politique

Man : Le HRD Kah Zion sonne la mobilisation pour un Giga meeting du PDCI-RDA

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À quelques 72 h du grand rassemblement de soutiens des militants au Ministre THIAM, candidat unique du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement Démocratique Africain (PDCI-RDA) prévu le 21 juin 2025 à Man, son Haut Représentant dans le District autonome des Montagnes (HRD) a sonné la mobilisation, lors d’un entretien de presse.

Le contexte si particulier de cette mobilisation des militants du PDCI-RDA dans les montagnes

L’organisation de ce meeting ne naît pas ex-nihilo. En effet, cette démonstration de force numérique des militants du parti septuagénaire au pied de la dent de Man (Ndlr: Montagne), après plusieurs marches éclatées en Côte d’Ivoire dont celle du 14 juin 2025 « sur la CEI » à Abidjan, intervient pour inviter une fois de plus le régime ivoirien au pouvoir depuis plus de 15 ans à revoir des paradigmes politiques, pour organiser des élections inclusives, réformer la Commission Électorale Indépendante (CEI) et accepter le dialogue social tant réclamé par les formations politiques significatives en Côte d’Ivoire, la société civile, les populations ivoiriennes et de grandes figures de la diplomatie africaine et internationale.

L’appel du HRD aux militants du PDCI-RDA des montagnes

Le Maire Dénis Kah Zion, vice-président du PDCI-RDA par ailleurs Haut Représentant de THIAM dans le District autonome des Montagnes, tout en saluant l’engagement militant de tous (Militants, partisans, sympathisants et cadres du PDCI-RDA, membres de mouvements et clubs de soutiens au PDCI-RDA et au président THIAM), les a invités à se mobiliser massivement pour « faire barrage » à la tentative de passage en force du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) en octobre 2025. « Autant le Président Houphouët-Boigny s’est battu pour obtenir l’indépendance de la Côte d’Ivoire, autant nous devons nous lever comme un seul homme pour dire non aux exclusions des candidats à l’élection présidentielle d’octobre 2025 dont notre leader charismatique, le président THIAM, seul candidat de notre parti politique « ; avait-il débuté. Le HRD a terminé son intervention par une mise au point:  » Le président THIAM est et demeure l’unique candidat du PDCI-RDA… Au PDCI-RDA, il n’y a pas de plan B ».

Lieu du giga meeting du PDCI-RDA à Man

À Man, capitale du District autonome des Montagnes, le Ministre d’État Émile Constant Bombet, Coordinateur des activités des vice-présidents du PDCI-RDA et ses cadets ont convenu de l’organisation du meeting du samedi 21 juin 2025, au quartier Domoraud, à 9h.

Plusieurs figures de proue du PDCI-RDA annoncées

Cette cérémonie sera rehaussée en image par les présences remarquées des Vice Présidents du PDCI-RDA dont les ministres Bleu Laîné Gilbert, Gnonkonté Désiré et Gueu Michel puis de M. Véi Bernard, de l’honorable Doho Simon et du Secrétaire exécutif M. Mathias LESSIÉHI et de tous les élus du PDCI-RDA.

Cette cérémonie pacifique, placée sous l’autorité politique du Doyen Émile Constant Bombet, Coordonnateur des Vice Présidents du PDCI RDA, se déroulera dans « l’ordre et la discipline ». Elle marque à en croire le HRD, « l’adhésion totale des peuples Wê et DAN à la bataille politique actuellement menée par le président THIAM pour amener le RHDP à la table du dialogue national en vue des élections transparentes, libres et inclusives afin d’éviter à la Côte d’Ivoire, une autre crise électorale ».

Ouncado Pierrot

À quelques 72 h du grand rassemblement de soutiens des militants au Ministre THIAM, candidat unique du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement Démocratique Africain (PDCI-RDA) prévu le 21 juin 2025 à Man, son Haut Représentant dans le District autonome des Montagnes (HRD) a sonné la mobilisation, lors d’un entretien de presse.

Le contexte si particulier de cette mobilisation des militants du PDCI-RDA dans les montagnes

L’organisation de ce meeting ne naît pas ex-nihilo. En effet, cette démonstration de force numérique des militants du parti septuagénaire au pied de la dent de Man (Ndlr: Montagne), après plusieurs marches éclatées en Côte d’Ivoire dont celle du 14 juin 2025 « sur la CEI » à Abidjan, intervient pour inviter une fois de plus le régime ivoirien au pouvoir depuis plus de 15 ans à revoir des paradigmes politiques, pour organiser des élections inclusives, réformer la Commission Électorale Indépendante (CEI) et accepter le dialogue social tant réclamé par les formations politiques significatives en Côte d’Ivoire, la société civile, les populations ivoiriennes et de grandes figures de la diplomatie africaine et internationale.

L’appel du HRD aux militants du PDCI-RDA des montagnes

Le Maire Dénis Kah Zion, vice-président du PDCI-RDA par ailleurs Haut Représentant de THIAM dans le District autonome des Montagnes, tout en saluant l’engagement militant de tous (Militants, partisans, sympathisants et cadres du PDCI-RDA, membres de mouvements et clubs de soutiens au PDCI-RDA et au président THIAM), les a invités à se mobiliser massivement pour « faire barrage » à la tentative de passage en force du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) en octobre 2025. « Autant le Président Houphouët-Boigny s’est battu pour obtenir l’indépendance de la Côte d’Ivoire, autant nous devons nous lever comme un seul homme pour dire non aux exclusions des candidats à l’élection présidentielle d’octobre 2025 dont notre leader charismatique, le président THIAM, seul candidat de notre parti politique « ; avait-il débuté. Le HRD a terminé son intervention par une mise au point:  » Le président THIAM est et demeure l’unique candidat du PDCI-RDA… Au PDCI-RDA, il n’y a pas de plan B ».

Lieu du giga meeting du PDCI-RDA à Man

À Man, capitale du District autonome des Montagnes, le Ministre d’État Émile Constant Bombet, Coordinateur des activités des vice-présidents du PDCI-RDA et ses cadets ont convenu de l’organisation du meeting du samedi 21 juin 2025, au quartier Domoraud, à 9h.

Plusieurs figures de proue du PDCI-RDA annoncées

Cette cérémonie sera rehaussée en image par les présences remarquées des Vice Présidents du PDCI-RDA dont les ministres Bleu Laîné Gilbert, Gnonkonté Désiré et Gueu Michel puis de M. Véi Bernard, de l’honorable Doho Simon et du Secrétaire exécutif M. Mathias LESSIÉHI et de tous les élus du PDCI-RDA.

Cette cérémonie pacifique, placée sous l’autorité politique du Doyen Émile Constant Bombet, Coordonnateur des Vice Présidents du PDCI RDA, se déroulera dans « l’ordre et la discipline ». Elle marque à en croire le HRD, « l’adhésion totale des peuples Wê et DAN à la bataille politique actuellement menée par le président THIAM pour amener le RHDP à la table du dialogue national en vue des élections transparentes, libres et inclusives afin d’éviter à la Côte d’Ivoire, une autre crise électorale ».

Ouncado Pierrot

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Édito

Côte d’Ivoire : attaques contre Tidjane Thiam, les faits contredisent Anoma Magloire

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Dans une interview accordée au quotidien Liberté, Magloire Anoma Kouao, membre du Bureau politique du PDCI-RDA et ancien responsable du parti à Aboisso, a livré une sévère critique de la direction actuelle. Au cœur de ses déclarations, une affirmation particulièrement tranchée : Tidjane Thiam « n’a aucun parcours au PDCI ». L’ancien responsable va plus loin, jugeant le président du parti « pas courageux » et estimant qu’il « a échoué ».

Des propos qui relancent le débat sur la gouvernance du PDCI-RDA, le fonctionnement de ses instances et surtout sur la notion de « militant avéré ». Mais face aux déclarations, les faits politiques et les résultats des consultations internes du parti imposent une autre lecture.

Une charge politique qui pose la question du militantisme

La critique d’un président de parti n’a, en soi, rien d’exceptionnel. Dans une formation politique structurée comme le PDCI-RDA, le débat interne, la contradiction et la confrontation des idées font partie de la vie démocratique.

Magloire Anoma Kouao réclame notamment la tenue d’un Bureau politique et dénonce ce qu’il considère comme une concentration de la décision autour de la direction actuelle. Il plaide pour davantage de discussions au sein des instances et revendique, de son côté, plusieurs années d’engagement au sein du parti.

Le débat est donc légitime.

Mais lorsque l’ancien responsable affirme que Tidjane Thiam « n’a aucun parcours au PDCI », la question mérite d’être confrontée aux faits.

Car qu’est-ce qu’un militant « avéré » ? Est-ce uniquement celui qui compte le plus grand nombre d’années dans les structures du parti ? Est-ce celui qui a occupé le plus de responsabilités ? Ou est-ce également celui qui participe à la vie démocratique de la formation et accepte le verdict de ses instances ?

C’est sur ce terrain que la polémique prend une autre dimension.

Le parcours de Tidjane Thiam ne peut pas être effacé

Réduire le parcours politique de Tidjane Thiam à son éloignement de la vie politique ivoirienne pendant plusieurs années serait incomplet.

Le PDCI-RDA lui-même retrace, dans sa présentation officielle de ses dirigeants, plusieurs étapes de son engagement politique. Le parti rappelle notamment son rôle auprès d’Henri Konan Bédié et son entrée au Bureau politique en 1996.

Certes, chacun peut apprécier différemment la régularité ou la profondeur de ce parcours.

On peut considérer que son activité politique a connu des périodes d’interruption. On peut également discuter de son implantation dans les structures locales du parti ou de sa présence sur le terrain.

Mais entre considérer un parcours comme insuffisant et affirmer qu’il n’existe « aucun parcours », il y a une différence importante.

L’histoire politique du PDCI-RDA apporte ici un élément de contradiction à l’affirmation d’Anoma Magloire.

Le verdict des militants, un fait difficile à contourner

L’autre élément central de cette controverse est le vote des militants et des congressistes.

Tidjane Thiam n’est pas devenu président du PDCI-RDA par désignation personnelle.

Lors du 8e Congrès extraordinaire électif, organisé le 22 décembre 2023, il a été élu président du parti avec 4 001 voix, soit 96,48 % des suffrages exprimés, face à Jean-Marc Yacé.

Cette victoire constituait déjà un signal politique majeur.

Mais le résultat a été confirmé lors du 9e Congrès extraordinaire, tenu le 14 mai 2025. Tidjane Thiam y a été reconduit à la tête du PDCI-RDA avec 99,77 % des suffrages exprimés, selon les résultats proclamés par le comité électoral.

Deux consultations internes. Deux victoires très larges.

Ces résultats ne signifient évidemment pas que le président du PDCI-RDA est au-dessus de toute critique. Ils signifient cependant que sa légitimité interne repose sur des votes exprimés dans le cadre des instances du parti.

Dès lors, une déclaration médiatique ne peut, à elle seule, effacer le verdict des congressistes.

Une question à ceux qui contestent sa légitimité

La polémique soulève alors une question politique simple.

Si certains cadres estiment que Tidjane Thiam n’est pas suffisamment expérimenté, qu’il manque de courage ou qu’il a échoué, pourquoi ne pas porter cette contestation directement devant les militants ?

La démocratie interne donne précisément aux responsables politiques la possibilité de défendre une autre vision, de présenter une candidature et de demander aux militants de trancher.

C’est là que se mesure véritablement la force d’une conviction politique.

Il est toujours possible de critiquer un dirigeant après son élection. Il est beaucoup plus exigeant de se présenter devant les militants et de leur demander de choisir une autre voie.

La légitimité politique se conquiert par les urnes, mais elle se respecte également après le vote.

« Il a échoué » : de quel échec parle-t-on ?

L’affirmation selon laquelle Tidjane Thiam « a échoué » mérite également d’être précisée.

A-t-il échoué à conquérir la présidence du PDCI-RDA ? Non. Il l’a remportée en 2023 avec 96,48 % des suffrages exprimés.

A-t-il échoué à conserver cette fonction ? Non plus. Il a été reconduit en 2025 avec 99,77 %.

Son parcours politique comporte néanmoins des difficultés majeures. Sa candidature à l’élection présidentielle de 2025 a notamment été empêchée dans le cadre des procédures portant sur son éligibilité et sa situation de nationalité.

Mais il convient de distinguer une défaite électorale d’une candidature empêchée pour des raisons juridiques.

Tidjane Thiam n’a pas été battu dans les urnes lors de la présidentielle ivoirienne de 2025. Il n’a pas été confronté au suffrage présidentiel.

Cette nuance est essentielle dans toute analyse politique.

Anoma Magloire pose aussi des questions légitimes

Pour autant, il serait journalistiquement incorrect de rejeter l’intégralité des critiques formulées par Magloire Anoma Kouao.

Certaines de ses interrogations méritent d’être débattues.

Sa demande de voir se réunir les instances du parti, notamment le Bureau politique, relève d’une préoccupation qui peut être entendue. Dans toute formation politique, les dirigeants doivent pouvoir être interpellés, les décisions discutées et les orientations stratégiques débattues.

Un président de parti n’est pas infaillible.

La direction doit accepter la contradiction.

Les cadres doivent pouvoir exprimer leurs désaccords.

Les militants doivent pouvoir être consultés.

Et les textes du parti doivent constituer la référence commune.

Sur ce point, Anoma Magloire pose donc un véritable sujet : celui du fonctionnement démocratique des instances du PDCI-RDA.

Mais le débat interne ne doit pas nécessairement conduire à la délégitimation permanente du président élu.

« Les alliances se discutent au Bureau politique » : le principe vaut pour tous

Dans son entretien, Magloire Anoma estime également que les éventuelles alliances politiques du PDCI-RDA doivent être discutées au sein des instances du parti et non décidées dans un cercle restreint.

Sur le principe, cette revendication peut difficilement être contestée.

Les grandes orientations d’un parti doivent être débattues dans les structures compétentes.

Mais cette exigence appelle une autre interrogation : si les instances doivent être le lieu de décision pour les grandes orientations politiques, ne doivent-elles pas également être le lieu privilégié pour contester la gouvernance du président ?

La presse peut être un espace d’expression.

Elle ne peut cependant pas se substituer aux instances statutaires d’un parti politique.

Lorsqu’un cadre estime qu’une décision est contraire aux intérêts du PDCI-RDA, le meilleur moyen de la combattre reste de porter le débat devant les structures habilitées.

« Dans une maison, il faut respecter ceux qui y ont vécu »

L’une des formules utilisées par Anoma Magloire mérite également attention.

Il estime que lorsqu’on arrive dans une maison, il faut respecter ceux qui y ont vécu avant soi.

L’image est forte et rappelle une réalité essentielle : le PDCI-RDA possède une histoire, une mémoire et des générations de militants qui ont contribué à son existence.

Les anciens méritent donc respect et reconnaissance.

Mais respecter les anciens ne signifie pas figer le parti dans son passé.

Une formation politique peut préserver ses fondations tout en modernisant son fonctionnement.

Elle peut honorer son histoire tout en ouvrant davantage ses portes aux jeunes.

Elle peut reconnaître l’expérience des anciens sans empêcher l’émergence de nouvelles générations.

L’enjeu n’est donc pas de choisir entre anciens et nouveaux, mais de parvenir à faire travailler les deux générations ensemble.

Le véritable défi : quelle alternative au-delà de la critique ?

C’est probablement là que se situe le cœur du débat.

Dire que Tidjane Thiam n’est pas courageux est une appréciation politique.

Dire qu’il a échoué est un jugement.

Dire qu’il n’est pas un militant avéré est une position.

Mais quelle alternative est proposée ?

Quelle stratégie pour reconquérir le pouvoir ?

Quelle organisation pour renforcer le parti sur le terrain ?

Quelle place pour les jeunes et les femmes ?

Quelle stratégie pour les échéances électorales à venir ?

Quelle réponse aux attentes des militants ?

Ces questions sont beaucoup plus importantes pour l’avenir du PDCI-RDA que les affrontements de personnes.

Un parti politique ne se renforce pas uniquement par la multiplication des critiques contre son président. Il se renforce également par la capacité de ses cadres à proposer des solutions et à convaincre la base.

Le militantisme ne se résume pas à l’ancienneté

Au fond, la polémique pose une question plus profonde : qu’est-ce qu’être un « militant avéré » ?

L’ancienneté est certainement un élément important.

L’engagement sur le terrain compte.

La fidélité au parti compte.

L’expérience compte.

Mais le militantisme politique suppose également le respect des règles communes et des décisions issues des mécanismes démocratiques.

Si l’ancienneté devenait le seul critère de légitimité, les nouvelles générations seraient condamnées à attendre indéfiniment avant de prendre des responsabilités.

Or un parti qui veut conquérir ou reconquérir le pouvoir doit nécessairement se renouveler.

L’expérience des anciens et l’énergie des nouvelles générations doivent donc se compléter plutôt que s’affronter.

Après le vote, vient le temps du rassemblement

La démocratie ne s’arrête pas le jour du vote.

Avant une élection, chacun doit pouvoir défendre son candidat.

Pendant la campagne, chacun doit pouvoir convaincre.

Mais après le scrutin, la décision collective doit être respectée.

Dans le cas de Tidjane Thiam, deux consultations internes ont produit des résultats particulièrement nets : 96,48 % en 2023 et 99,77 % en 2025.

Ces chiffres ne le rendent pas infaillible.

Ils ne lui donnent pas un blanc-seing.

Ils ne signifient pas que les critiques doivent être interdites.

Ils établissent simplement une réalité : le président du PDCI-RDA dispose d’une légitimité élective interne qui ne peut être effacée par une déclaration dans la presse.

Ceux qui souhaitent une autre orientation disposent, eux aussi, de moyens démocratiques pour la défendre.

Ils peuvent saisir les instances.

Ils peuvent présenter des propositions.

Ils peuvent convaincre les militants.

Et, lorsque le moment viendra, ils peuvent solliciter leur suffrage.

Le PDCI-RDA au-dessus des querelles de personnes

Au-delà de la confrontation entre Magloire Anoma et Tidjane Thiam, c’est finalement l’avenir du PDCI-RDA qui est en jeu.

Le parti peut-il conjuguer son héritage historique avec les exigences d’une formation politique moderne ?

Peut-il permettre la critique sans tomber dans la division ?

Peut-il donner toute leur place aux anciens tout en permettant aux jeunes générations d’émerger ?

Peut-il organiser un débat interne suffisamment ouvert pour que les divergences se règlent dans les instances plutôt que par médias interposés ?

C’est à ces questions que les responsables du parti devront répondre.

Magloire Anoma a raison sur un point : le PDCI-RDA doit rester un parti de débat.

Mais le débat ne doit pas devenir une guerre permanente de légitimité.

Tidjane Thiam a un parcours au sein du PDCI-RDA, même si chacun peut apprécier différemment son degré d’implication selon les périodes.

Il a été élu président du parti en 2023 avec 96,48 % des suffrages exprimés.

Il a été reconduit en 2025 avec 99,77 %.

Ces faits constituent une réalité politique incontournable.

La critique est légitime. La contradiction est nécessaire. Le débat est indispensable.

Mais la démocratie impose également une autre exigence : respecter le choix collectif.

Le PDCI-RDA est plus grand que Tidjane Thiam. Il est également plus grand que Magloire Anoma Kouao. Il est plus grand que chacun de ses dirigeants et de ses cadres.

La « maison verte » appartient à l’ensemble de ses militants.

Aux anciens de transmettre.

Aux nouvelles générations de construire.

Aux dirigeants d’écouter.

Aux contestataires de proposer.

Et à tous de préserver l’essentiel : l’unité du parti, le respect de ses textes, la vitalité de son débat interne et la conquête démocratique du pouvoir d’État.

Le véritable militantisme ne se mesure pas seulement au nombre d’années passées dans une maison politique. Il se mesure aussi à la capacité de la faire vivre, de respecter ses règles et d’accepter le verdict de ceux qui en constituent la base.

Christ Kémondé

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Politique

Côte d’Ivoire : « Pr DJEDJE MADY, CO-FONDATEUR DU RHDP MORT SANS RIEN RECEVOIR DU RHDP !, », selon Kah Zion

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Le maire Denis Kah Zion, vice-président du PDCI-RDA et Haut Représentant du président THIAM dans le District des Montagnes, a rendu un vibrant hommage à M. Alphonse Djédjé Mady, haut cadre du parti octogénaire de Côte d’Ivoire, disparu le 23 août 2026. Ci-dessous, un large extrait de sa correspondance publiée dans les colonnes du quotidien Le Nouveau Réveil – Lundi 24 Août 2026 – N°7172, dans laquelle le natif de Toulepleu fait des révelations sur le rôle fondamental joué par feu Alphonse Djédjé Mady, et qui ont contribué à la création du RHDP, formation politique au pouvoir depuis plus de 15 ans.  » Pr DJEDJE MADY, CO-FONDATEUR DU RHDP MORT SANS RIEN RECEVOIR DU RHDP! MEME MALADE, IL N’A PAS EU DE SOUTIEN DE LA PART DU RÉGIME RHDP, COMME IL SE DEVRAIT POUR SERVICE RENDU À LA NATION », a décrié le HRD Denis Kah Zion.

« Après le président Henri Konan Bédié, après le président Gaston Ouassénan Koné, après le président Joseph Cowppli-Bony, après la présidente Léopoldine Tiézan Coffie et alors que nous n’avons pas encore porté en terre le président Emile Constant Bombet, voilà, la nouvelle drue et affligeante qui nous assomme encore : La nouvelle du rappel à Dieu du président Alphonse Djédjé Mady.
Lui aussi le sort nous contraint à parler de lui désormais au passé. Le professeur Alphonse Djédjé Mady était un homme pluridimensionnel. Il serait fastidieux de décrire en quelques lignes ce qu’il a fait, ce qu’il a apporté à la Côte d’Ivoire, au PDCI-RDA son parti.

Parlant du professeur Mady, je ne peux pas ne pas me souvenir de son combat aux côtés du président Henri Konan Bédié, après le coup d’Etat de 1999 et après la tentative de coup d’Etat muée en rébellion de 2002, sur tous les fronts, parcourant les Capitales du monde pour retrouver la paix et la ramener en Côte d’Ivoire. C’est justement en cette année 2002 qu’à la fois sous ma casquette de journaliste et dans le cadre de mes débuts politiques, j’ai eu le privilège de commencer à côtoyer le Pr Mady. Il était le directeur de Campagne du président Henri Konan Bédié, face à qui était candidat Laurent Dona-Fologo, le secrétaire général sortant, au 11ème Congrès du PDCI-RDA. Au Quartier général de campagne du président Bédié, sis alors à la résidence du président Emile Brou, Pr Mady a fait montre de son dévouement politique, de sa loyauté et surtout de sa détermination pour le PDCI-RDA. Il nous a tous inculqués ces valeurs dont il fera montre jusqu’à son dernier souffle, hier. La mission, sous le magistère de Mady, fut réussie : Le président Henri Konan Bédié fut élu président du PDCI-RDA et Pr Alphonse Djédjé Mady désigné au Congrès secrétaire général du PDCI-RDA. Cette même année, je fus appelé au Secrétariat général, à ses côtés. Il est celui qui aura guidé mes pas, donné les armes politiques, aiguisé mon dévouement, transmis le gène de la résilience et de la loyauté. Avant mon entrée au Secrétariat exécutif sous l’égide du Pr Maurice Kakou Guikahué de 2017 à 2023.
Quelques semaines seulement après, éclate la crise militaro politique ivoirienne qui durera neuf ans. Et Mady dut commencer son Secrétariat général, aux côtés du président Henri Konan Bédié, dans une sorte de course contre la montre pour la recherche de la paix. Il était de toutes les missions avec le président Bédié à la recherche de la paix. A Marcoussis puis à Kléber, du 15 au 26 janvier 2003 à Linas-Marcoussis en France, Mady était de la délégation du PDCI-RDA conduite par le président Bédié à la rencontre avec les autres forces politiques de la Côte d’Ivoire et les envoyés des rebelles des Forces nouvelles, pour chercher à stopper la guerre civile en Côte d’Ivoire de septembre 2002 et trouver une issue à la crise politico-militaire. Il aura donc contribué à la signature de l’accord visant à restaurer la paix et à former un Gouvernement d’union. Après Marcoussis et Kléber, Pr Mady accompagna aussi le président Bédié à la tête du PDCI-RDA aux négociations d’Accra au Ghana entre 2002 et 2004. Accra I (le 29 septembre 2002) fut le premier sommet sous l’égide de la CEDEAO pour obtenir un cessez-le-feu rapide après le début de la rébellion le 19 septembre 2002. Accra II (7 mars 2003) : Les forces politiques ivoiriennes ont réaffirmé leur adhésion à l’Accord de Marcoussis et ont promis de l’aide pour former un Gouvernement d’union, sous l’égide de la CEDEAO et de l’ONU. Accra III (30 juillet 2004) : Un accord majeur a été signé sous la supervision de l’ONU et du Ghana pour relancer le désarmement des rebelles et faire voter des réformes politiques. A ces trois rendez-vous, Pr Mady était là. Mieux, il a assisté au tout premier tête-à-tête entre Bédié et Ouattara suivi d’un déjeuner. Il était également aux rencontres de Pretoria (I et II) avril et juin 2005 en Afrique du Sud, sous la médiation du président sud-africain Thabo Mbeki, mandaté par l’Union africaine, qui visaient à relancer le processus de paix enlisé. A la rencontre de haut niveau tenue à New York, au siège des Nations unies, en 2006 sous l’égide de l’ONU pour évaluer le processus de paix après la décennie de partition, Pr Mady était encore présent, aux côtés du président Bédié, au nom du PDCI-RDA. Et en sa qualité de secrétaire général du PDCI-RDA, Pr Alphonse Djédjé Mady était signataire de tous les communiqués.

En marge des sommets solennels, Mady était de ceux qui, avec le président Bédié, ont initié à Accra, tracé à Pretoria et peaufiné à New York le rapprochement de tous ceux qui se reconnaissent dans la vision et la philosophie de Félix Houphouët-Boigny. Il était de ceux qui avaient réfléchi et trouvé le nom de « Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix », qui a été mis sur les fonds baptismaux le 19 mai 2005 à la salle Monceau de Paris. Ce RHDP, plateforme de partis, comprenait le PDCI-RDA d’Henri Konan Bédié, le RDR d’Alassane Ouattara, l’UDPCI de Mabri Toikeusse, le MFA d’Innocent Anaky Kobenan. Mady est donc un des géniteurs du RHDP. Jusqu’en 2010, il a alterné les rôles de porte-parole et de président du Directoire du RHDP.

Après tous ces sommets et surtout fort des engagements pris par les uns et les autres, Pr Mady a organisé une tournée de réconciliation au Nord, dans le fief des rebelles. Il fut donc un des tout premiers leaders politiques à sillonner la zone occupée par la rébellion, pour parler de paix aux rebelles. De novembre 2010 à mai 2011, Pr Mady, secrétaire général du PDCI-RDA, à l’instar des autres Houphouëtistes, était au Golf Hôtel, aux côtés du Président Alassane Ouattara, avec tous les risques que cela comportait alors. Il y était surtout avec des prises de position courageuses.

En 2013, au 12ème Congrès ordinaire au Palais des Sports de Treichville, il se présenta contre le président Bédié (pour des raisons qui lui sont personnelles), il perdit, mais afficha sa fidélité au Parti. Il est rentré dans les rangs et est resté fidèle au PDCI-RDA jusqu’à ses derniers jours, malgré ses déconvenues et incompréhensions avec Bédié. C’est sous la bannière du PDCI-RDA qu’il a été élu député pendant près de quarante ans ; président du Conseil régional du Haut Sassandra pendant dix ans…
Le RHDP qu’il a contribué à concevoir, à faire naître en 2005 et à faire arriver au pouvoir en 2011 règne depuis 16 ans, mais Mady, l’homme de conviction est resté dans l’ombre. Il n’a pas été récompensé de 2011 à 2026, date de son décès. Même malade, il n’a pas eu de soutien de la part du régime RHDP, comme il se devrait pour service rendu à la Nation (Professeur d’Urologie, ministre de la Santé, membre-fondateur du RHDP). Pr Mady a rendu l’âme hier matin à la PISAM, avec une dernière phrase à la bouche : « Je suis fatigué… » Il part, sans avoir revendiqué la paternité de quoi que ce soit. Il part sans quémander une quelconque pitance. Il part sans crier trahison ni frustration. Il part en restant sur sa profonde conviction pour le PDCI-RDA. Il part en toute dignité, comme il a vécu. Donnant ainsi une belle leçon politique à tous. Il part, mais reste à jamais inoubliable !

Adieu, Professeur ! Adieu, monsieur le Ministre ! Adieu, « Général »! Adieu, monsieur le Député, Adieu, monsieur le président de Région !

Adieu, mon cher père et guide effacé de la rédaction du Nouveau Réveil ».

Repose en paix « Général », inoubliable Zimin !
Denis KHAH ZION
In Le Nouveau Réveil – Lundi 24 Août 2026 – N°7172

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Politique

Bangolo : Le maire RHDP annonce un projet d’investissement de 5 milliards de francs CFA pour la construction d’une usine de cacao

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Initialement prévu le samedi 25 juillet 2026, à 9h30 mn, au Cabinet du maire, M. Gah Yémonli Arsène, c’est ce vendredi 21 août 2026 qu’a finalement eu lieu, la 3e session du conseil municipal de Bangolo. Occasion sinequa non pour le maire RHDP de faire plusieurs communications.

5 milliards pour la transformation du cacao sur près de 29 milliards bientôt investis par les partenaires

Dans le 4e point à l’ordre du jour de la 3e session du conseil municipal de Bangolo tenue ce vendredi 21 août 2026, relatif aux informations, le maire Gah Yémonli Arsène a annoncé un projet d’investissement de près de 29 milliards de FCFA par les partenaires dont 5 milliards pour la construction d’une unité de transformation du cacao à Bangolo, dans le Guémon.

Les raisons du choix de la ville de Bangolo par les partenaires américains

Le choix de la cité de la prospérité dans la région du Guémon ne naît pas ex-nihilo. En effet, il répond au fait que Bangolo, au plan local, est la première zone de production du binôme café-cacao, poumon de l’économie ivoirienne. Par ailleurs dans le District autonome des Montagnes, Bangolo, Blolequin dans le Cavally et Biankouma dans le Tonkpi, constituent les premières boucles du cacao en Côte d’Ivoire.

Vers la résorbation du chômage à Bangolo

Dans la région du Guémon, cette usine de cacao permettra à terme de créer au moins 1000 emplois directs et indirects à Bangolo, localité qui a subit le lourd tribu des différentes crises qui ont balafré la Côte d’Ivoire, de 2002 à 2011.

Le maire RHDP Gah Yémonli Arsène, au regard de ce projet salvateur et de bien d’autres réalisés et en vue dont le Commissariat de police, l’hôtel communal, le pavage de 2 km de rues des quartiers Wongbaé et Plateau, l’IFEF, une clinique internationale, plus de 15 écoles primaires, l’hôtel Plaza, une académie de football, la gare routière, l’assainissement des rues, le nouveau marché BOT et la piscine municipale, se positionne comme un artisan du nouveau Bangolo plus attrayant et sécurisé, pour le bien-être de ses administrés et des touristes.

Ouncado PIERROT

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